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Indonésie

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Dernière mise à jour le: 28 mars 2014 - Information toujours valide le: 25 avril 2014

Dernière minute

Activité volcanique

Merapi

Le volcan Merapi, situé à 30 km au nord de la ville de Yogyakarta, a connu le 27 mars 2014 à la mi-journée une explosion isolée et relativement puissante qui a émis des projections de cendres volcaniques dans un rayon de plusieurs kilomètres autour du cratère.

L’activité du volcan est revenue à un niveau d’alerte normal quelques heures après cet épisode. Cela confirme cependant que le comportement du Merapi a significativement changé depuis l’importante éruption magmatique en 2010.

Compte tenu du caractère soudain et imprévisible de ces évènements potentiellement dangereux (chutes de blocs, nuages de gaz, dégagements de chaleur) et du fait que ces explosions isolées ne sont que peu ou pas précédées par des signes précurseurs, il est recommandé aux touristes et résidents français de s’abstenir de se rendre sur le volcan, même en l’absence d’interdiction formelle de la part des autorités indonésiennes et dans tous les cas, de faire preuve de la plus grande prudence.

Kelud

Le volcan Kelud situé dans l’est de Java, à proximité de la ville de Blitar (230 km à l’est de Yogyakarta et à 100 km au sud-est de Surabaya), est entré en éruption dans la nuit du 13 au 14 février 2014. Cette éruption a provoqué une importante colonne de cendres volcaniques dispersées par les vents sur une partie des provinces de Java Est et de Java centre.

Les autorités indonésiennes ont décrété une zone d’interdiction de 15 km autour du volcan. Il est recommandé d’éviter la zone aux abords du volcan et de se conformer strictement aux instructions des autorités locales.

Sinabung

Le volcan Sinabung situé au nord de l’île de Sumatra à environ 60 km au sud de la ville de Medan est entré en éruption depuis plusieurs semaines. Un regain d’activité depuis le 24 novembre a conduit les autorités à élever le niveau d’alerte et à élargir le périmètre de sécurité.

L’activité volcanique a eu pour conséquence la production de hautes colonnes de cendres volcaniques et la projection de pierres jusqu’à 4 km du volcan. Les autorités indonésiennes ont décrété une zone d’interdiction de 5 km autour du volcan et 15000 personnes ont déjà été évacuées dans les districts de Simacem, Bekerah Mardinding et Suka Meriah.

Il est recommandé d’éviter la zone aux abords du volcan et de se conformer strictement aux instructions des autorités locales.

Violences dans la province de Papouasie

En raison d’une recrudescence d’actes de violence dans la province de Papouasie, notamment dans les environs de la capitale provinciale Jayapura et dans la zone montagneuse du Puncak Jaya, une grande vigilance est à observer et les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative.

Sécurité

L’Indonésie est de façon générale un pays sûr dans lequel on peut voyager sans difficultés (7 millions de touristes par an), à condition de faire preuve de vigilance (voir ci-dessous). Les voyageurs doivent en particulier éviter les rassemblements de foules.

Zones déconseillées

Il est rappelé que les voyages sont déconseillés dans plusieurs régions de ce pays : Papouasie (provinces de Papua et Papua Barat), province de Sulawesi Centre (Célèbes centre) et la province des Moluques, en particulier la ville et l’île d’Ambon.

Papouasie : Une recrudescence d’actes de violence a été constatée en Papouasie, où une quinzaine de décès est à déplorer depuis la fin avril 2012, notamment le meurtre de 8 militaires et de 4 civils en février 2013 dans la région de Puncak Jaya. Les environs de la capitale provinciale Jayapura sont désormais également concernés (attaque armée contre un touriste européen en mai 2012), alors qu’ils étaient jusqu’à présent totalement épargnés. La province de Papua Barat, jusque là plutôt épargnée, connaît désormais également des incidents violents (trois morts à la suite de heurts entre manifestants et police en mai 2013 à Sorong).

Une grande vigilance est à observer dans toute la province de Papouasie (Papua) et les déplacements non indispensables sont à éviter.

Célèbes : La région de Poso, au centre de l’île de Célèbes (Sulawesi) a été, durant l’année 2012, le théâtre d’activités de petits groupes terroristes ciblant avant tout les services de police. Ces groupes ont été démantelés par les autorités, mais pas complètement éradiqués. Les déplacements non indispensables restent donc déconseillés.

