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Dernière mise à jour le : 19 juin 2015 - Information toujours valide le : 2 juillet 2015

Dernière minute

Saison cyclonique

La saison cyclonique de 2015 a débuté au Mexique.

Dès lors, il convient d’observer la plus grande prudence avant tout déplacement dans les zones côtières du pays, tant celles du Pacifique que celles du Yucatán et du Golfe du Mexique.

Avant de vous déplacer dans ces régions, consultez systématiquement un des sites suivants :

Le consulat diffuse également des informations sur Twitter : @Monconsulatmex.

Chikungunya

Le ministère mexicain de la Santé reporte un peu plus de 1.000 cas de chikungunya détectés depuis le 1er mars 2015, notamment dans les Etats du Chiapas, du Guerrero et de Oaxaca.

Le chikungunya est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques infectés. Elle se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En prévention, comme pour la dengue, il convient de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, utilisation de moustiquaires).

Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter le site internet de l’Institut Pasteur.

Jalisco-Colima

Situation tendue dans l’État de Jalisco et à la limite de ses États frontaliers : Colima, Michoacán et Guanajuato. Il est fortement recommandé d’observer une grande vigilance si vous devez vous déplacer dans cette région.

Sécurité

Criminalité et délinquance

Une vigilance particulière doit être observée dans toutes les zones touristiques et balnéaires, qui sont affectées de manière récurrente par la petite délinquance.

Les actes de violence peuvent être liés au trafic de drogues, au crime organisé, ou n’être qu’une forme de délinquance plus classique (agressions armées, vols, escroqueries). Les enlèvements contre rançons sont courants et peuvent être le fait d’agresseurs isolés, n’appartenant à aucun groupe organisé. Les kidnappings ont généralement pour victimes des ressortissants mexicains, mais les étrangers peuvent également être visés.

A ce titre, il est indispensable de se montrer très vigilant vis-à-vis des offres de circuits touristiques incluant des randonnées pédestres en montagne. Il est déconseillé de camper ou de bivouaquer dans les zones montagneuses.

Recommandations

Effets personnels

Laisser bijoux et objets de valeur dans le coffre-fort de l’hôtel ou en lieu sûr et ne pas porter de vêtements de marque. Il est recommandé d’éviter de laisser dans un véhicule sans surveillance les effets personnels de valeur, les pièces d’identité et de voyage et les moyens de paiement. Faire particulièrement attention aux objets personnels dans les transports en commun (nombreux pickpockets).

Faire des photocopies du passeport, du formulaire migratoire (FMM : ce formulaire délivré à l’entrée du territoire doit être remis à la compagnie aérienne à la sortie du territoire) et du billet de retour. Des copies scannées du passeport et du billet d’avion peuvent également être conservées sous forme numérique, ce qui facilitera d’autant la délivrance d’un laissez-passer en cas de perte ou de vol.

Etre vigilant lors de retraits d’argent à un guichet automatique, se faire accompagner et procéder au retrait de préférence à l’intérieur d’une banque ou d’un centre commercial. Faire une copie de la carte bancaire afin de pouvoir la faire annuler rapidement en cas de vol. Consigner les numéros des chèques de voyage, les justificatifs des achats par carte bancaire et les coordonnées de l’assurance et du contrat correspondant. Des fraudes à la carte bancaire sont fréquemment constatées, notamment par clonage : il est recommandé de faire preuve de la plus grande précaution si ce moyen de paiement est retenu.

En voyage, n’emporter que les espèces ou les cartes bancaires strictement nécessaires. Avoir 100 à 150 pesos toujours à portée de main afin de pouvoir donner satisfaction à un éventuel agresseur.

Comportement

Éviter de se promener dans les rues et les quartiers isolés ou mal fréquentés des grandes villes. Ne pas s’attarder la nuit dans les bars, surtout lorsque l’on est seul. Éviter les zones à risques, notamment les faubourgs des villes, les villages reculés ou les routes et pistes peu fréquentées.

