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Sécurité

L’Inde est, dans son ensemble, un pays relativement sûr, dans lequel on peut voyager sans difficulté (6,5 millions de touristes par an), à condition de respecter un certain nombre de règles (voir infra).

Il convient néanmoins de porter une attention particulière à la réalité du risque terroriste : il est recommandé aux Français présents sur le territoire indien d’exercer la plus grande vigilance, d’éviter les endroits publics très fréquentés et de faire preuve d’une grande prudence en particulier dans les sites fréquentés par les ressortissants étrangers et dans les grandes métropoles indiennes.

De manière générale, il est conseillé :

  • de garder sur soi son passeport ;
  • de signaler à l’hôtel ou à ses amis les déplacements prévus ;
  • de n’accepter aucun colis d’inconnus ;
  • de disposer d’une liste de numéros d’urgence.
1 - Risques spécifiques pour les femmes

Les femmes, en particulier lorsqu’elles voyagent seules, peuvent être vulnérables. De plus en plus de cas de harcèlements, voire d’agressions sexuelles sont signalés. De ce fait, les derniers développements statistiques montrent que les femmes étrangères, touristes ou expatriées, font l’objet d’agressions sexuelles (attouchements, comportements déplacés, exhibitionnisme, viols). Compte tenu des différences culturelles entre nos deux pays, il est essentiel dès l’arrivée en Inde, particulièrement pour les femmes, de prendre certaines précautions :

  • tenue vestimentaire : porter de préférence des vêtements longs et garder les épaules couvertes ;
  • comportement : se comporter avec retenue envers les ressortissants indiens que l’on peut être amené à côtoyer en voyage ou dans la vie quotidienne (guide, chauffeur, employé d’hôtel ou de maison…) ;
  • déplacements : il est fortement conseillé aux femmes d’éviter de marcher seules ou en couple dans les zones peu fréquentées notamment la nuit tombée (rues peu animées, y compris dans les grandes villes comme Delhi ; ruelles de villages ; plages, etc…). De même, éviter de se retrouver seule, dès la tombée de la nuit, avec chauffeur de taxi, employé d’hôtel, guide, rencontre occasionnelle…

Plus généralement, conserver une prudence élémentaire afin de ne pas se mettre en danger et de ne pas favoriser les mauvaises intentions (vols, agressions).

2 - Risque terroriste

La menace terroriste est persistante en Inde. Des attentats meurtriers ont eu lieu à Pune en février 2010, Delhi en septembre 2011 et février 2012, Mumbaï en 2008 et juillet 2011, Hyderabad en février 2013, Bangalore en avril 2013 (faisant 17 blessés) à Bodhgaya en juillet 2013 et, en octobre 2013, à Patna dans l’État du Bihar (Nord-Est du pays) ainsi que dans l’État du Maharashtra où un attentat a été perpétré par la guérilla naxalite.

3 - Zones de vigilance particulière

- Andhra Pradesh/Telangana

La création officielle d’un nouvel État fédéré au Telangana (autour d’Hyderabad, capitale actuelle de l’Andhra Pradesh au Sud de l’Inde) qui devrait intervenir début juin 2014 (immédiatement après les élections générales et locales) pourrait entraîner des manifestations sporadiques localisées sur la côte et la partie Sud de l’Andhra Pradesh. L’Andhra Pradesh est actuellement calme mais il est préférable de s’informer des éventuels mouvements de grève, notamment des transports, qui pourraient rendre difficile un déplacement dans ces régions.

- Jammu-Cachemire

Il est déconseillé aux ressortissants français de se rendre dans la vallée du Cachemire, en orange sur la carte. Des touristes occidentaux y ont été enlevés et exécutés. L’accès aux zones frontalières avec le Pakistan est formellement déconseillé.

- Organisation d’expéditions au Ladakh ou dans l’Himalaya

Le Ladakh est accessible par voie aérienne de New Delhi à Leh, ou par la route, en passant par Manali, sachant que cette voie n’est ouverte que quelques mois par an et très encombrée. Un déplacement par la route depuis Srinagar est déconseillé.

L’absence de moyens de communication dans la région de Ladakh rend toute assistance extrêmement difficile. La capitale, Leh, est située à 3500m d’altitude. Il est donc impératif d’observer à l’arrivée un repos complet à l’hôtel pendant 24 ou 48 heures.

