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Inde

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Dernière minute

Retrait des billets de 500 et 1000 roupies indiennes du circuit monétaire.

La situation se normalise (les files d’attente devant les distributeurs de billets sont désormais quasi-inexistantes), mais l’approvisionnement en nouveaux billets reste toujours limité. Les banques peuvent donc encore manquer de liquidités et les distributeurs de billets restent irrégulièrement approvisionnés.
Pour toute information relative aux mesures prises par les autorités indiennes quant à ces questions, il est recommandé de consulter le site de la Reserve Bank of India ou le site internet de l’ambassade de France à New Delhii.

Violences au Cachemire.

Depuis le 8 juillet 2016, d’importantes violences ont lieu dans plusieurs zones du Cachemire, faisant plus d’une centaine de morts et des milliers de blessés. Le trafic aérien et routier, ainsi que les services publics, sont très perturbés.

Dans ce contexte, les déplacements touristiques et professionnels dans la vallée du Cachemire et ses alentours, y compris à Srinagar, dont plusieurs secteurs ont été placés sous couvre-feu, sont à éviter.

Sécurité

L’Inde est, dans son ensemble, un pays relativement sûr, dans lequel on peut voyager sans grande difficulté (6,5 millions de touristes par an), à condition de respecter un certain nombre de règles et de porter une attention particulière à la réalité du risque terroriste (voir infra).
De manière générale, il est conseillé :
• de garder sur soi son passeport ;
• de signaler à l’hôtel ou à ses amis les déplacements prévus ;
• de n’accepter aucun colis d’inconnus ;
• de disposer d’une liste de numéros d’urgence.

RISQUES ENCOURUS

- Risque terroriste

La menace terroriste est persistante en Inde. Des attentats meurtriers ont notamment eu lieu à Pune en février 2010, Delhi en septembre 2011 et février 2012, Mumbai en 2008 et juillet 2011, Hyderabad en février 2013, Bangalore en avril 2013, Bodhgaya en juillet 2013 et Patna en octobre 2013 dans l’État du Bihar (Nord-Est du pays).
A ce titre, il est recommandé aux Français présents sur le territoire indien de se tenir régulièrement informés et d’exercer la plus grande vigilance dans les lieux touristiques, à forte affluence (marchés, sites religieux, grands rassemblements à l’occasion de fêtes religieuses) ou connus pour être particulièrement fréquentés par les ressortissants étrangers, en particulier dans les grandes métropoles.

- Risques spécifiques pour les femmes

De plus en plus de cas de harcèlements ou d’agressions sexuelles (attouchements, comportements déplacés, exhibitionnisme, voire viols) sont signalés. Il est essentiel dès l’arrivée en Inde, particulièrement pour les femmes, et a fortiori celles voyageant seules, de prendre certaines précautions :
• tenue vestimentaire : porter de préférence des vêtements longs et garder les épaules couvertes ;
• comportement : se comporter avec retenue envers les ressortissants indiens que l’on peut être amené à côtoyer en voyage ou dans la vie quotidienne (guide, chauffeur, employé d’hôtel ou de maison…) ;
• déplacements : il est fortement conseillé aux femmes d’éviter de marcher seules ou en couple dans les zones peu fréquentées notamment la nuit tombée (rues peu animées, y compris dans les grandes villes comme Delhi ; ruelles de villages ; plages, etc.). De même, éviter de se retrouver seule, dès la tombée de la nuit, avec chauffeur de taxi, employé d’hôtel, guide, rencontre occasionnelle…
Plus généralement, conserver une prudence élémentaire afin de ne pas se mettre en danger et de ne pas susciter de mauvaises intentions (vols, agressions).

- Risque dans les transports

L’Inde est le pays qui présente la plus grande mortalité routière au monde.
La plus grande prudence dans la conduite automobile s’impose en raison du mauvais état des routes, de leur encombrement, du caractère chaotique de la circulation, de la méconnaissance du code de la route par de nombreux usagers et aussi du risque d’attroupement et de réactions hostiles. Le port de la ceinture de sécurité en voiture ou du casque pour la conduite de deux roues est impératif.

Le réseau ferroviaire indien est l’un des plus importants au monde mais il présente de fortes lacunes en matière de sécurité. De nombreux accidents sont constatés faisant près de 15000 victimes chaque année. Il faut être attentif à ses effets personnels (notamment en couchette) car les vols sont très fréquents sur les lignes Bénarès-Delhi, Agra-Delhi, Calcutta-Bénarès et Calcutta-Puri.

Il convient en outre d’être extrêmement vigilant quant aux boissons ou aliments susceptibles d’être offerts au cours de trajets en train par des inconnus. Dans un certain nombre de cas, ces boissons et aliments contiennent de puissants somnifères. Au réveil, les passagers se retrouvent dépouillés de leurs effets personnels.

- Risques naturels

Risques sismiques
Le pays est situé dans une région d’activité sismique. Les séismes ont généralement lieu dans le Nord du pays, au niveau de l’Himalaya, dans les régions où les plaques indienne et eurasienne se rencontrent. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche « Risques naturels ».

Moussons
Les pluies de moussons peuvent provoquer des inondations très importantes, particulièrement en zone rurale, et des glissements de terrain dans les régions montagneuses. Il convient donc d’être prudent à la saison des pluies et de se renseigner sur l’état des liaisons routières ou ferroviaires avant d’entreprendre des déplacements.

Cyclones
L’Inde est régulièrement touchée par des cyclones dévastateurs en particulier les régions côtières (Kerala, Tamil Nadu, Orissa, Gujarat, Andhra Pradesh et Bengale occidental). La saison cyclonique s’étend d’avril à décembre, avec un pic de mai à novembre. Il convient donc de vérifier régulièrement les bulletins météorologiques et de ne pas s’aventurer près des côtes en cas d’alerte cyclonique.

Baignade
L’attention des voyageurs est attirée sur les dangers potentiels encourus par les baigneurs à Goa, ainsi que sur les côtes du Karnataka, en raison de la puissance des courants orientés vers le large durant la période précédant la mousson, durant la période de mousson et juste après. La plage de Miramar à Panjim, à l’embouchure du fleuve, est signalée comme particulièrement dangereuse. Par conséquent, il est conseillé de ne pas se baigner dans ces zones.

