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Sécurité

Les conditions de sécurité n’interdisent pas de se rendre comme touriste au Kenya mais uniquement dans les zones jaunes sur la carte. Ainsi, les zones balnéaires de la côte au Nord (Nyali, Kilifi, Watamu et Malindi) et au Sud de Mombasa (Diani Beach, Shimoni) font l’objet de mesures de sécurité renforcées, en particulier dans et à proximité des complexes hôteliers. De même, les principaux parcs naturels (Masai Mara, Tsavo, Amboseli, etc.) sont généralement considérés comme sûrs.

Les risques sécuritaires ne sont toutefois pas à négliger (délinquance et criminalité urbaines, menaces terroristes). Ils appellent, de la part des visiteurs comme des résidents, une attention soutenue et des précautions élémentaires.

Risque terroriste

Il existe une menace terroriste élevée sur l’ensemble du Kenya, en particulier à Nairobi et Mombasa. La participation du Kenya à l’AMISOM (mission de l’Union africaine en Somalie) et la présence de plusieurs milliers de soldats kenyans dans le Sud de la Somalie accentuent encore le risque d’attaques terroristes. La capitale kenyane a ainsi été frappée le 21 septembre 2013 par une attaque de grande ampleur (plus de 70 morts) contre un centre commercial, attribuée au groupe terroriste Al Shabaab. Plusieurs attentats à la bombe ont frappé la capitale du pays au premier semestre 2014, visant majoritairement les quartiers populaires et faisant au total près d’une trentaine de victimes. Plusieurs tentatives d’attentat ont également été déjouées, notamment dans la région de Mombasa.

Le risque terroriste est également très élevé dans les villes placées en zone rouge (formellement déconseillée) le long de la frontière somalienne, comme Mandera et Garissa où les attentats sont fréquents. Le 22 novembre puis le 2 décembre, le mouvement terroriste somalien Al Shabaab a ainsi revendiqué deux attaques contre des civils kenyans (respectivement, les passagers d’un bus et les ouvriers d’une carrière), dans les environs de Mandera, faisant au total 64 victimes. Le 1er décembre, un attentat a visé, à Wajir, un bar fréquenté par des fonctionnaires et des employés d’ONG, faisant un mort et une quinzaine de blessés.Il est recommandé de limiter autant que possible les déplacements dans les lieux publics les plus fréquentés, notamment par les ressortissants étrangers (centres commerciaux, bars, hôtels…), d’éviter les manifestations publiques et, autant que possible, les transports publics (plusieurs bus et stations de bus et de matatus ayant été attaquées à Nairobi et Mombasa récemment).

Ces consignes s’appliquent à l’ensemble du territoire kenyan. Dans les villes, il convient de privilégier les lieux de sortie qui bénéficient d’un dispositif de sécurité visible et dissuasif (vigiles). Si vous deviez vous trouver à proximité du lieu d’un incident (explosion, attaque armée), éloignez-vous rapidement, signalez-vous à vos proches et à l’ambassade.

Zones formellement déconseillées

Le risque d’enlèvement demeure important dans la zone frontalière avec la Somalie.

En raison des opérations militaires dans le sud de la Somalie dans les zones frontalières avec le Kenya, des mouvements de troupes à la frontière, des menaces récurrentes exprimées par le mouvement Al Shabaab contre le Kenya et des risques d’incursion des insurgés islamistes, la région frontalière avec la Somalie est formellement déconseillée, jusqu’à environ 50 à 100 km à l’intérieur du territoire kenyan, zone incluant les localités de Mandera, Buite, El Wak, Dif, Liboi, Dadaab, Garissa (toute cette zone est placée en zone rouge, y compris la ville de Garissa, comme la route menant de cette localité à Dadaab) et la partie continentale du comté de Lamu.

Aujourd’hui, toute personne se rendant à la frontière Nord et dans l’Est du Kenya, en Somalie et à sa périphérie, ou naviguant à proximité de cette zone, s’expose à un risque d’enlèvement très élevé. Il est donc instamment demandé de ne pas séjourner à proximité de la frontière Kenya-Somalie ni dans les camps de réfugiés, tel celui de Dadaab, en raison du risque très élevé d’enlèvement. De plus, les axes routiers sont exposés aux risques d’attentats à l’explosif ou d’attaque par des bandes criminelles.