Les îles au nord de Célèbes (Sulawesi) étant réputées zone de transit pour des extrémistes musulmans en provenance des Philippines, des risques de banditisme (prises d’otages) ne peuvent être exclus.

Moluques : La province des Moluques et particulièrement la ville et l’île d’Ambon ont connu des violences religieuses importantes entre 1999 et 2002. En septembre 2011, des incidents ont causé la mort de 8 personnes et la destruction d’une centaine de maisons. La situation reste tendue entre communautés religieuses et peut potentiellement dégénérer en affrontements.

Situation sécuritaire à Aceh

Dans la province d’Aceh, le conflit qui a opposé le mouvement indépendantiste GAM et l’Etat indonésien a été réglé politiquement en 2005, même si des violences ont encore eu lieu en 2009. La situation est maintenant calme et les dernières élections provinciales d’avril 2012 se sont déroulées sans incident majeur. Il faut, cependant, rappeler que la province d’Aceh applique la charia (loi islamique). Même si la police religieuse ne contrôle que très rarement les étrangers non musulmans, il est fortement recommandé de porter une tenue correcte afin de se conforter aux us et coutumes locales : pour les femmes, éviter de porter des vêtements décolletés. Il est en outre souhaitable d’avoir, dans la mesure du possible, les bras et les jambes couverts. Par ailleurs, il est conseillé d’éviter la route côtière au nord de la province d’Aceh entre les villes de Sigli et de Langsa où des cas d’incivilités contre les étrangers ont été rapportés.

Terrorisme

Les attentats à la bombe perpétrés à Jakarta le 9 septembre 2004, Bali le 1er octobre 2005 et à nouveau Jakarta le 17 juillet 2009 viennent rappeler que les lieux fréquentés par les ressortissants étrangers peuvent constituer des cibles privilégiées pour des groupes terroristes. Il est donc vivement recommandé aux Français résidents ou de passage en Indonésie de faire preuve de vigilance lorsqu’ils se trouvent dans des lieux publics, centres commerciaux, hôtels internationaux, discothèques, bars ou restaurants habituellement fréquentés par des étrangers. Les ressortissants français sont également invités à se prêter aux mesures de sécurité mises en place dans les lieux publics. Les Français participant à des réunions organisées par les milieux d’affaires sont invités à faire preuve de discrétion (éviter d’afficher dans un lobby d’hôtel l’objet d’une réunion, par exemple) et à éviter les routines (éviter les réunions hebdomadaires au même endroit et au même horaire).

Avertissement concernant la drogue

Les autorités indonésiennes appliquent très strictement une réglementation elle-même très sévère.

Consommation : plusieurs mois de prison ferme pour consommation de drogue. Plusieurs cas récents de ressortissants étrangers emprisonnés conduisent à rappeler que la loi indonésienne en matière de détention mais également de consommation de drogue est très sévère. L’attention des voyageurs est appelée sur le fait que la simple possession ou consommation de drogues, quelles que soient leur qualification (drogues « douces » ou « dures ») et leur quantité (dès 0,2 g) peut valoir la prison ferme pour plusieurs mois ou plus (jusqu’à quatre ans), ainsi qu’une très forte amende (plusieurs dizaines de milliers de dollars américains). Les contrôles de police sont effectués sur la voie publique, à la sortie des bars et boîtes de nuit, mais également, en cas de dénonciation, au lieu de résidence des personnes suspectées.

Aucune tolérance n’est observée, alors même que l’apparente facilité à se procurer de la drogue dans les lieux les plus touristiques (en particulier à Bali) pourrait faire croire à une certaine permissivité des autorités. Nos compatriotes doivent faire preuve de la plus grande prudence et savoir que des manipulations sont possibles, débouchant sur l’extorsion de fonds.

Trafic : condamnations très lourdes, y compris à la peine de mort.

Plusieurs ressortissants occidentaux, dont un de nos compatriotes, ont été condamnés à la peine capitale pour trafic de drogue. Deux autres Français sont actuellement détenus pour une lourde peine.

