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Sécurité

Les incidents sécuritaires, graves et récurrents, montrent que la situation sécuritaire peut se détériorer rapidement. Il est important de se tenir régulièrement informé de l’évolution de la situation dans les différentes régions du pays. A cet égard, il existe deux quotidiens francophones : L’Orient-Le Jour et Al Balad. De plus, Radio Liban reprend les bulletins d’informations de RFI, en français, sur 96.2 FM, dans la matinée, à la mi-journée et durant la nuit.

Outre les nombreux incidents sécuritaires, plusieurs attentats ont frappé les grandes villes libanaises. Le 10 janvier 2015 un attentat à Tripoli a fait plusieurs morts. Le 12 novembre 2015 un nouvel attentat suicide survenu à Beyrouth a fait de très nombreuses victimes. Une voiture piégée a fait un mort et plusieurs blessés à Saïda le 12 avril 2016 en explosant à proximité du camp palestinien de Ain El Hilweh, une autre a provoqué d’importants dégâts dans le quartier beyrouthin de Hamra (secteur Verdun) le 12 juin 2016. Un attentat à l’explosif a eu lieu à proximité de Zahlé (plaine de la Bekaa) le 31 août 2016, faisant un mort et onze blessés.

Par ailleurs, la menace terroriste demeure importante à la frontière libano-syrienne. Le 27 juin, une vague d’attaques kamikazes a fait 5 morts et 28 blessés dans le village chrétien de Qaa. Le jurd de Ersal est par ailleurs le lieu d’affrontements récurrents entre l’armée libanaise et les jihadistes.

Rappel des conseils de vigilance (voir carte ci-jointe) :

Compte tenu des tensions persistantes, tout déplacement est :
• Soumis à une vigilance renforcée (couleur jaune) dans la partie centre-ouest du pays, de Tyr jusqu’au sud de Tripoli

Déconseillé sauf raison impérative dans la ville de Tripoli (couleur orange)

Formellement déconseillé (couleur rouge) dans la périphérie nord, dans le Nord de Tripoli, dans le Nord, l’Est et le Sud du Liban, le long de la frontière avec la Syrie et Israël, ainsi que dans la banlieue Sud de Beyrouth et la banlieue Est de Saïda qui sont le théâtre d’attentats récurrents.

Plus précisément, il est formellement déconseillé de se rendre :

• Dans toutes les zones frontalières avec la Syrie. Il est rappelé que l’ambassade de France en Syrie est fermée et que le consulat général de France à Beyrouth n’est pas en mesure d’assurer la protection consulaire des personnes qui enfreindraient cette recommandation.

Dans la plaine de la Bekaa, où se sont produits des attentats, des enlèvements, des séquestrations arbitraires, des explosions de véhicules piégés ainsi que des affrontements armés. Compte tenu des tensions constantes dans ces zones, et des risques qui les accompagnent, les déplacements dans toute cette région, y compris à Baalbek et Anjar, sont formellement déconseillés.

Dans la zone Sud du Liban où l’accès est réglementé par l’armée, ainsi que dans les zones frontalières avec Israël et la région au Sud d’une ligne Jezzine-Lac de Qaraaoun-Rachaya. De surcroît, dans le Sud du pays, la présence de très nombreux engins explosifs (mines ou sous-munitions) constitue un grave danger. Des accidents sont régulièrement déplorés faisant des victimes civiles.

Dans la banlieue Sud de Beyrouth, où des attentats meurtriers continuent à être perpétrés et où des ressortissants français et étrangers présents sur place, malgré les recommandations qui précèdent, ont été illégalement arrêtés, questionnés et détenus plusieurs heures par des personnes n’ayant pas autorité.

Dans la périphérie de Tripoli, où les affrontements d‘octobre 2014 ont causé la mort de plusieurs dizaines de personnes, dont une vingtaine de civils.Un attentat en janvier 2015 y a fait plusieurs morts.

• A l’abord des camps palestiniens sur l’ensemble du territoire. Il est rappelé que l’accès à ces camps est interdit par les autorités libanaises. Les abords des camps palestiniens proches de Saïda sont tout spécialement à proscrire.(cf. attentat à la voiture piégée le 12 avril 2016).

