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Dernière mise à jour le : 18 mars 2016 - Information toujours valide le : 1er mai 2016

Dernière minute

Depuis le 1er février 2016, le Kenya a décidé de dispenser de visa les enfants de moins de 16 ans accompagnant leurs parents pour une visite touristique au Kenya. Les autorités de l’Immigration se contentent d’apposer un tampon d’entrée dans leur passeport.

Fièvre jaune

L’épidémie de fièvre jaune sévissant en Angola a amené les autorités kényanes à renforcer leur vigilance à la frontière. Cependant, pour l’instant, le certificat de vaccination contre la fièvre jaune n’est exigé que pour les personnes venant ou ayant transité par des pays de la zone inter-tropicale où cette maladie est endémique.

Sécurité

Les conditions de sécurité permettent les visites touristiques dans les principaux parcs naturels (Masai Mara, Tsavo, Amboseli, etc..), généralement considérés comme sûrs, et les zones balnéaires du sud du pays.
Les stations balnéaires de la côte au Nord (Nyali, Kilifi, Watamu, Malindi) et au Sud de Mombasa (Diani Beach, Shimoni) font l’objet de mesures de sécurité renforcées, en particulier dans et à proximité des complexes hôteliers.

Les risques sécuritaires ne sont toutefois pas à négliger (délinquance et criminalité urbaines, menaces terroristes). Ils appellent, de la part des visiteurs comme des résidents, une attention soutenue et des précautions élémentaires.

Risque terroriste

Il existe une menace terroriste significative sur l’ensemble du Kenya, en particulier dans les régions frontalières de la Somalie. La participation du Kenya à l’AMISOM (mission de l’Union africaine en Somalie) et la présence de plusieurs milliers de soldats kényans dans le Sud de la Somalie accentuent encore le risque d’attaques terroristes. La capitale kényane a ainsi été frappée le 21 septembre 2013 par une attaque de grande ampleur (plus de 70 morts) contre un centre commercial, attribuée au groupe terroriste Al Shabaab. Plusieurs attentats à la bombe ont également visé au premier semestre 2014, des quartiers populaires de Nairobi faisant au total près d’une trentaine de victimes.

La sécurité s’est améliorée au cours des derniers mois à Nairobi et dans les villes de la Côte (Mombasa, Malindi) mais, pour autant, ces villes ne peuvent être considérées comme étant à l’abri du terrorisme. Une vigilance renforcée y est donc de mise.

Le risque terroriste est très élevé dans les villes placées en zone rouge (formellement déconseillée) le long de la frontière somalienne, comme Mandera et Garissa où les attentats sont fréquents. Le 22 novembre puis le 2 décembre 2014, le mouvement terroriste somalien Al Shabaab a ainsi revendiqué deux attaques contre des civils kényans (respectivement, les passagers d’un bus et les ouvriers d’une carrière), dans les environs de Mandera, faisant au total 64 victimes.

Le 2 avril 2015, des terroristes affiliés au mouvement somalien des Shebaabs ont mené une attaque contre un campus universitaire à Garissa (en zone rouge). Selon un bilan de la Croix-rouge kényane, 148 personnes ont péri dans cette attaque terroriste.

Il est recommandé de faire preuve d’une vigilance accrue dans les lieux publics les plus fréquentés, notamment par les ressortissants étrangers (centres commerciaux, bars, hôtels…), d’éviter les manifestations et, autant que possible, les transports publics (plusieurs bus, stations de bus et de "matatus" ayant été attaqués à Nairobi et Mombasa en 2014).

Ces consignes s’appliquent à l’ensemble du territoire kényan. Dans les villes, il convient de privilégier les lieux de sortie qui bénéficient d’un dispositif de sécurité visible et dissuasif (vigiles). Si vous deviez vous trouver à proximité du lieu d’un incident (explosion, attaque armée), éloignez-vous rapidement, signalez-vous à vos proches et à l’ambassade.

Nairobi

Nairobi est située en zone de vigilance renforcée à l’exclusion de la banlieue Nord-Est de la ville (Eastleigh, Pangani), théâtre d’attentats en 2014, déconseillée sauf raison impérative.

Zones formellement déconseillées

Le risque d’enlèvement demeure important dans la zone frontalière avec la Somalie.