Délinquance

Vols de passeport, vol à la tire
Les vols à la tire étant fréquents dans les lieux animés (gares, marchés, etc…), conservez des photocopies de vos documents d’identité. 60 à 70% des vols signalés à l’ambassade concernent des voyageurs empruntant les liaisons ferroviaires, notamment entre Agra, Varanasi (Bénarès) et Calcutta. Il convient donc de se montrer particulièrement vigilant et de garder sur soi documents personnels et argent (pochette intérieure), les sacs devant être de préférence systématiquement cadenassés aux porte-bagages aménagés dans les compartiments.

Escroqueries, parfois accompagnées de séquestration

Se méfier des vendeurs mal intentionnés, principalement au Rajasthan, à Goa et Dharamsala, qui proposent, en échange d’une hypothétique rémunération, de livrer en France des objets de valeur (bijoux et pierres précieuses) et qui procèdent ensuite à des débits frauduleux sur les cartes de crédit après avoir majoré la valeur desdits objets. Des séquestrations ont également été signalées dans ces trois localités, au cours desquelles la victime a été contrainte d’acheter de nombreuses pierres ou bijoux et de les expédier à son adresse en France. Le trafic de pierre n’est en fait qu’un prétexte servant de base à l’escroquerie, parfois assortie d’enlèvement.

Introduction de substances étrangères dans les aliments ou boissons

De manière générale, ne pas accepter de boissons ou de nourritures offertes par un inconnu (il peut arriver qu’elles contiennent une substance provoquant la perte de conscience ou un délire hallucinatoire). Des cas ont été signalés de touristes ayant été drogués puis volés ou agressés.
Cas particulier de Goa : de nombreuses touristes étrangères en voyage à Goa se voient offrir une boisson, surtout dans les bars de nuits, lors de nouvelles rencontres avec les clients de ces établissements. Ces boissons peuvent contenir une substance provoquant la perte de conscience, les mettant ainsi en danger. En conséquence, il importe d’être très vigilant et de bien surveiller son verre pour y éviter l’introduction de substances étrangères.

Utilisation de taxis aux abords des terminaux de transport et des lieux touristiques
Il est recommandé d’éviter les rabatteurs d’agences de voyages qui opèrent notamment à l’arrivée de l’aéroport international Indira Gandhi et à la gare ferroviaire de New Delhi. Agissant parfois avec la connivence des chauffeurs de taxis ou de rickshaw, ils font croire que les hôtels auprès desquels les touristes ont effectué des réservations sont fermés ou inaccessibles. Les chauffeurs de taxi peuvent également emmener le touriste dans des lieux isolés, s’arrêter et faire monter d’autres passagers complices de l’arnaque pour impressionner le voyageur et le contraindre à payer sa course plus chère. Il est ainsi fortement conseillé de prendre les taxis prépayés du gouvernement à la sortie de l’aéroport.

Pratiques frauduleuses liées à la réservation de voyages organisés ou de billets de train
Les rabatteurs d’agences de voyages peuvent orienter les touristes vers de pseudo agences de tourisme ou de voyages peu scrupuleuses, se présentant comme une agence officielle du gouvernement. Ces agences essaient alors de vendre aux touristes un nouveau programme de voyage en Inde à des prix surfacturés. Il convient de refuser fermement cette transaction et, au besoin, d’appeler la police ou l’ambassade (cf. onglets "Contacts utiles" et "Représentations françaises" ci-contre).
En outre, il peut arriver que ces agences proposent des voyages au Cachemire, en invoquant une accalmie dans cette région. En réalité, la situation demeure très tendue (cf. supra) et, chaque année, de nombreux touristes ayant accepté ces offres ont fait l’objet d’intimidations et de racket.

Il est fortement recommandé de réserver ses billets de train directement à la gare, et non pas auprès d’agents touristiques qui peuvent augmenter les prix ou vous faire croire que les trains sont complets, pour vous contraindre à prendre un taxi privé.
Par ailleurs, les voyageurs ayant acheté leur billet de train à la gare peuvent être approchés par une personne les informant que le train a été annulé. Il s’agit également d’une arnaque visant à vous faire réserver un taxi privé.

ZONES DE VIGILANCE

- Jammu-Cachemire et zones frontalières avec le Pakistan

Il est déconseillé aux ressortissants français de se rendre dans la vallée du Cachemire (en orange sur la carte) où des troubles donnants lieu à des violences surviennent régulièrement, y compris à Srinagar.

Par ailleurs, l’accès aux abords immédiats de la ligne de contrôle (LoC) et de la frontière avec le Pakistan est formellement déconseillé, y compris au niveau du poste frontière entre les villes de Wagah et d’Attari (Pendjab). Le risque terroriste y est particulièrement élevé et les échanges de tirs y sont fréquents.

- Ladakh et Himalaya

Le Ladakh est accessible par voie aérienne de New Delhi à Leh, ou par la route, en passant par Manali, sachant que cette voie n’est ouverte que quelques mois par an et très encombrée. Un déplacement par la route depuis Srinagar est déconseillé.Les moyens de communication limités dans la région de Ladakh ainsi que dans l’ensemble des régions de haute altitude dans l’Himalaya rendent toute assistance extrêmement difficile. La capitale, Leh, est située à 3500m d’altitude. Il est donc recommandé d’observer à l’arrivée un repos de 24 ou 48 heures.

Les randonnées/expéditions au Ladakh, tout comme dans l’ensemble des régions montagneuses de l’Himalaya, sont rendues difficiles en raison de l’altitude, qui requiert une période d’acclimatation, et des intempéries, qui peuvent y sévir de façon inopinée.

Souvent exigeantes, elles requièrent une bonne condition physique, des équipements adaptés et une certaine pratique, ainsi que le respect de mesures élémentaires de prudence.

Il est en outre vivement conseillé d’effectuer une visite médicale avant le départ et de se munir, à titre préventif, des médicaments et kits de premier secours nécessaires, la plupart étant introuvables sur place. Aussi, pour l’organisation de telles expéditions, en particulier pour les trekkings, il est vivement conseillé de faire appel à des agences reconnues en France, disposant sur place d’un correspondant bien identifié et fiable. Les randonnées de haute altitude sans guide, individuelles ou non, sont à proscrire.

