Dernière Minute
Un cas d’infection respiratoire aiguë lié au nouveau coronavirus (NCoV) a été signalé en France le 7 mai 2013 aux autorités sanitaires. Le patient concerné a contracté le virus lors d’un voyage à l’étranger.
Les zones géographiques identifiées à risque ou potentiellement à risque incluent, à présent, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, Bahreïn, l’Iraq, l’Iran, Israël, le Koweït, le Liban, Oman, les Territoires palestiniens, la Syrie et le Yémen.
Des investigations sont toujours en cours par les autorités sanitaires locales en lien avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). A ce stade, l’OMS considère le risque de transmission interhumaine comme limité. Une surveillance particulière a été mise en place en France.
A ce jour, aucune mesure de restriction des voyages en direction ou en provenance de ces pays en raison du coronavirus n’est justifiée (voir rubrique santé).
Il est recommandé aux Français de faire preuve de vigilance et de la plus grande discrétion à l’approche des élections présidentielles et locales prévues le 14 juin. il convient en particulier de rester à l’écart de toute manifestation ou mouvement de foule, qu’il s’agisse d’un rassemblement autorisé ou non, et de s’abstenir de prendre des photogrpahies de l’espace public (rues, bâtiments publics et façades).
Dans la perspective des élections, les autorités iraniennes réduisent considérablement la délivrance des visas.
Aucun visa ne devrait être délivré entre le 21 mai et le début du mois de juillet. Les visas d’arrivée, délivrés dans les aéroports iraniens, sont actuellement suspendus. les ressortissants étrangers ne disposant pas d’un permis de séjour ou d’un visa de long séjour sont progressivement invités à quitter le pays.
Par ailleurs, les communications téléphoniques internationales sont réduites, dans certains cas il est devenu impossible depuis mars de téléphoner à l’étranger. Il est en général possible d’être appelé depuis l’étranger, là aussi avec des estrictions occasionnelles.
L’accès à internet, en dehors des sites iraniens, est devenu impossible.
Sécurité
AVERTISSEMENT : Les indications ci-dessous ne tiennent pas compte des informations récentes citées en rubrique "dernière minute", auxquelles il convient naturellement de se conformer.
Les voyages en Iran sont déconseillés compte tenu des tensions résultant du contexte des sanctions internationales appliquées au pays. Pour les touristes individuels, il est conseillé de se signaler à l’ambassade à son arrivée.
Il est rappelé aux voyageurs qui souhaitent se rendre en Afghanistan, au Pakistan ou en Irak depuis l’Iran que les déplacements dans ces pays sont formellement déconseillés dans tous les cas (voir les Conseils aux voyageurs pour les pays concernés). Le risque de sécurité, et notamment le risque d’enlèvement, y est très important. Les informations diffusées sur les réseaux sociaux ou par le bouche à oreille par d’autres voyageurs, faisant état de déplacements sans encombres ou de l’hospitalité des populations locales, ne sont ni fiables, ni représentatives de la réalité des risques.
Il est recommandé aux Français résidant en Iran de faire preuve de la plus grande vigilance et d’une discrétion maximale dans leurs comportements et leurs déplacements.
Les services de sécurité sont très suspicieux à l’égard des contacts avec la population, notamment avec les milieux universitaires et étudiants, qu’ils observent avec attention. Dans le contexte actuel, toute prise de photographie est à proscrire. Il convient de rester à l’écart de tout rassemblement et d’éviter tout comportement pouvant donner motif à interpellation.
La situation politique intérieure de l’Iran, marquée par la contestation post-électorale de l’été 2009 et les violentes actions de répression conduites en décembre 2009 et février 2010, demeure extrêmement tendue, comme l’ont encore illustré les manifestations survenues les 14 et 20 février 2011 et les très nombreuses interpellations consécutives à ces mouvements. Arrestations et interrogatoires continuent de se produire en grand nombre et n’épargnent pas les ressortissants de pays occidentaux. A cette situation s’ajoute, depuis le printemps 2010, un nouveau raidissement du pouvoir iranien en matière de contrôle des mœurs.