Criminalité de droit commun

Le niveau général de sécurité des personnes est plutôt satisfaisant en Indonésie. S’agissant des actes de petite délinquance, il est constaté, notamment à Jakarta et Bali, une augmentation sensible de leur nombre, notamment des vols "à la tire" ou à l’intérieur de locaux privés. Une vigilance accrue est donc conseillée. Pour les déplacements en taxi, il est recommandé de n’utiliser que des compagnies de bonne réputation, contactées par téléphone de préférence.

Des incidents récents, dont certains ont fini tragiquement, conduisent à inciter les voyageurs en solitaire à faire preuve d’une vigilance accrue. Ils doivent en particulier s’assurer du sérieux et des compétences des guides qu’ils seraient amenés à engager, notamment dans les endroits peu touristiques. Des vols avec agressions envers des motocyclistes ont également été signalés sur l’île de Lombok où il est conseillé de se déplacer par petits groupes. Par ailleurs il convient d’être prudent avant d’accepter des boissons proposées par des inconnus rencontrés dans les transports en commun. Ces boissons peuvent en effet être droguées pour endormir le voyageur qui se réveille dépouillé de ses biens. De nombreux cas récents d’escroquerie à la carte bancaire ayant été signalés, la plus grande prudence s’impose lors de leur utilisation.

De nombreux cas de vols de motos ont été signalés. Ces vols se produisant le plus souvent la nuit à l’hôtel, il est conseillé d’éviter de se faire livrer des motos sur son lieu d’hébergement et de privilégier la location de motos dans des centres spécialisés. En effet, en cas de vol, le propriétaire de la moto a coutume de se présenter à l’hôtel pour réclamer la valeur du véhicule neuf.

Les voyageurs sont invités à être vigilants dans les boîtes de nuit, notamment à Kuta (sur l’île de Bali), certaines d’entre elles étant le terrain d’action d’escrocs spécialisés dans l’extorsion de fonds, en particulier en provoquant des bagarres.

Avertissement concernant l’alcool

Plusieurs décès, qui ont touché des ressortissants indonésiens comme des ressortissants étrangers, ont été enregistrés récemment en Indonésie, et notamment sur les îles de Bali et Lombok, à la suite de consommation d’alcool frelaté fabriqué sur place (arak : alcool de riz ou de palme). La plus grande prudence est donc recommandée dans l’achat ou la consommation de boissons alcoolisées qui seraient distillées localement.

Accidents de baignade

Les accidents de ce type sont fréquents. Il existe de nombreuses baignades non surveillées en Indonésie, certaines sont très dangereuses. Il est toujours préférable de se renseigner avant de se baigner.

Dispositifs légaux relatifs aux délits sexuels

La législation indonésienne prévoit des sanctions importantes contre les auteurs de délits sexuels.

Elle punit d’une peine d’emprisonnement pouvant atteindre 12 ans tout individu qui use de violences ou menace d’user de violences à l’encontre d’une femme dans le but d’obtenir un rapport sexuel.

Tout acte de violence ou menace d’acte de violence en vue de provoquer des actes obscènes à l’encontre d’un mineur de moins de 18 ans en vue d’obtenir un rapport sexuel, soit en sa faveur, soit en faveur d’une tierce personne est passible d’une peine d’emprisonnement de 3 ans minimum jusqu’à 15 ans maximum.

Les mêmes peines sont applicables à toute personne qui fait usage de manoeuvres frauduleuses en vue de persuader, ou d’encourager un mineur à avoir des relations sexuelles avec elle ou toute autre personne.

La loi indonésienne réprime également, jusqu’à 7 ans d’emprisonnement, tout acte obscène à l’encontre d’un mineur de moins de 15 ans.

Par ailleurs, et conformément à l’article 113-6 du Code Pénal, la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un français hors du territoire de la République. Les ressortissants français coupables d’une infraction sexuelle commise en Indonésie peuvent aussi être poursuivis en France en application de la loi 98-468 du 17 juin 1998 pour des faits constitutifs de délits à caractère sexuel, y compris si ceux-ci ne sont pas réprimés par la législation locale (articles 227-22 et suivants du Code pénal).

La France n’ayant pas de convention de transfèrement de prisonniers avec l’Indonésie, toute peine d’emprisonnement prononcée par les tribunaux indonésiens, si lourde soit-elle, sera purgée en totalité dans les établissements pénitentiaires de ce pays.

