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Dernière mise à jour le: 9 janvier 2012 - Information toujours valide le: 10 Février 2012
Avis de cyclone

Le passage du cyclone Thane sur Pondichéry, dans la nuit du 29 au 30 décembre 2011, a causé des dégâts très importants (coupures de courant, routes bloquées, inondations…).

Il est vivement conseillé aux voyageurs qui prévoient de se rendre dans cette région de retarder leur déplacement pour l’heure.

Menace terroriste

Trois explosions meurtrières sont survenues à Bombay le 13 juillet. Un attentat à la valise piégée a eu lieu à Delhi devant la Haute cour de justice le 7 septembre faisant 13 morts et de nombreux blessés.

En raison de la menace terroriste latente en Inde, il est recommandé aux Français présents sur le territoire indien d’exercer la plus grande vigilance, d’éviter les endroits publics très fréquentés (notamment les marchés, les centres commerciaux,les gares…) et de faire preuve d’une grande prudence en particulier dans les sites fréquentés par des ressortissants étrangers.

Cas de Gestation Pour Autrui (GPA)

Les Français sont mis en garde contre le recours, en Inde, à une mère porteuse.

Il est rappelé que, si la pratique de la gestation pour autrui est tolérée en Inde, la loi française interdit tout contrat de mère porteuse et prévoit de lourdes sanctions pénales en cas de simulation ou dissimulation ayant entraîné une atteinte à l’état civil d’un enfant, ou de provocation à l’abandon d’enfant. En outre, en droit français, la mère est la femme qui a accouché de l’enfant.

Dès lors, les Français qui recourent malgré tout à la gestation pour autrui en Inde s’exposent à de sérieuses difficultés d’ordre juridique et administratif en matière d’établissement de l’état civil de l’enfant et de délivrance d’un titre de voyage pour ramener celui-ci en France, ainsi qu’à de sérieuses difficultés vis-à-vis des autorités indiennes.

En effet, des poursuites judiciaires peuvent être engagées à leur encontre par les autorités indiennes si l’acte de naissance indien mentionne des faits inexacts, notamment le nom d’une mère qui n’a pas donné naissance à l’enfant.

Sécurité

L’Inde est, dans son ensemble, un pays sûr, dans lequel on peut voyager sans difficulté (5 millions de touristes par an), à condition de respecter un certain nombre de règles (voir infra). Trois zones méritent cependant une vigilance particulière: l’Etat du Jammu et Cachemire, les Etats du Nord-Est et les régions touchées par les mouvements « naxalites » (cf. carte ci-dessous).

Dans l’Etat de l’Andhra Pradesh, et notamment dans la région du Telangana, qui comprend le Nord de l’Etat et la ville d’Hyderabad, les partisans de la création d’un Etat fédéral séparé manifestent régulièrement, occasionnant parfois des violences. Ces troubles peuvent amener l’arrêt momentané de certains services publics, notamment les trains.

Les résidents ou les visiteurs de passage sont invités à éviter les lieux des manifestations et à tenir compte de possibles difficultés de déplacement.

En règle générale, il est conseillé :
- de garder sur soi son passeport
- de signaler à l’hôtel ou à ses amis les déplacements prévus
- de n’accepter aucun colis d’inconnus
- de disposer d’une liste de numéros d’urgence.

En raison de la situation qui prévaut dans l’ensemble de l’Inde, il est en tout état de cause recommandé, avant et pendant le voyage, de suivre l’actualité et de consulter régulièrement ce site qui peut être mis à jour régulièrement.

Jammu-Cachemire

Il est déconseillé aux ressortissants français de se rendre dans la région du Jammu et Cachemire. Des touristes occidentaux y ont été enlevés et exécutés. L’accès aux zones frontalières avec le Pakistan est à proscrire strictement.

Ladakh

Au sein du Jammu-Cachemire, seule la région du Ladakh n’est pas déconseillée. Le Ladack est accessible par voie aérienne de New Delhi à Leh, ou par la route, en passant par Manali, sachant que cette voie n’est ouverte que quelques mois par an et très encombrée. Un déplacement par la route depuis Srinagar est totalement déconseillé.