Il est recommandé de limiter le tourisme individuel aux circuits traditionnels de destination touristique et d’éviter, outre le Sistan-Balouchistan - où il est interdit aux étrangers de résider, de travailler et de voyager - les zones frontalières avec le Pakistan, l’Afghanistan et l’Irak.
Les voyageurs peuvent être soumis à des mesures allant jusqu’à l’emprisonnement, pour des motifs divers : prise de photographies interdites (mais l’interdiction n’est pas toujours connue ou explicite), parcours dans des zones interdites ou militaires (les interdits ne sont pas nécessairement clairement édictés, ni connus, ni signalés et les chemins peuvent ne pas être répertoriés sur les cartes routières).
Certaines régions, notamment les provinces frontalières mais aussi la province de Semnan, font l’objet d’un contrôle particulièrement rigoureux des étrangers. Il est vivement recommandé de ne pas s’y attarder, de s’en tenir aux itinéraires balisés et de séjourner exclusivement dans des hôtels. D’une façon générale, tout itinéraire en dehors des routes et toute initiative de ’’camping sauvage’’ sont à proscrire en Iran, du fait de l’existence de très nombreuses zones interdites qui ne sont pas nécessairement signalisées.
Il convient de garder à l’esprit le climat général des relations internationales et les incidents ayant impliqué des ressortissants français, qui font de l’Iran un pays où les déplacements ne sont pas sans risque. Il importe donc, avant d’entreprendre un déplacement en Iran, de se tenir informé des dernières évolutions des relations entre l’Iran et la communauté internationale.
Il est recommandé :
d’éviter les attroupements,
de s’abstenir de prendre des photographies hors des sites d’intérêt culturel,
de respecter les codes d’habillement et de conduite du pays (voir rubrique "Compléments").
Il est interdit de photographier ou de filmer les bâtiments officiels sans autorisation. Toute infraction peut entraîner des sanctions allant du retrait du passeport à des condamnations à plusieurs années de prison. Ne pas prendre de vues d’attroupements, de personnes en uniforme, d’antennes et autres dispositifs de communication, ou d’incidents marquants.
Un ressortissant français a été condamné à 18 mois d’emprisonnement en novembre 2005 pour allégation de franchissement illégal de la frontière maritime. Il en a effectué 15 avant d’être libéré.
Un autre ressortissant s’est vu confisquer son passeport par les autorités iraniennes alors qu’il était au Sistan-Balouchistan, ce qui l’empêchait de fait de quitter l’Iran. Son passeport ne lui a été rendu que deux mois plus tard.
Les difficultés récemment rencontrées en Iran par plusieurs double-nationaux, et l’exécution le 29 janvier 2011 d’une ressortissante irano-néerlandaise, à laquelle tout accès consulaire a été refusé, amènent à rappeler aux ressortissants français ayant également la nationalité iranienne que l’assistance des autorités françaises à leur égard est limitée par le refus des autorités iraniennes de considérer la (les) autres(s) nationalité(s) de leurs ressortissants.
Le pays est dans une région de forte activité sismique. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consultez la fiche "Risques naturels.
Si un tremblement de terre se produisait lors d’un séjour touristique, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec l’Ambassade de France.
![IRAN-FCV-15-09-2011[web] IRAN-FCV-15-09-2011[web]](http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/jpg/IRAN-FCV-15-09-2011_web_.jpg)
Transports
Si l’état général des routes est bon (se méfier néanmoins des déformations et dégradations de chaussée non signalées), la circulation est dangereuse en raison des comportements peu disciplinés des conducteurs, des motocyclistes et des piétons, du mauvais entretien et de la surcharge fréquente des véhicules, de la signalisation incertaine et de la faiblesse des secours d’urgence. Aussi convient-il de conduire avec prudence et d’éviter, autant que possible, de rouler la nuit hors des villes. Les locations de véhicule avec chauffeur étant bon marché, il est recommandé de recourir à cette formule (en vérifiant au préalable l’état du véhicule et, notamment, de ses pneumatiques).