En cas d’agression n’opposer aucune résistance, garder son calme, baisser les yeux afin d’éviter de laisser penser aux agresseurs qu’ils pourraient être reconnus : toute tentative de défense pourrait avoir une issue fatale, particulièrement en cas d’attaques d’autobus (transports quotidiens ou touristiques), par des hommes armés qui n’hésitent pas à se montrer violents. Ces attaques sont régulièrement signalées dans plusieurs Etats du Mexique (Chiapas, Jalisco, Mexico DF, Etat de Mexico, Puebla, Veracruz).

Pour les femmes, les tenues légères peuvent être jugées provocantes. Il est préférable pour elles d’éviter de visiter seules les sites archéologiques et les parcs naturels peu fréquentés, les réserves écologiques ou les jardins publics isolés.

Avant de photographier des personnes, il est recommandé de s’assurer de l’accord des intéressés.

Données personnelles

Ne jamais communiquer ses coordonnées personnelles ou celles de sa famille à un inconnu : elles pourraient servir à faire croire à vos proches que vous êtes en danger, accidenté ou emprisonné, pour leur soutirer de l’argent. De même, ne conserver sur soi aucune photographie personnelle, qui pourrait servir à alimenter un chantage en cas d’enlèvement. Se méfier des inconnus empressés qui proposeraient de vous faire visiter des lieux inédits.

Activités politiques

L’article 33 de la Constitution mexicaine interdit à tout étranger de s’immiscer dans les affaires politiques du pays.

Les manifestations publiques, sociales ou politiques, peuvent parfois donner lieu à des incidents graves. Il est déconseillé d’y prendre part.

Avertissement concernant la drogue

Consulter l’onglet « Infos utiles » de la présente fiche.

Mexico

Certains secteurs de la ville de Mexico connaissent une aggravation de la situation sécuritaire. Il est déconseillé sauf raison impérative de se rendre dans le quartier de Tepito et la Colonia Doctores (dans l’arrondissement ou « delegación » Cuauthémoc, en centre-ville), dans celui de la Lagunilla (dans le Centre historique) ainsi que dans les arrondissements ou « delegaciones » Venustiano Carranza, Gustavo A. Madero et Ixtapalapa (situées dans l’est du District fédéral). Devant l’aggravation constatée de l’insécurité dans l’Etat de Mexico, il est également déconseillé sauf raison impérative de se rendre dans les communes formant conurbation avec la ville de Mexico à partir de Naucalpan de Juarez jusqu’à Chalco (Naucalpan, Atizapán de Zaragoza, Tlalnepantla, Cuautitlan-Izcalli, Coacalco, Ecatepec, Nezahualcóyotl, Chimalhuacán, Chicoloapan, La Paz, Ixtapaluca et Chalco).

Déplacements dans le pays

Il est recommandé de se limiter aux circuits touristiques traditionnels suggérés dans les guides, par les hôtels ou les agences de voyages, d’informer une personne proche de son itinéraire et de lui donner régulièrement des nouvelles.

Exclure le camping sauvage quelle que soit la région, y compris dans les véhicules aménagés à cet effet, ainsi que les campings non gardés.

En bord de mer, éviter les plages désertes, de nuit comme de jour. Il est indispensable d’observer la plus grande prudence en cas d’excursion en montagne.

Pour plus d’informations à caractère sécuritaire consulter l’onglet « Transports » de la présente fiche.

Zones comportant les risques les plus élevés
  • sont déconseillés sauf raison impérative (en orange sur la carte) : les États de Sonora, de Chihuahua, de Coahuila, de Nuevo León, de Sinaloa, de Durango, du Nayarit, le nord de l’Etat de Michoacán, la région occidentale de l’Etat de Mexico limitrophe des Etats du Michoacán et du Guerrero (y compris la localité de Valle de Bravo), le nord de l’Etat de Veracruz à partir de la ville de Tuxpan (elle-même déconseillée sauf raison impérative), la région sud-ouest de l’Etat de Jalisco (correspondant à la zone montagneuse de l’Etat – Sierra Madre del Sur jusqu’à la côte Pacifique), la ville de Cuernavaca et la ville de Tijuana.