Expéditions

Les expéditions et randonnées dans la région du Ladakh sont difficiles en raison de l’altitude et des intempéries qui peuvent y sévir de façon inopinée. En tout état de cause, un tel voyage ne peut être entrepris que par des personnes en parfaite santé et en bonne condition physique. Il est vivement conseillé de subir une visite médicale avant le départ et de se munir, à titre préventif, de médicaments destinés à lutter contre le mal d’altitude introuvables sur place. La capitale, Leh, est située à 3500m d’altitude. Il est donc impératif d’observer à l’arrivée un repos complet à l’hôtel pendant 24 ou 48 heures.

L’organisation d’expéditions

Veiller à passer par des agences reconnues en France, et disposant sur place d’un correspondant bien identifié et fiable. Les randonnées individuelles ou en regroupement individuel sont fortement déconseillées. Une grande prudence s’impose.

Assurance

Prévoir la prise en charge des frais d’évacuation éventuelle par une compagnie d’assurance domiciliée en France. Cette assurance doit inclure toute prestation relative au secours en montagne, notamment une évacuation par hélicoptère, étant donné le coût élevé de telles opérations. La prise en charge par l’assurance doit impérativement commencer à la demande d’évacuation et non à l’arrivée à l’hôpital le plus proche (Leh) pour permettre un héliportage jusqu’à cet hôpital. La vérification des clauses prévues dans le contrat doit faire l’objet d’une attention particulière.

Les Etats du Nord-Est

Le visa permettant d’entrer en Inde ne suffit pas pour accéder à la plupart des Etats du Nord-Est: il est nécessaire de se procurer une autorisation spéciale (cf. rubrique « Entrée / Séjour »).

En outre, ces Etats du Nord-Est de l’Inde (à l’Est du Bangladesh) connaissent, à des degrés divers, une situation intérieure parfois instable qui rend très difficile le tourisme. Il est important de se renseigner précisément avant tout déplacement dans ces régions, qui n’ont que très peu d’infrastructures touristiques.

Régions touchées par les mouvements « naxalites »

Des mouvements d’inspiration maoïste ("Naxalites") opèrent dans les régions reculées des Etats du Bihar, du Jharkhand, du Chattisgarh, de l’Orissa, de l’Andhra Pradesh, du Karnataka, et de l’est du Maharashtra. Ces mouvements s’en prennent principalement aux membres des forces de l’ordre et aux infrastructures publiques. Ces violences font chaque année un nombre important de victimes. La plus grande prudence est recommandée à nos ressortissants qui doivent se rendre dans ces régions.

La situation politique dans le district de Darjeeling (Bengale occidental) s’est améliorée depuis la série de mouvements de protestation de juin et juillet 2010 qui avaient paralysé la région, mais demeure toutefois caractérisée par l’incertitude. Il est par conséquent recommandé aux voyageurs de rester vigilants et de s’assurer, avant tout déplacement dans cette région, que la situation ne s’est pas à nouveau dégradée.

Risques et recommandations générales

Risques d’attentats

L’Inde est exposée au risque terroriste. Les attentats qui ont eu lieu à Bombay du 26 au 29 novembre 2008 ont fait 190 morts et près de 300 blessés, parmi lesquels 22 étrangers. Ils ont été précédé par une série d’attentats à New Delhi en septembre 2008 (26 morts et 100 blessés), mais aussi dans l’Assam, au Jammu-Cachemire, à Ahmedabad (Gukarat), dont le bilan global est proche de 300 morts.

Les consignes de sécurité qui prévalent depuis plusieurs années sont, plus que jamais, d’actualité. Les voyageurs et les Français résidant en Inde doivent faire preuve d’une vigilance accrue, particulièrement dans les grandes villes (lieux de rassemblement, gares, marchés,…) de l’ensemble du pays.

Vols de passeport, vol à la tire

Les vols à la tire étant fréquents dans les lieux animés (gares, marchés, etc…), conserver des photocopies de ses documents d’identité. 60 à 70% des vols signalés à l’ambassade concernent des voyageurs empruntant les liaisons ferroviaires entre Varanasi et Agra. Il convient donc de se montrer particulièrement vigilant et de garder sur soi documents personnels et argent (pochette intérieure), les sacs devant être de préférence systématiquement cadenassés aux portes-bagages aménagés dans les compartiments.

