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Sécurité

L’Indonésie est de façon générale un pays sûr dans lequel on peut voyager sans difficultés (7 millions de touristes par an), à condition de faire preuve de vigilance (voir ci-dessous). Les voyageurs doivent en particulier éviter les rassemblements de foules.

Zones déconseillées

Il est rappelé que les voyages sont déconseillés dans plusieurs régions de ce pays : Papouasie (provinces de Papua et Papua Barat), province de Sulawesi Centre (Célèbes centre) et la province des Moluques, en particulier la ville et l’île d’Ambon.

Papouasie  : Une recrudescence d’actes de violence a été constatée en Papouasie, où une quinzaine de décès est à déplorer depuis la fin avril 2012, notamment le meurtre de 8 militaires et de 4 civils en février 2013 dans la région de Puncak Jaya. Les environs de la capitale provinciale Jayapura sont désormais également concernés (attaque armée contre un touriste européen en mai 2012), alors qu’ils étaient jusqu’à présent totalement épargnés. La province de Papua Barat, jusque là plutôt épargnée, connaît désormais également des incidents violents (trois morts à la suite de heurts entre manifestants et police en mai 2013 à Sorong).

Une grande vigilance est à observer dans toute la province de Papouasie (Papua) et les déplacements non indispensables sont à éviter.

Célèbes  : La région de Poso, au centre de l’île de Célèbes (Sulawesi) a été, durant l’année 2012, le théâtre d’activités de petits groupes terroristes ciblant avant tout les services de police. Ces groupes ont été démantelés par les autorités, mais pas complètement éradiqués. Les déplacements non indispensables restent donc déconseillés.

Les îles au nord de Célèbes (Sulawesi) étant réputées zone de transit pour des extrémistes musulmans en provenance des Philippines, des risques de banditisme (prises d’otages) ne peuvent être exclus.

Moluques  : La province des Moluques et particulièrement la ville et l’île d’Ambon ont connu des violences religieuses importantes entre 1999 et 2002. En septembre 2011, des incidents ont causé la mort de 8 personnes et la destruction d’une centaine de maisons. La situation reste tendue entre communautés religieuses et peut potentiellement dégénérer en affrontements.

Situation sécuritaire à Aceh

Dans la province d’Aceh, le conflit qui a opposé le mouvement indépendantiste GAM et l’Etat indonésien a été réglé politiquement en 2005, même si des violences ont encore eu lieu en 2009. La situation est maintenant calme et les dernières élections provinciales d’avril 2012 se sont déroulées sans incident majeur. Il faut, cependant, rappeler que la province d’Aceh applique la charia (loi islamique). Même si la police religieuse ne contrôle que très rarement les étrangers non musulmans, il est fortement recommandé de porter une tenue correcte afin de se conforter aux us et coutumes locales : pour les femmes, éviter de porter des vêtements décolletés. Il est en outre souhaitable d’avoir, dans la mesure du possible, les bras et les jambes couverts. Par ailleurs, il est conseillé d’éviter la route côtière au nord de la province d’Aceh entre les villes de Sigli et de Langsa où des cas d’incivilités contre les étrangers ont été rapportés.

Terrorisme

Les attentats à la bombe perpétrés à Jakarta le 9 septembre 2004, Bali le 1er octobre 2005 et à nouveau Jakarta le 17 juillet 2009 viennent rappeler que les lieux fréquentés par les ressortissants étrangers peuvent constituer des cibles privilégiées pour des groupes terroristes. Il est donc vivement recommandé aux Français résidents ou de passage en Indonésie de faire preuve de vigilance lorsqu’ils se trouvent dans des lieux publics, centres commerciaux, hôtels internationaux, discothèques, bars ou restaurants habituellement fréquentés par des étrangers. Les ressortissants français sont également invités à se prêter aux mesures de sécurité mises en place dans les lieux publics. Les Français participant à des réunions organisées par les milieux d’affaires sont invités à faire preuve de discrétion (éviter d’afficher dans un lobby d’hôtel l’objet d’une réunion, par exemple) et à éviter les routines (éviter les réunions hebdomadaires au même endroit et au même horaire).

Avertissement concernant la drogue

Les autorités indonésiennes appliquent très strictement une réglementation elle-même très sévère.