En revanche, dans l’Etat de Veracruz, le site archéologique de El Tajin ne présente pas de risque particulier, à la condition de s’y rendre soit par la route côtière à partir de Veracruz, soit en passant par Pachuca.

Dans l’Etat de Jalisco, la station balnéaire de Puerto Vallarta ne présente pas le même niveau de dangerosité, à la condition expresse de s’y rendre par la voie aérienne et de rester dans la zone hôtelière.

  • sont formellement déconseillés (en rouge sur la carte) : l’Etat du Tamaulipas ; les axes routiers Monterrey-Nuevo Laredo, Monterrey-Ciudad Victoria-Tampico, l’axe routier allant du Pacifique au Golfe du Mexique Mazatlán (Etat de Sinaloa)-Durango (Etat de Durango)-Torreón (Etat de Coahuila)-Monterrey (Etat de Nuevo León)-Reynosa (Etat de Tamaulipas) ; certaines grandes villes du Nord : la conurbation Gómez Palacio/Torréon, à cheval sur deux Etats (Durango et Coahuila) ; l’Etat de Guerrero ; le sud de l’Etat de Michoacán (depuis la ville d’Uruapán et jusqu’à la côte) et, dans l’Etat de Veracruz, la ville de Martinez de la Torre et ses environs (y compris les axes routiers Martinez de la Torre-Tapacoyan-Teziutlán et Tapacoyan-Perote, et le réseau routier secondaire partant de Martinez de la Torre vers Papantla).

En ce qui concerne l’Etat de Guerrero, seule la station balnéaire d’Ixtapa ne présente pas le même niveau de dangerosité, à la condition expresse de s’y rendre par la voie aérienne.

Il convient en outre d’éviter de circuler sur l’axe routier Aguascalientes-Zacatecas-Torréon/Gómez Palacio.

Zones de vigilance renforcée (en jaune sur la carte)

Dans l’Etat de Morelos (capitale Cuernavaca), la situation sécuritaire est particulièrement complexe. En dehors de Cuernavaca, où il est déconseillé de se rendre sauf raison impérative, une vigilance et des précautions particulières doivent être observées lors des déplacements dans l’ensemble de l’Etat.

La situation politique particulière qui prévaut dans le Chiapas (armée zapatiste de libération nationale - EZLN) doit inciter les voyageurs à prendre toutes les précautions nécessaires s’ils se rendent dans cette région également touchée par la délinquance, notamment en s’informant sur la situation qui y prévaut peu avant la date du voyage.

Dans l’Etat de Jalisco, des incidents éclatent sporadiquement (blocages illégaux d’axes routiers, incendies de stations d’essence) à l’initiative de malfaiteurs cherchant à entraver l’action des forces de l’ordre. Des précautions particulières doivent être observées lors des déplacements dans l’ensemble de l’Etat.

Risques naturels majeurs

Les cyclones

Pendant la saison des pluies, les côtes du Mexique peuvent être battues par des cyclones (en général et sauf exceptions, de mi-mai à fin novembre sur la côte Pacifique, de début juin à fin novembre sur la côte Atlantique). La plus grande prudence est donc recommandée tant sur le littoral atlantique que pacifique que dans les régions avoisinantes.

Il convient de prendre connaissance des avis et recommandations des autorités locales compétentes, généralement repris par les médias et les établissements hôteliers.

Des informations sont disponibles sur les sites Internet suivants :

Pour plus d’informations sur la conduite à tenir, consulter la fiche "Risques climatiques".