Avertissements concernant les escroqueries, notamment de pierres précieuses (Dharamsala, Goa et Rajasthan), parfois accompagnées de séquestration

Se méfier des vendeurs mal intentionnés, principalement au Rajasthan, à Goa et Dharamsala, qui proposent, en échange d’une hypothétique rémunération, de livrer en France des objets de valeur (bijoux et pierres précieuses) et qui procèdent ensuite à des débits frauduleux sur les cartes de crédit après avoir majoré la valeur desdits objets. Des séquestrations ont également été signalées dans ces trois localités, au cours desquelles la victime a été contrainte d’acheter de nombreuses pierres ou bijoux et de les expédier à son adresse en France. Le trafic de pierre n’est en fait qu’un prétexte servant de base à l’escroquerie, parfois assortie d’enlèvement

Avertissement concernant la drogue

En matière de drogue, la règle appliquée en Inde est celle de la « tolérance zéro ». Le trafic et la consommation de produits stupéfiants et de psychotropes sont sévèrement punis en Inde en vertu d’une loi de 1985, que les tribunaux indiens appliquent avec une grande rigueur, et qui prévoit même la peine de mort dans certains cas de récidive. La tentative et l’aide à l’infraction sont punies des mêmes peines que l’infraction proprement dite. Contrairement au droit français, la loi indienne fixe les peines encourues en fonction de la quantité de stupéfiants découverte. Les plafonds sont très bas. La détention de 100 g de haschich (2 g d’amphétamines ou 0,5 g d’ecstasy) peut entraîner une peine allant jusqu’à 6 mois de prison avec travaux forcés. Transporter, détenir, acheter ou vendre 250 g d’héroïne, 100 g de cocaïne, 1 kg de cannabis/haschich, 50 g d’amphétamines ou 10 g d’ecstasy expose à une peine allant jusqu’à 20 années de prison avec travaux forcés. Les vendeurs font l’objet d’une surveillance particulière de la part de la police. Les contrôles peuvent être effectués dans les lieux de passage (gare, aéroport) et les hôtels. Dans les lieux publics, des substances illicites peuvent être glissées dans le sac des voyageurs à leur insu.

Autres avertissements

- Ne pas accepter de boisson ou nourriture offerts par un inconnu (il peut arriver qu’elle contienne une substance provoquant la perte de conscience ou un délire hallucinatoire). Des cas ont été signalés de touristes ayant été drogués puis volés ou agressés.

- Ne pas réaliser de prises de vues des aéroports, des sites « stratégiques » (ponts, bâtiments militaires…). Le contrevenant s’expose à la confiscation des appareils et des films ainsi qu’à des poursuites pénales.

- Eviter les rabatteurs d’agences de voyages peu scrupuleuses qui opèrent à l’arrivée de l’aéroport international Indira Gandhi de New Delhi et qui proposent des voyages au Cachemire, en invoquant une accalmie dans cette région. En réalité, la situation demeure très tendue (cf. supra) et, chaque année, de nombreux touristes ayant accepté ces offres ont fait l’objet d’intimidations et de rackets.

- Eviter les réservations de chambres dans les petits hôtels déclarés ou non de Paharganj et Nabi Karim, quartiers centraux de New Delhi, devenus dangereux (criminalité, drogue).

- L’attention des voyageurs est attirée sur les dangers potentiels encourus par les baigneurs à Goa, ainsi que sur les côtes du Karnataka, en raison de la puissance des courants orientés vers le large durant la période précédant la mousson, durant la période de mousson et juste après. La plage de Miramar à Panjim, à l’embouchure du fleuve est signalée comme particulièrement dangereuse. Par conséquent, il est conseillé de ne pas se baigner dans ces zones.

Risques naturels

Sismique

Le pays est situé dans une région d’activité sismique. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche "Risques naturels".

Mousson

Les pluies de moussons peuvent provoquer des inondations très importantes, particulièrement en zone rurale, et des glissements de terrain dans les régions montagneuses. Il convient donc d’être prudent à la saison des pluies et de se renseigner sur l’état des liaisons routières ou ferroviaires avant d’entreprendre des déplacements.

Piraterie maritime

En raison de la recrudescence des actes de piraterie dans les eaux indiennes, il est conseillé d’être prudent lors des déplacements par voie maritime (Voir fiche sur la Piraterie maritime).

