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Dernière mise à jour le : 25 janvier 2016 - Information toujours valide le : 6 février 2016

Dernière minute

Risque d’enlèvements

Le risque d’enlèvements d’étrangers étant avéré, il est fortement recommandé aux ressortissants français de prendre toutes les mesures de prudence et de sécurité nécessaires lors de tout déplacement à travers le pays.

Barrage de Mossoul

Les autorités irakiennes ont commencé à prendre des mesures afin de pouvoir consolider la structure du barrage. Des études font état de risques de rupture du barrage sans pouvoir apporter de précisions sur cette éventualité en termes d’échéance. Une rupture de cet ouvrage pourrait causer d’importantes inondations et destructions à l’aval du barrage entre Mossoul et Bagdad.

Les Français voyageant en Irak sont appelés à se tenir informés et à signaler leur présence à l’ambassade de France, soit en s’enregistrant au registre des Français établis hors de France pour les Français résidents, soit en se signalant sur l’application Ariane pour les Français de passage.

Sécurité

Les voyages touristiques sont à proscrire totalement sur l’ensemble du territoire.

La menace d’enlèvement ou d’attentat individuel est particulièrement élevée à l’encontre des étrangers.

Les principaux lieux de pèlerinage (Nadjaf, Kerbala, Samarra, Kadhimiya) présentent des risques majeurs. Des attentats très meurtriers y sont régulièrement commis depuis 2003.

Les déplacements vers l’Irak ne sont en tout état de cause à envisager que par la voie aérienne. Tous les voyages par la route depuis la Turquie, l’Iran, la Jordanie, la Syrie, le Koweït, l’Arabie saoudite et à l’intérieur du pays, sont à proscrire absolument.

Les personnes qui décideraient d’effectuer, sous leur responsabilité, un déplacement en Irak doivent systématiquement se faire connaître de l’Ambassade à Bagdad ou du Consulat général à Erbil avant leur arrivée, se signaler à leur arrivée et à leur départ, et respecter strictement les consignes de sécurité contenues dans la présente fiche.

A Bagdad

La permanence d’actions violentes dans la capitale impose de ne s’y déplacer qu’à bord de véhicules blindés et sous la protection d’une escorte, dans des dispositifs dont la discrétion et la furtivité doivent par ailleurs être privilégiés. Il est recommandé d’étudier attentivement les dispositifs de protection proposés par les sociétés spécialisées.

Certains axes de Bagdad demeurent sujets à des explosions aléatoires de bombes d’accotement (IED ou Improvised Explosive Devices). La zone dite « internationale » (ex-Zone verte), siège de diverses institutions gouvernementales ainsi que de certaines représentations diplomatiques, continue d’être parfois touchée par des tirs de mortiers. Des menaces proférées par des groupes terroristes portent régulièrement sur la zone verte, comme sur le reste de la ville.

La route reliant la capitale à l’aéroport international de Bagdad (BIAP), pourtant plus sécurisée et aménagée que celles de la capitale, présente toujours des risques qui imposent de ne l’emprunter, de la même manière, qu’à bord de véhicules blindés et sous la protection d’une escorte.

Ces précautions conduisent à proscrire absolument l’usage des taxis, à la fois parce que les déplacements ne doivent se faire qu’avec des personnes identifiées présentant des garanties certaines et parce que les voitures ordinaires ne prémunissent pas contre les effets d’explosions.

Hormis quelques établissements sécurisés, les hôtels et restaurants demeurent la cible possible d’attaques, d’attentats ou d’enlèvements.
L’ambassade de France et le Centre français des affaires à Bagdad sont en mesure de communiquer aux professionnels qui souhaitent se rendre à Bagdad les coordonnées d’hôtels et de sociétés privées de protection et de sécurité. Les conséquences du choix d’un prestataire plutôt qu’un autre n’engagent pas leur responsabilité. Le centre français des affaires offre lui-même des hébergements sécurisés. Ses coordonnées sont les suivantes : cg@adit.fr Tél. : +964 770 674 04 00 (depuis l’étranger) et 0770 674 04 00 (depuis l’Irak).

L’ambassade de France est située sur la rive gauche du Tigre, entre les rues Abou Nawas et Saadoun, près de la place Firdous. La résidence de France est située dans le quartier de Masbah.

En dehors de la capitale

La situation est dangereuse dans l’ensemble du pays. Les déplacements par la route sont formellement déconseillés.