Les randonnées/expéditions au Ladakh, tout comme dans l’ensemble des régions montagneuses de l’Himalaya, sont rendues difficiles en raison de l’altitude et des intempéries qui peuvent y sévir de façon inopinée.
Les particularités parfois exigeantes du milieu himalayen requièrent en outre une forme physique, des équipements adaptés et une certaine pratique, ainsi que le respect de mesures élémentaires de prudence. Les moyens de communication sont souvent limités, rendant toute assistance extrêmement difficile.
Il est en outre vivement conseillé de subir une visite médicale avant le départ et de se munir, à titre préventif, de médicaments destinés à lutter contre le mal d’altitude introuvables sur place.
Aussi, pour l’organisation de telles expéditions, en particulier pour les trekkings, il est vivement conseillé de faire appel à des agences reconnues en France, disposant sur place d’un correspondant bien identifié et fiable. Les randonnées sans guide, individuelles ou non, sont fortement déconseillées.

Assurance : Prévoir la prise en charge des frais d’évacuation éventuelle par une compagnie d’assurance domiciliée en France.

Cette assurance doit inclure toute prestation relative au secours en montagne, notamment une évacuation par hélicoptère, étant donné le coût élevé de telles opérations. La prise en charge par l’assurance doit impérativement commencer à la demande d’évacuation et non à l’arrivée à l’hôpital le plus proche (Leh) pour permettre un héliportage jusqu’à cet hôpital. La vérification des clauses prévues dans le contrat doit faire l’objet d’une attention particulière.

- Les Etats du Nord-Est

Le visa permettant d’entrer en Inde ne suffit pas pour accéder à certains des Etats du Nord-Est : il est nécessaire de se procurer une autorisation spéciale (cf. rubrique « Entrée / Séjour »).

En outre, ces Etats du Nord-Est de l’Inde connaissent, à des degrés divers, une situation intérieure parfois instable qui peut rendre les déplacements difficiles. Il est important de se renseigner précisément avant tout déplacement dans ces régions.

La situation politique dans le district de Darjeeling (Bengale occidental) s’est améliorée depuis la série de mouvements de protestation de juin et juillet 2010 qui avaient paralysé la région, mais demeure toutefois caractérisée par l’incertitude. Il est par conséquent recommandé aux voyageurs de rester vigilants et de s’assurer, avant tout déplacement dans cette région, que la situation ne s’est pas à nouveau dégradée.

- Régions touchées par les mouvements « naxalites » : Bihar, Jharkhand, Chhattisgarh, l’Orissa, Andhra Pradesh, Karnataka, et l’Est du Maharashtra, ainsi que le Bengale occidental

Des mouvements d’inspiration maoïste (« Naxalites ») opèrent dans des régions reculées. Ces mouvements, qui s’en prennent principalement aux membres des forces de l’ordre et aux infrastructures publiques, font chaque année un nombre important de victimes. Il est recommandé de se renseigner précisément sur les risques encourus auprès de l’ambassade et du réseau consulaire avant de se rendre dans ces régions.

4 - Risques et recommandations générales

- Vols de passeport, vol à la tire

Les vols à la tire étant fréquents dans les lieux animés (gares, marchés, etc…), conservez des photocopies de vos documents d’identité. 60 à 70% des vols signalés à l’ambassade concernent des voyageurs empruntant les liaisons ferroviaires, notamment entre Agra, Varanasi (Bénarès) et Calcutta. Il convient donc de se montrer particulièrement vigilant et de garder sur soi documents personnels et argent (pochette intérieure), les sacs devant être de préférence systématiquement cadenassés aux porte-bagages aménagés dans les compartiments.

- Avertissements concernant les escroqueries, notamment de pierres précieuses (Dharamsala, Goa et Rajasthan), parfois accompagnées de séquestration

Se méfier des vendeurs mal intentionnés, principalement au Rajasthan, à Goa et Dharamsala, qui proposent, en échange d’une hypothétique rémunération, de livrer en France des objets de valeur (bijoux et pierres précieuses) et qui procèdent ensuite à des débits frauduleux sur les cartes de crédit après avoir majoré la valeur desdits objets. Des séquestrations ont également été signalées dans ces trois localités, au cours desquelles la victime a été contrainte d’acheter de nombreuses pierres ou bijoux et de les expédier à son adresse en France. Le trafic de pierre n’est en fait qu’un prétexte servant de base à l’escroquerie, parfois assortie d’enlèvement.