Risques spécifiques pour les femmes voyageant seules

Les femmes, en particulier lorsqu’elles voyagent seules, peuvent être vulnérables. De plus en plus de cas de harcèlements, voire d’agressions sexuelles sont signalés. Compte tenu des différences culturelles entre nos deux pays, il est essentiel dès l’arrivée en Inde, particulièrement pour les femmes, de prendre certaines précautions :

- tenue vestimentaire : porter de préférence des vêtements longs et garder les épaules couvertes ;

- comportement : se comporter avec retenue envers les ressortissants indiens que l’on peut être amené à côtoyer en voyage ou dans la vie quotidienne (guide, chauffeur, employé d’hôtel ou de maison…) ;

- déplacements : il est fortement conseillé aux femmes d’éviter de marcher seules dans les zones peu fréquentées une fois la nuit tombée (rues peu animées, y compris dans les grandes villes comme Delhi ; ruelles de villages ; plages, etc…). De même, éviter de se retrouver seule, dès la tombée de la nuit, avec chauffeur de taxi, employé d’hôtel, guide, rencontre occasionnelle…

Plus généralement, conserver une prudence élémentaire afin de ne pas se mettre en danger et de ne pas favoriser les mauvaises intentions (vols, agressions).

Carte du pays

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Les voyages dans la région du Ladakh (dans l’Etat du Jammu et Cachemire), indiquée en orange, sont possibles, en s’entourant des mesures de sécurité nécessaires (voir ci-dessus dans la rubrique "Sécurité").

Transports

Infrastructure routière

La plus grande prudence dans la conduite automobile s’impose en raison du mauvais état des routes, de leur encombrement, du caractère chaotique de la circulation, de la méconnaissance du code de la route par de nombreux usagers et aussi du fait du risque de réactions hostiles, notamment en cas d’accident corporel causé à un tiers indien. L’assurance au tiers est obligatoire, il faut être en possession d’un permis de conduire international.

Accès à l’Inde par la route :

Attention : Tout voyageur souhaitant entrer en Inde avec son véhicule personnel doit être muni du "carnet de passage", délivré par l’Automobile Club, et devenu obligatoire depuis avril 2002. En l’absence de ce document, le voyageur devra rebrousser chemin, ou son véhicule sera retenu à la frontière et mis à la disposition des douanes au bout de deux mois.

Réseau ferroviaire

Il faut être attentif à ses effets personnels (notamment en couchette) car les vols sont très fréquents sur les lignes Bénarès-Delhi, Agra-Delhi, Calcutta-Bénarès et Calcutta-Puri.

Il convient en outre d’être extrêmement vigilant quant aux boissons ou aliments susceptibles d’être offerts au cours de trajets en train par des inconnus. Dans un certain nombre de cas, ces boissons et aliments contiennent de puissants somnifères. Au réveil, les passagers se retrouvent dépouillés de leurs effets personnels.

Entrée / Séjour

RAPPEL : Un visa est nécessaire pour séjourner en Inde. Les personnes arrivant sans visa en cours de validité sont refoulées par les autorités indiennes.

Les étrangers doivent remplir les conditions pour lesquelles un type de visa leur a été attribué. Tout étranger arrivant sous couvert d’un visa « touriste » valable pour une période de six mois maximum est dispensé de s’enregistrer auprès des services de l’immigration. Aucun visa « touriste » ne peut être prorogé. Il est également impossible de modifier sur place tout autre type de visa (travail, étude, affaires, etc). En fonction de la nature du visa sollicité, la date d’expiration du passeport doit être postérieure d’au moins 3 ou 6 mois à la date de fin de validité du visa.

Tous les étrangers titulaires d’un visa « touriste » dont la durée de séjour est de 180/90 jours et à entrées multiples, doivent respecter un délai d’au moins deux mois entre deux séjours dans le pays avec ce type de visa.

Dans le cas où ils souhaitent revenir dans le pays pendant ce délai de deux mois, ils doivent demander l’autorisation à la mission diplomatique indienne compétente, en spécifiant les raisons pour une nouvelle visite après une brève période. Dans ce cas, l’enregistrement auprès des services d’immigration (FRRO) est obligatoire dans les 14 jours suivant l’arrivée.
Cette réglementation s’applique aux étrangers titulaires d’un visa « touriste » qui, après être arrivés en Inde, sont sortis du pays, principalement pour faire un voyage touristique dans les pays limitrophes suivants uniquement : Bhutan, Népal, Sri-Lanka et Bangladesh, et reviennent en Inde dans un délai de deux mois avant de quitter définitivement le pays. Toutefois, les missions diplomatiques indiennes à l’étranger ainsi que les autorités d’immigration de tous les points d’entrée ont la possibilité d’autoriser ces ressortissants étrangers titulaires d’un visa « touriste » à faire deux ou trois retours dans le pays (Inde) si cela est nécessaire en fonction de leur itinéraire, qu’ils devront présenter accompagné des documents requis (réservations d’avion) et s’ils reviennent des pays suivants uniquement : Bhutan, Népal, Sri-Lanka et Bangladesh.