Seules des raisons impératives, d’ordre professionnel ou personnel, doivent amener les voyageurs français à se rendre dans les gouvernorats de Bassora, Maissan, Al-Mouthanna et Dhi-Qâr, dans le sud du pays.

Dans les trois provinces du Kurdistan

La tension sécuritaire décroit ponctuellement dans le nord de l’Irak et les combats qui se déroulaient aux limites immédiates des trois gouvernorats de Dohouk, Erbil et Soulaymanieh se sont éloignés. Il n’en demeure pas moins qu’il ne faut se rendre au Kurdistan d’Irak que pour des raisons impératives d’ordre professionnel ou personnel.

Les ressortissants français qui seraient présents dans cette région sont invités à signaler leur présence au Consulat général de France à Erbil (france.erbil-fslt@diplomatie.gouv.fr).

La sécurité est satisfaisante dans les grandes villes des trois gouvernorats (Erbil, Soulaymanieh, et Dohouk), ainsi que dans les districts de Scheikhan et d’Akre, et sur les grands axes reliant les grandes villes entre elles. Toutefois, des risques d’attentats individuels ne sont pas à exclure, notamment les attaques d’opportunité.

Les déplacements par la route à l’intérieur des trois gouvernorats qui constituent la Région du Kurdistan d’Irak doivent se faire accompagnés de personnes de confiance connaissant bien les itinéraires. Il convient surtout de ne pas s’approcher de la ligne de front avec l’organisation dite de l’Etat islamique (Daech). Cette ligne, qui est une zone de guerre, peut parfois être mal matérialisée. Outre la possibilité d’être victime d’un échange de tirs ou d’une chute d’obus, les risques d’enlèvement à proximité de la ligne de front sont particulièrement élevés.

Avant l’arrivée en Irak, il est avisé de se signaler à l’ambassade

En remplissant la fiche « Français de passage » à partir du site Internet de l’ambassade (rubrique : « Présence française », section consulaire, Espace « Français de passage ») et en la retournant à l’adresse admin-francais.bagdad-amba@diplomatie.gouv.fr.

Dès l’arrivée en Irak, il est impératif de respecter les consignes suivantes :
  • signaler sa présence dès son arrivée en Irak auprès des services consulaires de l’ambassade de France à Bagdad ou du consulat général de France à Erbil, ainsi que tout déplacement à l’extérieur de la capitale. En cas d’incident ou d’accident, notre représentation peut être jointe à tout moment, 24 heures sur 24, aux numéros suivants : +9647901912365 ou, en cas d’urgence, +9647722269193.
  • proscrire tout déplacement la nuit.
  • éviter absolument de fréquenter les lieux publics connus pour accueillir des représentants des forces de sécurité irakiennes (policiers, militaires, gardes nationaux) ou de la force multinationale, ou des étrangers en général. Eviter en particulier les hôtels, quelle que soit leur catégorie, les commissariats de police, lieux de culte (églises, mosquées), les restaurants réputés recevoir une clientèle étrangère, tous endroits susceptibles d’être visés par des attentats ou des attaques.
  • demeurer prudent à l’approche des barrages et points de contrôle, en roulant au pas et en observant strictement les consignes des forces de sécurité.
  • bien prendre en considération qu’aucun axe routier n’est sûr. Outre les attentats, les actes de brigandage, les attaques à main armée et les enlèvements demeurent des réalités quotidiennes.
  • avoir conscience que certaines zones ayant fait l’objet d’opérations militaires peuvent présenter un risque en raison de la présence éventuelle d’engins non explosés. Plusieurs accidents mortels ont été signalés.
  • rester très prudent et discret lors de l’utilisation d’appareils photographiques.
  • ne rien recueillir sur les sites archéologiques et s’abstenir impérativement d’acquérir toute pièce pouvant provenir du patrimoine national. Le trafic et l’exportation de ces richesses sont sévèrement réprimés (peines de prison).

Le téléphone filaire local étant inutilisable dans la plus grande partie du pays, il convient de se munir de téléphones portables personnels (de type satellitaire "Thuraya" ou de type GSM, trois réseaux GSM différents étant activés dans le pays).

