Les autorités envisagent de déclarer rapidement l’état de catastrophe naturelle. Les moyens de transport sont actuellement limités et devraient le rester au moins jusqu’à la fin du mois de janvier.
ll est donc fortement recommandé de ne pas se rendre aux Iles Fidji avant que la situation sur place ne soit rentrée dans l’ordre.
Cas de dengue
Les autorités fidjiennes ont alerté le public d’une recrudescence des cas de dengue sur l’île principale de Viti Levu, alors qu’une épidémie touche les îles voisines de Micronésie et de Samoa.
Qu’est-ce que la dengue, comment est-elle transmise ?
La dengue dans sa forme maligne est une fièvre hémorragique potentiellement mortelle provoquée par un virus transmis par les piqûres des moustiques de type Aedes infectés. Ces moustiques d’apparence tigrée noir et blanc, rapides, piquent principalement aux membres inférieurs, de l’aube au coucher du soleil, préfèrent souvent les espaces intérieurs et se cachent près du mobilier ou des objets de couleur foncée.
Quelle prévention ?
La seule prévention connue est de se protéger en permanence contre toute piqûre de moustique : port de vêtements amples, usage de répulsifs sur la peau et sur les vêtements, usage de moustiquaires et d’insecticide (diffuseurs électriques et spray de contact sur le bas des meubles et dans les recoins, en respectant les consignes d’utilisation) dans le logement ou dans la chambre d’hôtel.
Quels sont les signes, que faire s’ils apparaissent?
En cas de poussée de fièvre accompagnée de douleurs à la tête (souvent derrière les yeux) et aux articulations, de vomissements, de diarrhée, voire saignements cutanés ou présence de sang dans les urines, il faut consulter un médecin immédiatement et lui indiquer tout antécédent médical, problème rénal ou hépatique. Selon le sérotype du virus et/ou en cas de complication, la dengue est une maladie potentiellement mortelle.
La dengue doit être prise très au sérieux : seule la prévention est efficace.
Fièvre typhoïde
Les autorités sanitaires font état d’une augmentation des cas de fièvre typhoïde. Les villages de Nasava, Narokorokoyawa, Korovou et Sawanikula sont placés en isolement et font l’objet de mesures de restriction des déplacements afin de ne pas favoriser l’extension de la maladie. Les autorités ont rappelé les recommandations élémentaires d’hygiène: se laver les mains avant de manipuler de la nourriture, boire de l’eau en bouteille ou préalablement bouillie.
Par ailleurs, la saison des cyclones a pour conséquence la multiplication des points d’eau stagnante, vecteurs d’autres maladies infectieuses: En plus des règles élémentaires d’hygiène, il est fortement recommandé de se protéger, jour et nuit, des piqûres de moustiques ou d’insectes.
Situation intérieure
Depuis l’abrogation de la constitution fidjienne le 10 avril 2009, un état d’urgence est régulièrement prorogé. Aucun incident visible n’est à signaler sur le plan de la sécurité. Les forces de l’ordre se font discrètes et la circulation sur les grands axes routiers reste normale. Compte-tenu toutefois des incertitudes de la situation politique, il est recommandé de faire preuve de vigilance, notamment à Suva et dans ses alentours.
Criminalité
La situation sécuritaire continue d’être marquée par une forte augmentation de la criminalité violente et des agressions sexuelles dont sont également victimes les touristes. Dans ce contexte de dégradation de la sécurité, il est hautement recommandé de ne pas sortir le soir sans accompagnement et de ne pas s’aventurer hors des voies balisées sans la présence d’une personne de confiance connaissant les lieux. Il importe également d’éviter de porter des bijoux ou toute somme d’argent importante. Il est recommandé de faire des photocopies des documents tels que les passeports, les billets d’avion, les visas et les travellers chèques. Les passeports sont recherchés par les voleurs qui en font un trafic ou les utilisent à des fins criminelles.
Le touriste individuel est invité à vérifier que les plages aux abords des villages ne sont pas des propriétés privées et que l’accès à certaines localités lui est autorisé. Certaines îles ou groupes d’îles sont interdits et les autorisations sont systématiquement refusées aux plaisanciers désirant se rendre à « Lau Group » ou à « Bau ». Avant tout voyage itinérant, il convient donc de se renseigner sur les restrictions en vigueur.
Des noyades sont signalées tous les ans. Il faut donc éviter de se baigner sur les plages isolées où les courants créés par les récifs sont parfois très forts. La présence de requins dans certaines zones commande aux plongeurs de s’informer préalablement de la situation auprès des opérateurs touristiques.
Toutes précisions utiles pourront être obtenues auprès de l’ambassade de France.
