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Santé

Avant le départ

Consulter son médecin traitant, éventuellement son dentiste. Il est indispensable de contracter une assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire. Une journée d’hospitalisation au Mexique coûte en moyenne 1.000€, un rapatriement vers la France environ 10.000 €. Il faut être conscient que les hôpitaux au Mexique peuvent refuser des patients sans garantie financière. Les textes en vigueur dans le District Fédéral de Mexico stipulent toutefois que tout hôpital a l’obligation de recevoir au service des urgences - et de soigner - toute personne qui aurait besoin de soins, quelle que soit sa situation (financière…).

Il est fréquent que les établissements hospitaliers mexicains exigent des patients qu’ils signent un "voucher" de carte de crédit "ouvert", même si le patient est par ailleurs titulaire d’une assurance ou d’une protection mutualiste. Vérifier avec soin que l’assurance s’engage à couvrir, notamment, l’hémophilie, et en garder une copie sur soi avec, à portée de main, les numéros de téléphone à appeler en cas d’urgence.

Vaccinations

Un certificat de vaccination antiamarile est exigé, uniquement des voyageurs en provenance d’un pays où sévit un risque de transmission de la fièvre jaune.

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.

Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.

Pour des séjours de longue durée, la vaccination contre la rage peut être recommandée.

Risques liés à l’altitude et à la pollution atmosphérique

Une période d’adaptation est souvent nécessaire. Les difficultés respiratoires peuvent empirer, en hiver notamment. La gêne provoquée par la pollution et l’altitude dépend de l’état de santé personnel. Les personnes atteintes de maladies cardiaques ou respiratoires sont invitées à consulter leur médecin avant de séjourner dans la capitale ou dans tout autre site touristique en haute altitude.

Les maladies gastro-intestinales

Elles ne sont pas rares chez les touristes peu habitués aux traditions culinaires locales et peu précautionneux. Il est déconseillé de consommer des salades, des agrumes ou des fruits de mer dans des échoppes qui ne présentent pas toutes les garanties d’hygiène. Ne pas boire d’eau du robinet et préférer les eaux minérales en bouteilles, sans glaçon. Eviter de manger des glaces et des sorbets. Emporter avec soi des médicaments anti-diarrhéiques.

Le choléra

Des cas de choléra sont régulièrement signalés par les autorités mexicaines.

Afin de diminuer les risques de transmission (comme pour toute maladie diarrhéique fréquente dans l’ensemble du pays ainsi que dans les régions marécageuses ou tropicales), il convient d’observer des règles d’hygiène alimentaires rigoureuses :

  • se laver régulièrement les mains (à l’eau savonneuse ou avec des gels hydro-alcooliques), en particulier avant tous les repas,
  • consommer de l’eau minérale en bouteille (ou bouillie),
  • peler soigneusement, à défaut cuire ou désinfecter les fruits et légumes,
  • éviter la consommation de poissons, coquillages, ou fruits de mer autrement que bien cuits ou frits,
  • éviter les lieux (« cantines ambulantes ») ne garantissant pas toutes les conditions d’hygiène requises.

Des produits de purification de l’eau sont disponibles dans tous les supermarchés, mais leur mode d’emploi doit être scrupuleusement respecté.

Leishmaniose ou lèpre des montagnes

A l’état endémique dans les régions de la Selva et de Comitan. La zone touristique de Los Altos (San Cristobal de las Casas, San Juan Chamula) n’est pas affectée de même que les autres villes du Chiapas (Tuxla Gutierrez et Tapachula). Si la variante cutanée est rarissime, on peut rencontrer la variante viscérale aux environs d’Ocozocoautla. Les phlébotomes, insectes vecteurs de cette maladie, ne se trouvent que dans les régions à végétation luxuriante.

Paludisme

Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques peut être contractée dans certaines zones rurales des Etats suivants : Campeche, Chiapas, Guerrero, Michoacán, Nayarit, Qintana Roo, Sinaloa et Tabasco. Il est préférable de consulter un médecin avant de séjourner dans l’isthme de Tehuantepec ou dans la péninsule du Yucatán.

Le recours à des mesures de protection individuelle s’impose : vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, moustiquaires.

Dengue

Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Il convient donc de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, moustiquaires).

On distingue la dengue classique et la dengue hémorragique, qui peut être mortelle. Les autorités sanitaires précisent toutefois que la maladie ne peut atteindre la capitale du pays puisque le moustique ne survit pas à plus de 1.200 m d’altitude. Il n’existe ni vaccin, ni thérapie antivirale. Elle doit être soignée par l’utilisation exclusive de paracétamol ; l’utilisation d’aspirine est formellement déconseillée.

Il convient de consulter un médecin en cas d’apparition de symptômes liés à cette maladie.

Chikungunya

Une épidémie de chikungunya s’étend dans les Antilles depuis décembre 2013. Les autorités sanitaires mexicaines ont confirmé l’enregistrement de cas autochtones au Mexique.

Le chikungunya est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques infectés. Elle se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En prévention, comme pour la dengue, il convient de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, utilisation de moustiquaires).

Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter le site internet de l’Institut Pasteur.

Virus du Nil

Le virus du Nil n’a pas été détecté au Mexique après son apparition dans le sud des Etats-Unis, en particulier à Houston au Texas, en 1999. Les autorités sanitaires mexicaines continuent à prendre les mesures nécessaires pour éviter que les larves ou les moustiques porteurs de ce virus puissent se propager au Mexique, en procédant à la fumigation de produits adéquats sur les navires accostant à Veracruz et dans les villes et villages du nord-est du pays, au Nouveau Leon et au Tamaulipas.

Infrastructures médicales

Les hôpitaux et les cliniques privés offrent des soins de qualité dans la plupart des régions du Mexique mais leurs services sont généralement très onéreux et les soins doivent souvent être payés d’avance. Pour les personnes suivant un traitement médicamenteux spécifique, vérifier avant le départ que les médicaments sont disponibles au Mexique ou bien en emporter un stock suffisant, accompagné de l’ordonnance médicale correspondante.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

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