Accès rapide :

Santé

Il est rappelé que les Français en voyage sont responsables de leur propre sécurité. Ils sont invités à s’assurer qu’ils disposent de moyens nécessaires en cas de crise (vérifier les termes des contrats d’assurance, s’assurer de disposer des moyens financiers nécessaires pour couvrir d’éventuels frais d’hospitalisation ou d’évacuation, etc.).

En cas d’accident ou de problème de santé grave, appeler le centre médical français à Vientiane. Aucun soin lourd ne pouvant être assuré au Laos, une évacuation vers la Thaïlande doit être systématiquement recherchée en cas d’urgence sanitaire. Compte tenu de l’insuffisance des moyens de transport et de la rareté des ambulances, les situations urgentes peuvent devenir préoccupantes dans les régions éloignées de la capitale.

Il est préférable de se faire soigner en Thaïlande à Nong Khai ou Udon Thani (par exemple à Aek hospital ou au Bangkok Hospital qui peuvent dépêcher une ambulance à la frontière au pont de l’Amitié - Hospital). La compagnie Lao Skyway peut désormais assurer des évacuations médicales (au frais de la personne concernée ou de son assurance) par hélicoptère vers le Bangkok Hospital (Lao Skyway 1441 et 021 513007 et Bangkok Hospital Udon + 66-4243-444).

Avant le départ

- Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes

-  Dengue et Chikungunya  : le Laos connaît régulièrement des épidémies de dengue, notamment dans les provinces du Sud. Cette maladie virale est transmise par les piqûres de moustiques, dont le risque est le plus élevé au lever et au coucher du soleil : il convient donc de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques). La dengue pouvant prendre une forme potentiellement grave, il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre (la prise d’aspirine est à proscrire), et de veiller à s’hydrater. Le virus Chikungunya, dont les symptômes sont semblables, est désormais présent dans le sud du pays, et remonte vers la capitale. D’autres maladies virales, également transmises par les piqûres de moustiques, peuvent survenir.

- Prévention du paludisme (malaria) : maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…) A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, durant une durée variable selon le produit utilisé. La recrudescence des cas de paludisme dans le sud du pays y rend particulièrement nécessaires les mesures de prévention, notamment pour les randonneurs.

- Zika : Au Laos, la présence du virus Zika a été authentifiée mais aucun cas n’a été identifié en 2016 dans les zones, en particulier à Vientiane, où un dispositif de surveillance a été mis en place.

Le risque de Zika doit être considéré comme potentiel compte tenu des données disponibles dans certains pays limitrophes.
Cette maladie est transmise par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés.
Les symptômes de la maladie sont généralement modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées) et sont analogues à ceux observés au cours d’autres infections virales telles que la dengue.
Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et des complications neurologiques tels que des syndromes de Guillain Barré sont décrites.

Au total, il est notamment recommandé à tous :
• De respecter les mesures habituelles de prévention des piqûres de moustique (vêtements longs, répulsifs anti-moustiques, climatisation, moustiquaire), nuit et jour ;
• De consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international rappelle que la décision d’annuler ou de maintenir un voyage à l’étranger appartient au seul voyageur.

En savoir plus :
1/ Risque de transmission par voie sexuelle : site du Haut conseil de la santé publique
2/ Dossier d’informations sur la maladie à virus Zika (site du ministère des affaires sociales, de la Santé et des droits des femmes)
3/ Recommandations pour les femmes enceintes (site du ministère des affaires sociales, de la Santé et des droits des femmes).
4/ Recommandations pour la prévention des piqures de moustiques

- Encéphalite japonaise : cette maladie, qui n’existe qu’en Asie, se transmet par des moustiques, en zone rurale. Des cas humains ont été recensés dans les provinces du Nord du Vietnam. Ces cas peuvent être mortels ou engendrer des séquelles neurologiques graves. De ce fait, la vaccination contre l’encéphalite japonaise peut être nécessaire en cas de séjour en zone rurale (à pratiquer avant votre départ dans un centre de vaccinations internationales). Dans le cadre d’un voyage touristique, il semble que les mesures physiques (vêtements longs, répulsifs…) soient une arme efficace.

Vaccinations

- La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est conseillée.

- Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.

La rage est endémique dans toute l’Asie du Sud-est. La plus grande prudence vis-à-vis des animaux errants est recommandée, en ville comme en province. La prévention repose sur l’absence de contact avec des animaux suspects et la vaccination préventive. Une consultation médicale est impérative en cas de morsure.
Dans tous les cas demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Des cas de leptospirose ont également été signalés.

Grippes

- Grippe aviaire : plusieurs cas de virus H5N1 ont été déclarés au Laos, entraînant la mort de quelques personnes. Il est conseillé aux voyageurs de consulter l’encart « Grippe aviaire » figurant en page d’accueil de ce site. Il s’agit d’une maladie virale animale affectant les volailles, et exceptionnellement transmissible à l’homme. À ce jour, le Laos n’a déclaré aucune nouvelle affection de grippe aviaire sur son territoire. Il est néanmoins conseillé de prendre quelques précautions : la Direction générale de la Santé déconseille aux voyageurs d’être en contact avec des volailles et des oiseaux, notamment en évitant les zones d’élevages ou marchés à volatiles.

En termes de recommandations générales d’hygiène pour se protéger des infections microbiennes, il est préconisé :

- d’éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les œufs ;

- de se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou avec un soluté hydro-alcoolique. Le virus H5N1 se transmet par voie aérienne (voie respiratoire) soit par un contact direct, notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées (par l’intermédiaire de la nourriture, de l’eau, du matériel, des mains et vêtements sales). Les espaces confinés favorisent la transmission du virus ;

- en cas de fièvre sur place ou après le retour en France, il est conseillé de consulter un médecin.

Hygiène alimentaire

- Il est fortement conseillé de ne boire que de l’eau en bouteilles capsulées. A défaut, il est indispensable de filtrer l’eau ou de la faire bouillir avant de la consommer.

- Il est également recommandé de ne pas manger de poisson, viande et volaille crus.

VIH-SIDA

- Les mesures de prévention classiques doivent être appliquées.

En cas d’accident

- En cas d’accident ou de problème de santé grave, appeler le centre médical de l’ambassade de France à Vientiane. Aucun soin lourd ne pouvant être assuré au Laos, une évacuation vers la Thaïlande doit être systématiquement recherchée en cas d’urgence sanitaire. Compte tenu de l’insuffisance des moyens de transport et de la rareté des ambulances, les situations urgentes peuvent devenir préoccupantes dans les régions éloignées de la capitale, particulièrement durant la saison des pluies.

- Il est préférable de se faire soigner en Thaïlande (depuis Vientiane, à Udon Thani, par exemple à la clinique Aek - qui peut dépêcher une ambulance à la frontière au pont de l’Amitié - ou à la clinique Bangkok Hospital). Il n’existe pas de possibilité d’évacuation directe vers les villes voisines de Thaïlande par hélicoptère.


Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

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