Dernière minute
Alors que le nombre d’agressions sexuelles est en constante augmentation en Inde, selon les statistiques de la police, plusieurs faits récents ont mis en évidence que les femmes étrangères ou expatriées pouvaient également être victimes de ce type d’agissements. La plus grande prudence est donc recommandée.Sécurité
L’Inde est, dans son ensemble, un pays relativement sûr, dans lequel on peut voyager sans difficulté (5 millions de touristes par an), à condition de respecter un certain nombre de règles (voir infra).
Il convient néanmoins de porter une attention particulière à la réalité du risque terroriste : il est recommandé aux Français présents sur le territoire indien d’exercer la plus grande vigilance, d’éviter les endroits publics très fréquentés (notamment les marchés, les centres commerciaux, les gares…) et de faire preuve d’une grande prudence en particulier dans les sites fréquentés par les ressortissants étrangers et dans les grandes métropoles indiennes. Trois zones retiennent plus particulièrement l’attention. Il s’agit de l’Etat du Jammu et Cachemire, les Etats du Nord-Est et les régions touchées par les mouvements « naxalites » (cf. carte ci-dessous). En raison des événements récents, il est également recommandé une attention particulière concernant la ville d’Hyderabad (voir infra).
De manière générale générale, il est conseillé :
de garder sur soi son passeport
de signaler à l’hôtel ou à ses amis les déplacements prévus
de n’accepter aucun colis d’inconnus
de disposer d’une liste de numéros d’urgence.
Les femmes, en particulier lorsqu’elles voyagent seules, peuvent être vulnérables. De plus en plus de cas de harcèlements, voire d’agressions sexuelles sont signalés. De ce fait les derniers développements statistiques montrent que les femmes étrangères, touristes ou expatriées, font l’objet d’agressions sexuelles (attouchements, comportements déplacés, exhibitionnisme, viols). Compte tenu des différences culturelles entre nos deux pays, il est essentiel dès l’arrivée en Inde, particulièrement pour les femmes, de prendre certaines précautions :
tenue vestimentaire : porter de préférence des vêtements longs et garder les
épaules couvertes ;
comportement : se comporter avec retenue envers les ressortissants indiens que
l’on peut être amené à côtoyer en voyage ou dans la vie quotidienne (guide, chauffeur, employé d’hôtel ou de maison…) ;
déplacements : il est fortement conseillé aux femmes d’éviter de marcher seules ou en couple dans les zones peu fréquentées notamment la nuit tombée (rues peu animées, y compris dans les grandes villes comme Delhi ; ruelles de villages ; plages, etc…). De même, éviter de se retrouver seule, dès la tombée de la nuit, avec chauffeur de taxi, employé d’hôtel, guide, rencontre occasionnelle…
Plus généralement, conserver une prudence élémentaire afin de ne pas se mettre en danger et de ne pas favoriser les mauvaises intentions (vols, agressions).
La menace terroriste est persistante en Inde. Des attentats meurtriers ont eu lieu à Pune en février 2010, Delhi en septembre 2011 et février 2012, Mumbaï en 2008 et juillet 2011 et Hyderabad en février 2013.
Ville d’Hyderabad :
Dans l’Etat de l’Andhra Pradesh, et notamment dans la région du Telangana, qui comprend le Nord de l’Etat et la ville d’Hyderabad, les partisans de la création d’un Etat fédéral séparé manifestent régulièrement, occasionnant parfois des violences. Ces troubles peuvent amener l’arrêt momentané de certains services publics, notamment les trains.
Les résidents ou les visiteurs de passage sont invités à éviter les lieux des manifestations et à tenir compte de possibles difficultés de déplacement.
Jammu-Cachemire
Il est déconseillé aux ressortissants français de se rendre dans la vallée du Cachemire (région située au nord-ouest du Jammu-Cachemire, en orange sur la carte). Des touristes occidentaux y ont été enlevés et exécutés. L’accès aux zones frontalières avec le Pakistan est formellement déconseillé.
Ladakh
Le Ladakh est accessible par voie aérienne de New Delhi à Leh, ou par la route, en passant par Manali, sachant que cette voie n’est ouverte que quelques mois par an et très encombrée. Un déplacement par la route depuis Srinagar est déconseillé.