Consommation : plusieurs mois de prison ferme pour consommation de drogue.
Plusieurs cas récents de ressortissants étrangers emprisonnés conduisent à rappeler que la loi indonésienne en matière de détention mais également de consommation de drogue est très sévère. L’attention des voyageurs est appelée sur le fait que la simple possession ou consommation de drogues, quelles que soient leur qualification (drogues « douces » ou « dures ») et leur quantité (dès 0,2 g) peut valoir la prison ferme pour plusieurs mois ou plus (jusqu’à quatre ans), ainsi qu’une très forte amende (plusieurs dizaines de milliers de dollars américains). Les contrôles de police sont effectués sur la voie publique, à la sortie des bars et boîtes de nuit, mais également, en cas de dénonciation, au lieu de résidence des personnes suspectées.

Aucune tolérance n’est observée, alors même que l’apparente facilité à se procurer de la drogue dans les lieux les plus touristiques (en particulier à Bali) pourrait faire croire à une certaine permissivité des autorités. Nos compatriotes doivent faire preuve de la plus grande prudence et savoir que des manipulations sont possibles, débouchant sur l’extorsion de fonds.

Trafic : condamnations très lourdes, y compris à la peine de mort.

Plusieurs ressortissants occidentaux, dont un de nos compatriotes, ont été condamnés à la peine capitale pour trafic de drogue. Deux autres Français sont actuellement détenus pour une lourde peine.

Criminalité de droit commun

Le niveau général de sécurité des personnes est plutôt satisfaisant en Indonésie.
S’agissant des actes de petite délinquance, il est constaté, notamment à Jakarta et Bali, une augmentation sensible de leur nombre, notamment des vols "à la tire" ou à l’intérieur de locaux privés. Une vigilance accrue est donc conseillée.
Pour les déplacements en taxi, il est recommandé de n’utiliser que des compagnies de bonne réputation, contactées par téléphone de préférence.

Des incidents récents, dont certains ont fini tragiquement, conduisent à inciter les voyageurs en solitaire à faire preuve d’une vigilance accrue. Ils doivent en particulier s’assurer du sérieux et des compétences des guides qu’ils seraient amenés à engager, notamment dans les endroits peu touristiques. Des vols avec agressions envers des motocyclistes ont également été signalés sur l’île de Lombok où il est conseillé de se déplacer par petits groupes. Par ailleurs il convient d’être prudent avant d’accepter des boissons proposées par des inconnus rencontrés dans les transports en commun. Ces boissons peuvent en effet être droguées pour endormir le voyageur qui se réveille dépouillé de ses biens. De nombreux cas récents d’escroquerie à la carte bancaire ayant été signalés, la plus grande prudence s’impose lors de leur utilisation.

De nombreux cas de vols de motos ont été signalés. Ces vols se produisant le plus souvent la nuit à l’hôtel, il est conseillé d’éviter de se faire livrer des motos sur son lieu d’hébergement et de privilégier la location de motos dans des centres spécialisés. En effet, en cas de vol, le propriétaire de la moto a coutume de se présenter à l’hôtel pour réclamer la valeur du véhicule neuf.

Les voyageurs sont invités à être vigilants dans les boîtes de nuit, notamment à Kuta (sur l’île de Bali), certaines d’entre elles étant le terrain d’action d’escrocs spécialisés dans l’extorsion de fonds, en particulier en provoquant des bagarres.

Avertissement concernant l’alcool

Plusieurs décès, qui ont touché des ressortissants indonésiens comme des ressortissants étrangers, ont été enregistrés récemment en Indonésie, et notamment sur les îles de Bali et Lombok, à la suite de consommation d’alcool frelaté fabriqué sur place (arak : alcool de riz ou de palme). La plus grande prudence est donc recommandée dans l’achat ou la consommation de boissons alcoolisées qui seraient distillées localement.

Accidents de baignade

Les accidents de ce type sont fréquents. Il existe de nombreuses baignades non surveillées en Indonésie, certaines sont très dangereuses. Il est toujours préférable de se renseigner avant de se baigner.

Dispositifs légaux relatifs aux délits sexuels

La législation indonésienne prévoit des sanctions importantes contre les auteurs de délits sexuels.

Elle punit d’une peine d’emprisonnement pouvant atteindre 12 ans tout individu qui use de violences ou menace d’user de violences à l’encontre d’une femme dans le but d’obtenir un rapport sexuel.

Tout acte de violence ou menace d’acte de violence en vue de provoquer des actes obscènes à l’encontre d’un mineur de moins de 18 ans en vue d’obtenir un rapport sexuel, soit en sa faveur, soit en faveur d’une tierce personne est passible d’une peine d’emprisonnement de 3 ans minimum jusqu’à 15 ans maximum.