Entrée / Séjour

Se conformer aux formalités de demande de visas avant le départ :

Le visa d’entrée est obligatoire pour les ressortissants français. Avant de se rendre en Irak, tout étranger doit impérativement obtenir un visa sollicité auprès d’une représentation diplomatique ou consulaire de ce pays. Toute personne démunie d’un visa est sujette à un refoulement immédiat, quel que soit le poste frontière (frontière aérienne ou terrestre). Les hommes d’affaires sont soumis à des conditions particulières pour l’instruction de leur demande de visa (se rapprocher à ce sujet des autorités diplomatiques ou consulaires, qui exigent en principe une attestation d’une chambre de commerce ou une invitation). L’entrée en Irak avec un passeport revêtu d’un visa ou d’un tampon d’entrée ou de sortie israélien reste, en principe, interdite.

Un test VIH est exigé par les autorités irakiennes :

Tout ressortissant étranger doit présenter les résultats d’analyse du VIH et pouvoir prouver qu’il n’est pas porteur du virus. En cas de séropositivité, l’entrée sur le territoire irakien est proscrite.

Le ressortissant étranger peut procéder aux analyses en France en faisant obligatoirement certifier conforme le document par l’Ambassade d’Irak à Paris (option recommandée) ou faire l’examen sanguin à Bagdad en se rendant à l’hôpital public Al-Oulwiya, situé dans le quartier Al-Andalous n° 52 et voisin de l’hôpital Cheikh Zayd.

Coordonnées de l’hôpital :
Appel à partir de l’étranger : +964 1 719 12 18
Appel à partir d’un portable irakien : 01 719 12 18
Appel à partir d’un fixe irakien : 719 12 18

Les résultats de ce test sont à présenter obligatoirement, au moment de se faire attribuer un visa de sortie obligatoire, à la Direction du séjour des étrangers, située dans le quartier Kerrada et voisin du théâtre national. La validité du test est de 90 jours, mais il doit être renouvelé à chaque sortie du territoire.

IMPORTANT - conditions et délais de séjour : un visa d’entrée mais aussi de sortie est exigé.

Pour un séjour supérieur à dix jours, tout étranger doit impérativement, dans les dix jours qui suivent son arrivée en Irak, prendre l’attache du ministère de l’Intérieur (Direction du séjour des étrangers, aussi dénommée Residency Directorate en anglais ou Mudiriyat al-Iqama en arabe), auprès duquel un dossier est constitué et un visa de sortie octroyé. L’absence de cette démarche dans le délai prescrit entraîne une pénalité de 500 000 IQD, soit environ 416 USD selon le taux du jour.

Si le séjour ne dépasse pas dix jours, l’intéressé n’est pas concerné par cette démarche.

Dans les deux cas toutefois, un visa de sortie, obtenu auprès de la même administration, est obligatoire, quelle que soit la durée du séjour, et préalablement exigé avant de quitter le territoire irakien. Le défaut d’accomplissement de cette formalité interdit formellement la sortie du pays. Les contrevenants n’ont alors d’autre choix que de revenir à Bagdad (s’ils se trouvent à l’aéroport ou au poste de frontière terrestre) pour y satisfaire.

Compte tenu du caractère dangereux de tous les axes routiers et particulièrement de la route reliant la capitale à l’aéroport (voir supra), les voyageurs sont invités à respecter scrupuleusement cette procédure pour ne pas avoir à revenir vers le centre de Bagdad s’ils étaient empêchés d’embarquer et, ce faisant, d’affronter de nouveau les risques attachés aux retards induits et à l’insécurité.

Procédures particulières à respecter pour les journalistes :

Les journalistes souhaitant se rendre en Irak pour des raisons professionnelles doivent impérativement demander un visa journaliste auprès de l’Ambassade d’Irak en France. D’après le site de l’Ambassade de la République d’Irak en France, les journalistes doivent établir une demande de visa journaliste accompagnée des pièces suivantes :
- une lettre de l’employeur expliquant le motif, la date et la durée du voyage
- une photocopie du passeport
- une photocopie de la carte de presse
- le formulaire de demande de visa à télécharger et à remplir
- deux photos d’identité
- 40 euros
- la demande doit être formulée 1 ou 2 semaines avant le voyage.

Les dispositions d’entrée et de séjour au Kurdistan ne sont pas applicables au reste de l’Irak.

Le cachet d’entrée délivré par les autorités du gouvernement régional du Kurdistan (GRK) n’est valable que dans les trois gouvernorats du Kurdistan (et pour une courte période) et n’est pas assimilable à un visa couvrant le reste du territoire irakien. Vous ne pouvez donc pas circuler avec ce cachet en dehors des trois régions du Kurdistan, sous peine de vous placer en situation irrégulière et donc dans l’illégalité.