Expéditions
L’absence de moyens de communication dans la région de Ladakh rend toute assistance extrêmement difficile.
Les expéditions et randonnées dans la région du Ladakh sont difficiles en raison de l’altitude et des intempéries qui peuvent y sévir de façon inopinée. En tout état de cause, un tel voyage ne peut être entrepris que par des personnes en parfaite santé et en bonne condition physique, en particulier pour les trekkings. Il est vivement conseillé de subir une visite médicale avant le départ et de se munir, à titre préventif, de médicaments destinés à lutter contre le mal d’altitude introuvables sur place. La capitale, Leh, est située à 3500m d’altitude. Il est donc impératif d’observer à l’arrivée un repos complet à l’hôtel pendant 24 ou 48 heures.
L’organisation d’expéditions
Veiller à passer par des agences reconnues en France, et disposant sur place d’un correspondant bien identifié et fiable. Les randonnées individuelles ou en regroupement individuel sont fortement déconseillées. Une grande prudence s’impose.
Assurance
Prévoir la prise en charge des frais d’évacuation éventuelle par une compagnie d’assurance domiciliée en France. Cette assurance doit inclure toute prestation relative au secours en montagne, notamment une évacuation par hélicoptère, étant donné le coût élevé de telles opérations. La prise en charge par l’assurance doit impérativement commencer à la demande d’évacuation et non à l’arrivée à l’hôpital le plus proche (Leh) pour permettre un héliportage jusqu’à cet hôpital. La vérification des clauses prévues dans le contrat doit faire l’objet d’une attention particulière.
Les Etats du Nord-Est
Le visa permettant d’entrer en Inde ne suffit pas pour accéder à certains des Etats du Nord-Est : il est nécessaire de se procurer une autorisation spéciale (cf. rubrique « Entrée / Séjour »).
En outre, ces Etats du Nord-Est de l’Inde connaissent, à des degrés divers, une situation intérieure parfois instable qui peut rendre les déplacements difficiles. Il est important de se renseigner précisément avant tout déplacement dans ces régions.
La situation politique dans le district de Darjeeling (Bengale occidental) s’est améliorée depuis la série de mouvements de protestation de juin et juillet 2010 qui avaient paralysé la région, mais demeure toutefois caractérisée par l’incertitude. Il est par conséquent recommandé aux voyageurs de rester vigilants et de s’assurer, avant tout déplacement dans cette région, que la situation ne s’est pas à nouveau dégradée.
Régions touchées par les mouvements « naxalites »
Des mouvements d’inspiration maoïste (« Naxalites ») opèrent dans les régions reculées des Etats du Bihar, du Jharkhand, du Chattisgarh, de l’Orissa, de l’Andhra Pradesh, du Karnataka, et de l’est du Maharashtra. Ces mouvements s’en prennent principalement aux membres des forces de l’ordre et aux infrastructures publiques. Ces violences font chaque année un nombre important de victimes. La plus grande prudence est recommandée à nos ressortissants qui doivent se rendre dans ces régions.
Vols de passeport, vol à la tire
Les vols à la tire étant fréquents dans les lieux animés (gares, marchés, etc…), conservez des photocopies de vos documents d’identité. 60 à 70% des vols signalés à l’ambassade concernent des voyageurs empruntant les liaisons ferroviaires entre Varanasi et Agra. Il convient donc de se montrer particulièrement vigilant et de garder sur soi documents personnels et argent (pochette intérieure), les sacs devant être de préférence systématiquement cadenassés aux portes-bagages aménagés dans les compartiments.
Avertissements concernant les escroqueries, notamment de pierres précieuses (Dharamsala, Goa et Rajasthan), parfois accompagnées de séquestration
Se méfier des vendeurs mal intentionnés, principalement au Rajasthan, à Goa et Dharamsala, qui proposent, en échange d’une hypothétique rémunération, de livrer en France des objets de valeur (bijoux et pierres précieuses) et qui procèdent ensuite à des débits frauduleux sur les cartes de crédit après avoir majoré la valeur desdits objets. Des séquestrations ont également été signalées dans ces trois localités, au cours desquelles la victime a été contrainte d’acheter de nombreuses pierres ou bijoux et de les expédier à son adresse en France. Le trafic de pierre n’est en fait qu’un prétexte servant de base à l’escroquerie, parfois assortie d’enlèvement.