La durée totale de séjour ne peut dépasser 180/90 jours selon la durée de séjour indiquée sur le visa.
Un étranger qui aura finalement quitté le pays après avoir bénéficié de la facilité de deux ou trois retours ne pourra revenir en Inde qu’après un délai de deux mois après son dernier départ. Il pourra obtenir une autorisation spéciale de la mission diplomatique indienne compétente uniquement en cas de situation imprévue telle que décès/maladie grave dans la famille, absence de possibilité de vol aérien pour rentrer dans son pays d’origine ou pour se rendre dans un autre pays ou toute autre situation impérieuse qui devra être dûment justifiée auprès de la mission diplomatique devant donner l’autorisation.

Le demandeur devra justifier :

  • que le but de sa visite découle d’une situation d’urgence
  • qu’il n’est pas engagé dans des activités commerciales, ni employé et qu’il ne poursuit pas des études ou des recherches. L’étranger devra s’enregistrer auprès du FRRO compétent dans les 14 jours suivant son arrivée dans le pays, de préférence au lieu de première entrée. Un cachet sera apposé sur son visa.

    Si un ressortissant étranger dépose fréquemment des demandes de visa « touriste », c’est-à-dire moins d’un mois après l’expiration de son visa précédent, les missions diplomatiques indiennes devront signaler le cas à la division des étrangers du ministère de l’Intérieur afin d’obtenir l’autorisation de délivrer un nouveau visa « touriste ».

Documents requis pour l’enregistrement des étrangers titulaires d’un visa « touriste » :

  • formulaire d’enregistrement rempli en triple exemplaire (à se procurer dans les bureaux du FRRO et sur le site internet www.immigrationindia.nic.in),
  • copie du passeport, du visa, du cachet d’arrivée des services d’immigration sur le passeport, trois photographies d’identité récentes format passeport et preuve de résidence (copie d’un bail valide et notarié ou copie d’un formulaire C d’un hôtel ou copie d’une facture d’électricité ou de téléphone récente accompagnée d’une lettre du propriétaire)

L’accès à certaines zones du territoire indien (Arunachal Pradesh, Manipur, Mizoram, Nagaland, îles Andaman et Nicobar, îles Laquedives ainsi que certaines parties de l’Himachal Pradesh, de l’Uttaranchal, du Rajahstan, du Sikkim, de l’Uttar Pradesh, de l’Assam, du Tripura et du Meghalaya) exige l’obtention de permis spéciaux. Les demandes pour ces permis se font auprès des services consulaires de l’Ambassade de l’Inde à Paris. Une fois en Inde, l’obtention de ce document est très difficile (délai de 6 semaines minimum, présentation de nombreux justificatifs). Dans ce dernier cas, les demandes de permis spéciaux sont à adresser au Ministère de l’Intérieur indien (Ministry of Home Affairs. Foreigners Division. Jaisalmer House, Mansing Road. New Delhi. Tél. : 2338 1374).

En cas de perte ou de vol du passeport, il est impératif de se faire délivrer un visa de sortie. La démarche à suivre compte trois temps. Premièrement, il est nécessaire d’obtenir une déclaration de perte auprès de la police locale. Deuxièmement, il importe de se faire délivrer un passeport d’urgence au consulat. Troisièmement, il convient de s’adresser au Foreigners Regional Registration Office (FRRO) du lieu d’entrée en Inde, soit :

- pour New Delhi : East Block 8 - Sector I - R.K. Puram Near Hyatt Regency. Tél : (91) (11) 26.71.10.74. - (91) (11) 26.71.13.48.

- pour Bombay/Mumbai : FROO-CID SBII6 Immigration (annexe), behind St.Xavier’s College". Tél : (91) (22) 2262.11.69. ou 2262.04.46. ou 2262.04.55.

- pour Madras/Chennai : Bureau of Immigration, Sastry Baven, Haddows Road, Nungampakam - Chennai (Madras). Tél : (91) (44) 2827.82.10.

