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Sécurité

Les voyages touristiques sont à proscrire totalement sur l’ensemble du territoire.

Les voyages d’affaires et les déplacements pour motifs professionnels peuvent être organisés dans les trois gouvernorats du Kurdistan (Dohouk, Erbil, Souleymanieh), mais les zones frontalières avec l’Iran et la Turquie sont formellement déconseillées. Dans le reste du pays, ils doivent être différés.

La menace d’enlèvement ou d’attentat individuel est particulièrement élevée à l’encontre des étrangers.

Les principaux lieux de pèlerinage (Nadjaf, Kerbala, Samarra, Kadhimiya) présentent des risques majeurs. Des attentats très meurtriers y sont régulièrement commis depuis 2003.

Les déplacements vers l’Irak ne sont en tout état de cause à envisager que par la voie aérienne. Tous les voyages par la route depuis la Turquie, l’Iran, la Jordanie, la Syrie, le Koweït, l’Arabie saoudite et à l’intérieur du pays, sont à proscrire absolument.

Les personnes qui décideraient d’effectuer, sous leur responsabilité, un déplacement en Irak doivent systématiquement se faire connaître de l’Ambassade à Bagdad ou du Consulat général à Erbil avant leur arrivée, se signaler à leur arrivée et à leur départ, et respecter strictement les consignes de sécurité contenues dans la présente fiche.

A Bagdad


La permanence d’actions violentes dans la capitale impose de ne s’y déplacer qu’à bord de véhicules blindés et sous la protection d’une escorte, dans des dispositifs dont la discrétion et la furtivité doivent par ailleurs être privilégiés. Il est recommandé en la matière d’étudier attentivement les dispositifs de protection proposés par les sociétés spécialisées.

Certains axes de Bagdad demeurent en effet sujets à des explosions aléatoires de bombes d’accotement (IED ou Improvised Explosive Devices) et la zone dite « internationale » (ex-Zone verte), siège de diverses institutions gouvernementales (présidence du Conseil des ministres, parlement, ministères régaliens) ainsi que de certaines représentations diplomatiques (Etats-Unis, Royaume-Uni, Mission des Nations Unies en Irak, délégation de l’UE), continue d’être parfois touchée par des tirs de mortiers. Des menaces proférées par des groupes terroristes portent régulièrement sur la zone verte.

La route reliant la capitale à l’aéroport international de Bagdad (BIAP), pourtant plus sécurisée et aménagée que celles de la capitale, présente toujours des risques qui imposent de ne l’emprunter, de la même manière, qu’à bord de véhicules blindés et sous la protection d’une escorte.

Ces précautions conduisent à proscrire absolument l’usage des taxis, à la fois parce que les déplacements ne doivent se faire qu’avec des personnes identifiées présentant des garanties certaines et parce que les voitures ordinaires ne prémunissent pas contre les effets d’explosions.

Hormis quelques établissements sécurisés, les hôtels et restaurants demeurent la cible possible d’attaques, d’attentats ou d’enlèvements.
L’ambassade de France et le Centre français des affaires à Bagdad sont en mesure de communiquer aux professionnels qui souhaitent se rendre à Bagdad les coordonnées d’hôtels et de sociétés privées de protection et de sécurité. Les conséquences du choix d’un prestataire plutôt qu’un autre n’engagent pas leur responsabilité. Le centre français des affaires offre lui-même des hébergements sécurisés. Ses coordonnées sont les suivantes : cg [at] adit.fr Tél. : +964 770 674 04 00 (depuis l’étranger) et 0770 674 04 00 (depuis l’Irak).

L’ambassade de France est située sur la rive gauche du Tigre, entre les rues Abou Nawas et Saadoun, près de la place Firdous. La résidence de France est située dans le quartier de Masbah.

En dehors de la capitale

La situation reste dangereuse dans l’ensemble du pays à l’exception des trois provinces du Kurdistan (cf. infra). Les déplacements par la route sont formellement déconseillés.