Avertissement concernant la drogue
En matière de drogue, la règle appliquée en Inde est celle de la « tolérance zéro ». Le trafic et la consommation de produits stupéfiants et de psychotropes sont sévèrement punis en vertu d’une loi de 1985, que les tribunaux indiens appliquent avec une grande rigueur, et qui prévoit même la peine de mort dans certains cas de récidive. La tentative et l’aide à l’infraction sont punies des mêmes peines que l’infraction proprement dite. Contrairement au droit français, la loi indienne fixe les peines encourues en fonction de la quantité de stupéfiants découverte. Les plafonds sont très bas. La détention de 100 g de haschich, 2 g d’amphétamines ou 0,5 g d’ecstasy, peut entraîner une peine allant jusqu’à 6 mois de prison avec travaux forcés. Transporter, détenir, acheter ou vendre 250 g d’héroïne, 100 g de cocaïne, 1 kg de cannabis/haschich, 50 g d’amphétamines ou 10 g d’ecstasy expose à une peine allant jusqu’à 20 années de prison avec travaux forcés. Les vendeurs font l’objet d’une surveillance particulière de la part de la police. Les contrôles peuvent être effectués dans les lieux de passage (gare, aéroport) et les hôtels. Dans les lieux publics, des substances illicites peuvent être glissées dans le sac des voyageurs à leur insu.
Piraterie maritime
En raison de la recrudescence des actes de piraterie observée au premier semestre 2011 près des côtes indiennes, il est conseillé d’être prudent lors des déplacements par voie maritime (Voir fiche sur la Piraterie maritime)
Autres avertissements
- Ne pas accepter de boisson ou nourriture offertes par un inconnu (il peut arriver qu’elles contiennent une substance provoquant la perte de conscience ou un délire hallucinatoire). Des cas ont été signalés de touristes ayant été drogués puis volés ou agressés.
- Ne pas réaliser de prises de vues des aéroports, des sites « stratégiques » (ponts, bâtiments militaires…). Le contrevenant s’expose à la confiscation des appareils et des films ainsi qu’à des poursuites pénales.
- Eviter les rabatteurs d’agences de voyages peu scrupuleuses qui opèrent à l’arrivée de l’aéroport international Indira Gandhi de New Delhi et qui proposent des voyages au Cachemire, en invoquant une accalmie dans cette région. En réalité, la situation demeure très tendue (cf. supra) et, chaque année, de nombreux touristes ayant accepté ces offres ont fait l’objet d’intimidations et de racket.
- Eviter les réservations de chambres dans les petits hôtels déclarés ou non de Paharganj et Nabi Karim, quartiers centraux de New Delhi, devenus dangereux (criminalité).
- L’attention des voyageurs est attirée sur les dangers potentiels encourus par les baigneurs à Goa, ainsi que sur les côtes du Karnataka, en raison de la puissance des courants orientés vers le large durant la période précédant la mousson, durant la période de mousson et juste après. La plage de Miramar à Panjim, à l’embouchure du fleuve est signalée comme particulièrement dangereuse. Par conséquent, il est conseillé de ne pas se baigner dans ces zones.
Risques sismiques
Le pays est situé dans une région d’activité sismique. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche «Risques naturels».
Mousson
Les pluies de moussons peuvent provoquer des inondations très importantes, particulièrement en zone rurale, et des glissements de terrain dans les régions montagneuses. Il convient donc d’être prudent à la saison des pluies et de se renseigner sur l’état des liaisons routières ou ferroviaires avant d’entreprendre des déplacements.

Transports
La plus grande prudence dans la conduite automobile s’impose en raison du mauvais état des routes, de leur encombrement, du caractère chaotique de la circulation, de la méconnaissance du code de la route par de nombreux usagers et aussi du fait du risque de réactions hostiles, notamment en cas d’accident corporel causé à un tiers indien. L’assurance au tiers est obligatoire, il faut être en possession d’un permis de conduire international.
