L’Irak continue de connaître un niveau élevé de violence. La situation demeure tendue, volatile et dangereuse en particulier dans les gouvernorats de Bagdad, Diyala, Ninive, Kirkouk, Salahhedine et Al-Anbar et, dans une certaine mesure, dans les régions méridionales (Dhi Qar, Qadisiyah, Missan, Wasit et Bassorah).
La menace d’enlèvement ou d’attentat individuel est particulièrement élevée à l’encontre des étrangers. Des indications crédibles parvenues le 23 mai 2011 conduisent à redouter un possible projet d’enlèvement de ressortissants occidentaux travaillant en milieu irakien.
Les voyages touristiques sont à proscrire totalement sur l’ensemble du territoire hors la région autonome du Kurdistan. Les principales villes de cette dernière ne posent en revanche pas de problème mais les zones frontalières avec l’Iran et la Turquie sont formellement déconseillées.
Les principaux lieux de pèlerinage (Najaf, Kerbala, Samarra, Kadhimiya) présentent des risques majeurs. Des attentats très meurtriers s’y sont produits depuis 2003.
Les voyages d’affaires et les déplacements pour motifs professionnels ne présentent pas de difficulté dans les trois gouvernorats du Kurdistan (Dohouk, Erbil, Soulaimanieh, avec les réserves mentionnées supra pour les zones frontalières avec l’Iran et la Turquie). Dans le reste du pays, ils doivent être soigneusement organisés à l’avance et les visiteurs doivent prendre les mesures de sécurité indispensables auprès de sociétés spécialisées: accueil à l’aéroport, convoyage et hébergement sécurisé durant tout le séjour. Le service économique de l’ambassade et le Centre français des Affaires de Bagdad, installé à proximité de l’ambassade, sont en mesure d’orienter les missionnaires vers les interlocuteurs appropriés.
Les déplacements vers l’Irak ne sont en tout état de cause à envisager que par la voie aérienne. Tous les voyages par la route depuis la Turquie, l’Iran, la Jordanie, la Syrie, le Koweït, l’Arabie saoudite et à l’intérieur du pays, sont à proscrire absolument.
Par ailleurs, les recoupements effectués sur les différents types d’attentats montrent une prévalence tôt le matin, entre 6 h 00 et 9 h 00, et, le soir, entre 20 h 00 et 22 h 00, notamment pour les attentats à la bombe sur le bas côté des routes). Il est en conséquence plus particulièrement recommandé de ne pas circuler à ces moments de la journée et de ne pas retenir de vols à destination ou au départ des villes irakiennes (à l’exception du Kurdistan) supposant des trajets sur les routes conduisant aux aéroports à ces moments de la journée. Les voyageurs devront avoir cette contrainte à l’esprit dans le choix de leur compagnie aérienne.
Les personnes qui décideraient d’effectuer, sous leur responsabilité, un déplacement en Irak doivent systématiquement se faire connaître de l’ambassade à Bagdad ou du consulat général à Erbil et respecter strictement les consignes de sécurité.
Dans tous les cas, les visiteurs voudront bien remplir la fiche « Français de passage » à partir du site de l’ambassade (www.ambafrance-iq.org) (rubrique : « Présence française », section consulaire, Espace « Français de passage »).
La permanence d’actions violentes dans la capitale impose de ne s’y déplacer qu’à bord de véhicules blindés et sous la protection d’une escorte, dans des dispositifs dont la discrétion et la furtivité doivent par ailleurs être privilégiés. Il est recommandé en la matière d’étudier attentivement les dispositifs de protection proposés par les sociétés spécialisées.
Certains axes de Bagdad demeurent en effet sujets à des explosions aléatoires de bombes d’accotement (IED ou Improvised Explosive Devices) et la zone dite « internationale » (ex-Zone verte), siège de diverses institutions gouvernementales (présidence du Conseil des ministres, parlement, ministères régaliens) ainsi que de certaines représentations diplomatiques (Etats-Unis, Royaume-Uni, Mission des Nations Unies en Irak, délégation de l’UE), continuent d’être la cible habituelle (plusieurs fois par semaine) de tirs de mortiers.
La route reliant la capitale à l’aéroport international de Bagdad (BIAP) a été grandement sécurisée et aménagée, mais elle présente toujours des risques qui imposent de ne l’emprunter, de la même manière, qu’à bord de véhicules blindés et sous la protection d’une escorte.
Ces précautions conduisent à proscrire absolument l’usage des taxis, à la fois parce que les déplacements ne doivent se faire qu’avec des personnes identifiées présentant des garanties certaines et parce que les voitures ordinaires ne prémunissent pas contre les effets d’explosions.