Activité cyclonique
La saison des cyclones s’étend traditionnellement du début du mois de novembre à la fin du mois d’avril. Durant cette période, des dépressions se forment au dessus des océans dans tout le Pacifique Sud, qui peuvent évoluer en intensité pour parfois devenir, d’abord, des cyclones tropicaux (tropical cyclone), puis, des ouragans (hurricane), généralement en 12 à 48 heures.
Lors d’épisodes cycloniques, il est impératif de se conformer aux consignes de sécurité des autorités locales et/ou des personnels des hôtels et resorts. Des instructions précises sont diffusées à l’attention des navires présents dans la zone d’activité cyclonique et, sur terre, aux autorités compétentes et aux populations. Il convient, dès diffusion d’une préalerte cyclonique, de rejoindre le lieu de séjour (hôtel, resort) et de ne plus se déplacer avant la fin de toute alerte. Les autorités sont à même d’instaurer un couvre-feu (curfew).
Toutes les informations utiles, bulletins météorologiques et alertes, sont consultables sur le site officiel des services météorologiques fidjiens :"www.met.gov.fj/international_warn.htm" et des messages retransmis régulièrement par la radio "Legend FM" 106.8 Mhz. Il est également recommandé de consulter les sites du Joint Typhoon Warning Center (JTWC) www.usno.navy.mil/JTWC/ et du Central Pacific Hurricane Center www.prh.noaa.gov/hnl/cphc.
Ces précautions doivent être respectées scrupuleusement : chaque année, des victimes sont à déplorer, qui n’avaient simplement pas, dans la plupart des cas, respecté les consignes de sécurité avant, pendant et après l’épisode cyclonique (chutes de branches, d’objets dues aux forts vents, électrocutions dues au non respect des consignes après le passage du cyclone, naufrages, disparitions, etc.).
Par ailleurs, les dégâts causés par une tempête tropicale peuvent être suffisamment importants pour provoquer des coupures de courant, d’approvisionnement en eau et nécessiter la fermeture des aéroports internationaux pendant plusieurs jours. Il convient de prévoir ce type de difficulté en cas de séjour durant la période cyclonique, en souscrivant une assurance de voyage adaptée, ou de préférer une autre période de l’année pour se rendre aux Iles Fidji.
Il est recommandé aux personnes de passage de signaler leur présence, leur temps de séjour et de communiquer leurs coordonnées précises à l’ambassade de France à Suva durant les horaires d’ouverture (tél. (+679) 331 05 26 / 27), par mesure de sécurité. Enfin, en règle générale, il convient d’informer régulièrement famille et proches en France de tout déplacement, projet de déplacement, dates et lieu de séjour.
Image et carte du pays

Infrastructure routière
Le réseau routier est constitué de routes à deux voies bitumées, assez bonnes. Les routes peuvent être dangereuses du fait de l’indiscipline des conducteurs et du non-respect du code de la route. La conduite de nuit est déconseillée à cause des animaux errant sur les routes.
Le parc locatif est de bonne qualité.
En cas d’accident, il est à noter que les secours routiers sont pratiquement inexistants en dehors des agglomérations.
Transport aérien
"Air Pacific" et "Pacific Sun" se partagent la desserte intérieure des îles.
Transport maritime
Les naufrages mortels survenus dans la circonscription, ainsi que les dernières alertes aux tsunamis, conduisent à mettre en garde les voyageurs qui privilégient la voie maritime. Il est prudent d’éviter de partir en haute mer, les bateaux étant souvent mal entretenus et insuffisamment dotés d’équipements de secours.
Le visa de tourisme est délivré gratuitement, à l’arrivée, pour une durée maximum de 4 mois, aux Français en possession d’un passeport dont la validité doit être d’au moins six mois supérieure à la fin de validité du visa délivré. La présentation d’un billet d’avion aller et retour est également exigée.
Ce visa peut être prolongé pour une durée ne pouvant excéder un total de six mois, à partir de la première date d’entrée. Dans ce cas, une taxe est perçue à chaque demande d’extension, à concurrence du délai susmentionné.
Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade de Fidji à Bruxelles, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Les cheptels des Fidji souffrent régulièrement de brucellose. L’attention des voyageurs est attirée sur les risques liés à la consommation du lait local et des produits laitiers non pasteurisés qui peuvent transmettre cette maladie à l’homme.
Les autorités sanitaires recommandent la plus grande prudence à l’égard des maladies liées aux conditions humides, comme la leptospirose, la dengue (transmise par les moustiques), la filariose ou encore la dysenterie. De plus, elles ont fait état de l’apparition de cas de fièvre typhoïde dans les zones où les conditions d’hygiène sont dégradées. Il convient de se protéger en permanence des piqûres de moustique (port de vêtements amples, usage de produits répulsifs), de ne consommer que de l’eau en bouteille scellée ou, à défaut, bouillie et de se laver régulièrement les mains avec du savon. Par ailleurs, la vigilance concernant le virus de la grippe H1N1 est toujours d’actualité.