Prévoir la prise en charge des frais d’évacuation éventuelle par une compagnie d’assurance domiciliée en France : la vérification des clauses prévues dans le contrat doit faire l’objet d’une attention particulière. Cette assurance doit inclure toute prestation relative au secours en montagne, notamment une évacuation par hélicoptère, étant donné le coût élevé de telles opérations. La prise en charge par l’assurance doit impérativement commencer à la demande d’évacuation et non à l’arrivée à l’hôpital le plus proche (Leh) pour permettre un héliportage jusqu’à cet hôpital.

Un permis spécial, délivré sur place, est requis pour se rendre dans certaines zones frontalières. Il est nécessaire de prévoir du temps dans l’organisation de son voyage pour l’obtenir auprès des autorités locales (un jour ouvrable en principe).

- Etats du Nord-Est

Le visa permettant d’entrer en Inde ne suffit pas pour accéder à certains des Etats du Nord-Est : il est nécessaire de se procurer une autorisation spéciale (cf. rubrique « Entrée / Séjour »).

En outre, ces Etats du Nord-Est de l’Inde connaissent, à des degrés divers, une situation intérieure parfois instable qui peut rendre les déplacements difficiles. Il est important de se renseigner précisément avant tout déplacement dans ces régions.

Régions touchées par les mouvements « naxalites » : Bihar, Jharkhand, Chhattisgarh, l’Orissa, Andhra Pradesh, Karnataka, et l’Est du Maharashtra, ainsi que le Bengale occidental.

Des mouvements d’inspiration maoïste (« Naxalites ») opèrent dans les régions reculées de ces Etats. Ces mouvements, qui s’en prennent principalement aux membres des forces de l’ordre et aux infrastructures publiques, font chaque année un nombre important de victimes. Il est recommandé de se renseigner précisément sur les risques encourus auprès de l’ambassade et du réseau consulaire avant de se rendre dans ces régions.

- Quartiers à éviter à New Delhi

Eviter les réservations de chambres dans les petits hôtels déclarés ou non de Paharganj et Nabi Karim, quartiers centraux de New Delhi, devenus dangereux (criminalité).

Entrée / Séjour

I. FORMALITÉS D’ ENTRÉE

Visas

RAPPEL : Les Français sont soumis au visa pour séjourner en Inde. Les personnes arrivant sans visa en cours de validité sont refoulées par les autorités indiennes.

Les étrangers doivent remplir les conditions pour lesquelles un type de visa leur a été attribué. Tout étranger arrivant sous couvert d’un visa « touriste » valable pour une période de six mois maximum est dispensé de s’enregistrer auprès des services de l’immigration. Aucun visa « touriste » ne peut être prorogé. Il est également impossible de modifier sur place tout autre type de visa (travail, études, affaires, etc). En fonction de la nature du visa sollicité, la date d’expiration du passeport doit être postérieure d’au moins 3 ou 6 mois à la date de fin de validité du visa.

Les autorités indiennes préparent actuellement la mise en place de visas biométriques pour les ressortissants français souhaitant se rendre en Inde. Elles avaient initialement envisagé de mettre en place la nouvelle procédure de délivrance de visas à partir du 1er mai 2015. Cette réforme a été repoussée à une date ultérieure, non précisée à ce stade.

Depuis le 1er mai 2015, les autorités indiennes ont mis en place un dispositif de délivrance de visa à l’arrivée, appelé « e-Tourist visa », qui est opérationnel dans 16 aéroports sur le territoire indien (dont Bangalore, Bombay, Calcutta, Chennai, Delhi, Goa, Hyderabad, Kochi et Trivandrum).

Ce « e-Tourist visa » doit être sollicité en ligne après un enregistrement de la demande (https://indianvisaonline.gov.in/visa/tvoa.html) et le paiement des frais de dossier. L’accord se matérialise par la réception d’une autorisation de voyage sous forme électronique qu’il conviendra de présenter à l’aéroport d’arrivée pour obtenir l’apposition d’un visa dans son passeport. Il n’est valable que pour les demandeurs de visa touristique/affaires/traitement médical de courte durée, titulaires d’un passeport français d’une durée de validité d’au moins 6 mois à la date de délivrance de l’autorisation de voyage électronique.

Le visa délivré à l’arrivée n’est valable que pour une durée de 30 jours et pour une entrée unique sur le territoire indien. Il n’est possible de réaliser que deux demandes de visa à l’arrivée par an. Pour tous les autres types de visas, il est nécessaire de déposer sa demande auprès du prestataire externalisé compétent pour traiter les demandes de visas instruites par l’ambassade d’Inde à Paris.

Pour toute information complémentaire concernant le « e-Tourist visa » , la procédure d’obtention de l’autorisation de voyage électronique ou sur le visa à l’arrivée, il convient de consulter les sites officiels :

Depuis le 4 décembre 2012, seuls les étrangers ressortissants d’Afghanistan, de Chine, d’Iran, du Pakistan, d’Irak, du Soudan, du Bangladesh et les étrangers originaires du Pakistan ou du Bangladesh (quelle que soit leur nationalité), titulaires d’un visa « touriste » dont la durée de séjour est de 90 ou 180 jours et à entrées multiples, doivent respecter un délai d’au moins deux mois entre deux séjours en Inde.

Dans le cas où ces ressortissants souhaitent revenir dans le pays pendant ce délai de deux mois, ils doivent demander l’autorisation à la mission diplomatique indienne compétente, en spécifiant les raisons pour une nouvelle visite après une brève période. Dans ce cas, l’enregistrement auprès des services d’immigration (FRRO : Foreigners Regional Registration Office) est obligatoire dans les 14 jours suivant l’arrivée.

Cette réglementation s’applique aux étrangers titulaires d’un visa « touriste » qui, après être arrivés en Inde, sont sortis du pays, principalement pour faire un voyage touristique dans les pays limitrophes suivants uniquement : Bhoutan, Népal, Sri Lanka et Bangladesh, et reviennent en Inde dans un délai de deux mois avant de quitter définitivement le pays. Toutefois, les missions diplomatiques indiennes à l’étranger ainsi que les autorités d’immigration de tous les points d’entrée ont la possibilité d’autoriser ces ressortissants étrangers titulaires d’un visa « touriste » à faire deux ou trois retours dans le pays (Inde) si cela est nécessaire en fonction de leur itinéraire, qu’ils devront présenter accompagné des documents requis (réservations d’avion) et s’ils reviennent des pays suivants uniquement : Bhoutan, Népal, Sri Lanka et Bangladesh.