- Avertissement concernant la drogue

En matière de drogue, la règle appliquée en Inde est celle de la « tolérance zéro ». Le trafic et la consommation de produits stupéfiants et de psychotropes sont sévèrement punis en vertu d’une loi de 1985, que les tribunaux indiens appliquent avec une grande rigueur, et qui prévoit même la peine de mort dans certains cas de récidive. La tentative et l’aide à l’infraction sont punies des mêmes peines que l’infraction proprement dite. Contrairement au droit français, la loi indienne fixe les peines encourues en fonction de la quantité de stupéfiants découverte. Les plafonds sont très bas. La détention de 100 g de haschich, 2 g d’amphétamines ou 0,5 g d’ecstasy, peut entraîner une peine allant jusqu’à 6 mois de prison avec travaux forcés. Transporter, détenir, acheter ou vendre 250 g d’héroïne, 100 g de cocaïne, 1 kg de cannabis/haschich, 50 g d’amphétamines ou 10 g d’ecstasy expose à une peine allant jusqu’à 20 années de prison avec travaux forcés. Les vendeurs font l’objet d’une surveillance particulière de la part de la police. Les contrôles peuvent être effectués dans les lieux de passage (gare, aéroport) et les hôtels. Dans les lieux publics, des substances illicites peuvent être glissées dans le sac des voyageurs à leur insu.

- Piraterie maritime

En raison de la recrudescence des actes de piraterie observée au premier semestre 2011 près des côtes indiennes, il est conseillé d’être prudent lors des déplacements par voie maritime (Voir fiche sur la Piraterie maritime)

- Autres avertissements

- Ne pas accepter de boisson ou nourriture offertes par un inconnu (il peut arriver qu’elles contiennent une substance provoquant la perte de conscience ou un délire hallucinatoire). Des cas ont été signalés de touristes ayant été drogués puis volés ou agressés.

- Ne pas réaliser de prises de vues des aéroports, des sites « stratégiques » (ponts, bâtiments militaires…). Le contrevenant s’expose à la confiscation des appareils et des films ainsi qu’à des poursuites pénales.

- Il est recommandé d’éviter les rabatteurs d’agences de voyages qui opèrent notamment à l’arrivée de l’aéroport international Indira Gandhi et à la gare ferroviaire de New Delhi. Agissant parfois avec la connivence des chauffeurs de taxis ou de rickshaw, ils font croire que les hôtels auprès desquels les touristes ont effectué des réservations sont fermés ou inaccessibles.

Les rabatteurs orientent ensuite les touristes vers de pseudo agences de tourisme ou de voyages peu scrupuleuses, se présentant comme une agence officielle du gouvernement. Ces agences essaient alors de vendre aux touristes un nouveau programme de voyage en Inde à des prix surfacturés. Il convient de refuser fermement cette transaction et, au besoin, d’appeler la police ou l’Ambassade (cf. onglets "Contacts utiles" et "Représentations françaises" ci-contre).

En outre, il peut arriver que ces agences proposent des voyages au Cachemire, en invoquant une accalmie dans cette région. En réalité, la situation demeure très tendue (cf. supra) et, chaque année, de nombreux touristes ayant accepté ces offres ont fait l’objet d’intimidations et de racket.

- Eviter les réservations de chambres dans les petits hôtels déclarés ou non de Paharganj et Nabi Karim, quartiers centraux de New Delhi, devenus dangereux (criminalité).

- L’attention des voyageurs est attirée sur les dangers potentiels encourus par les baigneurs à Goa, ainsi que sur les côtes du Karnataka, en raison de la puissance des courants orientés vers le large durant la période précédant la mousson, durant la période de mousson et juste après. La plage de Miramar à Panjim, à l’embouchure du fleuve est signalée comme particulièrement dangereuse. Par conséquent, il est conseillé de ne pas se baigner dans ces zones.

5 - Risques naturels

- Risques sismiques

Le pays est situé dans une région d’activité sismique. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche «Risques naturels».

- Moussons

Les pluies de moussons peuvent provoquer des inondations très importantes, particulièrement en zone rurale, et des glissements de terrain dans les régions montagneuses. Il convient donc d’être prudent à la saison des pluies et de se renseigner sur l’état des liaisons routières ou ferroviaires avant d’entreprendre des déplacements.

- Cyclones

L’Inde est un pays particulièrement vulnérable à l’aléa cyclonique du fait de la densité extrême de population en zone littorale, où la pêche est la principale activité, mais également par un profil des côtes particulièrement exposé. Il convient donc de vérifier régulièrement les bulletins météorologiques et de ne pas s’aventurer près des côtes en cas d’alerte cyclonique.


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