Hormis quelques établissements sécurisés, les hôtels et restaurants demeurent la cible possible d’attaques, d’attentats ou d’enlèvements. L’ambassade de France et le Centre français des affaires à Bagdad sont en mesure de communiquer aux professionnels qui souhaitent se rendre à Bagdad les coordonnées d’hôtels et de sociétés privées de protection et de sécurité. Les conséquences du choix d’un prestataire plutôt qu’un autre n’engagent pas leur responsabilité. Le centre français des affaires offre lui-même des hébergements sécurisés. Ses coordonnées sont les suivantes : cg@adit.fr (tél.: +964 770 674 04 00 (depuis l’étranger) et 0770 674 04 00 (depuis l’Irak).
L’ambassade de France est située sur la rive gauche du Tigre, entre les rues Abou Nawas et Saadoun, près de la place Firdous. La résidence de France est située dans le quartier de Masbah.
La situation reste dangereuse dans les gouvernorats de Bagdad, Diyala, Ninive, Kirkouk, Salahhedine, Al Anbar. Les déplacements par la route dans ces gouvernorats sont hautement déconseillés. Dans le sud du pays, les déplacements sont envisageables en cas de nécessité, dans les mêmes conditions de sécurité exposées supra.
Les voyages dans les trois provinces de la région autonome du Kurdistan (Dohouk, Erbil et Souleymanieh) sont possibles. Depuis les capitales régionales ou européennes, il est fortement recommandé de se rendre dans la région par l’un des deux aéroports internationaux (Erbil ou Souleymanieh). Les déplacements au sein de cette région doivent rester dans les limites de la région autonome. Outre qu’ils doivent éviter la zone frontalière avec l’Iran et la Turquie, ils ne doivent pas s’étendre aux villes de Mossoul et de Kirkouk, situées hors du Kurdistan et où la situation demeure très volatile. Il est recommandé aux personnes désirant séjourner au Kurdistan d’informer au préalable le Consulat général à Erbil (consulat.erbil-fslt@diplomatie.gouv.fr). Les téléphones filaires locaux et internationaux y fonctionnent.
en remplissant la fiche « Français de passage » à partir du site Internet de l’ambassade (www.ambafrance-iq.org) (rubrique : « Présence française », section consulaire, Espace « Français de passage ») et en la retournant à l’adresse admin-francais.bagdad-amba@diplomatie.gouv.fr.
signaler sa présence dès son arrivée en Irak auprès des services consulaires de l’ambassade de France à Bagdad ou du consulat général de France à Erbil, ainsi que tout déplacement à l’extérieur de la capitale. En cas d’incident ou d’accident, notre représentation peut être jointe à tout moment, 24 heures sur 24 aux numéros suivants : Téléphone satellitaire: 00.870.600.357.540 Télécopie: 00.870.600.357.541 Téléphone filaire fixe: depuis Bagdad 719.60.61 A 719.60.64; depuis la province 01.719.60.61 ou 01.719.60.64; depuis l’étranger +964.1.719.60.61 ou +964.1.719.60.64 Réseau mobile Iraqna: depuis l’Irak 0790.191.23.65; depuis l’étranger +964.790.191.23.65 Consulat général de France à Erbil : téléphone depuis l’Irak 066.257.3583; depuis l’étranger +964.66.257.3583.
proscrire tout déplacement la nuit.
éviter absolument de fréquenter les lieux publics connus pour accueillir des représentants des forces de sécurité irakiennes (policiers, militaires, gardes nationaux) ou de la force multinationale, ou des étrangers en général. Eviter en particulier les hôtels, quelle que soit leur catégorie, les commissariats de police, lieux de culte (églises, mosquées), les restaurants réputés recevoir une clientèle étrangère, tous endroits susceptibles d’être visés par des attentats ou des attaques.
demeurer prudent à l’approche des barrages et points de contrôle, en roulant au pas et en observant strictement les consignes des forces de sécurité.
bien prendre en considération qu’aucun axe routier n’est sûr. Outre les attentats, les actes de brigandage, les attaques à main armée et les enlèvements demeurent des réalités quotidiennes.
avoir conscience que certaines zones ayant fait l’objet d’opérations militaires peuvent présenter un risque en raison de la présence éventuelle d’engins non explosés ou dangereux (uranium appauvri). Plusieurs accidents mortels ont été signalés.
rester très prudent et discret lors de l’utilisation d’appareils photographiques.
ne rien recueillir sur les sites archéologiques et s’abstenir impérativement d’acquérir toute pièce pouvant provenir du patrimoine national. Le trafic et l’exportation de ces richesses sont sévèrement réprimés (peines de prison).