La durée totale de séjour ne peut dépasser, selon la durée de séjour indiquée sur le visa, 90 ou 180 jours.

Un étranger qui aura finalement quitté le pays après avoir bénéficié de la facilité de deux ou trois retours ne pourra revenir en Inde qu’après un délai de deux mois après son dernier départ. Il pourra obtenir une autorisation spéciale de la mission diplomatique indienne compétente uniquement en cas de situation imprévue telle que décès/maladie grave dans la famille, absence de possibilité de vol aérien pour rentrer dans son pays d’origine ou pour se rendre dans un autre pays, ou toute autre situation impérieuse qui devra être dûment justifiée auprès de la mission diplomatique devant donner l’autorisation.

Le demandeur devra justifier :

  • que le but de sa visite découle d’une situation d’urgence ;
  • qu’il n’est pas engagé dans des activités commerciales, ni employé, et qu’il ne poursuit pas des études ou des recherches.

L’étranger devra s’enregistrer auprès du Foreigners Regional Registration Office (FRRO) compétent dans les 14 jours suivant son arrivée dans le pays, de préférence au lieu de première entrée. Un cachet sera apposé sur son visa.

  • Si un ressortissant étranger dépose fréquemment des demandes de visa « touriste », c’est-à-dire moins d’un mois après l’expiration de son visa précédent, les missions diplomatiques indiennes devront signaler le cas à la division des étrangers du ministère de l’Intérieur afin d’obtenir l’autorisation de délivrer un nouveau visa « touriste ».

Documents requis pour l’enregistrement des étrangers titulaires d’un visa « touriste » :

- formulaire d’enregistrement rempli en triple exemplaire (à se procurer dans les bureaux du FRRO et sur le site internet boi.gov.in) ;

- copie du passeport, du visa, du cachet d’arrivée des services d’immigration sur le passeport ;

- trois photographies d’identité récentes format passeport et preuve de résidence (copie d’un bail valide et notarié ou copie d’un formulaire C d’un hôtel ou copie d’une facture d’électricité ou de téléphone récente accompagnée d’une lettre du propriétaire).

Permis spéciaux

L’accès à certaines zones du territoire indien (Arunachal Pradesh, Sikkim, frontières du Cachemire, du Rajasthan, de l’Himachal Pradesh et de l’Uttarakhand) nécessite l’obtention de permis spéciaux. Les demandes pour ces permis se font auprès des services consulaires de l’ambassade d’Inde à Paris. Une fois en Inde, l’obtention de ce document est très difficile (délai de 6 semaines minimum, présentation de nombreux justificatifs). Dans ce dernier cas, les demandes de permis spéciaux sont à adresser au ministère de l’Intérieur indien (Ministry of Home Affairs - Foreigners Division, Jaisalmer House, Mansing Road, New Delhi - Tél. : +91 23 38 13 74).

En cas de perte ou de vol du passeport

En cas de perte ou de vol du passeport, il est impératif de se faire délivrer un visa de sortie. La démarche à suivre compte trois temps. Premièrement, il est nécessaire d’obtenir une déclaration de perte auprès de la police locale. Deuxièmement, il importe de se faire délivrer un passeport d’urgence au consulat. Troisièmement, il convient de s’adresser au Foreigners Regional Registration Office (FRRO) du lieu d’entrée en Inde, soit :

  • pour New Delhi :
    East Block 8 - Sector I - R.K. Puram Near Hyatt Regency
    Tél. : +91 11 26 71 10 74 / +91 11 26 71 13 48
  • pour Bombay/Mumbai :
    FROO-CID SBII6 Immigration (annexe), behind St. Xavier’s College
    Tél. : +91 22 22 62 11 69 ou +91 22 62 04 46 ou +91 22 62 04 55
  • pour Madras/Chennai :
    Bureau of Immigration, Sastry Baven, Haddows Road, Nungampakam, Chennai (Madras)
    Tél. : +91 44 2827 82 10
  • pour Calcutta :
    FRRO Kolkata, 237 A.J.C. Bose Road, Kolkata 700 020
    Tél. : +91 33 229 005 49 / +91 33 228 370 34
    Courriel : frrokolic.in
  • pour Bangalore :
    FFRO 5th Floor, ’A’ Block, TTMC, BMTC Bus Stand Building, K.H. Road, Shantinagar, Bangalore - 560027
    Tél. : +91 80 22 21 81 95 – Courriel : frroblr-ka chez nic.in
  • pour Hyderabad :
    FRRO Bureau of Immigration (Ministry of Home Affairs), Old Airport R.G Terminal, Begumpet, Hyderabad - 500016
    Tél. : +91 40 27 90 02 11 – Courriel : frrohyd chez nic.in
  • pour Pondichéry, antenne régionale du bureau de l’immigration :
    Regional Registration Office, Housing Board Building, Anna Nagar - Nellitope, Pondicherry
    Tél. / fax : +91 41 32 20 16 05

De façon générale, il est fortement recommandé de toujours conserver avec soi une photocopie de son passeport, de son visa et du cachet d’entrée des services d’immigration : en cas de perte ou de vol de l’original, les démarches seront considérablement facilitées.

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et, de manière générale, aux dépenses de santé qui peuvent s’avérer élevées en Inde, notamment auprès des établissements privés qui offrent les services de meilleure qualité, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux préalablement à un voyage en Inde ou au Népal (qui ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place).

II. RÈGLEMENTATIONS DOUANIÈRES

Nouvelle réglementation en matière d’importation d’animaux

La nouvelle réglementation indienne relative à l’importation d’animaux domestiques a connu des modifications fondamentales ces derniers mois. Pour plus d’informations, consulter le site de l’ambassade de France en Inde.

Santé

Un séjour en Inde implique impérativement pour tout voyageur de prendre diverses précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne sauraient dispenser d’une consultation avant le départ auprès de son médecin traitant et/ou auprès d’un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Il est préférable de prévoir cette consultation assez longtemps avant la date de départ, notamment pour permettre les rappels de vaccins si besoin est. Autre point important : il est nécessaire de contracter en France une assurance couvrant les frais médicaux et ceux de rapatriement sanitaire.