Attention : tout voyageur souhaitant entrer en Inde avec son véhicule personnel doit être muni du "carnet de passage", délivré par l’Automobile Club, et devenu obligatoire depuis avril 2002. En l’absence de ce document, le voyageur devra rebrousser chemin, ou son véhicule sera retenu à la frontière et mis à la disposition des douanes au bout de deux mois.
Il faut être attentif à ses effets personnels (notamment en couchette) car les vols sont très fréquents sur les lignes Bénarès-Delhi, Agra-Delhi, Calcutta-Bénarès et Calcutta-Puri.
Il convient en outre d’être extrêmement vigilant quant aux boissons ou aliments susceptibles d’être offerts au cours de trajets en train par des inconnus. Dans un certain nombre de cas, ces boissons et aliments contiennent de puissants somnifères. Au réveil, les passagers se retrouvent dépouillés de leurs effets personnels.
Entrée / Séjour
RAPPEL : Les Français sont soumis au visa pour séjourner en Inde. Les personnes arrivant sans visa en cours de validité sont refoulées par les autorités indiennes.
Les étrangers doivent remplir les conditions pour lesquelles un type de visa leur a été attribué. Tout étranger arrivant sous couvert d’un visa « touriste » valable pour une période de six mois maximum est dispensé de s’enregistrer auprès des services de l’immigration. Aucun visa « touriste » ne peut être prorogé. Il est également impossible de modifier sur place tout autre type de visa (travail, étude, affaires, etc). En fonction de la nature du visa sollicité, la date d’expiration du passeport doit être postérieure d’au moins 3 ou 6 mois à la date de fin de validité du visa.
Depuis le 4 décembre 2012, seuls les étrangers ressortissants d’Afghanistan, de Chine, d’Iran, du Pakistan, d’Irak, du Soudan, du Bangladesh et les étrangers originaires du Pakistan ou du Bangladesh (quelle que soit leur nationalité), titulaires d’un visa « touriste » dont la durée de séjour est de 90 ou 180 jours et à entrées multiples, doivent respecter un délai d’au moins deux mois entre deux séjours en Inde.
Dans le cas où ces ressortissants souhaitent revenir dans le pays pendant ce délai de deux mois, ils doivent demander l’autorisation à la mission diplomatique indienne compétente, en spécifiant les raisons pour une nouvelle visite après une brève période. Dans ce cas, l’enregistrement auprès des services d’immigration (FRRO) est obligatoire dans les 14 jours suivant l’arrivée.
Cette réglementation s’applique aux étrangers titulaires d’un visa « touriste » qui, après être arrivés en Inde, sont sortis du pays, principalement pour faire un voyage touristique dans les pays limitrophes suivants uniquement : Bhoutan, Népal, Sri-Lanka et Bangladesh, et reviennent en Inde dans un délai de deux mois avant de quitter définitivement le pays. Toutefois, les missions diplomatiques indiennes à l’étranger ainsi que les autorités d’immigration de tous les points d’entrée ont la possibilité d’autoriser ces ressortissants étrangers titulaires d’un visa « touriste » à faire deux ou trois retours dans le pays (Inde) si cela est nécessaire en fonction de leur itinéraire, qu’ils devront présenter accompagné des documents requis (réservations d’avion) et s’ils reviennent des pays suivants uniquement : Bhoutan, Népal, Sri-Lanka et Bangladesh.
La durée totale de séjour ne peut dépasser, selon la durée de séjour indiquée sur le visa, 90 ou 180 jours.
Un étranger qui aura finalement quitté le pays après avoir bénéficié de la facilité de deux ou trois retours ne pourra revenir en Inde qu’après un délai de deux mois après son dernier départ. Il pourra obtenir une autorisation spéciale de la mission diplomatique indienne compétente uniquement en cas de situation imprévue telle que décès/maladie grave dans la famille, absence de possibilité de vol aérien pour rentrer dans son pays d’origine ou pour se rendre dans un autre pays ou toute autre situation impérieuse qui devra être dûment justifiée auprès de la mission diplomatique devant donner l’autorisation.
Le demandeur devra justifier :
- que le but de sa visite découle d’une situation d’urgence ;
- qu’il n’est pas engagé dans des activités commerciales, ni employé et qu’il ne poursuit pas des études ou des recherches ;
L’étranger devra s’enregistrer auprès du FRRO compétent dans les 14 jours suivant son arrivée dans le pays, de préférence au lieu de première entrée. Un cachet sera apposé sur son visa.