En raison des opérations militaires dans le sud de la Somalie, des mouvements de troupes à la frontière, des menaces récurrentes et des incursions opérées par le mouvement Al Shabaab sur le sol kényan, la région frontalière avec la Somalie est formellement déconseillée, jusqu’à 100 km à l’intérieur du Kenya, zone incluant les localités de Mandera, Buite, El Wak, Dif, Liboi, Dadaab, Garissa (toute cette zone est placée en zone rouge, y compris la ville de Garissa, comme la route menant de cette localité à Dadaab) et la partie continentale du comté de Lamu.

Toute personne se rendant à la frontière Nord et dans l’Est du Kenya, en Somalie et à sa périphérie, ou naviguant à proximité de cette zone, s’expose à un risque d’enlèvement très élevé. Il est donc instamment demandé de ne pas séjourner à proximité de la frontière Kenya-Somalie ni dans les camps de réfugiés, tel celui de Dadaab, en raison du risque très élevé d’enlèvement. De plus, les axes routiers sont exposés aux risques d’attentats à l’explosif ou d’attaque par des bandes criminelles.

Zones déconseillées sauf raison impérative

Au cours de l’été 2014, la partie continentale du comté de Lamu a été le théâtre d’attaques meurtrières contre plusieurs localités. Ces attaques ont fait une centaine de morts. Afin de réduire la menace terroriste, les forces kényanes de sécurité ont engagé une vaste opération dans et à proximité de la forêt de Boni. Un couvre-feu est toujours maintenu de 18h30 à 6h30 dans la partie continentale du comté de Lamu.

En raison de cette proximité géographique, il demeure donc déconseillé sauf raison impérative de se rendre dans l’archipel de Lamu (îles de Lamu, Paté et Manda) en dépit du renforcement apparent de la sécurité.

Enfin, compte tenu de l’insécurité récurrente (notamment d’origine criminelle), il est déconseillé de se rendre au nord de la ligne Kitale / Isiolo / Garissa, sauf raison impérative et sous réserve d’être accompagné d’une escorte policière, à l’exception des réserves nationales de Shaba, Buffalo Springs et Samburu, qui restent fréquentables.

Les tensions inter-communautaires, sur fond de sécheresse et de compétition pour l’accès à l’eau et aux pâturages, donnent régulièrement lieu à des conflits, localisés mais violents. Le 3 novembre 2014, 24 policiers ont ainsi été tués, dans une embuscade tendue par des voleurs de bétail, dans le comté de Baringo. Le 4 mai 2015, des affrontements entre communautés pastorales turkana et pokot ont causé près de 75 morts dans le même comté.

Les régions frontalières du Soudan et de l’Éthiopie sont également déconseillées : elles sont périodiquement soumises aux raids de bandes armées et ne possèdent pas d’infrastructures destinées à l’accueil de voyageurs.

Délinquance

La criminalité au Kenya demeure l’une des plus élevées d’Afrique : les vols à la tire -assortis de violence en cas de résistance-, agressions en voiture (« car jacking ») et cambriolages sont fréquents. La vigilance est donc de mise, notamment dans les centres urbains (Nairobi, Kisumu, Mombasa) ainsi que sur l’ensemble de la côte et des régions touristiques. Les zones résidentielles d’apparence tranquille n’échappent pas à ce phénomène.

Les recommandations de sécurité à observer sont les suivantes. Dans les villes :

  • toujours rester attentif, en particulier dans la foule où les pickpockets sont nombreux ;
  • éviter les quartiers isolés ou réputés dangereux (Eastleigh à Nairobi notamment) ;
  • proscrire le port de bijoux et le transport d’objets de valeur (les laisser si possible dans un coffre à l’hôtel) ;
  • ne pas transporter de grosses sommes d’argent ou de cartes de crédit (prévoir le strict minimum) ;
  • à partir du coucher du soleil, éviter tout déplacement à pied (privilégier le taxi ou la voiture) notamment dans les parcs publics (Uhuru park à Nairobi est dangereux) ;
  • en taxi ou en voiture, toujours circuler vitres fermées et portières verrouillées.

En cas d’agression, n’opposez aucune résistance.

Les déplacements de nuit entre les villes sont particulièrement déconseillés, principalement en raison du risque élevé d’accidents graves avec des véhicules non éclairés roulant dangereusement.