I. AVANT LE DÉPART

• Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et, de manière générale, aux dépenses de santé qui peuvent s’avérer élevées en Inde, notamment auprès des établissements privés qui offrent les services de meilleure qualité, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’ une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux, qui ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place.

• Vaccinations
Aucune vaccination n’est obligatoire (sauf pour les voyageurs en provenance d’Afrique, d’Amérique latine et de Papouasie-Nouvelle-Guinée qui doivent présenter un certificat de vaccination contre la fièvre jaune).
Il est cependant vivement conseillé de mettre à jour les vaccinations suivantes : Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite, fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
A la suite de la découverte de cas de méningite bactérienne à New Delhi, l’attention des voyageurs est attirée sur l’opportunité d’avoir une vaccination anti-méningococcique à jour. Les piscines publiques sont plus particulièrement à éviter.
Pour des séjours de longue durée, la vaccination contre la rage peut être recommandée.
Enfin, pour des séjours en zone rurale, une vaccination contre l’encéphalite japonaise peut être nécessaire. Outre la vaccination, cette maladie virale étant transmise par les piqûres de moustiques, il est nécessaire de recourir à des mesures de protection contre les moustiques (sprays ou baumes répulsifs).

II. RISQUES SANITAIRES


• Rage

La rage est très présente en Inde et l’OMS considère que chaque année, plus d’un tiers des cas de rage dans le monde sont comptabilisés en Inde.
La rage est une maladie virale transmissible accidentellement à l’homme par morsure, léchage de muqueuse d’un chien, renard ou chauve-souris atteints du virus. Le virus pénètre alors dans le corps et progresse vers le cerveau. Les symptômes associent généralement des fourmillements, des paralysies nerveuses puis un état d’agitation avec fièvre parfois. La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge rapide.
Il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée. Après un contact avec un animal pouvant être enragé, la morsure doit être lavée abondamment à l’eau savonneuse, et une consultation médicale urgente doit apprécier le risque de contamination afin de déterminer l’administration urgente d’un sérum et/ou d’une vaccination contre la rage.
Il est donc recommandé de ne pas caresser les animaux, voire de ne pas s’en approcher.
La vaccination préventive (en préexposition) avant un séjour en zone exposée peut être recommandée et nécessite une consultation et évaluation médicale préalable.

• Tuberculose

Des cas de tuberculose multi-résistante ou TDR-TB (totally drug-resistant) sont également signalés à Bombay et dans sa région. Il est vivement recommandé à toutes les personnes effectuant un séjour en Inde (notamment dans le secteur de Pune et Bombay) de s’assurer que sa vaccination antituberculeuse est à jour. Dans tous les cas, les précautions élémentaires d’hygiène sont vivement recommandées :
• ne pas toucher ses yeux, son nez, ou sa bouche après avoir éternué ou toussé ;
• se couvrir la bouche et le nez en éternuant et en toussant ;
• se laver les mains fréquemment au savon et à l’eau, ou en utilisant un gel désinfectant.

• Maladies transmises par les moustiques

  • Chikungunya

L’OMS a confirmé la présence du chikungunya dans plusieurs régions de l’Inde (Delhi, Kerala, Goa, Andhra Pradesh, Gujarat, Karnataka, Maharashtra, Orissa, Territoire de Pondichéry, …). Cette maladie virale, qui sévit épisodiquement en Inde, se transmet par les piqûres de moustiques et impose le recours à des mesures de protection individuelles (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…), nécessaires également pour la prévention du paludisme et de la dengue (cf. ci-dessous).

  • Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques.

Le risque est faible dans les grandes villes (Delhi, Bombay), mais il ne peut jamais être considéré comme nul, surtout durant les périodes de mousson (juin à septembre), propices à la recrudescence des moustiques. Le risque est plus fort hors des grandes villes. Classification de l’Inde par l’Organisation Mondiale de la Santé : zone 2 (Etat d’Assam : zone 3).

Il existe deux formes de prévention complémentaire du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, durant une durée variable selon le produit utilisé.

  • Dengue

La dengue est une maladie transmise par les moustiques, y compris durant la journée. Elle se manifeste habituellement par un syndrome grippal (fièvre, douleurs musculaires et articulaires, et parfois une éruption cutanée). Dans de rares cas, elle peut se compliquer d’une forme hémorragique (rare en Inde). La prise d’aspirine est déconseillée.

En liaison avec la période de fin de mousson, on constate une résurgence des cas de dengue dans différentes régions. Il convient de façon générale de respecter les mesures élémentaires de protection contre les moustiques (vêtements longs, utilisation de produits répulsifs, recours aux moustiquaires, etc.). Il n’existe pas de traitement médicamenteux préventif ni de vaccin contre la dengue.

  • Encéphalite japonaise

Cette maladie, qui n’existe qu’en Asie, se transmet par des moustiques, en zone rurale. Ces cas peuvent être mortels ou engendrer des séquelles neurologiques graves. Il n’existe pas de traitement curatif spécifique, la prise en charge médicale est alors symptomatique. Il existe en revanche des vaccins pour la prévention de l’encéphalite japonaise (à pratiquer dans un centre médical sur place). Dans le cadre d’un voyage touristique, la vaccination contre l’encéphalite japonaise n’est pas recommandée systématiquement pour tous les voyageurs qui se rendent en Asie ou en Océanie. Il semble que les mesures physiques contre les moustiques (vêtements longs, répulsifs, moustiquaires…) soient une arme efficace.

• Troubles respiratoires

  • Pollution atmosphérique en agglomérations

Les grandes villes de l’Inde (New Delhi, Bombay, Calcutta, Bangalore, Gwalior, Patna, Raipur etc.) présentent des taux de pollution atmosphérique parmi les plus élevés au monde. Elles connaissent régulièrement des pics de pollution atmosphérique de forte à très forte intensité, en particulier pendant la période hivernale (et notamment durant les célébrations de Diwali, vers fin octobre). En effet, selon certaines estimations, New Delhi est, à ce jour, la ville la plus polluée du monde, notamment en ce qui concerne les particules fines PM 2.5.

Les particules et les polluants présents dans l’air peuvent être la cause d’inflammations des voies respiratoires, de diminution des capacités respiratoires entraînant des irritations, des difficultés, voire des douleurs respiratoires. L’air pollué peut également entraîner des irritations des yeux et interagir avec le système immunitaire.