Transports

• Pour se rendre en voiture à l’aéroport et de l’aéroport à la capitale, il est fortement recommandé d’emprunter l’autoroute qui relie Beyrouth à Saïda. Il est très vivement déconseillé d’emprunter la route traversant les quartiers Sud de Beyrouth.

• Il est par ailleurs recommandé aux personnes devant voyager de s’informer au préalable de la situation et, si nécessaire, de partir suffisamment tôt pour prendre l’avion.
• Il est recommandé de façon générale d’éviter de recourir aux "taxis services" collectifs et, notamment à l’aéroport international de Beyrouth, aux personnes qui proposent leurs services avec un véhicule privé. Les cas d’escroquerie ou d’agression ne sont pas rares. Il convient, si l’on doit se déplacer en taxi, de s’adresser aux taxis portant le nom d’une société sur leur borne lumineuse.

• Les barrages routiers installés par les forces de sécurité se sont multipliés pour des raisons sécuritaires. Il convient, à l’approche de l’un d’entre eux et tout particulièrement de nuit, de ralentir visiblement, de s’arrêter à la hauteur du représentant des forces de l’ordre, d’allumer le plafonnier du véhicule afin de permettre une identification visuelle. En journée, retirer ses lunettes de soleil le cas échéant. En toute circonstance, il est important de conserver son calme.

• La nuit, il est recommandé de privilégier les axes principaux dans les déplacements en voiture.

Risques spécifiques :

• Des "tirs en l’air" sont pratiqués de façon particulièrement fréquente et se répètent à l’occasion de diverses manifestations, notamment politiques. Ces tirs provoquent régulièrement des décès ou blessures graves dus aux retombées de projectiles. Il est indispensable de rester confiné lorsqu’ils se produisent et d’éviter la proximité des fenêtres.
On assiste à une montée, limitée mais notable, de la délinquance (vols, cambriolage, vols de véhicule), en particulier à Beyrouth et sa région. Des étrangers ont notamment été victimes de vols à main armée dans des taxis collectifs. Il importe donc d’être prudent, notamment le soir, tard, en évitant de marcher seul dans des rues peu fréquentées. Il importe, en cas d’agression, de ne pas résister, car les situations sont susceptibles de dégénérer.

Consignes de discrétion  :

• Il convient de s’abstenir de tout comportement voyant ou provocateur. Ne pas se rendre sur les lieux où un incident ou un attentat vient de se produire.

• Ne pas photographier des installations militaires ou des bâtiments et sites devant lesquels stationnent des militaires ou membres des forces de l’ordre. Éviter de photographier des personnes sans leur consentement formel. Il est, de plus, recommandé d’être prudent avant de photographier bâtiments privés, paysages, scènes de rue à plus forte raison les lieux où vient de se produire un attentat. Il est arrivé à plusieurs reprises, dans la Bekaa et à Beyrouth, que des ressortissants français soient interpellés voire retenus plusieurs heures par des personnes n’ayant pas autorité, en dehors de toute légalité, parce qu’ils avaient éveillé leur suspicion en prenant des photos.

Avertissement concernant la drogue

La législation est très sévère et strictement appliquée.
Les peines d’emprisonnement applicables vont de 3 mois à perpétuité et sont assorties d’une amende importante, selon qu’il s’agit de consommation ou détention de faible quantité ou de trafic. Les conditions de détention au Liban, même pour une courte période, sont éprouvantes en raison de la surpopulation et de la vétusté des locaux pénitentiaires.
Dans le cadre de la lutte contre la toxicomanie, la surveillance de l’aéroport a été renforcée. Des contrôles réguliers sont exercés également dans les discothèques. Les interventions sur dénonciation, y compris chez les particuliers, ne sont pas à exclure.

Moyens de communication :

• L’introduction sur le territoire libanais de matériels de communication satellitaires est strictement interdite et s’accompagne de la confiscation sans appel des matériels, quel qu’en soit l’usage envisagé.

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