Il est recommandé d’être particulièrement vigilant lors de transports en bus, notamment en bus intra-urbain (matatu) ; plusieurs cas d’agression, voire de détournement, ont été signalés au cours des derniers mois.

Dans le reste du pays  : La question foncière et l’accès à l’eau sont à l’origine de conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs dans plusieurs régions du Kenya (vallée du Rift). Ces conflits sont arbitrés par les autorités locales, tant étatiques que traditionnelles, mais peuvent dégénérer sporadiquement en violences. Les adeptes des voyages organisés peuvent donc s’en remettre à leurs "tours opérateurs" et à leurs chauffeurs kényans.

Quant à ceux qui voyagent individuellement, il leur est recommandé de recueillir un minimum d’informations préalables.

Il convient également d’observer les recommandations suivantes :

  • consulter les agences de voyage locales et les spécialistes du tourisme pour l’organisation d’un séjour, afin d’éviter les lieux et les itinéraires déconseillés ;
  • dans les réserves et parcs naturels, il est impératif de se conformer aux réglementations et recommandations des gardes. Il est notamment interdit de circuler à pied hors des aires prévues à cet effet et de se déplacer la nuit dans les parcs ;
  • sur la côte, où la population musulmane est majoritaire, adopter une tenue vestimentaire décente ;
  • la nuit, éviter la fréquentation des plages.
Risques encourus pour délit sexuel

La législation kényane prévoit de lourdes sanctions à l’encontre des auteurs de viols, d’attentats à la pudeur, d’actes de débauche et de dépravation. Les peines sont aggravées si la victime est mineure.

Les auteurs d’actes de pédophilie sont condamnés à une peine d’emprisonnement minimale de dix ans.

En tout état de cause, et conformément à l’article 113-6 du code pénal, la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un Français hors du territoire de la République. Les ressortissants français coupables d’une infraction sexuelle commise au Kenya peuvent aussi être poursuivis en France en application de la loi 98-468 du 17 juin 1998 pour des faits constitutifs de délits à caractère sexuel y compris si ceux-ci ne sont pas réprimés par la législation locale (articles 227-22 et suivants du code pénal).

La France n’ayant pas signé de convention de transfèrement de prisonniers avec le Kenya, toute peine d’emprisonnement, si lourde soit-elle, doit en principe être purgée au Kenya.

Il existe par ailleurs un risque non négligeable d’escroquerie au viol, la/le partenaire, suite à une relation consentante, accusant les ressortissants étrangers de passage de viol afin de leur soutirer de fortes sommes d’argent (les auteurs de viol encourant une peine allant de dix ans à la prison à vie).

Piraterie

(voir aussi fiche thématique « Piraterie maritime »)

Les bateaux de commerce et de plaisance continuent de faire l’objet de menaces importantes au large des côtes somaliennes et dans tout le bassin somalien. Ce phénomène s’est étendu également au large des côtes kényanes. Sont particulièrement touchés le Golfe d’Aden, malgré la présence d’une importante force internationale, et toute une zone de l’océan Indien s’étendant du canal du Mozambique et des Seychelles, au sud, à Oman au nord et aux Maldives à l’est. Les pirates utilisent des navires hauturiers (boutres, caboteurs), pour déployer au large des embarcations rapides et fortement armées (« skiffs »). Les cibles sont diversifiées (cargos, bateaux de pêche, etc.), mais le risque est plus élevé pour les bateaux de plaisance, qui sont généralement plus lents et bas sur l’eau et constituent par conséquent des proies faciles.

Il convient en conséquence d’éviter impérativement cette zone et de privilégier jusqu’à nouvel ordre le transport des navires par cargo pour traverser la zone s’étendant jusqu’au méridien 72E et au parallèle 15S.

En cas de présence dans la zone, il est demandé de se signaler impérativement au MSCHOA (The Maritime Security Centre - Horn of Africa, contrôle naval volontaire mis en place dans le cadre de l’Opération ATALANTE) et à la cellule de permanence de l’autorité française sur cette zone maritime (Alindien : +971 265 74 122).

Entrée / Séjour

Visa

Les ressortissants français doivent être titulaires d’un visa ("tourisme" ou "affaires" selon l’objet de la visite) pour entrer au Kenya. Le passeport doit disposer d’une validité d’au moins six mois à la date d’entrée sur le territoire.