Certaines catégories de personnes sont particulièrement sensibles à la pollution de l’air : il s’agit des personnes âgées, des enfants ainsi que de toute personne souffrant de maladies chroniques telles qu’asthme, bronchite chronique, emphysème ou insuffisance cardiaque.

Le seul moyen de résoudre l’exposition à ces risques de santé est de minimiser l’exposition à la pollution, notamment pour les catégories à risque. Il est donc conseillé de :

• pour les personnes présentant les facteurs de risque mentionnés plus haut, se renseigner avant leur départ sur la qualité de l’air et différer au besoin leur voyage ;

• pendant le séjour, en cas de pic de pollution (particulièrement tôt le matin et la soirée/nuit), réduire les sorties à l’extérieur, et utiliser un masque filtrant de type N95 ou FFP2. Bien que ces masques puissent en principe être achetés sur place, il est préférable de s’en munir avant le départ ;

• réduire l’exercice physique à l’extérieur ;

• garder les fenêtres et les portes fermées en permanence, y compris dans son véhicule (où il est également recommandé d’utiliser le niveau de climatisation au plus bas avec recyclage de l’air intérieur) ;

• consulter immédiatement un médecin en cas de symptômes.

  • Randonnées en haute montagne

Il est recommandé aux personnes se rendant dans les zones montagneuses du nord de l’Inde (exemple : Ladakh) de faire preuve d’une grande prudence en cas d’apparition de troubles respiratoires. Une préparation physique préalable et adaptée est conseillée aux personnes souhaitant entreprendre une randonnée en altitude. En cas de trouble respiratoire, il convient de redescendre dans les zones de plus faible altitude et dans tous les cas de ne pas poursuivre l’ascension.

• VIH - SIDA
Les cas de VIH - SIDA, bien que difficiles à chiffrer (plus de 5 millions de séropositifs selon les estimations de l’agence gouvernementale indienne NACO), sont de plus en plus nombreux. Des mesures de protection individuelles s’imposent.

III. MESURES D’ HYGIÈNE ALIMENTAIRE

• Se laver fréquemment les mains, au minimum avant chaque repas (il existe en pharmacie des solutions antimicrobiennes à utiliser sans rinçage, utiles en cas d’excursions).
• Ne pas consommer l’eau du robinet, qui n’est pas potable. Ne boire que de l’eau en bouteille capsulée (par exemple de la marque "Himalayan" ou "Pondichéry"), ou, en cas d’impossibilité, de l’eau bouillie 30 minutes puis filtrée.
• Éviter la consommation de boissons naturelles type jus de fruits pressés. Ne pas consommer de nourriture achetée dans la rue.
• Viandes et poissons/crustacés doivent être bien cuits avant consommation (poissons et crustacés à proscrire dans la région de Delhi entre fin mars et début octobre à cause de la forte chaleur et des risques de rupture de la chaîne du froid).

IV. QUELQUES RÈGLES SIMPLES

• Évitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).

• Évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.

• Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.

• Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité, port du casque en deux roues).

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles


I. TRANSPORTS

• Transport par la route
Attention : Tout voyageur souhaitant entrer en Inde avec son véhicule personnel doit être muni du "carnet de passage", délivré par l’Automobile Club, et devenu obligatoire depuis avril 2002. En l’absence de ce document, le voyageur devra rebrousser chemin, ou son véhicule sera retenu à la frontière et mis à la disposition des douanes au bout de deux mois.
L’assurance au tiers est obligatoire. La détention d’un permis de conduire international est également obligatoire pour les voyageurs. Ce permis est valable un an en Inde.
En cas d’accident corporel grave avec un ressortissant indien, il est recommandé de ne pas rester sur les lieux sans présence policière et de se rendre immédiatement dans le bureau de police le plus proche.


II. LÉGISLATION LOCALE

• Consommation d’alcool
Les Etats du Gujarat, Bihar, Nagaland, Kerala et le territoire de Lakshawadeep interdisent la consommation d’alcool. Ailleurs, la consommation est libre hormis certains jours (« dry days ») : jours d’élection, fêtes religieuses, etc. Consommer de préférence des boissons provenant de distilleries placées sous contrôle public (l’alcool frelaté fait régulièrement des victimes). Avant de se rendre en Inde, il est conseillé de se renseigner sur les lois en vigueur dans chaque Etat en matière de consommation d’alcool. Il est également recommandé d’éviter d’acheter de l’alcool en dehors des débits de boissons et des magasins autorisés. Chaque année, de nombreuses personnes trouvent la mort après avoir bu un alcool frelaté. L’alcool bon marché distillé à domicile est parfois mélangé à du méthanol, ce qui peut provoquer la mort ou la cécité.

• Produits stupéfiants
Les autorités indiennes font preuve d’une très grande sévérité en ce qui concerne le trafic et la consommation de produits stupéfiants. Contrairement au droit français, la loi indienne fixe les peines encourues en fonction de la quantité de stupéfiants découverte. Les plafonds sont très bas. La détention de 100 g de haschich, 2 g d’amphétamines ou 0,5 g d’ecstasy, peut entraîner une peine allant jusqu’à 6 mois de prison avec travaux forcés. Transporter, détenir, acheter ou vendre 250 g d’héroïne, 100 g de cocaïne, 1 kg de cannabis/haschich, 50 g d’amphétamines ou 10 g d’ecstasy expose à une peine allant jusqu’à 20 années de prison avec travaux forcés. Les vendeurs font l’objet d’une surveillance particulière de la part de la police. Les contrôles peuvent être effectués dans les lieux de passage (gare, aéroport) et les hôtels. Dans les lieux publics, des substances illicites peuvent être glissées dans le sac des voyageurs à leur insu.

• Armes et munitions
Il est strictement interdit d’entrer sur le territoire indien avec une arme à feu et/ou des munitions, sauf dans des cas spécifiques pour lesquels il convient de se renseigner avant de partir (pratique d’un sport, personnels de sécurité, etc.). Un passager en possession d’un permis de port d’arme peut transporter, dans son bagage en soute, un revolver, un pistolet ou un fusil de chasse, et un maximum de 50 cartouches, après l’avoir déclaré à l’enregistrement et répondu à toutes les exigences de sécurité. Le passager doit par ailleurs remplir un formulaire au départ et règle des frais liés au transport de matières dangereuses (100 USD plus taxes pour Air India). Tout passager transportant une arme à feu et/ou des munitions sans autorisation préalable ni permis de port d’arme encourt des poursuites judiciaires pouvant entraîner une arrestation immédiate au point d’entrée sur le territoire indien et une peine de prison.