Zones déconseillées sauf raison impérative

A Nairobi, les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative dans les quartiers et la banlieue Nord-Est de la ville (Eastleigh, Pangani, Mathare, Pumwani, etc.), ces zones ayant été le théâtre de plusieurs attentats au cours des derniers mois.
Depuis le mois de mars 2014, la côte sud du Kenya a été marquée par une recrudescence des attaques terroristes et des signaux d’une élévation globale de la menace :

  • découverte d’une voiture piégée à Mombasa le 18 mars 2014 ;
  • attaque meurtrière du 23 mars 2014 contre une église à Likoni (sud de Mombasa) ;
  • assassinat de plusieurs prédicateurs islamistes ;
  • double attentat le 3 mai contre une station de bus de Mombasa et un hôtel à Nyali (nord de Mombasa) ;
  • assassinat de deux touristes occidentales les 6 et 24 juillet 2014 à Mombasa ;
  • attaque d’une caserne à Nyali et d’un camp de la police à Malindi le 1er novembre ;
  • manifestations violentes à Mombasa de la part de jeunes radicaux.

Depuis la mi-juin, la partie continentale du comté de Lamu a en outre été le théâtre d’attaques meurtrières contre plusieurs localités. Ces attaques ont fait une centaine de morts. En dépit des efforts des services kenyans de sécurité, il ne semble pas que la menace ait été réduite ou neutralisée. En outre, la distribution, sur l’île de Lamu, de tracts justifiant ces attaques a conduit les autorités policières à décréter un couvre-feu, de 18h30 à 6h30, dans l’ensemble du comté de Lamu.

Il est donc déconseillé sauf raison impérative de se rendre dans la ville de Mombasa ainsi que dans l’archipel de Lamu (îles de Lamu, Paté et Manda).
Enfin, compte tenu de l’insécurité récurrente (notamment d’origine criminelle), il est déconseillé de se rendre au nord de la ligne Kitale / Isiolo / Garissa, sauf raison impérative et sous réserve d’être accompagné d’une escorte policière, à l’exception des parcs nationaux de Saba et Samburu, qui restent fréquentables.

Les tensions intercommunautaires, sur fond de sécheresse et de compétition pour l’accès à l’eau et aux pâturages, donnent régulièrement lieu à des conflits, localisés mais violents (plusieurs dizaines de victimes ont été signalées depuis le mois d’août 2014). Le 3 novembre, 24 policiers ont ainsi été tués, dans une embuscade tendue par des voleurs de bétail, dans le comté de Baringo. Les régions frontalières du Soudan et de l’Éthiopie, sont également déconseillées : elles sont périodiquement soumises aux raids de bandes armées et ne possèdent pas d’infrastructures destinées à l’accueil de voyageurs.

Délinquance

La criminalité au Kenya demeure l’une des plus élevées d’Afrique : les vols à la tire -assortis de violence en cas de résistance-, agressions en voiture (« car jacking ») et cambriolages sont fréquents. La vigilance est donc de mise, notamment dans les centres urbains (Nairobi, Kisumu, Mombasa) ainsi que sur l’ensemble de la côte et des régions touristiques. Les zones résidentielles d’apparence tranquille n’échappent pas à ce phénomène.

Les recommandations de sécurité à observer sont les suivantes. Dans les villes :

  • toujours rester attentif, en particulier dans la foule où les pickpockets sont nombreux ;
  • éviter les quartiers isolés ou réputés dangereux (Eastleigh à Nairobi notamment) ;
  • proscrire le port de bijoux et le transport d’objets de valeur (les laisser si possible dans un coffre à l’hôtel) ;
  • ne pas transporter de grosses sommes d’argent ou de cartes de crédit (prévoir le strict minimum) ;
  • à partir du coucher du soleil, éviter tout déplacement à pied (privilégier le taxi ou la voiture) notamment dans les parcs publics (Uhuru park à Nairobi est dangereux) ;
  • en taxi ou en voiture, toujours circuler vitres fermées et portières verrouillées.