Les mêmes peines sont applicables à toute personne qui fait usage de manoeuvres frauduleuses en vue de persuader, ou d’encourager un mineur à avoir des relations sexuelles avec elle ou toute autre personne.

La loi indonésienne réprime également, jusqu’à 7 ans d’emprisonnement, tout acte obscène à l’encontre d’un mineur de moins de 15 ans.

Par ailleurs, et conformément à l’article 113-6 du Code Pénal, la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un français hors du territoire de la République. Les ressortissants français coupables d’une infraction sexuelle commise en Indonésie peuvent aussi être poursuivis en France en application de la loi 98-468 du 17 juin 1998 pour des faits constitutifs de délits à caractère sexuel, y compris si ceux-ci ne sont pas réprimés par la législation locale (articles 227-22 et suivants du Code pénal).

La France n’ayant pas de convention de transfèrement de prisonniers avec l’Indonésie, toute peine d’emprisonnement prononcée par les tribunaux indonésiens, si lourde soit-elle, sera purgée en totalité dans les établissements pénitentiaires de ce pays.

Piraterie maritime

Les eaux territoriales indonésiennes sont le théâtre d’actes de piraterie qui peuvent se produire dans les eaux intérieures comme dans les zones frontalières avec la Malaisie et les Philippines. Consultez également la fiche "Piraterie maritime".

Risques de catastrophes naturelles

De nombreuses régions indonésiennes sont soumises régulièrement à des séismes, des éruptions volcaniques et des tsunamis.

Le tremblement de terre à l’origine du grand tsunami du 26 décembre 2004 a ainsi rappelé que l’ensemble de l’archipel connaît une importante activité sismique.

Des évènements de même type sont susceptibles de se produire à nouveau, l’Indonésie se trouvant située sur la « ceinture de feu du Pacifique ».

Lors de leurs déplacements dans le pays, les voyageurs sont invités à garder en mémoire les recommandations sur les risques et la conduite à tenir en cas de tremblement de terre ou de tsunami (cf. infra "sécurité-risques de catastrophes naturelles"). Il est recommandé de consulter la fiche "Séisme".

Si un tremblement de terre se produisait lors d’un séjour touristique, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec l’Ambassade de France.

Par ailleurs, de nombreux volcans indonésiens sont actifs et peuvent entrer en éruption à tout moment. Il est nécessaire de se renseigner auprès des autorités locales du niveau d’activité des volcans et des éventuelles alertes avant d’entamer une excursion. Il convient alors de respecter les consignes des autorités locales, notamment s’agissant des zones interdites d’accès (exemple : zone autour des cratères).

Il est rappelé que des risques de glissements de terrain et d’inondations sérieuses sont fréquents pendant la saison des pluies. La plus grande prudence est alors conseillée pour tout déplacement en zone rurale.

Tsunami :
"Que faire en cas de tsunami ?

  • Beaucoup de tremblements de terre entrainent des tsunamis. Si vous apprenez qu’un tremblement de terre vient de se
    produire, soyez attentifs à un éventuel message d’alerte au tsunami.
  • Un tremblement de terre dans la zone où vous vous trouvez peut être un avertissement de ce qu’un tsunami va se produire.
    Ne restez pas dans les zones proches de la côte si un tremblement de terre important vient d’avoir lieu.
  • Les tsunamis sont parfois précédés par une baisse importante du niveau de la mer, qui se retire et découvre la plage sur une
    distance inhabituellement longue. Un grondement est parfois entendu avant que la vague n’atteigne le rivage.
  • Un tsunami n’est pas une vague unique, mais une série de vagues qui peuvent venir du large pendant des heures. La
    première vague n’est pas toujours la plus importante. Restez hors de la zone dangereuse tant qu’un avis de retour à une
    situation normale n’a pas été émis par les autorités compétentes.
  • Un petit tsunami en un point de la côte peut être extrêmement violent quelques kilomètres plus loin.
  • Tous les avis d’alerte tsunami doivent être pris très au sérieux.
  • Tous les tsunamis sont potentiellement dangereux, même si certains ne causent pas de dommage aux rivages qu’ils atteignent.
  • Ne descendez jamais sur la plage pour observer un tsunami. Quand vous apercevez la vague, il est déjà trop tard pour lui
    échapper. La plupart des tsunamis sont comme des coulées pleines de débris. Les vagues de tsunamis ne roulent pas et ne
    cassent pas et il est vain d’espérer surfer dessus.
  • Aucune partie de la côte n’est a priori certaine de ne jamais recevoir de tsunami. Si vous résidez dans une zone côtière,
    soyez prêts à réagir à un avis d’alerte tsunami.

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