• Pédophilie et tourisme sexuel
La lutte contre les actes de pédophilie et le tourisme sexuel s’est accrue ces dernières années. Les autorités indiennes sont de plus en plus sévères à l’encontre des étrangers coupables d’abus sexuels sur des enfants (plusieurs condamnations à perpétuité de ressortissants étrangers).

• Massages
Dans l’Etat de Goa, le massage effectué par une personne du sexe opposé (« cross massage ») est strictement interdit. Tout contrevenant peut être poursuivi et condamné.

• Gestation pour autrui (GPA)
Les Français sont mis en garde contre le recours, en Inde, à la gestation pour autrui (GPA). La pratique de la GPA est tolérée en Inde et les actes médicaux des établissements médicaux indiens pratiquant la GPA ne sont pas encadrés par la loi.

En France, l’article 227-12 du Code pénal sanctionne le recours à la GPA et une personne ou un couple désireux d’accueillir un enfant qui y aurait recours, s’exposerait à une peine d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende. Lorsque ces faits ont été commis à titre habituel ou dans un but lucratif, les peines sont portées au double. En outre, en droit français, la mère est la femme qui a accouché de l’enfant.

Une directive du ministère indien des Affaires intérieures de 2015 enjoint aux cliniques indiennes de n’accepter les demandes de GPA des étrangers qu’à la condition que ceux-ci soient détenteurs d’une lettre de leur ambassade ou des autorités de leur pays de résidence garantissant que l’enfant né d’une mère porteuse indienne pourrait rentrer au pays comme l’enfant biologique du couple, que les parents d’intention soient détenteurs d’un visa Médical et qu’ils apportent la preuve qu’ils sont mariés depuis plus de 2 ans.

Cela rend donc impossible le recours à la GPA en Inde pour des personnes individuelles et les couples français.

Par ailleurs, un projet de loi, approuvé par le gouvernement indien, a été déposé en 2015 pour interdire toute forme de GPA commerciale et réguler drastiquement les conditions de recours à la GPA non-commerciale : les étrangers – y compris ceux ayant le statut de résident indien – les Indiens résidant à l’étranger ou les Indiens d’origine ne pourront plus y prétendre.

Dans l’hypothèse où des Français parviendraient malgré tout à recourir à la GPA en Inde, les autorités consulaires françaises en Inde ne délivreront ni de document établissant l’état civil de l’enfant, ni de titre de voyage pour le ramener en France. Elles pourront être amenées à engager une procédure judiciaire à l’encontre des parents d’intention. Des poursuites judiciaires pourraient également être engagées par les autorités indiennes si l’acte de naissance indien mentionne des faits inexacts, notamment le nom d’une mère qui n’a pas donné naissance à l’enfant.

• Homosexualité
Elle est illégale en Inde (article 377 du Code pénal). Il semble toutefois que cette législation n’ait pas été appliquée récemment à l’encontre de touristes étrangers. Néanmoins, il convient de façon générale d’observer une grande discrétion concernant les marques d’affection dans les lieux publics.

• Réglementation sur les devises
Le voyageur doit déclarer à son arrivée à l’aéroport toute somme (numéraires, travellers chèques, etc.) supérieure à la contre-valeur de 10.000 USD (risque de peines d’emprisonnement d’un minimum de deux mois).

• Exportation de produits dérivés d’espèces protégées
(ex. : châles en « shatoosh », laine d’antilopes du Tibet)
Elle est formellement interdite (risque de peines d’emprisonnement d’un minimum de deux mois).

• Balises GPS
Avant le départ pour une expédition en mer ou en montagne, il est fortement recommandé de se munir d’une batterie personnelle de localisation avec données GPS intégrées (personal locator beacon : PLB). Ces balises permettent une géolocalisation plus précise que les PLB sans données GPS et facilitent grandement les recherches pour les secours en cas d’accident.

Pour de plus amples informations sur les systèmes de secours en montagne ou en mer, vous pouvez consulter les liens ci-dessous :
www.cospas-sarsat.int/fr
www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/é(a_balise_de_detrresse_6p_DEF_Web.pdf

• Téléphones satellitaires
La détention et l’usage de téléphones satellitaires sur le territoire indien sont soumis, sans l’obtention d’une autorisation préalable, à des peines d’emprisonnement. Il est nécessaire de prendre contact avec l’ambassade d’Inde en France avant d’amener un tel équipement.

• Photographies
Ne pas réaliser de prises de vues des aéroports, des sites « stratégiques » (ponts, bâtiments militaires…). Le contrevenant s’expose à la confiscation des appareils et des films ainsi qu’à des poursuites pénales.


III. US ET COUTUMES

• Eviter les tenues trop découvertes pour les femmes ; revêtir une tenue décente pour visiter les temples ou les mosquées. La présence d’étrangers n’est parfois pas tolérée dans les temples hindous ou à l’occasion de certaines processions.
• Lors d’un voyage en couple, une grande discrétion est de mise concernant les gestes d’affection dans les lieux publics indiens.

• Donations aux temples : il est fréquent qu’une donation au temple soit demandée aux visiteurs. Les touristes sont les premières cibles de ces sollicitations et les sommes demandées sont souvent majorées (500 – 1000 roupies contre 20 – 50 roupies pour les locaux). Le montant des donations est à la discrétion de chacun et n’est en aucun cas obligatoire.

Voyages d’affaires

VISA D’AFFAIRES

Les Français souhaitant se rendre en Inde dans le cadre d’un voyage d’affaires peuvent faire une demande de visa pour une durée de 3 mois, 6 mois ou 1 an. Le visa d’affaires n’est ni échangeable, ni renouvelable en Inde et ne permet que des séjours d’un maximum de 30 jours par visite. Toute dérogation à cette règle des 30 jours ou une demande de visa pour une durée allant jusqu’à 5 ans est soumise à acceptation préalable des services consulaires de l’ambassade d’Inde à Paris.
Pour plus d’informations sur ce type de visa ou pour déposer une demande de visa d’affaires pour l’Inde.