Depuis le 1er septembre 2015, il convient d’obtenir, préalablement à l’arrivée au Kenya, un visa électronique, délivré en ligne, dans un délai d’une semaine, à partir du site : https://account.ecitizen.go.ke/visitor-registration (site en anglais).

Si vous souhaitez voyager dans la région, vous pouvez obtenir un visa unique Kenya, Ouganda et Rwanda (dit « East african Tourist visa ») au prix de 100 dollars.

Le visa de tourisme, d’une durée initiale de trois mois, peut éventuellement être prolongé de trois mois supplémentaires auprès du Service de l’Immigration. Le coût de cette formalité est de 2 200 ksh (environ 20 €).

Les personnes souhaitant s’installer (séjour de plus de six mois) ou travailler au Kenya doivent obtenir le permis de résident correspondant (Work-Permit, Dependant Pass, etc.). Les autorités kényanes sont très strictes vis-à-vis des étrangers en situation irrégulière (travail bénévole ou rémunéré sans permis de travail, etc.). Les arrestations sont fréquentes.

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade du Kenya à Paris.

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Paludisme

Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…).
A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu, et selon la région du Kenya visitée : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.

Prévention des piqûres de moustiques : se protéger la journée comme la nuit, contre les piqûres de moustiques, possibles vecteurs de maladies parasitaires (paludisme) ou virales (Dengue, Phlebovirus) : vêtement à manches longues, sprays ou crèmes anti-moustiques, moustiquaires, diffuseurs électriques.

VIH-Sida

Prévalence non négligeable du VIH-Sida. Les mesures de prévention sont indispensables.

Fièvre hémorragique virale

Risque faible pour les voyageurs mais quelques cas d’infection par ce virus (transmis notamment par les chauves-souris) ont été rapportés.

Choléra

Le Kenya connaît des épisodes épidémiques de choléra. Alors que le dernier épisode avait été signalé en 2010, de nouveaux cas sont apparus au premier semestre 2015. Des épisodes pluvieux exceptionnels ont accéléré la contagion, dans plusieurs comtés du pays. A Nairobi, seuls les bidonvilles sont concernés. Le nombre de personnes infectées est évalué à plus de 3 000 et plusieurs dizaines de décès ont été recensés depuis le début de l’année.

Vaccinations recommandées
  • Fièvre jaune : la vaccination est fortement recommandée (à pratiquer en centres agréés). Elle est obligatoire en cas de séjour préalable dans certains pays d’Afrique ou d’Amérique du Sud. 1 injection à faire au minimum 10 jours avant le départ, validité de 10 ans. Enfants à partir de l’âge de 9 mois.
  • Diphtérie-tétanos-poliomyélite : la mise à jour de la vaccination Diphtérie-tétanos-poliomyélite est plus que jamais nécessaire, un début d’épidémie s’étant déclaré dans le nord du pays à la fin du mois de février 2009.
  • Hépatite A : vaccination recommandée en raison du risque encouru. Une injection 15 jours avant le départ avec un rappel 6 à 12 mois, validité 10 ans. Enfants à partir de l’âge d’1an.
  • Typhoïde : vaccination recommandée. Une injection 15 jours avant le départ, validité 3 ans. Enfants à partir de l’âge de 2 ans.
  • Hépatite B : vaccination recommandée.
  • Méningites A, C, Y, W135 : la vaccination contre les méningites peut être proposée dans certains cas.
  • Rage : la vaccination contre la rage peut être proposée dans certains cas.
  • Rougeole : la mise à jour de la vaccination contre la rougeole peut être nécessaire, compte tenu des épidémies que le Kenya connaît régulièrement.
Hygiène alimentaire
  • Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée. Évitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Évitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits. Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Quelques règles simples
  • Évitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • Évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
  • Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue.
  • Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Législation locale

La possession de stupéfiants est très sévèrement punie (plusieurs années de prison et de lourdes amendes).

Le port illégal d’armes à feu est également réprimé par la justice kényane. Il est indispensable, le cas échéant, d’obtenir une autorisation de port d’armes des autorités locales préalablement à l’entrée sur le territoire kényan. Pour ce faire, se renseigner auprès de l’ambassade du Kenya à Paris. Le port d’armes est formellement interdit dans les réserves et les parcs nationaux.