Piraterie maritime

Les eaux territoriales indonésiennes sont le théâtre d’actes de piraterie qui peuvent se produire dans les eaux intérieures comme dans les zones frontalières avec la Malaisie et les Philippines. Consultez également la fiche "Piraterie maritime".

Risques de catastrophes naturelles

De nombreuses régions indonésiennes sont soumises régulièrement à des séismes, des éruptions volcaniques et des tsunamis.

Le tremblement de terre à l’origine du grand tsunami du 26 décembre 2004 a ainsi rappelé que l’ensemble de l’archipel connaît une importante activité sismique.

Des évènements de même type sont susceptibles de se produire à nouveau, l’Indonésie se trouvant située sur la « ceinture de feu du Pacifique ».

Lors de leurs déplacements dans le pays, les voyageurs sont invités à garder en mémoire les recommandations sur les risques et la conduite à tenir en cas de tremblement de terre ou de tsunami (cf. infra "sécurité-risques de catastrophes naturelles"). Il est recommandé de consulter la fiche "Séisme".

Si un tremblement de terre se produisait lors d’un séjour touristique, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec l’Ambassade de France.

Par ailleurs, de nombreux volcans indonésiens sont actifs et peuvent entrer en éruption à tout moment. Il est nécessaire de se renseigner auprès des autorités locales du niveau d’activité des volcans et des éventuelles alertes avant d’entamer une excursion. Il convient alors de respecter les consignes des autorités locales, notamment s’agissant des zones interdites d’accès (exemple : zone autour des cratères).

Il est rappelé que des risques de glissements de terrain et d’inondations sérieuses sont fréquents pendant la saison des pluies. La plus grande prudence est alors conseillée pour tout déplacement en zone rurale.

Tsunami : "Que faire en cas de tsunami ?

  • Beaucoup de tremblements de terre entrainent des tsunamis. Si vous apprenez qu’un tremblement de terre vient de se produire, soyez attentifs à un éventuel message d’alerte au tsunami.
  • Un tremblement de terre dans la zone où vous vous trouvez peut être un avertissement de ce qu’un tsunami va se produire. Ne restez pas dans les zones proches de la côte si un tremblement de terre important vient d’avoir lieu.
  • Les tsunamis sont parfois précédés par une baisse importante du niveau de la mer, qui se retire et découvre la plage sur une distance inhabituellement longue. Un grondement est parfois entendu avant que la vague n’atteigne le rivage.
  • Un tsunami n’est pas une vague unique, mais une série de vagues qui peuvent venir du large pendant des heures. La première vague n’est pas toujours la plus importante. Restez hors de la zone dangereuse tant qu’un avis de retour à une situation normale n’a pas été émis par les autorités compétentes.
  • Un petit tsunami en un point de la côte peut être extrêmement violent quelques kilomètres plus loin.
  • Tous les avis d’alerte tsunami doivent être pris très au sérieux.
  • Tous les tsunamis sont potentiellement dangereux, même si certains ne causent pas de dommage aux rivages qu’ils atteignent.
  • Ne descendez jamais sur la plage pour observer un tsunami. Quand vous apercevez la vague, il est déjà trop tard pour lui échapper. La plupart des tsunamis sont comme des coulées pleines de débris. Les vagues de tsunamis ne roulent pas et ne cassent pas et il est vain d’espérer surfer dessus.
  • Aucune partie de la côte n’est a priori certaine de ne jamais recevoir de tsunami. Si vous résidez dans une zone côtière, soyez prêts à réagir à un avis d’alerte tsunami.

Transports

Transport aérien

Une attention particulière doit être portée à la question de la sécurité des compagnies aériennes indonésiennes : Depuis juillet 2007, les compagnies du pays ont été incluses dans la liste des transporteurs aériens faisant l’objet d’une interdiction d’exploitation dans l’Union européenne ;

  • les compagnies suivantes : Garuda, Mandala Air, Air Asia Indonesia, Premiair, Airfast -ne figurent pas sur cette liste.

Il n’est pas certain que toutes les procédures de maintenance des avions de l’ensemble des compagnies aériennes intérieures indonésiennes soient scrupuleusement respectées. La navigation et le contrôle aériens souffrent en Indonésie de faiblesses structurelles.