Les séismes

L’activité sismique est permanente au Mexique, en particulier sur la côte pacifique (Etats du Guerrero, d’Oaxaca et du Chiapas) et dans la capitale.

La force de ces tremblements de terre est très variable et il est possible d’en obtenir la liste avec les indications suivantes : jour - heure - latitude et longitude - profondeur - magnitude zone, sur le site Internet du "servicio sismológico nacional" (service sismologique du Mexique) : http://www.ssn.unam.mx.

Pour plus d’informations sur la conduite à tenir, consulter la fiche "Séismes".

Risques liés aux loisirs

Baignade : Les plages sont souvent dangereuses et très rarement surveillées par des maîtres-nageurs ou des sauveteurs. Eviter les plages désertes ou non surveillées, en raison de la présence possible de courants et de lames de fond. Les vagues de l’océan Pacifique peuvent aisément déstabiliser les nageurs, même les plus émérites, et il est fortement déconseillé de faire de la plongée en solitaire (de nombreux décès par noyade sont signalés chaque année). Dans tous les cas, bien se conformer aux consignes de sécurité délivrées par les établissements hôteliers.

Plongée sous-marine : Afin d’éviter d’éventuels accidents, il est recommandé pour les activités subaquatiques de s’assurer de l’état du matériel de plongée proposé par le prestataire.

Alpinisme et sports extrêmes : Il convient d’être vigilant dans le choix des opérateurs touristiques qui proposent des activités sportives risquées, en lisant attentivement les termes du contrat signé et en veillant à bénéficier d’une assurance couvrant les risques courus.

Transports

Infrastructures routières

Présence épisodique de déformations ou de nids-de-poule. Les routes, asphaltées et bien entretenues, desservent la majeure partie du pays. Les routes ou autoroutes à péage présentent les meilleures garanties de sécurité.

Les touristes peuvent importer un véhicule au Mexique pour une durée maximale de 180 jours. Le permis d’importation temporaire est délivré à la frontière moyennant une taxe payable seulement par carte bancaire et sur présentation de la carte grise, du permis de conduire et d’une carte d’identité qui doit être en règle vis-à-vis des autorités d’immigration locales (en possession de son formulaire migratoire ou FMM). Le permis de conduire français ou de tout autre pays d’Europe est reconnu. En revanche, les assurances émises à l’étranger ne sont pas valables. Il est impératif de contracter une assurance mexicaine.

En cas d’emprunt d’un véhicule à un particulier ou de location dans une agence il est prudent de vérifier que le véhicule est assuré, que la police d’assurance est "tous risques" et qu’elle est en cours de validité.

En cas d’accident, les conducteurs peuvent être mis à la disposition de la justice jusqu’à conclusion de l’enquête. En cas d’insolvabilité, ils peuvent être placés en garde à vue et le véhicule peut être saisi. Quand il y a des blessés graves, le juge peut écrouer les automobilistes jusqu’à ce que les responsabilités respectives soient déterminées.

Après un accident, ne jamais prendre la fuite. Garder son calme, rester courtois et, en accord avec les protagonistes, appeler une patrouille de police ainsi que les assureurs des deux parties pour l’établissement du constat. Si l’accident est sérieux, ne déplacer les véhicules que sur ordre de la police.

A Mexico, il est impératif de respecter les jours d’alternance de circulation fixés en fonction de la plaque minéralogique, afin de lutter contre la pollution. Les véhicules immatriculés à l’étranger ne peuvent pas circuler dans le District Fédéral le vendredi.

En toutes circonstances, conduire prudemment, respecter le code de la route et les signalisations. Les déplacements collectifs en autocars de première et de deuxième classe sont en général confortables et fiables.

Risques liés aux transports

Il est formellement déconseillé de voyager de nuit, tant en bus qu’en voiture, sur tout le territoire mexicain : les obstacles étant moins visibles (chaussées endommagées, nombreux dos d’âne et ralentisseurs non signalés, véhicules mal éclairés, bétail errant…), les risques d’accident et d’agression en sont accrus d’autant.