La loi sur le contrôle du tabac entrée en vigueur en 2008 a mis en place une interdiction générale de fumer dans les lieux publics. Sont concernés les bureaux d’entreprises et administrations, cafés et restaurants, lieux de culte, parcs, marchés et moyens de transports publics ou privés. Plusieurs municipalités dont Nairobi, Mombasa et Nakuru ont mis en place une interdiction générale de fumer dans la rue, à l’exception des endroits spécifiquement désignés à cet effet. Les amendes encourues sont lourdes : par exemple 50.000 shillings à Nairobi (500 €).

La prise de vues photographiques fait l’objet de restrictions importantes. Il est ainsi interdit, sur l’ensemble du territoire, de photographier les bâtiments officiels kényans, ainsi que les ambassades et consulats étrangers et les emprises des Nations-Unies. Le centre-ville de Nairobi fait l’objet d’une interdiction générale de prise de vues .

L’homosexualité est un délit puni par le Code pénal (jusqu’à 14 ans de prison).

Divers

Il est possible d’utiliser des cartes de crédit internationales dans les grandes villes et les lieux touristiques (hôtels, "lodges", réserves, etc.). Il est conseillé de se munir d’espèces (dollars américains ou euros). Les chèques de voyages sont à proscrire. On trouve des distributeurs de billets (Visa, Eurocard, Mastercard) à Nairobi et Mombasa. Pour les opérations de change, il convient d’être attentif au taux proposé. Les dollars américains sont mieux acceptés que les euros.

Le décalage horaire est de 2 heures en hiver (GMT+3) et de 1 heure en été (GMT+2).

Infrastructure routière

Le réseau routier principal est praticable. Cependant, la circulation peut s’avérer dangereuse, notamment de nuit, en raison de la vétusté du parc automobile, de l’imprudence de certains conducteurs (excès de vitesse, conduite en état d’ivresse, etc.) et des risques d’attaque à main armée.
Les routes secondaires sont souvent mal entretenues. Les zones frontalières Nord et Est sont à éviter absolument. Il est préférable de se renseigner sur la présence de stations-essence sur les axes secondaires dès que l’on s’éloigne de Nairobi.

Sécurité routière

La sécurité routière dans le pays demeure insuffisante. Les voyages en bus ou en "matatus" (minibus) ne sont pas sans risques : les conducteurs, cherchant avant tout à rentabiliser au maximum les trajets, ont tendance à négliger la sécurité. Il est recommandé aux voyageurs qui seraient amenés à voyager en bus de préférer les compagnies les plus onéreuses, gage de plus grande fiabilité.

Concernant la circulation urbaine et plus particulièrement à Nairobi, il est conseillé de se déplacer avec un véhicule personnel ou en taxi (vitres fermées et portières verrouillées). Il est déconseillé de circuler en deux roues. La circulation nocturne est à éviter.

Réseau ferroviaire

Deux lignes de chemin de fer desservent Mombasa et Kisumu au départ de Nairobi. Le trafic vers Kisumu est actuellement suspendu et seule la desserte de Mombasa est assurée. On observe fréquemment d’importants retards sur les horaires prévus. Malgré la vétusté de la ligne, les déplacements sont assez fiables, les accidents sont rares et il n’y a pas de signalement d’agressions, au moins dans les deux premières classes.

Transport aérien

L’avion reste le moyen de transport le plus sûr pour les déplacements à l’intérieur du pays. Pour se rendre dans les stations balnéaires de la Côte, il est recommandé de recourir à une compagnie desservant les aéroports de Malindi (au Nord de Mombasa) ou d’Ukunda (au Sud). A Nairobi, ces compagnies opèrent au départ de l’aéroport de Wilson.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Il n’existe pas à proprement parler de « visa d’affaires », l’immigration kényane ne faisant pas de distinction entre Business, Tourism ou visiteur.

Il est possible d’acquérir le visa en ligne (e-visa) sur les sites https://immigration.ecitizen.go.ke ou https://kenya.visahq.com.

Le délai est, au plus, d’une semaine .

Il est cependant possible, pour une période transitoire indéterminée, d’obtenir un visa à l’arrivée dans les aéroports internationaux. Cette possibilité n’est cependant ouverte qu’aux titulaires de passeports de catégorie II. Le visa est délivré sur le champ.