Infrastructure routière
  • Le réseau autoroutier, long de 700 km, ne concerne que l’île de Java. Les axes principaux et autoroutes sont surchargés mais leur état général est correct.

L’approvisionnement en carburant est satisfaisant malgré un nombre limité de points de distribution.

  • Les accidents de la circulation sont fréquents, en ville et en zone rurale. Ils impliquent souvent des motocyclettes qui constituent un mode de transport à très fort risque. Les routes indonésiennes ne sont pas sûres (mauvais état de la voirie et de nombreux véhicules, présence fréquente de piétons, d’animaux, comportement parfois erratique des conducteurs, intempéries, notamment précipitations très violentes en saison des pluies, conduite à gauche) . La conduite de nuit, a fortiori à motocyclette, est déconseillée.
  • La détention d’un permis de conduite international est nécessaire pour la location d’automobiles ou de motocyclettes. Rappel : le permis de conduire international s’obtient auprès de la préfecture en France avant le départ et non auprès des autorités consulaires françaises en Indonésie.
Réseau ferroviaire
  • La densité du réseau ferroviaire est faible, se limitant à une liaison est-ouest sur l’île de Java et la traversée de quelques régions de Sumatra.
Transport maritime
  • Il est rappelé aux personnes désireuses de naviguer dans les eaux indonésiennes que la piraterie maritime et d’autres types de délinquance persistent dans certaines régions (notamment le détroit séparant l’Indonésie de Singapour, allant de l’archipel de Riau jusqu’aux îles des Natunas, la côte ouest de Sumatra ou la région des Moluques). Par ailleurs, toute activité maritime dans les eaux territoriales indonésiennes doit obtenir au préalable l’accord des autorités locales. Voir la fiche relative à la piraterie maritime.
  • Des naufrages font régulièrement plusieurs dizaines de victimes, notamment dans l’Est de l’archipel indonésien (92 morts dans le naufrage d’un ferry en juin 2012 dans le district des Moluques Centre) ou lors de la traversée du détroit de la Sonde (8 morts en septembre 2012 dans la collision entre un tanker et un ferry) et rappellent les conditions de sécurité insuffisantes de ce mode de transports en Indonésie. Jointe à la vétusté de nombreux bâtiments, l’habitude de certaines compagnies d’accepter l’embarquement d’un nombre de passagers excédant la charge recommandée constitue un risque élevé. En cas d’accident, les passagers sont d’autant plus exposés que les conditions et dispositifs de sécurité du bord sont souvent défaillants (notamment insuffisance du nombre d’embarcations de secours et gilets de sauvetage). Il est recommandé dans la mesure du possible d’éviter ce mode de transport, en particulier pendant la saison des pluies et des tempêtes tropicales (janvier-mars).

Entrée / Séjour

Visas touristiques

Un visa d’entrée en Indonésie est exigé de tous les ressortissants français (et de nombreuses autres nationalités). Ces visas sont délivrés par les ambassades ou consulats d’Indonésie à l’étranger pour un séjour maximal autorisé de 60 jours (ambassade d’Indonésie à Paris ou consulat général d’Indonésie à Marseille).

Les ressortissants d’un certain nombre de pays, dont la France, bénéficient de la facilité d’obtention d’un visa lors de l’arrivée en Indonésie, limitée cependant à certains points d’entrée. Les visas délivrés à l’arrivée sont limités à 30 jours et sont renouvelables une fois, à condition d’avoir au moins une page libre dans le passeport.

Cette facilité n’est pas offerte aux détenteurs de passeports d’urgence, qui doivent obligatoirement obtenir un visa avant leur arrivée dans le pays.

Il est à noter que la taxe d’aéroport au départ d’Indonésie (150 000 rupiahs) n’est pas incluse dans le prix du billet, et qu’il faut s’acquitter de cette somme lors de l’enregistrement au guichet de la compagnie aérienne.

Points d’entrée permettant l’obtention de visas à l’arrivée

Aéroports : aéroport Soekarno-Hatta de Jakarta, aéroport Halim Perdana Kusuma de Jakarta, aéroport Ngurah Rai de Bali, aéroport Polonia de Medan, aéroport Sam Ratulangi de Manado, aéroport Tabing de Padang, aéroport Juanda de Surabaya, aéroport Adisucipto de Yogyakarta, aéroport Adisumarno de Surakarta, aéroport Selaparang de Mataram, aéroport Sepinggan de Balikpapan, aéroport Hasanuddin de Makassar et aéroport Eltari de Kupang.