En voiture, verrouiller portes et fenêtres. Ne laisser aucun objet apparent sur les sièges. Privilégier les axes routiers à péage et éviter les axes routiers secondaires peu fréquentés (risque d’embuscade). Ne jamais prendre d’auto-stoppeur.

Faire particulièrement attention aux chauffeurs de taxi qui peuvent être les complices de malfaiteurs ou se rendre coupables d’enlèvements "express," consistant à dépouiller leurs victimes et à les obliger à retirer de l’argent depuis des distributeurs automatiques, avec leur carte bancaire :

  • à votre arrivée, pour rejoindre votre destination depuis l’aéroport, n’emprunter que les taxis autorisés (la course est réglée à l’avance à un guichet dédié) ;
  • en ville, il est déconseillé de héler un taxi et d’emprunter un taxi libre : il est préférable d’avoir recours aux stations de taxis, dites « sitios », ou de le faire appeler depuis la réception de l’hôtel ou du restaurant.

A la suite d’agressions par armes à feu de touristes français dans des autobus de ligne entre le site archéologique de Téotihuacan et Mexico, il est toujours déconseillé d’utiliser ce type de transport pour se rendre sur ce site. En cas d’agression n’opposer aucune résistance, garder son calme, baisser les yeux afin d’éviter de laisser penser aux agresseurs qu’ils pourraient être reconnus : toute tentative de défense pourrait avoir une issue fatale, notamment la nuit (transports quotidiens ou touristiques). Des attaques d’hommes armés n’hésitant pas à se montrer violents sont régulièrement signalées dans plusieurs Etats du Mexique (Chiapas, Jalisco, Mexico DF, Etat de Mexico, Puebla, Veracruz).

Dans l’Etat du Chiapas, des accidents de la circulation sur la route fédérale 199 reliant San Cristobal de Las Casas à Palenque ont donné lieu à l’exigence, par des communautés locales, d’indemnisations immédiates et très élevées (10.000 à 15.000 €) en lieu et place de la prise en charge normale par les assurances. Les touristes concernés ont été retenus sur place jusqu’au paiement de ces sommes. Il est donc recommandé d’observer la plus grande vigilance au volant si vous circulez sur cet axe en voiture particulière. De manière alternative, la ville de San Cristobal de Las Casas comme le site de Palenque peuvent être rejoints sans difficulté à partir de la ville de Villahermosa.

Il est indispensable d’observer la plus grande prudence en cas d’excursion en montagne, même en véhicule tout-terrain. A l’exception de la Basse-Californie et de la Basse-Californie du Sud, il est fortement déconseillé de s’aventurer en voiture (même tout-terrain) dans les régions désertiques au nord du pays (voir également l’onglet « Sécurité » de la présente fiche).

Réseau ferroviaire

Le réseau est obsolète et désorganisé (non-respect des horaires, confort spartiate excepté en première classe). Le train qui dessert la ligne Chihuahua-Pacifico est une attraction touristique. Il vaut mieux l’emprunter avec peu d’argent sur soi.

Transport aérien

Il y a plus de 50 aéroports dans l’ensemble du pays. Les agglomérations de moindre importance sont desservies par des compagnies régionales. Il n’est pas certain que la maintenance de leurs appareils soit scrupuleusement respectée.

Transport maritime

Les eaux territoriales mexicaines sont réputées pour être un lieu de passage privilégié pour le trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et les États-Unis : les plaisanciers qui souhaiteraient naviguer au large des côtes mexicaines doivent rester vigilants et n’embarquer que des personnes connues.

Éviter de transporter paquets ou valises pour des tiers.