- Si un ressortissant étranger dépose fréquemment des demandes de visa « touriste », c’est-à-dire moins d’un mois après l’expiration de son visa précédent, les missions diplomatiques indiennes devront signaler le cas à la division des étrangers du ministère de l’Intérieur afin d’obtenir l’autorisation de délivrer un nouveau visa « touriste ».
Documents requis pour l’enregistrement des étrangers titulaires d’un visa « touriste » :
- formulaire d’enregistrement rempli en triple exemplaire (à se procurer dans les bureaux du FRRO et sur le site internet www.immigrationindia.nic.in) ;
- copie du passeport, du visa, du cachet d’arrivée des services d’immigration sur le passeport ;
- trois photographies d’identité récentes format passeport et preuve de résidence (copie d’un bail valide et notarié ou copie d’un formulaire C d’un hôtel ou copie d’une facture d’électricité ou de téléphone récente accompagnée d’une lettre du propriétaire).
L’accès à certaines zones du territoire indien (Arunachal Pradesh, Sikkim, frontières du Cachemire, du Rajasthan, de l’Himachal Pradesh et de l’Uttarakhand) nécessite l’obtention de permis spéciaux. Les demandes pour ces permis se font auprès des services consulaires de l’Ambassade de l’Inde à Paris. Une fois en Inde, l’obtention de ce document est très difficile (délai de 6 semaines minimum, présentation de nombreux justificatifs). Dans ce dernier cas, les demandes de permis spéciaux sont à adresser au Ministère de l’Intérieur indien (Ministry of Home Affairs - Foreigners Division, Jaisalmer House, Mansing Road, New Delhi - Tél. : +91 23 38 13 74).
En cas de perte ou de vol du passeport, il est impératif de se faire délivrer un visa de sortie. La démarche à suivre compte trois temps. Premièrement, il est nécessaire d’obtenir une déclaration de perte auprès de la police locale. Deuxièmement, il importe de se faire délivrer un passeport d’urgence au consulat. Troisièmement, il convient de s’adresser au Foreigners Regional Registration Office (FRRO) du lieu d’entrée en Inde, soit :
pour New Delhi :
East Block 8 - Sector I - R.K. Puram Near Hyatt Regency
Tél. : +91 11 26 71 10 74 / +91 11 26 71 13 48
pour Bombay/Mumbai :
FROO-CID SBII6 Immigration (annexe), behind St.Xavier’s College
Tél. : +91 22 22 62 11 69 ou 22 62 04 46 ou 22 62 04 55
pour Madras/Chennai :
Bureau of Immigration, Sastry Baven, Haddows Road, Nungampakam, Chennai (Madras)
Tél : +91 44 2827 82 10
pour Pondichéry, antenne régionale du bureau de l’immigration :
Regional Registration Office, Housing Board Building, Anna Nagar - Nellitope, Pondicherry
Tél. / fax : +91 41 32 20 16 05
De façon générale, il est fortement recommandé de toujours conserver avec soi une photocopie de son passeport et de son visa : en cas de perte ou de vol de l’original, les démarches seront considérablement facilitées.
Pour de plus amples informations, s’adresser à l’Ambassade de l’Inde à Paris (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Santé
Un séjour en Inde implique impérativement pour tout voyageur de prendre diverses précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne sauraient dispenser d’une consultation avant le départ auprès de son médecin traitant et/ou auprès d’un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Il est préférable de prévoir cette consultation assez longtemps avant la date de départ, notamment pour permettre les rappels de vaccins si besoin est. Autre point important : il est nécessaire de contracter en France une assurance couvrant les frais médicaux et ceux de rapatriement sanitaire.
Se laver fréquemment les mains, au minimum avant chaque repas (il existe en pharmacie des solutions antimicrobiennes à utiliser sans rinçage, utiles en cas d’excursions).
Ne pas consommer l’eau du robinet, qui n’est pas potable. Ne boire que de l’eau en bouteille capsulée (par exemple de la marque "Himalayan" ou "Pondichéry"). En cas d’impossibilité, de l’eau bouillie 30 minutes puis filtrée.