Dans les trois provinces du Kurdistan

Dans les trois provinces de la région autonome du Kurdistan (Dohouk, Erbil et Souleymanieh), les voyages présentant un caractère impératif sont possibles. Depuis les capitales régionales ou européennes, il est fortement recommandé de se rendre dans la région par l’un des deux aéroports internationaux (Erbil ou Souleymanieh). Les déplacements au sein de cette région doivent rester dans les limites de la région autonome. Outre qu’ils doivent éviter la zone frontalière avec l’Iran et la Turquie, qui reste formellement déconseillée, les voyageurs ne doivent pas approcher les gouvernorats voisins, notamment ceux de Salaheddine, de Kirkouk, de Ninive et de Dyala, qui sont des zones de conflits armés. Il est recommandé aux personnes désirant séjourner au Kurdistan d’informer au préalable le Consulat général à Erbil par courriel (consulat.erbil-fslt [at] diplomatie.gouv.fr). Les téléphones filaires locaux et internationaux y fonctionnent.

Un attentat à la bombe a visé, à Erbil, le 29 septembre 2013 le siège des forces de sécurité du Kurdistan. Cet attentat, le premier depuis 2007, a conduit les autorités kurdes à renforcer considérablement les contrôles et à multiplier les barrages routiers. Dans ce contexte, les personnes se rendant dans la Région autonome sont invitées à faire preuve de discernement et de discrétion et à se conformer strictement, le cas échéant, aux instructions des forces de sécurité.

Au Kurdistan, la circulation routière entre les principales villes présente des dangers particuliers (excès de vitesse, état des routes, absence de marquage et de signalisation, travaux, animaux). Ces dangers sont particulièrement manifestes la nuit.

Avant l’arrivée en Irak, il est avisé de se signaler à l’ambassade

En remplissant la fiche « Français de passage » à partir du site Internet de l’ambassade (rubrique : « Présence française », section consulaire, Espace « Français de passage ») et en la retournant à l’adresse admin-francais.bagdad-amba [at] diplomatie.gouv.fr.

Dès l’arrivée en Irak, il est impératif de respecter les consignes suivantes :

- signaler sa présence dès son arrivée en Irak auprès des services consulaires de l’ambassade de France à Bagdad ou du consulat général de France à Erbil, ainsi que tout déplacement à l’extérieur de la capitale. En cas d’incident ou d’accident, notre représentation peut être jointe à tout moment, 24 heures sur 24, aux numéros suivants : +9647901912365 ou, en cas d’urgence, +9647722269193.

- proscrire tout déplacement la nuit.

- éviter absolument de fréquenter les lieux publics connus pour accueillir des représentants des forces de sécurité irakiennes (policiers, militaires, gardes nationaux) ou de la force multinationale, ou des étrangers en général. Eviter en particulier les hôtels, quelle que soit leur catégorie, les commissariats de police, lieux de culte (églises, mosquées), les restaurants réputés recevoir une clientèle étrangère, tous endroits susceptibles d’être visés par des attentats ou des attaques.

- demeurer prudent à l’approche des barrages et points de contrôle, en roulant au pas et en observant strictement les consignes des forces de sécurité.

- bien prendre en considération qu’aucun axe routier n’est sûr. Outre les attentats, les actes de brigandage, les attaques à main armée et les enlèvements demeurent des réalités quotidiennes.

- avoir conscience que certaines zones ayant fait l’objet d’opérations militaires peuvent présenter un risque en raison de la présence éventuelle d’engins non explosés ou dangereux (uranium appauvri). Plusieurs accidents mortels ont été signalés.

- rester très prudent et discret lors de l’utilisation d’appareils photographiques.

- ne rien recueillir sur les sites archéologiques et s’abstenir impérativement d’acquérir toute pièce pouvant provenir du patrimoine national. Le trafic et l’exportation de ces richesses sont sévèrement réprimés (peines de prison).

Le téléphone filaire local étant inutilisable dans la plus grande partie du pays, il convient de se munir de téléphones portables personnels (de type satellitaire "Thuraya" ou de type GSM, trois réseaux GSM différents étant activés dans le pays).


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