- pour Pondichéry, antenne régionale du bureau de l’immigration : Regional Registration Office, Housing Board Building, Anna Nagar - Nellitope, Pondicherry.- Tél / télécopie - (91) (413) 2201605.

De façon générale, il est fortement recommandé de toujours conserver avec soi une photocopie de son passeport et de son visa : en cas de perte ou de vol de l’original, les démarches seront considérablement facilitées.

Pour de plus amples informations, s’adresser à l’Ambassade de l’Inde à Paris (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

Santé

Un séjour en Inde implique impérativement pour tout voyageur de prendre diverses précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne sauraient dispenser d’une consultation avant le départ auprès de son médecin traitant et/ou auprès d’un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Il est préférable de prévoir cette consultation assez longtemps avant la date de départ, notamment pour permettre les rappels de vaccins si besoin est. Autre point important : il est nécessaire de contracter en France une assurance couvrant les frais médicaux et ceux de rapatriement sanitaire.

Mesures sanitaires de base :

- Se laver fréquemment les mains, et avant chaque repas (il existe en pharmacie des solutions antimicrobiennes à utiliser sans rinçage, utiles en cas d’excursions).

- Veiller au maintien d’une hygiène corporelle parfaite et au soin attentif des plaies cutanées.

- Ne pas consommer l’eau du robinet, qui n’est pas potable ; ne boire que de l’eau bouillie 30 minutes puis filtrée, ou de préférence de l’eau en bouteille capsulée ("Himalayan", "Pondichéry") ; éviter de boire des boissons naturelles type jus de fruits pressés.

- Ne pas consommer de crèmes glacées ou de « lassi » (boisson à base de lait) achetés dans la rue.

- Viandes et poissons/crustacés doivent être bien cuits avant consommation (poissons et crustacés à proscrire dans la région de Delhi entre fin mars et début octobre à cause de la forte chaleur et des risques de rupture de la chaîne du froid).

Vaccinations :

- Aucune vaccination n’est obligatoire (sauf pour les voyageurs en provenance d’Afrique, d’Amérique latine et de Papouasie-Nouvelle-Guinée qui doivent présenter un certificat de vaccination contre la fièvre jaune).

- Il est cependant préférable de mettre à jour les vaccinations suivantes: Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite, fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.

- A la suite de la découverte de cas de méningite bactérienne à New Delhi, l’attention des voyageurs est attirée sur l’opportunité d’avoir une vaccination anti-méningococcique à jour. Les piscines publiques et les zones les plus densément peuplées sont plus particulièrement à éviter. En cas de découverte de symptômes de la maladie, un traitement antibiotique est efficace à condition d’être entrepris à très bref délai.

- Pour des séjours de longue durée, la vaccination contre la rage peut être recommandée.

- Enfin, pour des séjours en zone rurale, une vaccination contre l’encéphalite japonaise peut être nécessaire. Outre la vaccination, cette maladie virale étant transmise par les piqûres de moustiques, il est nécessaire de recourir à des mesures de protection contre les moustiques (sprays répulsifs).

Maladies transmises par les moustiques :

- Chikungunya

L’OMS a confirmé la présence du chikungunya dans plusieurs régions de l’Inde (Kerala, Goa, Andhra Pradesh, Gujarat, Karnataka, Maharashtra, Orissa, Territoire de Pondichéry). Cette maladie virale, qui sévit épisodiquement en Inde, se transmet par les piqures de moustiques et impose le recours à des mesures de protection individuelles (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…), nécessaires également pour la prévention du paludisme et de la dengue (cf. ci-dessous).

- Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par les piqures de moustiques. Ses conséquences peuvent être très sérieuses.

Il convient de noter que le risque est faible dans les grandes villes (Delhi, Bombay), mais il ne peut jamais être considéré comme nul, surtout durant les périodes de mousson (juin à septembre), propices à la recrudescence des moustiques. Le risque est plus fort hors des grandes villes. Classification de l’Inde par l’Organisation Mondiale de la Santé : zone 2 (Etat d’Assam : zone 3).

Il existe deux formes de prévention du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.

- Dengue

La dengue est une maladie propagée par les moustiques, y compris durant la journée. Elle peut revêtir plusieurs formes, dont une forme hémorragique de pronostic grave (très rare en Inde). Elle se manifeste par un syndrome grippal, avec douleurs musculaires et articulaires généralisées, et parfois une éruption cutanée. La prise d’aspirine est déconseillée.