Éviter la consommation de boissons naturelles type jus de fruits pressés. Ne pas consommer de nourriture achetée dans la rue.
Viandes et poissons/crustacés doivent être bien cuits avant consommation (poissons et crustacés à proscrire dans la région de Delhi entre fin mars et début octobre à cause de la forte chaleur et des risques de rupture de la chaîne du froid).
Aucune vaccination n’est obligatoire (sauf pour les voyageurs en provenance d’Afrique, d’Amérique latine et de Papouasie-Nouvelle-Guinée qui doivent présenter un certificat de vaccination contre la fièvre jaune).
Il est cependant vivement conseillé de mettre à jour les vaccinations suivantes: Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite, fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
A la suite de la découverte de cas de méningite bactérienne à New Delhi, l’attention des voyageurs est attirée sur l’opportunité d’avoir une vaccination anti-méningococcique à jour. Les piscines publiques et les zones les plus densément peuplées sont plus particulièrement à éviter.
Pour des séjours de longue durée, la vaccination contre la rage peut être recommandée.
Enfin, pour des séjours en zone rurale, une vaccination contre l’encéphalite japonaise peut être nécessaire. Outre la vaccination, cette maladie virale étant transmise par les piqûres de moustiques, il est nécessaire de recourir à des mesures de protection contre les moustiques (sprays répulsifs).
Grippe H1N1
Depuis mars 2012, le virus H1N1 est réapparu à Pune et à Bombay causant 6 décès. Il est vivement recommandé à toutes les personnes effectuant un séjour en Inde (notamment à Pune et à Bombay) de se vacciner contre la grippe saisonnière, et d’observer des mesures d’hygiène élémentaires (hygiène des mains notamment).
Tuberculose
Des cas de tuberculose multi-résistante ou TDR-TB (totally drug-resistant) sont également signalés à Bombay et dans sa région. Il est vivement recommandé à toutes les personnes effectuant un séjour en Inde (notamment dans le secteur de Pune et Bombay) de s’assurer que sa vaccination anti-tuberculeuse est à jour. Dans tous les cas, les précautions élémentaires d’hygiène sont vivement recommandées :
- • ne pas toucher ses yeux, son nez, ou sa bouche après avoir éternué ou toussé ;
- • se couvrir la bouche et le nez en éternuant et en toussant ;
- • se laver les mains fréquemment au savon et à l’eau, ou en utilisant un gel désinfectant ;
- • consulter un médecin en cas de fièvre ou de symptômes inhabituels.
Chikungunya
L’OMS a confirmé la présence du chikungunya dans plusieurs régions de l’Inde (Delhi, Kerala, Goa, Andhra Pradesh, Gujarat, Karnataka, Maharashtra, Orissa, Territoire de Pondichéry, …). Cette maladie virale, qui sévit épisodiquement en Inde, se transmet par les piqures de moustiques et impose le recours à des mesures de protection individuelles (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…), nécessaires également pour la prévention du paludisme et de la dengue (cf. ci-dessous).
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqures de moustiques.
Le risque est faible dans les grandes villes (Delhi, Bombay), mais il ne peut jamais être considéré comme nul, surtout durant les périodes de mousson (juin à septembre), propices à la recrudescence des moustiques. Le risque est plus fort hors des grandes villes. Classification de l’Inde par l’Organisation Mondiale de la Santé : zone 2 (Etat d’Assam : zone 3).
Il existe deux formes de prévention complémentaire du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.
Dengue
La dengue est une maladie transmise par les moustiques, y compris durant la journée. Elle se manifeste habituellement par un syndrome grippal (fièvre, douleurs musculaires et articulaires, et parfois une éruption cutanée). Dans de rares cas, elle peut se compliquer d’une forme hémorragique (rare en Inde). La prise d’aspirine est déconseillée.
En liaison avec la période de fin de mousson, on constate une résurgence des cas de dengue dans différentes régions. Il convient de façon générale de respecter les mesures élémentaires de protection contre les moustiques (vêtements longs, utilisation de produits répulsifs, recours aux moustiquaires, etc.). Il n’existe pas de traitement médicamenteux préventif ni de vaccin contre la dengue.