En cas d’agression, n’opposez aucune résistance. Les déplacements de nuit entre les villes sont particulièrement déconseillés.

Il est recommandé d’être particulièrement vigilant lors de transports en bus, notamment en bus intra-urbain (Matatu) ; plusieurs cas d’agression, voire de détournement, ont été signalés au cours des derniers mois.

Dans le reste du pays : La question foncière et l’accès à l’eau sont à l’origine de conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs dans plusieurs régions du Kenya (vallée du Rift). Ces conflits sont arbitrés par les autorités locales, tant étatiques que traditionnelles, mais peuvent dégénérer sporadiquement en violences. Les adeptes des voyages organisés peuvent donc s’en remettre à leurs "tours opérateurs" et à leurs chauffeurs kenyans.

Quant à ceux qui voyagent individuellement, il leur est recommandé de recueillir un minimum d’informations préalables.

Il convient également d’observer les recommandations suivantes :

  • consulter les agences de voyage locales et les spécialistes du tourisme pour l’organisation d’un séjour, afin d’éviter les lieux et les itinéraires déconseillés ;
  • dans les réserves et parcs naturels, il est impératif de se conformer aux réglementations et recommandations des gardes. Il est notamment interdit de circuler à pied hors des aires prévues à cet effet et de se déplacer la nuit dans les parcs ;
  • sur la côte, où la population musulmane est majoritaire, adopter une tenue vestimentaire décente ;
  • la nuit, éviter la fréquentation des plages.
Risques encourus pour délit sexuel

La législation kenyane prévoit de lourdes sanctions à l’encontre des auteurs de viols, d’attentats à la pudeur, d’actes de débauche et de dépravation. Les peines sont aggravées si la victime est mineure.

Les auteurs d’actes de pédophilie sont condamnés à une peine d’emprisonnement minimale de dix ans.

En tout état de cause, et conformément à l’article 113-6 du code pénal, la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un Français hors du territoire de la République. Les ressortissants français coupables d’une infraction sexuelle commise au Kenya peuvent aussi être poursuivis en France en application de la loi 98-468 du 17 juin 1998 pour des faits constitutifs de délits à caractère sexuel y compris si ceux-ci ne sont pas réprimés par la législation locale (articles 227-22 et suivants du code pénal).

La France n’ayant pas signé de convention de transfèrement de prisonniers avec le Kenya, toute peine d’emprisonnement, si lourde soit-elle, doit en principe être purgée au Kenya.

Il existe par ailleurs un risque non négligeable d’escroquerie au viol, la/le partenaire, suite à une relation consentante, accusant les ressortissants étrangers de passage de viol afin de leur soutirer de fortes sommes d’argent (les auteurs de viol encourant une peine allant de dix ans à la prison à vie).

Piraterie

(voir aussi fiche thématique « Piraterie maritime »)

Les bateaux de commerce et de plaisance continuent de faire l’objet de menaces importantes au large des côtes somaliennes et dans tout le bassin somalien. Ce phénomène s’est étendu également au large des côtes kenyanes. Sont particulièrement touchés le Golfe d’Aden, malgré la présence d’une importante force internationale, et toute une zone de l’océan Indien s’étendant du canal du Mozambique et des Seychelles, au sud, à Oman au nord et aux Maldives à l’est. Les pirates utilisent des navires hauturiers (boutres, caboteurs), pour déployer au large des embarcations rapides et fortement armées (« skiffs »). Les cibles sont diversifiées (cargos, bateaux de pêche, etc.), mais le risque est plus élevé pour les bateaux de plaisance, qui sont généralement plus lents et bas sur l’eau et constituent par conséquent des proies faciles.

Il convient en conséquence d’éviter impérativement cette zone et de privilégier jusqu’à nouvel ordre le transport des navires par cargo pour traverser la zone s’étendant jusqu’au méridien 72E et au parallèle 15S.

En cas de présence dans la zone, il est demandé de se signaler impérativement au MSCHOA (The Maritime Security Centre - Horn of Africa, contrôle naval volontaire mis en place dans le cadre de l’Opération ATALANTE) et à la cellule de permanence de l’autorité française sur cette zone maritime (Alindien : +971 265 74 122).


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