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Santé

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Risques liés à l’altitude et à la pollution atmosphérique

Une période d’adaptation est souvent nécessaire. Les difficultés respiratoires peuvent empirer, en hiver notamment. La gêne provoquée par la pollution et l’altitude dépend de l’état de santé personnel. Les personnes atteintes de maladies cardiaques ou respiratoires sont invitées à consulter leur médecin avant de séjourner dans la capitale ou dans tout autre site touristique en haute altitude.


Les maladies gastro-intestinales

Elles ne sont pas rares chez les touristes peu habitués aux traditions culinaires locales et peu précautionneux. Il est déconseillé de consommer des salades, des agrumes ou des fruits de mer dans des échoppes qui ne présentent pas toutes les garanties d’hygiène. Ne pas boire d’eau du robinet et préférer les eaux minérales en bouteilles, sans glaçon, et éviter de manger des glaces et des sorbets. Emporter avec soi des médicaments anti-diarrhéiques.

Le choléra

Il n’a pas de caractère endémique mais n’a pas été complètement éradiqué. Les mesures à prendre pour ne pas l’attraper (comme pour toute maladie diarrhéique fréquente dans l’ensemble du pays ainsi que dans les régions marécageuses ou tropicales) relèvent d’une bonne hygiène : se laver fréquemment les mains, notamment avant tout repas, boire de l’eau minérale en bouteille ou bouillie, consommer des fruits ou des légumes pelés, désinfectés ou cuits, consommer des fruits de mer ou du poisson bien cuits ou frits. Les produits de purification de l’eau sont disponibles dans tous les supermarchés.

Leishmaniose ou lèpre des montagnes

A l’état endémique dans les régions de la Selva et de Comitan. La zone touristique de Los Altos (San Cristobal de las Casas, San Juan Chamula) n’est pas affectée de même que les autres villes du Chiapas (Tuxla Guiterriez et Tapachula). Si la variante cutanée est rarissime, on peut rencontrer la variante viscérale aux environs d’Ocozocoautla. Les phlébotomes, insectes vecteurs de cette maladie, ne se trouvent que dans les régions à végétation luxuriante.

Hépatite A

Le risque de contracter l’hépatite A concerne essentiellement les touristes pratiquant un tourisme d’aventure non conventionnel. Les mesures de prévention contre cette maladie sont les mêmes que celles énoncées pour le choléra.

Hépatite B

L’hépatite B n’est pas à l’état endémique au Mexique. Pour l’éviter, outre la vaccination, il est recommandé d’utiliser les préservatifs et de traiter toute lésion avec des instruments stériles.


Paludisme

Il peut être contracté dans certaines zones rurales des Etats suivants : Campeche, Chiapas, Guerrero, Michoacan, Nayarit, Qintana Roo, Sinaloa et Tabasco. Il est préférable de consulter un médecin avant de séjourner dans l’isthme de Tehuantepec ou dans la péninsule du Yucatan.

Dengue

On distingue la dengue classique et la dengue hémorragique, qui peut être mortelle. Les autorités sanitaires précisent toutefois que la maladie ne peut atteindre la capitale du pays puisque le moustique ne survit pas à plus de 1200 m d’altitude. Il n’existe ni vaccin, ni thérapie antivirale. Elle doit être soignée par l’utilisation exclusive de paracétamol, l’utilisation d’aspirine est à proscrire.
Pour s’en protéger, seules les mesures de bon sens s’imposent :
- utilisation de produits anti-moustiques ;
- protection par des moustiquaires ;
- port de vêtements longs.
Il convient de consulter un médecin en cas d’apparition de symptômes liés à cette maladie et rappelant ceux de la grippe (fortes fièvres, maux de tête violents, perte d’appétit, problèmes gastro-intestinaux et éruption cutanée).

Virus du Nil

Le virus du Nil n’a pas été détecté au Mexique après son apparition dans le sud des Etats-Unis, en particulier à Houston, au Texas. Les autorités sanitaires mexicaines prennent les mesures nécessaires pour éviter que les larves ou les moustiques porteurs de ce virus puissent se propager au Mexique, en procédant à la fumigation de produits adéquats sur les navires accostant à Veracruz et dans les villes et villages du nord-est du pays, au Nouveau Leon et au Tamaulipas.

Vaccinations

Aucune vaccination est obligatoire, hormis contre la fièvre jaune lorsque l’on vient d’un pays d’endémie (carnet de vaccination faisant foi). Avant le départ, il est préférable d’être vacciné contre le tétanos, la poliomyélite, la diphtérie, la fièvre typhoïde et l’hépatite A et B.

Infrastructures médicales

Les hôpitaux et les cliniques privés offrent des soins de qualité dans la plupart des régions du Mexique mais sont généralement très onéreux et les soins doivent souvent être payés d’avance. Pour les personnes suivant un traitement médicamenteux spécifique, vérifier avant le départ que les médicaments sont disponibles au Mexique ou bien en emporter un stock suffisant accompagné de l’ordonnance médicale correspondante.

Avant le départ

Consulter le médecin traitant. Il est indispensable de contracter une assurance rapatriement sanitaire. Une journée d’hospitalisation au Mexique coûte en moyenne 1000€, un rapatriement vers la France coûte environ 10 000€. Il faut être conscient que les hôpitaux au Mexique refusent d’accepter des patients sans garantie financière. Il est fréquent qu’ils exigent des patients qu’ils signent un "voucher" de carte de crédit "ouvert" même si le patient est par ailleurs titulaire d’une assurance ou d’une protection mutualiste. Vérifier avec soin que l’assurance s’engage à couvrir, notamment l’hémophilie, et en garder une copie sur soi avec, à portée de main, les numéros de téléphone à appeler en cas d’urgence.)]

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

- Institut Pasteur (fiche pays)
- Institut de veille sanitaire
- Organisation Mondiale de la Santé

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