Attention : Sont exclus de cette possibilité, vos collaborateurs détenteurs de passeports afghan, arménien, azerbaïdjanais, camerounais, érythréen, irakien, kosovar, libanais, libyen, malien, palestinien, sénégalais, somalien, syrien et du Tadjikistan qui doivent suivre la procédure du e-visa.

Le coût est de 50 dollars américain.

Remarques :
Le visa, d’une durée initiale de 3 mois, peut éventuellement être prolongé de 3 mois supplémentaires auprès du Service de l’Immigration. Le coût de cette formalité est de 2 200 ksh (environ 20 €).

Les personnes souhaitant s’installer (séjour de plus de six mois) ou travailler au Kenya doivent obtenir le permis de résident correspondant (Work-Permit, Dependant Pass, etc .).

Attention :

L’exercice de toute activité, même un travail de contrôle ou de consultance, requiert la détention, en plus du visa d’entrée, d’un special pass, sorte de permis de travail temporaire. Ce special pass est tout particulièrement indiqué pour les travaux de courte durée.

Il s’obtient auprès des services centraux de l’Immigration, Nyayo House 20è étage, Kenyatta Avenue à Nairobi.

Les pièces à fournir sont :

  • Formulaire
  • Passeport
  • 2 photos de type passeport
  • Lettre d’introduction de l’employeur
  • Le cas échéant, autorisation de l’ordre qui régit le secteur d’activité (médecins, dentistes, pharmaciens, ingénieurs, Ministère de l’Information, conseils des ONG, …)

Son coût est de 15 000 Ksh par mois ou partie de mois.

Les autorités kényanes sont très strictes vis-à-vis des étrangers en situation irrégulière (travail bénévole ou rémunéré sans permis de travail, etc.). Les contrôles, y compris dans les filières de sociétés étrangères, sont fréquents.

Réseaux de télécommunications

La connexion à haut débit est très largement disponible au Kenya en 4G/H+ (Nairobi) ou en H+ (principales villes). La connexion 3G est, pour sa part, accessible dans une large part du pays, à l’exception des régions isolées.

L’accès en itinérance bénéficie de la même couverture, mais le coût d’utilisation demeure très onéreux. Dans les villes, la plupart des lieux publics (hôtels, restaurants, aéroports) disposent de bornes Wifi accessibles.

Données économiques

Avec une population de 44 millions d’habitants, le pays dispose en 2014 d’un PIB par habitant de 1338 dollars et d’un PIB de 61 milliards de dollars. Le PIB du pays a crû de 5,6% par an entre 2009 et 2014.

Le Kenya est le 103 ème client de la France et son 54 ème excédent. La France a exporté vers le Kenya 148 millions d’euros de biens en 2014. Le solde commercial de la France avec le pays s’établit à 73 millions d’euros.

Le pays présente des marchés en croissance dans les secteurs suivants : énergie (renouvelables, production électrique), infrastructures (portuaires ; ferroviaires, routières, aériennes voire pétrolières), télécoms, développement urbain, agro-alimentaire (équipements), santé (équipements, produits pharmaceutiques), services financiers (banques, assurances).

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère des Affaires étrangères et du Développement international vous propose de consulter la fiche repères économiques Kenya.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Service Économique de Nairobi
Ambank House 14th floor, University Way, Nairobi
PO Box 30 374 - 00100 Nairobi, Kenya
Tél. : +254 20 22 93 000
Courriel : nairobi@dgtresor.gouv.fr
Site internet : www.tresor.economie.gouv.fr/se/kenya

  • Business France

Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.

Business France - Nairobi
Ambank House
14th Floor, University Way
P.O. Box 30374
00100 Nairobi
KENYA
Tel : +254 20 22 93 211
Courriel : nairobi@businessfrance.fr

Jean-César Lammert (directeur pays Kenya, Ethiopie, Ouganda, Tanzanie)

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Président de section : Jean LEMAZURIER - +254 733 627 290 (société Thales East Africa Ltd)

Annuaire pour le Kenya.

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD), est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence de Nairobi
Agence régionale de Nairobi
BP 45955 - 00100
Nairobi, Kenya
Tél. : +254 20 271 84 52
Fax : +254 20 259 29 08
Email : afdnairobi@afd.fr

  • BAD

Le Kenya est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/.

La page du Kenya est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/countries/east-africa/kenya/.

  • FMI

Sites internet :

Bureau du représentant résident du FMI au Kenya.

Le Kenya et le FMI.

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