Entrée / Séjour

Passeport et visas

Il n’y a pas d’obligation de visa de court séjour pour entrer au Mexique. Le passeport et le billet aller-retour sont obligatoires ; la validité du passeport doit couvrir la durée du séjour prévu. A l’entrée sur le territoire mexicain, les services migratoires pourront demander au voyageur, entre autres, de justifier de ses moyens d’existence pendant son séjour au Mexique.

En effet, si le Mexique autorise le séjour des touristes sur son territoire pour une durée maximale de 180 jours, aucune activité, rémunérée ou bénévole, n’est autorisée sur cette période. Dans le cadre de la nouvelle loi migratoire du 25 mai 2011, mise en œuvre le 12 novembre 2012, les autorités mexicaines luttent de manière de plus en plus stricte contre le travail illégal et multiplient les contrôles. Les contrevenants risquent une expulsion immédiate du pays, souvent assortie d’une interdiction de séjour pouvant aller jusqu’à deux ans.

Dans ce contexte, il est conseillé aux touristes séjournant dans le pays, et tout spécialement dans les zones touristiques balnéaires, d’avoir en permanence sur eux l’original de leur passeport et du formulaire migratoire (FM, voir plus bas) remis à l’entrée au Mexique. Toute personne n’étant pas en mesure de prouver immédiatement la légalité de son séjour est susceptible d’être transférée et maintenue en détention par les services migratoires, jusqu’à présentation de l’original du document de voyage et du FM. Par ailleurs, il est vivement recommandé de conserver une copie du titre de voyage à l’hôtel, ou d’en conserver une copie scannée.

Un visa est nécessaire pour toutes les activités rémunérées, les VIE, les stagiaires et les étudiants. Il en est de même pour les personnes souhaitant se rendre au Mexique dans le cadre d’une ONG ou en tant qu’observateur des droits de l’Homme. Les visas doivent être sollicités auprès de la section consulaire de l’ambassade du Mexique.

Rappel

L’autorisation d’entrer au Mexique est une décision souveraine des autorités mexicaines. Afin d’éviter que vous soit refusée l’entrée sur le territoire national, veillez notamment à :

  • vérifier qu’au terme de votre voyage vous n’aurez pas passé plus de 180 jours sur un an au Mexique sans visa (en un seul ou plusieurs séjours) ;
  • vous munir d’un passeport en bon état, dont la validité couvre la durée du séjour ;
  • pouvoir justifier d’une adresse (hôtel, hébergement) et de ressources suffisantes pour financer l’intégralité du séjour.
Entrée par voie terrestre

En cas d’entrée au Mexique par voie terrestre (frontières avec les Etats-Unis, le Guatémala ou le Belize) il est impératif de vous arrêter à un poste frontalier, afin que les services migratoires mexicains puissent apposer un tampon d’entrée sur votre passeport, et vous remettre un formulaire migratoire (voir plus bas). Si ces formalités ne sont pas accomplies à l’entrée, vous serez en situation irrégulière au Mexique.

Formulaire migratoire

A l’arrivée, un formulaire appelé FMM doit être rempli. Visé par les autorités migratoires, il comporte l’indication de la durée du séjour. Ce document doit être conservé et remis au service d’immigration à la sortie du territoire ou à la compagnie aérienne. Si vous avez perdu ce document, vous devrez vous acquitter d’une amende de 295 pesos (environ 17 €) lors de votre sortie du territoire. Vous devrez accomplir cette formalité uniquement au bureau officiel du service de l’immigration que vous trouverez dans tous les aéroports internationaux (dont les principaux sont Mexico et Cancún).

Etudiants

Il est instamment conseillé à tous les étudiants suivant un cycle d’études, même de quelques mois :

  • de faire connaître au Consulat général leur adresse et l’université dans laquelle ils étudient ;
  • de suivre rigoureusement les conseils de sécurité qui sont donnés dans les onglets « Sécurité » et « Transports » de la présente fiche.