Il est déconseillé de consommer des poissons de demi-fond entre les mois de novembre et avril, en raison de la présence de toxines dans l’eau de mer absorbées par leur organisme, à l’origine d’empoisonnements.
Aucun vaccin n’est exigé. Les vaccinations obligatoires en France semblent suffisantes, Fidji ne présentant aucun foyer endémique. Les passagers en provenance d’une zone infectée par la fièvre jaune, et qui y ont résidé dans les six jours précédents, doivent présenter un certificat international de vaccination (sauf pour les passagers en transit). Fidji connaît parfois des épidémies de dengue.
Consulter le médecin traitant avant le départ et contracter une assurance de rapatriement sanitaire.
Grippe A/H1N1
Quelques cas de grippes, dont un mortel, ont fait leur apparition au début du mois d’avril 2011 dans l’île de Rotuma, au nord-est de l’archipel. Les personnes souhaitant s’y rendre sont invitées à consulter leur médecin avant le départ afin de vérifier si une vaccination est nécessaire. Il est par ailleurs recommandé d’observer des mesures d’hygiène élémentaires, notamment d’hygiène des mains (lavage régulier avec eau et savon ou avec une solution hydro-alcoolique).
Leptospirose
Une vague de leptospirose, maladie transmise notamment par les déjections animales présentes dans l’eau, est signalée à l’ouest de l’île de Viti Levu. Sept cas mortels ont été enregistrés. Il est donc fortement recommandé de ne pas marcher pieds nus dans des zones réputées infectées et se laver fréquemment les mains.
Il est recommandé de consulter un médecin dès l’apparition d’un état fébrile qui pourrait, à tort, être assimilé à un état grippal.
Numéros utiles
Ambulance : 301.439
Police : 312.999.
Pompiers : 391.333
Hôpital : 313.444
Colonial War Memorial Hospital, Suva : (679) 313.444 ou 305.913
Prince Charles Park Hospital, Nadi : (679) 700.563 ou 700.378 ou 701.128
Urgences : (679) 701.378
Chambre de décompression plongeurs : (679) 999.3506 et 999.5500 (urgence) 330 5154 (chambre)
Dr Praveen Kumar (généraliste), Suva : (679) 313.355, cellulaire: 997.733
Dr Nandan Saras (généraliste), Nadi : (679) 702.394/700.303
Dr Naidu Avinash (généraliste), Sigatoka : (679) 500.408
Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site de l’Institut de Veille Sanitaire, de l’OMS, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.
Us et coutumes
La pratique du « topless » sur les plages ainsi que le port du short dans les villages sont formellement déconseillés.
Législation locale
L’usage comme la détention de drogues (y compris « douces »), même en quantités minimes, sont totalement prohibés. Les peines encourues vont d’un à six ans de détention, assorties d’amendes. Suite à de récentes affaires de pédophilie ayant impliqué des étrangers, la répression en matière d’infractions liées aux mœurs est devenue plus sévère.
Divers
Les importations sont soumises à restriction (quantité autorisée par personne, tabac : 500 grammes; alcool : 2 litres). L’introduction d’armes à feu, de certaines armes blanches, de viandes et de produits laitiers, de graines et de plantes ainsi que de documents pornographiques sont interdits. L’importation d’animaux domestiques est réglementée, avec une quarantaine dont la durée dépend de l’animal importé et de l’accord préalable de l’administration. Un formulaire est disponible sur le site internet www.quarantine.gov.fj. S’agissant des animaux domestiques, tels que chiens et chats, la quarantaine est fixée à 6 semaines. Pour ce qui concerne les animaux importés dans un but commercial et/ou industriel, l’administration effectue une évaluation sanitaire des risques, en l’absence d’accord bilatéral avec la France. Cette évaluation peut prendre de 2 à 6 ans.
Les devises ne font l’objet d’aucune limitation. L’euro est accepté sans difficulté par les bureaux de change. L’usage des principales cartes de crédit est aisé et répandu dans les lieux touristiques ainsi que dans la capitale.
Ambassade :
(679) 331.05.26 / 331.05.27
Télécopieur : (679) 322.39.01 / 322.39.02
Permanence téléphonique en dehors des heures d’ouverture des bureaux : 992 17 52
Urgences (pompiers, SAMU) : 911.
Urgences (police) : 917.
Saint-John’s Ambulance : 3302584
Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).