Le téléphone filaire local étant inutilisable dans la plus grande partie du pays, il convient de se munir de téléphones portables personnels (de type satellitaire "Thuraya" ou de type GSM, trois réseaux GSM différents étant activés dans le pays)
Carte du pays

Avant de se rendre en Irak, tout étranger doit impérativement obtenir un visa sollicité auprès d’une représentation diplomatique ou consulaire de ce pays. Toute personne démunie d’un visa est sujette à un refoulement immédiat, quel que soit le poste frontière (frontière aérienne ou terrestre). Les hommes d’affaires sont soumis à des conditions particulières pour l’instruction de leur demande de visa (se rapprocher à ce sujet des autorités diplomatiques ou consulaires, qui exigent en principe une attestation d’une chambre de commerce). L’entrée en Irak avec un passeport revêtu d’un visa ou d’un tampon d’entrée ou de sortie israélien reste, en principe, interdite.
IMPORTANT
Pour un séjour supérieur à dix jours, tout étranger doit impérativement, dans les dix jours qui suivent son arrivée en Irak, prendre l’attache du Ministère de l’Intérieur (Département de la résidence des étrangers), auprès duquel un dossier est constitué. L’absence de cette démarche dans le délai prescrit entraîne une pénalité de 12 250 dinars irakiens (environ 7€).
Si le séjour ne dépasse pas dix jours, l’intéressé n’est pas concerné par cette démarche.
Dans les deux cas toutefois, un visa de sortie, obtenu auprès de la même administration, est obligatoire et préalablement exigé avant de quitter le territoire irakien. Le défaut d’accomplissement de cette formalité interdit formellement la sortie du pays. Les contrevenants n’ont alors d’autre choix que de revenir à Bagdad (s’ils se trouvent à l’aéroport ou au poste de frontière terrestre) pour y satisfaire.
Compte tenu du caractère dangereux de tous les axes routiers et particulièrement de la route reliant la capitale à l’aéroport (supra), les voyageurs sont invités à respecter scrupuleusement cette procédure pour ne pas avoir à revenir vers le centre de Bagdad s’ils étaient empêchés d’embarquer et, ce faisant, d’affronter de nouveau les risques attachés à la route. La négliger pourrait être préjudiciable à leur sécurité.
L’adresse du Département de la résidence des étrangers est la suivante :
Al Karrada
Mahalla 903
Rue 23 (près du théâtre municipal)
Bagdad
Son numéro de téléphone est le (01) 719 87 32 / (01) 717 97 27.
En matière hospitalière, il n’existe aucun hôpital réellement fiable pour traiter les urgences et les grosses chirurgies. En cas d’évacuation sanitaire par voie aérienne à destination de l’étranger, les demandes d’autorisation de survol des avions médicalisés peuvent demander jusqu’à quarante-huit heures.
A la connaissance de l’Ambassade de France, aucune évacuation sanitaire par voie aérienne ne se fait depuis la province.
Avant le départ, il est recommandé de consulter votre médecin et votre dentiste et souscrire une police d’assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire.
Quelques règles simples :
Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits ou souillés et l’ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite "des mains sales", se traduit par des troubles digestifs (diarrhée aqueuse profuse, crampes abdominales) et parfois de la fièvre.
Afin de réduire les risques de contamination, il est recommandé de :
se laver les mains le plus souvent possible et a minima avant les repas et avant toute manipulation d’aliments,
veiller à la qualité des aliments et à leur bonne cuisson,
veiller à ne consommer que de l’eau embouteillée,
veiller à ne pas consommer de glace, glaçon, lait non pasteurisé ou non bouilli,
peler les fruits ou légumes,
éviter les crudités et les produits de mer.
D’une manière plus générale :
ne caressez pas les animaux que vous rencontrez,
emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
Le site du ministère de la Santé
Le site interministériel relatif à la grippe aviaire
Le site de l’organisation mondiale de la santé (anglais et français)
Le site de l’Institut Pasteur de Paris ou de Lille
En cas d’incident ou d’accident, l’Ambassade à Bagdad et le Consulat Général de France à Erbil peuvent être joints à tout moment, 24 heures sur 24:
à Bagdad:
Téléphone filaire fixe: depuis Bagdad 719.60.61 ou 719.60.64;
depuis la province 01.719.60.61 ou 01.719.60.64;
depuis l’étranger +964.1.719.60.61 ou +964.1.719.60.64
Réseau mobile Iraqna: depuis l’Irak 0790.191.23.65; depuis l’étranger +964.790.191.23.65
Télécopie: 00.870.600.357.541
Téléphone satellitaire: 00.870.600.357.540
Consulat général de France à Erbil:
téléphone depuis l’Irak 066.257.3583 ou 0750.768.27.03 ou 0750.416.41.76;
depuis l’étranger +964.66.257.3583 ou +964.750.768.27.03 ou +964.750.416.41.76.