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Santé

La difficulté des conditions sanitaires est aggravée par l’absence de services de base (eau et électricité notamment). Les infrastructures médicales sont inexistantes à l’intérieur du pays et très limitées dans la capitale. La mauvaise qualité de l’eau, particulièrement pendant la saison des pluies (avril à octobre), incite à la plus grande méfiance. Il est recommandé d’éviter, dans la plupart des établissements de restauration, les crudités, l’eau en bouteille non sertie ainsi que les glaçons.

Ebola

Les autorités sanitaires locales et l’OMS ont annoncé le 9 juin 2016 la fin de de la transmission du virus Ebola au Libéria après 42 jours consécutifs sans nouveaux cas.
Le pays a achevé la phase de surveillance soutenue de 90 jours.
Il est possible de se rendre au Libéria, notamment pour des raisons professionnelles.
Toutefois, en raison d’un risque toujours envisageable d’une résurgence de l’épidémie, il est fortement recommandé de suivre, y compris dans la capitale, Monrovia, les consignes de prévention et d’hygiène décrites ci-dessous :
• se tenir régulièrement informé de l’évolution de l’épidémie à virus Ebola en consultant le site internet de l’ambassade de France en Guinée et le site de l’OMS : http://www.who.int/csr/disease/ebola/fr/
• respecter systématiquement les règles d’hygiène exposées en consultant le lien suivant : http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/ebola/article/maladie-a-virus-ebola
• éviter les lieux et les événements à forte densité de population (marchés, stades, etc…),
• ne pas consommer ni manipuler de viande de brousse,
• se laver les mains fréquemment au savon ou avec les solutions de lavage des mains hydro-alcoolique,
• éviter les contacts directs avec les secrétions des malades ayant une forte fièvre, ou des troubles digestifs, ou des hémorragies extériorisées par la bouche, le nez, ou les selles.

Paludisme

Prévention du paludisme (malaria) : maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…) A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à son médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.

Classification : zone 3.

Typhoïde

Cette maladie infectieuse (bacille salmonella typhi) est de plus en plus fréquente à Monrovia. Il convient de se faire vacciner avant de venir au Libéria et de faire attention aux aliments consommés et à l’eau utilisée, en cuisine notamment.

Fièvre jaune

La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour l’obtention du visa.

Consulter le médecin traitant avant le départ et contracter une assurance de rapatriement sanitaire.

La fièvre de Lassa

La fièvre de Lassa sévit de manière endémique au Libéria, essentiellement dans les comtés de l’intérieur mais quelques cas ont été relevés dans la capitale, Monrovia. Depuis le début de l’année 2016, les autorités locales ont fait état de plusieurs dizaines de cas suspects de fièvre de Lassa provoquant plusieurs décès.

La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale aiguë d’une durée d’une à quatre semaines. Le virus se transmet à l’homme par contact avec des aliments ou des articles ménagers contaminés par l’urine ou les excréments de rongeurs. Les symptômes de la maladie associent notamment de la fièvre, une faiblesse généralisée et une altération de l’état général. En cas de suspicion, il convient de consulter en urgence un médecin afin d’établir le diagnostic. Un traitement antiviral semble efficace s’il est administré au début de l’évolution clinique, mais aucun vaccin ne protège contre la fièvre de Lassa.
La prévention repose sur les mesures suivantes  : assurer une bonne hygiène des mains, protéger les restes et les réserves de nourriture dans les maisons, ne pas manipuler et consommer de viandes de brousse (rat), éviter tout contact avec une personne suspecte ou malade atteint par la "fièvre de Lassa", ainsi qu’avec ses liquides biologiques.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé


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