Signaler sa présence en Irak et s’entourer des mesures de sécurité indispensables pendant son séjour :

Avant l’arrivée en Irak, il est fortement recommandé de se signaler à l’ambassade, en remplissant la fiche « Français de passage » à partir du site Internet de l’ambassade de France (rubrique : « Présence française », section consulaire, Espace « Français de passage ») et en la retournant à l’adresse indiquée.

Il est également rappelé aux ressortissants français la nécessité de s’inscrire préférentiellement sur l’application Ariane afin de signaler leur présence en Irak.

Il est enfin fortement conseillé de prendre les mesures de sécurité indispensables auprès de sociétés spécialisées (Société de sécurité privée) : accueil à l’aéroport, convoyage et hébergement sécurisé durant tout le séjour.

Santé

Coronavirus

Les zones géographiques identifiées à risque ou potentiellement à risque incluent, à présent, l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis, l’Iran, l’Irak, Israël, la Jordanie, le Koweït, le Liban, Oman, le Qatar, les Territoires palestiniens, la Syrie et le Yémen.

Des investigations sont toujours en cours par les autorités sanitaires locales en lien avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). A ce stade, l’OMS considère le risque de transmission interhumaine avéré mais limité. La source de transmission de ce nouveau Coronavirus est toujours à l’étude. Une surveillance particulière a été mise en place en France.

A ce jour, aucune mesure de restriction des voyages en direction ou en provenance de ces pays en raison du coronavirus n’est justifiée.

Les coronavirus sont une vaste famille de virus susceptibles de provoquer un large éventail de maladies chez l’homme, qui vont du rhume banal jusqu’à une atteinte respiratoire sévère. La présentation la plus fréquente associe de la fièvre et une infection pulmonaire.

Les mesures d’hygiène classiques sont recommandées pour limiter les risques de transmission de ce virus, en particulier le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique.

Eviter tout contact avec les animaux.

Sur place, en cas de forte fièvre et de difficultés respiratoires, il convient de consulter un médecin sans délai.

En cas de fièvre ou de symptômes respiratoires dans les jours qui suivent le retour en France, il convient d’appeler le centre 15 (téléphone : 15) en signalant ce voyage.

Pour toute information complémentaire, consulter le site internet du ministère français de la santé et celui de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Infrastructures médicales

En matière hospitalière, il n’existe aucun hôpital réellement fiable pour traiter les urgences et les grosses chirurgies. En cas d’évacuation sanitaire par voie aérienne à destination de l’étranger, les demandes d’autorisation de survol des avions médicalisés peuvent demander jusqu’à quarante-huit heures.

A la connaissance de l’Ambassade de France, aucune évacuation sanitaire par voie aérienne ne se fait depuis la province.

Avant le départ, il est recommandé de consulter votre médecin et votre dentiste et de souscrire une police d’assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire.

Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes

Certaines maladies (virales ou parasitaires) pouvant être transmises par les piqûres d’insectes, il est recommandé d’utiliser des répulsifs (sprays anti-moustiques), et de porter des vêtements longs (couvrants), notamment dans la zone des marais (sud du pays).

Epidémie de grippe aviaire

Des cas de transmission mortelle du virus à l’homme ont été confirmés par l’Organisation Mondiale de la Santé.
La Direction Générale de la Santé recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages ni sur les marchés aux volatiles. Les recommandations générales d’hygiène lors des voyages dans les pays en développement, qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées.

Choléra

Des cas de choléra ont été signalés par les autorités sanitaires irakiennes dans les provinces de Najaf et Diwaniya, ainsi que dans la partie ouest de Bagdad.

Quelques règles simples :

Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits ou souillés et l’ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite "des mains sales", se traduit par des troubles digestifs (diarrhée aqueuse profuse, crampes abdominales) et parfois de la fièvre.

Afin de réduire les risques de contamination, il est recommandé de :

  • se laver les mains le plus souvent possible et a minima avant les repas et avant toute manipulation d’aliments,
  • veiller à la qualité des aliments et à leur bonne cuisson,
  • veiller à ne consommer que de l’eau embouteillée,
  • veiller à ne pas consommer de glace, glaçon, lait non pasteurisé ou non bouilli,
  • peler les fruits ou légumes,
  • éviter les crudités et les produits de la mer.

D’une manière plus générale :

  • ne caressez pas les animaux que vous rencontrez,
  • emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Vaccinations
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
  • Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
  • Pour des séjours de longue durée, la vaccination contre la rage peut être recommandée.
Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter les sites suivants :

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