RÉSEAUX DE COMMUNICATIONS

La connexion et couverture en H+/3G est très largement disponible en Inde, avec toutefois des variations sensibles en zones rurales (zones de forêt ou montagneuses). La connexion en 4G est en cours de déploiement et sa couverture n’est pas toujours parfaite, notamment dans les grandes villes.
L’accès en itinérance bénéficie de la même couverture, mais le coût d’utilisation demeure très onéreux. Il est préférable de se procurer une carte SIM locale incluant un crédit de communication et un forfait internet prépayés qui peuvent être rechargés aisément. L’obtention d’une carte SIM locale peut toutefois se révéler complexe et il importe de se munir de l’ensemble des documents requis à sa délivrance (passeport en cours de validité, photocopie du passeport, photocopie du visa en cours de validité, deux photographies, une preuve de résidence en France ainsi qu’une preuve de résidence en Inde). Airtel, Vodafone et Jio sont trois des principaux opérateurs de téléphonie mobile possédant une bonne couverture au niveau national.
Dans les villes, des cybercafés sont disponibles et de nombreux lieux publics (hôtels, cafés, restaurants, aéroports) disposent de bornes Wifi accessibles (parfois payantes).

DONNÉES ÉCONOMIQUES

Avec une population de 1 331 millions d’habitants, le pays dispose en 2015 d’un PIB de 2074 Mds de dollars US et d’un PIB par habitant de 1582 dollars. Le PIB a crû de 2% entre 2011 et 2015. Le taux de croissance actuelle du PIB est de 7.5% (2015).
L’Inde est le 30e client de la France. La France a exporté vers l’Inde 3176 millions d’euros de biens en 2015. Les exportations ont augmenté de 17% entre l’année 2014 et l’année 2015. Le solde commercial de la France avec le pays s’établit à – 2196 millions d’euros, ce qui représente le 11e déficit de son commerce extérieur.

L’Inde connaît un développement urbain majeur (53 villes de plus d’1 million d’habitants) et l’émergence d’une classe moyenne qui aspire à un mode de consommation plus occidental. Les besoins de l’Inde sont considérables en infrastructures (dans le domaine énergétique, au-delà du nucléaire, sécurisation des approvisionnements, distribution, développement des énergies renouvelables notamment solaire), en services urbains (accès à l’eau, traitement des déchets), électricité, cosmétiques, produits de luxe.

750 entreprises françaises sont implantées en Inde.

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère des Affaires étrangères et du Développement international vous propose de consulter la fiche repères économiques Inde.

CONTACTS UTILES
  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Service économique régional de New Delhi – INDE
Adresse : 2/50E Shantipath, Chanakyapuri
New Delhi – 110 021, Inde
Tél. : +91 11 43 19 63 00
Télécopie : +91 11 43 19 63 09
Courriel : newdelhi chez dgtresor.gouv.fr
Site internet : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/inde

  • Business France

Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.

Business France de New Delhi – Inde
Embassy of France
2/50 E Shantipath, Chanakyapuri
New Delhi – 110021, Inde
Tél. : + 91 11 43 19 61 00
Thibaut FABRE (export) : thibaut.fabre chez businessfrance.fr

Business France de Bombay – Inde
Wockhardt Towers, East Wing
5th Floor, Bandra Kurla Complex, Bandra East
Mumbai
Tél. : +91 22 66 69 40 00

Business France de Bangalore – Inde
21, Palace Road, Vasanth Nagar
Bangalore
Tél. : +91 80 22 14 12 40

Business France de Chennai – Inde

24 College Road, Nungambakkam
Chennai
Tél. : +91 44 28 27 98 03

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Président de section : Patrick ROUSSEAU - (91-11) 24 65 14 65 (société Veolia India)

Annuaire pour l’Inde.

  • CCI

Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) Françaises à l’International sont des associations indépendantes de droit local qui regroupent des entreprises françaises et étrangères. Elles constituent un réseau mondial de relations et de contacts d’affaires de plus de 32.000 entreprises françaises et étrangères dans 83 pays.

Chambre de Commerce et d’Industrie France Inde – New Delhi (IFCCI)
DLTA Complex, RK Khanna Stadium
1st Floor (Gate 3), 1 Africa Avenue
New Delhi 110 029
Tél. : +91 11 39 97 46 90
Courriel : contactdelhi chez ifcci.org.in

Chambre de Commerce et d’Industrie France Inde – Mumbai (IFCCI)

French Bank Building
4th Floor, 62 Homji Street Fort
Mumbai 400 001
Tél. : + 91 22 66 10 47 55
Fax : + 91 22 67 47 97 60
Courriel : contact chez ifcci.org.in

Chambre de Commerce et d’Industrie France Inde – Chennai (IFCCI)
Old 27, New 66, III Street
Abiramapuram Chennai - 600 018
Tél. : + 91 44 42 17 87 10
Courriel : contactchennai chez ifcci.org.in

Chambre de Commerce et d’Industrie France Inde – Bangalore (IFCCI)
28, I Main, VII Cross, Central Excise Layout
Bhoopasandra, Sanjay Nagar Post, Bangalore 560094
Tél. : +91 80 69 00 12 18
Courriel :contactbangalore chez ifcci.org.in

Site Internet : http://www.ifcci.org.in/

  • Atout France

Groupement d’intérêt économique au service du développement touristique de la France. Atout France est l’opérateur unique de l’Etat en matière de tourisme et contribue au renforcement de l’attractivité de la destination France ainsi qu’à la compétitivité de ses entreprises et filières.
Inde : http://atout-france.fr/notre-reseau/inde

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique de développement définie par le gouvernement français.

Agence de New Delhi
19A, Rajdoot Marg, Chanakyapuri, Block Y
Diplomatic Enclave, Chanakyapuri, New Delhi, Delhi 110021
Tél. : +91 11 23 79 37 47
Courriel : afdnewdelhi chez afd.fr

  • BAD

L’inde est membre de la Banque asiatique de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.adb.org/.

La page de l’Inde est consultable à l’adresse : https://www.adb.org/countries/india/main

  • FMI

L’Inde et le FMI : http://www.imf.org/external/country/IND/index.htm

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