Accès rapide :

Sécurité

Compte tenu du climat d’insécurité et de la recrudescence des attentats et des tensions, tout déplacement est :

- déconseillé sauf raison impérative dans la moitié Ouest du pays, où la vigilance renforcée et la prudence restent de mise ;

- formellement déconseillé dans les parties Nord, Est et Sud du Liban, le long de la frontière avec la Syrie et Israël, ainsi que dans la banlieue sud de Beyrouth, qui est le théâtre d’attentats récurrents depuis l’été 2013.

Plus précisément, il est formellement déconseillé de se rendre :
  • dans la plaine de la Bekaa, où se sont produits des attentats, des enlèvements, des séquestrations arbitraires, des explosions de véhicules piégés ainsi que des affrontements armés, y compris à proximité immédiate des sites touristiques de Baalbek et d’Anjar ;
  • dans la zone Sud du Liban où l’accès est réglementé par l’armée, ainsi que dans les zones frontalières avec Israël et la région au Sud d’une ligne Jezzine-Lac de Qaraaoun-Rachaya ;
  • dans la banlieue Sud de Beyrouth, où des attentats meurtriers ont été perpétrés, le 9 juillet, le 15 août, le 19 novembre 2013, le 2 janvier, le 21 janvier, le 3 février et le 19 février 2014. En outre, à plusieurs reprises, des ressortissants français présents sur place malgré les recommandations qui précèdent, ont été illégalement arrêtés, questionnés et détenus plusieurs heures par des personnes n’ayant pas autorité. Un ressortissant français a été victime d’une agression à l’arme blanche le 2 février 2014, la nuit sur une plage ;
  • à Tripoli, où un double attentat a été commis le 23 août 2013 dernier et où des affrontements meurtriers opposent régulièrement des factions rivales, faisant de nombreuses victimes.

- Il est également formellement déconseillé de se rendre dans les zones frontalières avec la Syrie sur l’ensemble du territoire libanais. Il est rappelé que l’ambassade de France en Syrie est fermée et que le consulat général de France à Beyrouth n’est pas en mesure d’assurer la protection consulaire des personnes qui enfreindraient cette recommandation.

  • Les déplacements sont déconseillés dans les zones limitrophes des camps palestiniens proches de Saïda.
  • Il convient en outre de ne pas circuler à l’abord des camps palestiniens sur l’ensemble du territoire. Il est rappelé que l’accès à ces camps est interdit par les autorités libanaises.

- Dans le Sud du pays, la présence de très nombreux engins explosifs (mines ou sous-munitions) constitue un grave danger. Des accidents dont sont victimes des civils sont régulièrement déplorés.

Les graves incidents sécuritaires survenus ces dernières années (notamment attentats et manifestations violentes) ont montré que la situation sécuritaire pouvait se détériorer rapidement. Aussi, il est recommandé de faire preuve de prudence et d’une vigilance renforcée, d’éviter les lieux d’attroupements et de se tenir régulièrement informé de l’évolution de la situation dans les différentes régions du pays (à cet égard, il existe deux quotidiens francophones : L’Orient-Le Jour et Al Balad. De plus, Radio Liban reprend les bulletins d’informations de RFI, en français, sur 96.2 FM, dans la matinée, à la mi-journée et durant la nuit).

- Par ailleurs, la route de l’aéroport a été bloquée à plusieurs reprises par des manifestants pendant l’été 2012. Les autorités libanaises veillent à la liberté de circulation sur cette route, mais il est recommandé aux personnes devant voyager de s’informer au préalable de la situation et, si nécessaire, de partir suffisamment à l’avance pour limiter le risque de ne pas arriver à temps à l’aérogare pour prendre l’avion.

- On assiste à une certaine recrudescence de la délinquance (vols, cambriolage, vols de véhicule), en particulier à Beyrouth et sa région. Des étrangers qui utilisaient des taxis collectifs ont été victimes de vols à main armée dans certains quartiers de la capitale.

- Il est recommandé d’éviter de recourir aux "taxis services" collectifs et, notamment à l’aéroport international de Beyrouth, aux personnes qui proposent leurs services avec un véhicule privé. Il convient, si l’on doit se déplacer en taxi, de s’adresser aux taxis portant le nom d’une société sur leur borne lumineuse.

- Les barrages routiers se sont multipliés à la fin de l’année 2013 pour des raisons sécuritaires. Il convient, à l’approche de l’un d’entre eux et tout particulièrement de nuit, de ralentir visiblement, de s’arrêter à la hauteur du représentant des forces de l’ordre, d’allumer le plafonnier du véhicule afin de permettre une identification visuelle. En toute circonstance, il est important de conserver son calme.

- La nuit, il est recommandé de privilégier les axes principaux dans les déplacements en voiture.

- Il convient de s’abstenir de tout comportement voyant ou provocateur. Ne pas se rendre sur les lieux où un incident ou un attentat vient de se produire.

- Ne pas photographier des installations militaires ou des bâtiments et sites devant lesquels stationnent des militaires ou membres des forces de l’ordre. Éviter de photographier des personnes sans leur consentement formel. Il est, de plus, recommandé d’être prudent avant de photographier bâtiments privés, paysages et scènes de rue. Il est arrivé à plusieurs reprises, dans la Bekaa et à Beyrouth, que des ressortissants français soient interpellés voire retenus plusieurs heures par des personnes n’ayant pas autorité, en dehors de toute légalité, parce qu’ils avaient éveillé leur suspicion en prenant des photos.

- L’introduction sur le territoire libanais de matériels de communication satellitaires est strictement interdite et s’accompagne de la confiscation sans appel des matériels, quel qu’en soit l’usage envisagé.

Avertissement concernant la drogue

La législation est très sévère et strictement appliquée. La simple possession ou consommation de drogue, même en quantité limitée à quelques grammes, est punie comme le trafic lui-même.

Les peines d’emprisonnement applicables vont de 3 mois à perpétuité et sont assorties d’une amende importante, selon qu’il s’agit de consommation ou détention de faible quantité ou de trafic. Les conditions de détention au Liban, même pour une courte période, sont éprouvantes en raison de la surpopulation et de la vétusté des locaux pénitentiaires.

Dans le cadre de la lutte contre la toxicomanie, la surveillance de l’aéroport a été renforcée. Des contrôles réguliers sont exercés également dans les discothèques. Les interventions sur dénonciation, y compris chez les particuliers, ne sont pas rares.


PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014