L’état des routes est satisfaisant ; en revanche la signalisation est souvent insuffisante et les cartes routières contiennent parfois de sérieuses erreurs ou approximations ; l’on ne peut en particulier se fier aux indications concernant les routes non asphaltées. Le réseau autoroutier est assez développé à partir de Téhéran. Il est important de respecter la vitesse autorisée car de nombreux contrôles de vitesse sont opérés sur les autoroutes.
L’approvisionnement en carburant, très bon marché, est régulier. Le diesel, réservé aux camions, n’est pas en vente pour les voitures particulières en ville.
En cas d’accident, attendre l’arrivée de la police pour dresser un constat. A Téhéran, il est préférable d’appeler l’ambassade de France. Une assurance au tiers est indispensable.
Réseau incomplet. Les trains sont lents, mais bon marché, et d’un confort acceptable sur certaines destinations : Téhéran-Machhad, Téhéran-Bandar-Abbas, Téhéran-Tabriz, notamment.
Les transports aériens fonctionnent bien et desservent toutes les villes significatives de province. La flotte d’aéronefs est vieillissante mais sa maintenance est satisfaisante. Il est prudent de réserver ses billets à l’avance, étant donné la forte affluence sur ces vols.
Entrée / Séjour
Entamer les formalités d’obtention du visa plusieurs semaines à l’avance auprès de l’Ambassade d’Iran à Paris et se souvenir que le visa peut n’être obtenu qu’au dernier moment.
Les services consulaires iraniens à l’étranger ont mis en place un système de prise d’empreintes digitales pour tous les ressortissants français qui sollicitent un visa pour l’Iran. Cette nouvelle procédure nécessite la présence effective des ressortissants français lors du dépôt de leur demande de visa.
La durée de validité des visas de tourisme ou d’affaires ne dépasse pas un mois. Il est recommandé de vérifier la durée accordée au moment de la délivrance, car elle est souvent inférieure à la durée demandée ; ne pas confondre à cette occasion la date-limite à laquelle le visa autorise à entrer en Iran et la durée de séjour autorisée en Iran.
Se souvenir que si le temps de séjour autorisé est dépassé, la police aux frontières empêche le contrevenant de quitter le territoire iranien. Il faut alors aller se présenter devant un tribunal spécial et payer une amende forfaitaire de 300 000 rials (soit environ 30 euros) pour chaque jour postérieur à la date d’expiration du visa iranien.
Bien conserver aussi dans son passeport la fiche d’entrée remplie au moment du franchissement de la frontière, car elle est demandée au moment de la sortie du territoire.
Les autorités iraniennes ont annoncé que les ressortissants de certains pays, dont la France, pouvaient obtenir un visa à leur arrivée dans certains des aéroports du pays. Cette disposition concerne des visas de court séjour (7 jours). Il est néanmoins préférable de demander son visa au préalable à l’ambassade d’Iran.
Il est interdit d’importer de l’alcool. Il est interdit d’exporter sans autorisation des antiquités ou des tapis anciens. Pour tous les achats de valeur, demander une facture, permettant au retour en France de justifier, si nécessaire, le coût de l’objet auprès des douanes françaises.
Pour toute information complémentaire, prendre l’attache de l’Ambassade d’Iran à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Santé
Sous réserve des indications données ci-après, l’état sanitaire du pays est satisfaisant.
Le corps médical est de bonne qualité.
L’attention des voyageurs est toutefois appelée sur les pénuries de médicaments, liées aux difficultés d’approvisionnement des hôpitaux et des pharmacies en produits importés. Par ailleurs, des cas de contrefaçon de médicaments ont été signalés (notamment de contraceptifs).
Plusieurs cas d’infection virale à Coronavirus ont été constatés ces derniers mois dans les pays de la Péninsule arabique ou dans les pays limitrophes. A ce jour, l’Organisation mondiale de la santé recense une trentaine de cas depuis septembre 2012, dont 19 sont décédés. La source de transmission de ce nouveau Coronavirus est toujours à l’étude.
Les coronavirus sont une vaste famille de virus susceptibles de provoquer un large éventail de maladies chez l’homme, qui vont du rhume banal jusqu’à une atteinte respiratoire sévère. La présentation la plus fréquente associe de la fièvre et une infection pulmonaire.