En liaison avec la période de fin de mousson, on constate une résurgence des cas de dengue dans différentes régions. Il convient de façon générale de respecter les mesures élémentaires de protection contre les moustiques (vêtements longs, utilisation de produits répulsifs, recours aux moustiquaires, etc.). Il n’existe pas de traitement médicamenteux préventif contre la dengue.

Sida :

Les cas de SIDA, bien que difficiles à chiffrer (plus de 5 millions de séro-positifs selon les estimations de l’agence gouvernementale indienne NACO), sont de plus en plus nombreux. Des mesures de protection individuelles s’imposent.

Troubles respiratoires :

Il est recommandé aux personnes se rendant dans les zones montagneuses du nord de l’Inde (exemple : Ladakh) de faire preuve d’une grande prudence en cas d’apparition de troubles respiratoires. Une préparation physique préalable et adaptée est conseillée aux personnes souhaitant entreprendre une randonnée en altitude. En cas de trouble respiratoire, il convient de redescendre dans les zones de plus faible altitude et dans tous les cas de ne pas poursuivre l’ascension. En raison de la pollution dans les grandes villes, la prudence est recommandée pour les personnes ayant des antécédents en matière de troubles respiratoires.

Numéros utiles :

NB : De France, il est nécessaire de composer le code international de l’Inde (0091), suivi du code de la ville (11 pour New Delhi, 22 pour Bombay, 33 pour Calcutta) et du numéro demandé. En Inde, il suffit de composer le code de la ville précédé de 0 (011 pour New Delhi) et le numéro demandé.

A NEW DELHI :

- Care Clinic & Laboratory. 1468 Sangatrashan, Pahar Ganj, New-Delhi 110055. Tel : clinic : (91) (11) 23 58 78 41

- Max Devki Devi Hospital : 2 Press Enclave Road, Saket, New Delhi. Tél : (91) (11) 2651 5050 ou 2652 5555. En cas d’urgence, ambulance 24h/24 de type SAMU : tél 105 111.

- Apollo Hospital, Sarita Vihar, Mathura Road, New Delhi. Tél. (91) (11) 2692 5858 ou 2692 5801 ou 2682 3583. Pour les urgences : postes 2000, 2001, 2002. Système d’intervention médicalisée en urgence de type SAMU: Tél : 1066. Ambulance : (91) (11) 2692 5888 ou 2692 5900.

- Privat Hospital, DLF Qutab Enclave Phase II, Mehrauli Road, 122 002 Gurgaon. Tél.: (91) (11) 2635 1162 (en cas d’urgence, mobile médecin de garde : (91) 98 101 24 556)

A CALCUTTA / KOLKATA :

- Asia Rescue and Medical Services 42 Bd Park Mansions/57 Park Street. Calcutta 70016. Tél.: (91) (33) 240.41.54 ou 229.29.22.

- Woodlands Hospital, 8/5 Alipore Road, Tél : (91) (33) 456.70.75 à 89

A BOMBAY / MUMBAI :

- Breach Candy Hospital, 60 Bhulabhai Desai Road, Bombay 400 026. Tel (91) (22) 363.36.51. ou 363.36.57 ou 363.45.84 ou 363.26.57.

- Jasiok Hospital, Peddar Road. Bombay 400 026. Tel : (91) (22) 493.33.33. ou 493.95.95.

- Lilavati Hospital and Medical Research Centre, A/191, Bandra Reclamation, Bombay 400 050 - Tél : (91) (22) 645 53 52 ou 645 59 21, 645 59 20, 645 59 27, 645 59 10.

A PONDICHERY / PUDDUCHERI :

- Clinique Nallam (pour les urgences) 86, rue Iswarin Koil.Pondichéry 605 001. Tel : (91) (413) 37.23.80. ou 37.23.89.

Les plus importantes structures hospitalières sont regroupées à Chennai (Madras) (150 km de route de Pondichéry, 3 heures de route):

- Sri Ramachandra Medical Center, Porour, Route de Bengalore. Tel : (91) (044) 482.80.34. (standard), 482.84.02. (urgences), 482.69.91. (urgences cardiologiques), 482 90.36. (urgences neurologiques)

- Appolo Hospital, 21, Greams Lane, Off Greams Road. Tel : (91) (044) 827.74.47. ou 827.70.59.

- Madras Institute of Traumatology (traumatologie), 4/112 Mount Poonamalee Road, Manapakkam. Tel : (91) (044) 232.44.95. ou 232.44.05. ou 232.43.31.