Santé

Avant le départ

Consulter son médecin traitant, éventuellement son dentiste. Il est indispensable de contracter une assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire. Une journée d’hospitalisation au Mexique coûte en moyenne 1.000€, un rapatriement vers la France environ 10.000 €. Il faut être conscient que les hôpitaux au Mexique peuvent refuser des patients sans garantie financière. Les textes en vigueur dans le District Fédéral de Mexico stipulent toutefois que tout hôpital a l’obligation de recevoir au service des urgences - et de soigner - toute personne qui aurait besoin de soins, quelle que soit sa situation (financière…).

Il est fréquent que les établissements hospitaliers mexicains exigent des patients qu’ils signent un "voucher" de carte de crédit "ouvert", même si le patient est par ailleurs titulaire d’une assurance ou d’une protection mutualiste. Vérifier avec soin que l’assurance s’engage à couvrir, notamment, l’hémophilie, et en garder une copie sur soi avec, à portée de main, les numéros de téléphone à appeler en cas d’urgence.

Vaccinations

Un certificat de vaccination antiamarile est exigé, uniquement des voyageurs en provenance d’un pays où sévit un risque de transmission de la fièvre jaune.

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.

Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.

Pour des séjours de longue durée, la vaccination contre la rage peut être recommandée.

Risques liés à l’altitude et à la pollution atmosphérique

Une période d’adaptation est souvent nécessaire. Les difficultés respiratoires peuvent empirer, en hiver notamment. La gêne provoquée par la pollution et l’altitude dépend de l’état de santé personnel. Les personnes atteintes de maladies cardiaques ou respiratoires sont invitées à consulter leur médecin avant de séjourner dans la capitale ou dans tout autre site touristique en haute altitude.

Les maladies gastro-intestinales

Elles ne sont pas rares chez les touristes peu habitués aux traditions culinaires locales et peu précautionneux. Il est déconseillé de consommer des salades, des agrumes ou des fruits de mer dans des échoppes qui ne présentent pas toutes les garanties d’hygiène. Ne pas boire d’eau du robinet et préférer les eaux minérales en bouteilles, sans glaçon. Eviter de manger des glaces et des sorbets. Emporter avec soi des médicaments anti-diarrhéiques.

Le choléra

Des cas de choléra sont régulièrement signalés par les autorités mexicaines.

Afin de diminuer les risques de transmission (comme pour toute maladie diarrhéique fréquente dans l’ensemble du pays ainsi que dans les régions marécageuses ou tropicales), il convient d’observer des règles d’hygiène alimentaires rigoureuses :

  • se laver régulièrement les mains (à l’eau savonneuse ou avec des gels hydro-alcooliques), en particulier avant tous les repas,
  • consommer de l’eau minérale en bouteille (ou bouillie),
  • peler soigneusement, à défaut cuire ou désinfecter les fruits et légumes,
  • éviter la consommation de poissons, coquillages, ou fruits de mer autrement que bien cuits ou frits,
  • éviter les lieux (« cantines ambulantes ») ne garantissant pas toutes les conditions d’hygiène requises.

Des produits de purification de l’eau sont disponibles dans tous les supermarchés, mais leur mode d’emploi doit être scrupuleusement respecté.

Leishmaniose ou lèpre des montagnes

A l’état endémique dans les régions de la Selva et de Comitan. La zone touristique de Los Altos (San Cristobal de las Casas, San Juan Chamula) n’est pas affectée de même que les autres villes du Chiapas (Tuxla Gutierrez et Tapachula). Si la variante cutanée est rarissime, on peut rencontrer la variante viscérale aux environs d’Ocozocoautla. Les phlébotomes, insectes vecteurs de cette maladie, ne se trouvent que dans les régions à végétation luxuriante.

Paludisme

Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques peut être contractée dans certaines zones rurales des Etats suivants : Campeche, Chiapas, Guerrero, Michoacán, Nayarit, Qintana Roo, Sinaloa et Tabasco. Il est préférable de consulter un médecin avant de séjourner dans l’isthme de Tehuantepec ou dans la péninsule du Yucatán.