Les mesures d’hygiène classiques sont recommandées pour limiter les risques de transmission de ce virus, en particulier le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique.
Eviter tout contact avec les animaux.
Sur place, en cas de forte fièvre et de difficultés respiratoires, il convient de consulter un médecin sans délai.
En cas de fièvre ou de symptômes respiratoires dans les jours qui suivent le retour en France, il convient de consulter un médecin ou d’appeler le centre 15 (téléphone: 15) en signalant ce voyage.
Pour toute information complémentaire, consulter le site internet du ministère français de la santé. http://www.sante.gouv.fr/premier-cas-confirme-de-coronavirus-en-france,13048.html
La Direction Générale de la Santé recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages ni sur les marchés aux volatiles.
Le virus se transmet par voie aérienne (voie respiratoire) soit par contact direct, notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées (par l’intermédiaire de la nourriture, de l’eau, du matériel et des mains ou vêtements souillés). Les espaces confinés favorisent la transmission du virus.
Le choléra donne lieu à des poussées estivales. Elles touchent plus particulièrement les régions de Téhéran, Qom, Ispahan et du Sistan-Balouchistan.
En cas de problème sérieux, contacter l’Ambassade de France qui alertera le médecin ou l’établissement hospitalier approprié. La police transporte parfois les blessés pour les premiers soins.
Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter les sites suivants :
Compléments
Les cartes bancaires occidentales et les chèques de voyages ne sont pas acceptés ni utilisables en Iran. Il est impératif de se munir de liquidités en devises pour la durée du séjour, en dollars (coupures récentes) ou en euros.
Les femmes, y compris les étrangères, doivent se couvrir la tête d’une pièce de tissu (foulard, tchador…), et porter des vêtements longs et amples, de couleurs et de dessins discrets : ceci dans tous les espaces publics. Les jambes ne peuvent être nues.
Les hommes doivent porter des pantalons longs.
Les hôtels vérifient que les couples sont mariés. Il n’est pas d’usage de se livrer en public à des démonstrations d’affection appuyées. Eviter de tendre la main à une personne de sexe opposé.
Il n’est pas possible, pour les femmes, de pénétrer dans les lieux de culte islamiques sans être recouvertes du "voile islamique", de couleur noire, couvrant cheveux et corps jusqu’aux chevilles. Pour les hommes, il convient d’avoir un pantalon long, une chemise à manches longues, et mieux vaut éviter de porter la cravate, des couleurs trop vives, des imprimés voyants. Certains lieux de culte sont interdits aux non-musulmans, parfois de façon permanente (le cas est rare), parfois aux heures de prière.
Les femmes ne peuvent, en principe, pénétrer dans les écoles coraniques .
L’alcool et les stupéfiants sont totalement prohibés. La détention de drogues peut amener à des peines de prison, voire à la peine capitale dans les cas les plus graves. L’état de dépendance est également considéré comme un crime.
En tout état de cause, il convient de refuser les produits interdits qui peuvent être proposés.
Changes, monnaie
Important : les cartes bancaires et les travellers chèques ne sont pas utilisables dans le pays. Il est impératif de se munir de liquidités en devises pour la durée du séjour, en dollars (coupures récentes) ou en euros (commission de change légèrement plus élévée), qui sont aisément changées dans les banques.
Le change "informel" dans la rue ou ailleurs, n’est guère plus intéressant et peut donner lieu à des escroqueries.
L’Iran bénéficie sur la plus grande partie de son territoire d’un climat très ensoleillé. Les différentes chaînes de montagnes et de grandes zones de hauts-plateaux sont couvertes de neige tout ou partie de l’hiver. La zone du Golfe persique est très chaude et très humide l’été. Les bords de la mer Caspienne sont pluvieux, dans une atmosphère semi-tropicale en été, assez froide en hiver.
Avertissement
Le Ministère des Affaires étrangères ne peut, au aucun cas, être tenu responsable d’incidents qui pourraient survenir pendant un voyage. Les informations contenues dans les pages du site internet sont susceptibles de modification et sont données à titre indicatif. En outre, il est rappelé qu’aucune région du monde ni aucun pays ne peuvent être considérés comme étant à l’abri du risque terroriste.
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