- MIOT Hospitals , 4/112, Mount Poonamalle Road -Manapakkam, CHENNAI 600 089. Tél - 91 44 22492288 /Télécopie - 91 44 22491188 / e-mail - moit@vsnl.com"

Sur les questions de santé, consulter également le site de l’Institut de Veille Sanitaire, de l’OMS, ou encore les sites de l’Institut Pasteur de Lille et de l’Institut Pasteur de Paris.

Compléments

Us et coutumes

- Eviter les tenues trop découvertes pour les femmes, revêtir une tenue décente pour visiter les temples ou les mosquées. La présence d’étrangers n’est parfois pas tolérée dans les temples hindous ou à l’occasion de certaines processions.

- Lors d’un voyage en couple, une grande discrétion est de mise concernant les gestes d’affection dans les lieux publics indiens.

Législation locale :

- Réglementation sur les devises : le voyageur doit déclarer à son arrivée à l’aéroport toute somme (numéraires, travellers chèques, etc.) supérieure à la contre-valeur de 10.000 USD,(risque de peines d’emprisonnement d’un minimum de deux mois).

- Le Gujarat est le seul Etat où demeure une prohibition sur la consommation d’alcool. Ailleurs, la consommation est libre hormis certains jours (« dry days ») : jours d’élection, fêtes religieuses, etc. Consommer de préférence des boissons provenant de distilleries placées sous contrôle public (l’alcool frelaté fait régulièrement des victimes).

- L’homosexualité est illégale en Inde (article 377 du Code pénal). Il semble toutefois que cette législation n’ait pas été appliquée récemment à l’encontre de touristes étrangers. Néanmoins, il convient de façon générale d’observer une grande discrétion concernant les marques d’affection dans les lieux publics.

- La lutte contre les actes de pédophilie et le tourisme sexuel s’est accrue ces dernières années. Suite à la pression d’organisations internationales, les autorités indiennes sont de plus en plus sévères à l’encontre des étrangers coupables d’abus sexuels sur des enfants (plusieurs condamnations à perpétuité de ressortissants étrangers).

- La détention et l’usage de téléphones satellitaires sur le territoire indien est soumis à l’obtention d’une autorisation préalable. Il est nécessaire de prendre contact avec l’Ambassade d’Inde en France avant d’amener un tel équipement. La détention et l’usage d’un téléphone satellitaire, sans autorisation, est soumise à des peines d’emprisonnement.

- L’exportation de produits dérivés d’espèces protégées (ex.: châles en « shatoosh », laine d’antilopes du Tibet) est formellement interdite (risque de peines d’emprisonnement d’un minimum de deux mois).

Divers :

- Les Etats du Bengale de l’ouest, de l’Orissa et du Tamilnadu sont exposés à des cyclones dévastateurs. Les territoires du nord de l’Inde sont soumis à la mousson d’été (juin à septembre). Les pluies torrentielles peuvent parfois perturber les transports.

- Eviter d’acheter de l’alcool en dehors des débits de boissons et des magasins autorisés. Chaque année, de nombreuses personnes trouvent la mort après avoir bu un alcool frelaté. L’alcool bon marché distillé à domicile est parfois mélangé à du méthanol, ce qui peut provoquer la mort ou la cécité.

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Numéros utiles

- Police : 100

- Ambassade de France à New Delhi
2/50-E, Shantipath, Chanakyapuri, 110021 New Delhi.
Tél : (24h/24) : +91 11 43196100
Télécopie : +91 11 43196119

- Consulat général de France à Pondichéry
2, rue de la Marine - 605001 Pondichéry
Tél : +91 413 2331000
Télécopie : +91 413 2331001

- Consulat général de France à Bombay
Wockhardt Towers, East Wing, 5ème étage, Bandra-Kurla Complex, Bandra East, Bombay - 400 051.
Tél : +91 22 66694000
Télécopie : +91 22 66694060
Adresse électronique : mail@consulfrance-bombay.org

- Consulat général de France à Bangalore
21, Palace Road
Bangalore 560 052
Tél : +91 80 22 14 1200
Fax : +91 80 22 14 1201

- Consulat général de France à Calcutta
21C, Raja Santosh Road
Kolkata 700 027
Tél : +91 (0) 33 40 16 32 00
Fax :+91 (0) 33 40 16 32 01

Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).