Accès rapide :

  • Augmenter la taille de la police
  • Réduire la taille de la police
  • Ajouter notre Fil RSS
Madagascar

Madagascar

Partager
Partager sur Twitter
Partager sur Facebook
Partager sur Google Plus
Dernière mise à jour le: 15 mars 2013 - Information toujours valide le: 19 mai 2013

Sécurité

Madagascar est une île où les conditions de sécurité n’interdisent pas de profiter de sa grande richesse touristique. Néanmoins, il existe certains points pour lesquels une vigilance particulière est indispensable. C’est la raison pour laquelle il est essentiel pour les voyageurs de tenir compte des éléments décrits dans la présente fiche.

Il est fortement recommandé de se munir d’une assurance rapatriement et de s’inscrire sur Ariane, service gratuit mis à disposition par le ministère des Affaires étrangères, qui permet aux voyageurs qui le souhaitent de communiquer des données relatives à leurs voyages à l’étranger.

Il est également conseillé d’avoir sur soi des photocopies des papiers d’identité, du permis de conduire et du visa de séjour. Conserver les originaux en lieu sûr.

Manifestations

La persistance de tensions politiques peut générer des rassemblements à risques dans la capitale, plus particulièrement sur l’avenue de l’Indépendance (hôtel de ville, Analakely) et dans son prolongement (Ambohijatovo – Jardin de la démocratie)

Délinquance

A Madagascar, les risques liés à la criminalité de droit commun sont en nette augmentation. Les zones inhabitées, y compris les parcs nationaux (parc national de la montagne d’ambre, etc.) ou les plages, sont propices aux agressions de touristes par des bandes armées, parfois d’une grande violence, afin de les détrousser.

Dans les principales agglomérations, les conditions de sécurité suscitent des inquiétudes en raison de la délinquance sur la voie publique (vols à la tire, vols dans les véhicules) et des cambriolages de résidences.

Certaines précautions peuvent diminuer les risques d’agression :

- Eviter de transporter sur soi des sommes importantes ou des objets pouvant susciter la convoitise (bijoux, téléphones, …), même jugés sans valeur,

- Changer ses devises uniquement dans les banques ou les agences et non dans la rue, au risque d’être repéré et agressé,

- Proscrire les déplacements à pied dès la nuit tombée (vers 17 h 30). Opter pour les taxis, nombreux et peu onéreux,

- Fermer portes et vitres immédiatement après installation dans le véhicule, de jour comme de nuit, notamment dans la capitale,

- Ne pas se promener la nuit dans les quartiers périphériques des cités,

- Ne pas circuler sur les routes interurbaines la nuit ; éviter les déplacements en ville aux heures tardives,

- En cas d’agression, n’opposer aucune résistance. Adopter une attitude exempte de tout geste brusque, de cris et de paroles inutiles (il est conseillé d’avoir sur soi une petite somme d’argent pour éviter une réaction de frustration de la part des voleurs). Anticiper au mieux les exigences des agresseurs pour que l’agression soit la plus brève possible,

- Après une agression, porter plainte auprès du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie, noter le numéro de la plainte, déclarer les objets et les documents volés. Appeler le consulat.

A noter :

- TANANARIVE : dans le centre ville et la ville haute de Tananarive, éviter les quartiers d’Ambondrona, Ambohijatovo, Anpasama, la partie supérieure de l’Avenue de l’Indépendance et le marché d’Analakely, surtout en début de soirée et la nuit.

- DIEGO-SUAREZ, notamment sur la montagne des Français : pour le tourisme individuel, faire systématiquement appel à un guide malgache employé par une agence locale.

- NOSY BE : une importante augmentation des vols et des agressions a été constatée à Nosy Be, notamment sur la route reliant l’aéroport de Fascene à la capitale Hellville. En conséquence, il est recommandé de ne circuler qu’en véhicule fermé (minibus, taxi, voiture particulière), portes verrouillées. Il est formellement déconseillé de se déplacer sur cet axe à pied, à bicyclette ou en moto, à toute heure. Par ailleurs, il est souhaitable de rester prudent à Mont Passot, Cascade, Arbre Sacré et dans les rues du centre-ville d’Hellville. Tous les déplacements après la tombée de la nuit doivent être évités.

- Région d’ANOSY / BETROKA (sud-est du pays) : des vols de bétail organisés à grande échelle génèrent des affrontements entre forces de l’ordre et bandes armées. Les représailles d’éleveurs ainsi que des rivalités entre bandes concurrentes engendrent une situation d’insécurité dans cette région, qu’il convient d’éviter temporairement. En revanche, la ville de Fort-Dauphin (Taolagnaro), ses environs immédiats et les côtes ne sont pas touchés.

- TULEAR : les déplacements sur la plage de la Batterie, située au Nord de la ville de Tuléar sont formellement déconseillés. La fréquentation de cette plage doit impérativement être évitée en raison d’agressions récentes d’une exceptionnelle violence.

- TAMATAVE : certaines plages sont très dangereuses (Tamatave-ville) en raison de la présence de requins.

Tourisme sexuel

Toute personne résidant ou se rendant à Madagascar doit être consciente de la mise en application effective du texte de loi 2007-038 du 14/01/2008 qui dispose, entre autres, « Le tourisme sexuel désigne le fait pour un national ou un étranger de voyager pour quelque motif que ce soit et d’avoir des relations sexuelles contre rémunération financière ou avantages avec des enfants ou des prostituées cherchant eux-mêmes des relations sexuelles pour en obtenir un avantage quelconque » et qu’il est punissable de 5 à 10 ans d’emprisonnement et/ou d’une amende de 1500€ à 7000€. Des inculpations ont déjà été prononcées, notamment à Nosy Be, fondées sur ce texte de loi.

- Il est recommandé de circuler portes verrouillées dans la capitale, Tananarive. On note en effet un accroissement des tentatives de compromission d’automobilistes par des jeunes femmes profitant des embouteillages pour monter dans leur voiture et les accuser ensuite, si elles ne sont pas dédommagées, de harcèlement sexuel, ce qui peut faire l’objet de sanctions assez lourdes.

Cyclones - Saison des pluies

Comme le rappellent les dégâts considérables et les nombreuses pertes en vies humaines provoquées par les cyclones Giovanna et Irina (février 2012), Madagascar connaît entre janvier et avril une période où peuvent apparaître de violents cyclones, arrivant le plus souvent par la côte est.

En cas de cyclone, il convient de respecter les consignes qui figurent sur la fiche thématique "Risques naturels".

La saison des pluies (janvier - avril) accélère généralement la dégradation du réseau routier, qui devient par endroits impraticable (certaines villes, telles que Diego Suarez, n’étant alors plus accessibles par la route depuis Tananarive). Elle cause des perturbations importantes dans les communications par voie routière, voire dans les transports aériens, et donne parfois lieu à des inondations pouvant entraîner, comme en janvier 2003, des dégâts importants et des pertes de vies humaines.

Elle rend également certaines activités de plein-air risquées. Les randonnées fluviales sont déconseillées, notamment celles organisées par des agences peu scrupuleuses qui proposent des sorties sans gilets de flottaison sur des pirogues instables et surchargées (rivière Tsiribihina, notamment). Eviter les déplacements fluviaux en cette période et, en saison sèche, opter pour des chalands équipés de moteurs et de matériel de sécurité.

L’ascension de certains sommets est également déconseillée durant cette période, en raison des risques liés aux orages et aux fortes précipitations qui rendent le terrain instable et glissant.


PLAN DU SITE