Ports: port de Batam, port Belawan de Medan, port Tanjung Priok de Jakarta, port Tanjung Perak de Surabaya, port Benoa de Bali, port Sibolga (nord Sumatra), port Jayapura (Papouasie), port Teluk Bayur de Padang, port Bitung, port Tanjung Balaikarimum, port Tanjung Mas de Semarang, Port Tenau de Kupang, port Pare-Pare et port Soekarno-Hatta de Makassar.

Le coût de ce visa à l’arrivée en Indonésie s’élève à 25 USD pour un visa de 30 jours. Il est recommandé d’avoir l’appoint avec soi (en USD) pour éviter un taux de change défavorable ou que la monnaie ne vous soit pas rendue.

Il est rappelé que les autorités indonésiennes exigent que la date d’expiration du passeport soit supérieure de 6 mois à compter de la date d’entrée en Indonésie, au risque dans le cas contraire de se voir refouler aux frontières. Les voyageurs devront également veiller à ce que leur passeport contienne suffisamment de pages vierges pour l’apposition du visa.

Tout étranger demeurant en Indonésie après l’expiration de son visa est passible d’une amende de 200 000 rupiahs (environ 20 USD) par jour (’’overstay’’) pendant les 60 premiers jours de dépassement de visa. Au-delà de ces 60 jours, l’amende maximale est de 500 millions de rupiahs (environ 52 590 USD). Les services de l’immigration sont très vigilants, notamment dans les aéroports au moment de l’embarquement, et cette mesure ne connaît pas d’exception. Un étranger en situation de dépassement de séjour ne sera pas autorisé à quitter le pays s’il n’a pas acquitté le montant de l’amende et pourra même encourir une peine d’emprisonnement s’il n’est pas en mesure de régulariser rapidement sa situation.

S’agissant de la Papouasie (où les voyages restent déconseillés sauf raison impérative), une autorisation doit être sollicitée auprès du ministère indonésien des affaires étrangères à Jakarta. Ces autorisations sont délivrées au cas par cas, en fonction de la nature du voyage.

Hébergement des étrangers

La loi indonésienne fait obligation aux personnes qui hébergent des étrangers de le signaler dans les 24 heures à la police locale ou au chef de quartier (RT), sous peine d’amende ou d’emprisonnement. Il convient donc de se mettre en conformité avec la loi lorsqu’un représentant de la police ou un chef de quartier se manifeste sur votre lieu de séjour (maison louée), en déclinant votre identité et en leur fournissant une photocopie de votre passeport et de votre visa. En cas de non conformité à cette loi, et dans certains cas, des policiers ou des chefs de quartier prétendent imposer sur le champ le payement d’une amende de plusieurs millions de rupiahs (plusieurs centaines d’euros). Tout paiement doit faire l’objet d’un reçu écrit, au poste de police, mentionnant le nom des officiers de police qui ont perçu les sommes versées.

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire en veillant, le cas échéant, à être couvert également pour un séjour à l’étranger de plus de 90 jours.

Rage

Plusieurs dizaines de cas de rage sont rapportés, en particulier dans l’île de Bali. Selon les modalités et la durée du séjour, la vaccination contre la rage peut être recommandée. Il convient d’adopter une attitude prudente vis-à-vis des animaux (chiens, singes, animaux errants). Afin d’éviter tout risque de morsure, il est déconseillé de les approcher et de les caresser. En cas de morsure, il est impératif de laver soigneusement la zone de morsure (à l’eau et au savon) et de consulter un médecin sans tarder pour bénéficier, si nécessaire, de soins anti-rabiques appropriés.

Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes
  • Paludisme (malaria) : maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : Bali : pas de chimioprophylaxie; ailleurs zone 3 .
  • Dengue : on constate une recrudescence de cas de dengue en Indonésie. Six provinces ont été placées en état d’alerte maximale : Jakarta, ouest de Java, est de Kalimantan, sud de Sulawesi, ouest et est de Tenggara. Cette maladie virale est transmise par les piqûres de moustiques : il convient donc de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, moustiquaires). La dengue pouvant prendre une forme potentiellement grave il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre (la prise d’aspirine est déconseillée).
  • Encéphalite japonaise : cette maladie, qui n’existe qu’en Asie, se transmet par des moustiques, en zone rurale. Bien que rare, quelques cas sont signalés chaque année. Un vaccin existe et peut être administré dans dans un centre médical sur place. Dans le cadre d’un voyage touristique, il semble que les mesures physiques (vêtements longs, répulsifs…) soient une arme efficace.
Vaccinations

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est conseillée.

  • Poliomyélite : quelques cas de poliomyélite ont été déclarés dans la région de Sukabumi (située à 120 km de Jakarta) et dans Java-Ouest. Il est recommandé aux voyageurs arrivant en Indonésie de s’assurer que leur vaccination anti-poliomyélite est bien à jour.
  • Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.

Dans tous les cas il convient de prendre l’avis de votre médecin ou d’un centre de vaccinations internationales.

Hygiène alimentaire

Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférer les eaux en bouteilles capsulées, d’origine locale ou importées. A défaut, filtrer l’eau et la faire bouillir avant consommation. Eviter la consommation de poisson, de viande et de volailles crus.

VIH - Sida

Prévalence non négligeable du VIH - sida. Des mesures de prévention doivent être appliquées.

Epidémie de grippe aviaire

La Direction Générale de la Santé recommande aux voyageurs d’éviter tout contact avec les volailles et les oiseaux, c’est-à-dire de ne pas se rendre dans des élevages ni sur les marchés aux volatiles. Les recommandations générales d’hygiène lors des voyages dans les pays en développement, qui visent à se protéger des infections microbiennes, sont préconisées : éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les œufs ; se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou un soluté hydro-alcoolique. Le virus se transmet par voie aérienne (voie respiratoire) soit par contact direct, notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l’exposition à des matières contaminées (par l’intermédiaire de la nourriture, de l’eau, du matériel et des mains ou des vêtements souillés). Les espaces confinés favorisent la transmission du virus.

Conseils généraux

Les hôpitaux privés sont à préférer aux hôpitaux publics. En cas de problème sanitaire important, une évacuation sur Singapour (1h30) ou la France devra être envisagée. Avant le départ, consulter le médecin traitant et contracter une assurance de rapatriement sanitaire.

Coordonnées de médecins et d’hôpitaux

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Us et coutumes

L’Indonésie est un pays multiconfessionnel où l’Islam est pratiqué par 88% de la population. Le port d’une tenue vestimentaire correcte est recommandé afin d’éviter de heurter la sensibilité des ressortissants indonésiens. Pour les femmes, éviter de porter des vêtements décolletés. Il est en outre souhaitable d’avoir, dans la mesure du possible, les bras et les jambes couverts. Ces règles de conduite sont moins impératives à Bali, destination touristique dont la population est majoritairement hindoue.

Législation locale

L’Indonésie ne tolère la consommation de boissons alcoolisées que dans les bars des grands hôtels ou les restaurants des grandes villes.

Monnaie

La plupart des banques, agences de voyage et hôtels indonésiens n’acceptent de changer que les dollars émis depuis 2003 et portant un numéro de série commençant par la lettre F ou postérieur à celle-ci. Les billets abîmés sont soit refusés soit décotés.

Divers

Climat à la fois tropical et équatorial avec une saison sèche (juin à octobre à Jakarta) et une saison des pluies (novembre à mai).

Il est vivement recommandé aux voyageurs de faire preuve en permanence de prudence et de prendre des mesures simples de précaution. Notamment :

  • de contracter avant leur départ une assurance maladie-rapatriement ( et de conserver sur soi la carte de l’organisme d’assistance);
  • de prévenir l’Ambassade de France de leur projet de voyage (par ex : « voyageant avec mon conjoint et un enfant de … ans, j’envisage un déplacement dans la région de … du … au … »). Cette information, qui facilitera beaucoup l’assistance que pourra apporter l’Ambassade en cas d’accident, de catastrophe naturelle ou de disparition, peut être communiquée à section-consulaire@ambafrance-id.org ou par téléphone au 021 23 55 76 00 (+62 21 23 55 76 00 depuis la France).

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