Il est recommandé aux personnes se rendant dans les zones montagneuses du nord de l’Inde (exemple : Ladakh) de faire preuve d’une grande prudence en cas d’apparition de troubles respiratoires. Une préparation physique préalable et adaptée est conseillée aux personnes souhaitant entreprendre une randonnée en altitude. En cas de trouble respiratoire, il convient de redescendre dans les zones de plus faible altitude et dans tous les cas de ne pas poursuivre l’ascension. En raison de la pollution dans les grandes villes, la prudence est recommandée pour les personnes ayant des antécédents en matière de troubles respiratoires.
Évitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
Évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité).
Compléments
Eviter les tenues trop découvertes pour les femmes ; revêtir une tenue décente pour visiter les temples ou les mosquées. La présence d’étrangers n’est parfois pas tolérée dans les temples hindous ou à l’occasion de certaines processions.
Lors d’un voyage en couple, une grande discrétion est de mise concernant les gestes d’affection dans les lieux publics indiens.
Réglementation sur les devises : le voyageur doit déclarer à son arrivée à l’aéroport toute somme (numéraires, travellers chèques, etc.) supérieure à la contre-valeur de 10.000 USD (risque de peines d’emprisonnement d’un minimum de deux mois).
Le Gujarat est le seul Etat où demeure une prohibition sur la consommation d’alcool. Ailleurs, la consommation est libre hormis certains jours (« dry days ») : jours d’élection, fêtes religieuses, etc. Consommer de préférence des boissons provenant de distilleries placées sous contrôle public (l’alcool frelaté fait régulièrement des victimes).
L’homosexualité est illégale en Inde (article 377 du Code pénal). Il semble toutefois que cette législation n’ait pas été appliquée récemment à l’encontre de touristes étrangers. Néanmoins, il convient de façon générale d’observer une grande discrétion concernant les marques d’affection dans les lieux publics.
La lutte contre les actes de pédophilie et le tourisme sexuel s’est accrue ces dernières années. Suite à la pression d’organisations internationales, les autorités indiennes sont de plus en plus sévères à l’encontre des étrangers coupables d’abus sexuels sur des enfants (plusieurs condamnations à perpétuité de ressortissants étrangers).
La détention et l’usage de téléphones satellitaires sur le territoire indien sont soumis, sans l’obtention d’une autorisation préalable, à des peines d’emprisonnement. Il est nécessaire de prendre contact avec l’Ambassade d’Inde en France avant d’amener un tel équipement.
L’exportation de produits dérivés d’espèces protégées (ex.: châles en « shatoosh », laine d’antilopes du Tibet) est formellement interdite (risque de peines d’emprisonnement d’un minimum de deux mois).
Les Français sont mis en garde contre le recours, en Inde, à une mère porteuse.
Il est rappelé que, si la pratique de la gestation pour autrui est tolérée en Inde, la loi française interdit tout contrat de mère porteuse et prévoit de lourdes sanctions pénales en cas de simulation ou dissimulation ayant entraîné une atteinte à l’état civil d’un enfant, ou de provocation à l’abandon d’enfant. En outre, en droit français, la mère est la femme qui a accouché de l’enfant.
Dès lors, les Français qui recourent malgré tout à la gestation pour autrui en Inde s’exposent à de sérieuses difficultés d’ordre juridique et administratif en matière d’établissement de l’état civil de l’enfant et de délivrance d’un titre de voyage pour ramener celui-ci en France, ainsi qu’à de sérieuses difficultés vis-à-vis des autorités indiennes.
En effet, des poursuites judiciaires peuvent être engagées à leur encontre par les autorités indiennes si l’acte de naissance indien mentionne des faits inexacts, notamment le nom d’une mère qui n’a pas donné naissance à l’enfant.
Les Etats du Bengale de l’ouest, de l’Orissa et du Tamil Nadu sont exposés à des cyclones dévastateurs.
Eviter d’acheter de l’alcool en dehors des débits de boissons et des magasins autorisés. Chaque année, de nombreuses personnes trouvent la mort après avoir bu un alcool frelaté. L’alcool bon marché distillé à domicile est parfois mélangé à du méthanol, ce qui peut provoquer la mort ou la cécité.
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