Sécurité
AVERTISSEMENT : Les indications ci-dessous ne tiennent pas compte des informations récentes citées en rubrique "dernière minute", auxquelles il convient naturellement de se conformer.
Les voyages en Iran sont déconseillés compte tenu des tensions résultant du contexte des sanctions internationales appliquées au pays. Pour les touristes individuels, il est conseillé de se signaler à l’ambassade à son arrivée.
Il est rappelé aux voyageurs qui souhaitent se rendre en Afghanistan, au Pakistan ou en Irak depuis l’Iran que les déplacements dans ces pays sont formellement déconseillés dans tous les cas (voir les Conseils aux voyageurs pour les pays concernés). Le risque de sécurité, et notamment le risque d’enlèvement, y est très important. Les informations diffusées sur les réseaux sociaux ou par le bouche à oreille par d’autres voyageurs, faisant état de déplacements sans encombres ou de l’hospitalité des populations locales, ne sont ni fiables, ni représentatives de la réalité des risques.
Il est recommandé aux Français résidant en Iran de faire preuve de la plus grande vigilance et d’une discrétion maximale dans leurs comportements et leurs déplacements.
Les services de sécurité sont très suspicieux à l’égard des contacts avec la population, notamment avec les milieux universitaires et étudiants, qu’ils observent avec attention. Dans le contexte actuel, toute prise de photographie est à proscrire. Il convient de rester à l’écart de tout rassemblement et d’éviter tout comportement pouvant donner motif à interpellation.
La situation politique intérieure de l’Iran, marquée par la contestation post-électorale de l’été 2009 et les violentes actions de répression conduites en décembre 2009 et février 2010, demeure extrêmement tendue, comme l’ont encore illustré les manifestations survenues les 14 et 20 février 2011 et les très nombreuses interpellations consécutives à ces mouvements. Arrestations et interrogatoires continuent de se produire en grand nombre et n’épargnent pas les ressortissants de pays occidentaux. A cette situation s’ajoute, depuis le printemps 2010, un nouveau raidissement du pouvoir iranien en matière de contrôle des mœurs.
Il est recommandé de limiter le tourisme individuel aux circuits traditionnels de destination touristique et d’éviter, outre le Sistan-Balouchistan - où il est interdit aux étrangers de résider, de travailler et de voyager - les zones frontalières avec le Pakistan, l’Afghanistan et l’Irak.
Les voyageurs peuvent être soumis à des mesures allant jusqu’à l’emprisonnement, pour des motifs divers : prise de photographies interdites (mais l’interdiction n’est pas toujours connue ou explicite), parcours dans des zones interdites ou militaires (les interdits ne sont pas nécessairement clairement édictés, ni connus, ni signalés et les chemins peuvent ne pas être répertoriés sur les cartes routières).
Certaines régions, notamment les provinces frontalières mais aussi la province de Semnan, font l’objet d’un contrôle particulièrement rigoureux des étrangers. Il est vivement recommandé de ne pas s’y attarder, de s’en tenir aux itinéraires balisés et de séjourner exclusivement dans des hôtels. D’une façon générale, tout itinéraire en dehors des routes et toute initiative de ’’camping sauvage’’ sont à proscrire en Iran, du fait de l’existence de très nombreuses zones interdites qui ne sont pas nécessairement signalisées.
Il convient de garder à l’esprit le climat général des relations internationales et les incidents ayant impliqué des ressortissants français, qui font de l’Iran un pays où les déplacements ne sont pas sans risque. Il importe donc, avant d’entreprendre un déplacement en Iran, de se tenir informé des dernières évolutions des relations entre l’Iran et la communauté internationale.
Il est recommandé :
d’éviter les attroupements,
de s’abstenir de prendre des photographies hors des sites d’intérêt culturel,
de respecter les codes d’habillement et de conduite du pays (voir rubrique "Compléments").
Il est interdit de photographier ou de filmer les bâtiments officiels sans autorisation. Toute infraction peut entraîner des sanctions allant du retrait du passeport à des condamnations à plusieurs années de prison. Ne pas prendre de vues d’attroupements, de personnes en uniforme, d’antennes et autres dispositifs de communication, ou d’incidents marquants.
Un ressortissant français a été condamné à 18 mois d’emprisonnement en novembre 2005 pour allégation de franchissement illégal de la frontière maritime. Il en a effectué 15 avant d’être libéré.
Un autre ressortissant s’est vu confisquer son passeport par les autorités iraniennes alors qu’il était au Sistan-Balouchistan, ce qui l’empêchait de fait de quitter l’Iran. Son passeport ne lui a été rendu que deux mois plus tard.
Les difficultés récemment rencontrées en Iran par plusieurs double-nationaux, et l’exécution le 29 janvier 2011 d’une ressortissante néerlandaise, à laquelle tout accès consulaire a été refusé, amènent à rappeler aux ressortissants français ayant également la nationalité iranienne que l’assistance des autorités françaises à leur égard est limitée par le refus des autorités iraniennes de considérer la (les) autres(s) nationalité(s) de leurs ressortissants.
Le pays est dans une région de forte activité sismique. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consultez la fiche "Risques naturels.
Si un tremblement de terre se produisait lors d’un séjour touristique, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec l’Ambassade de France.