Le recours à des mesures de protection individuelle s’impose : vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, moustiquaires.

Dengue

Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Il convient donc de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, moustiquaires).

On distingue la dengue classique et la dengue hémorragique, qui peut être mortelle. Les autorités sanitaires précisent toutefois que la maladie ne peut atteindre la capitale du pays puisque le moustique ne survit pas à plus de 1.200 m d’altitude. Il n’existe ni vaccin, ni thérapie antivirale. Elle doit être soignée par l’utilisation exclusive de paracétamol ; l’utilisation d’aspirine est formellement déconseillée.

Il convient de consulter un médecin en cas d’apparition de symptômes liés à cette maladie.

Chikungunya

Une épidémie de chikungunya s’étend dans les Antilles depuis décembre 2013. Les autorités sanitaires mexicaines ont confirmé l’enregistrement de cas autochtones au Mexique.

Le chikungunya est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques infectés. Elle se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En prévention, comme pour la dengue, il convient de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, utilisation de moustiquaires).

Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter le site internet de l’Institut Pasteur.

Virus du Nil

Le virus du Nil n’a pas été détecté au Mexique après son apparition dans le sud des Etats-Unis, en particulier à Houston au Texas, en 1999. Les autorités sanitaires mexicaines continuent à prendre les mesures nécessaires pour éviter que les larves ou les moustiques porteurs de ce virus puissent se propager au Mexique, en procédant à la fumigation de produits adéquats sur les navires accostant à Veracruz et dans les villes et villages du nord-est du pays, au Nouveau Leon et au Tamaulipas.

Infrastructures médicales

Les hôpitaux et les cliniques privés offrent des soins de qualité dans la plupart des régions du Mexique mais leurs services sont généralement très onéreux et les soins doivent souvent être payés d’avance. Pour les personnes suivant un traitement médicamenteux spécifique, vérifier avant le départ que les médicaments sont disponibles au Mexique ou bien en emporter un stock suffisant, accompagné de l’ordonnance médicale correspondante.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Législation locale

En cas d’implication dans un délit, tout étranger est passible des tribunaux locaux et des peines prévues par la législation mexicaine. Pendant la garde à vue dont la durée légale est de 72 heures, il est possible de prendre l’attache d’un avocat ou du consulat et de prévenir ses proches sur place. A l’expiration de celle-ci, le juge décidera de l’incarcération ou de la mise en liberté. En cas d’arrestation, il est recommandé de demander à ce que le Consulat général de France en soit informé dans le cadre de la Convention de Vienne. Ne jamais signer un document en espagnol hors de la présence d’un avocat et exiger la présence d’un traducteur, à moins de connaître parfaitement la langue et de bien mesurer les implications possibles d’un tel engagement.

Avertissement concernant la drogue

La législation relative à la consommation de stupéfiants est très sévère. Au Mexique, les peines encourues pour trafic, achat, vente et fourniture de drogues, quel que soit le type de stupéfiant, vont de 10 à 25 ans de prison.

La plus grande prudence est donc recommandée : ne jamais prendre en charge un paquet ou une valise, même pour rendre service, vérifier que les étiquettes apposées sur les billets correspondent bien à celles collées sur les bagages, éviter les fréquentations douteuses, ne jamais accepter le prêt d’un véhicule de la part d’une personne peu ou pas connue (tout conducteur peut être tenu responsable de ce que contient le véhicule qu’il conduit).

Certains médicaments disponibles en France, ainsi que les seringues, peuvent éveiller les soupçons : conserver les emballages d’origine et les ordonnances et, pour les seringues, le certificat médical justificatif.

Certains comportements sont susceptibles d’éveiller la suspicion (confectionner des cigarettes avec du tabac à rouler, par exemple).

En matière de délits liés au trafic de drogue, la libération sous caution n’est pas prévue.

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