Honduras

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Sécurité

Avertissement

L’ambassade de France au Honduras dispose de capacités limitées pour venir en aide aux Français en cas de crise. Les Français qui se rendent dans le pays sont responsables de leur propre sécurité. Ils sont invités à s’assurer qu’ils disposent de moyens nécessaires en cas de crise (vérifier les termes des contrats d’assurance, s’assurer de disposer des moyens financiers nécessaires pour couvrir d’éventuels frais d’hospitalisation ou d’évacuation, etc.).

L’ambassade ne délivre pas de titres d’identité et de voyage. En cas de perte ou de vol de passeport, l’ambassade pourra néanmoins émettre un laissez-passer (voir justificatifs demandés et tarifs sur le site internet de l’ambassade / rubrique passeport). Ce titre d’urgence permet uniquement de se rendre en France, où vous pourrez faire renouveler votre titre perdu ou volé. La section consulaire de l’ambassade de France au Guatémala est compétente pour toutes les autres démarches administratives concernant les Français résidents ou de passage au Honduras. Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur le site de l’ambassade de France au Guatémala et à la rubrique : https://hn.ambafrance.org/Coordonnees-de-la-Section-651.

En cas d’urgence pendant les heures de bureau, l’ambassade de France au Honduras peut être jointe au +504 99 92 61 56. En cas d’urgence en dehors de ces horaires, veuillez appeler l’ambassade de France au Guatémala au +502 52 02 20 22.

En cas d’incident grave dans le pays pendant votre séjour, pensez à rassurer vos proches.

Risques encourus
Délinquance et criminalité

Bien que les statistiques fassent apparaître une baisse du taux d’homicides de 86,6 à 49 pour 100.000 habitants entre 2012 et 2014, le Honduras demeure le pays à plus forte criminalité mondiale.

La criminalité est souvent le fait de bandes (les « maras ») et liée au trafic de stupéfiants et aux extorsions de fonds. Ces dernières se manifestent par des agressions à main armée, y compris contre des véhicules, avec possibilité d’enlèvement. Si les Honduriens constituent la très grande majorité des victimes de ces modalités criminelles (prélèvement par les mareros de sommes importantes au titre de « l’impôt de guerre »), les étrangers, notamment Nord-Américains et Européens, facilement identifiables, ne sont pas épargnés. La délinquance augmente sensiblement pendant les périodes qui précèdent les fêtes de Noël et de Pâques.

En cas d’agression, il convient de :

• toujours prévoir de conserver une petite quantité d’argent, qui sera remise en cas d’agression, dans une poche facile d’accès, quitte à cacher des sommes plus importantes ;
• n’opposer aucune résistance ;
• ne pas crier, de manière à éviter une réaction intempestive de la part de l’agresseur ;
• ne pas négocier ;
• ne pas faire de mouvements brusques et ne pas fixer l’agresseur dans les yeux ;
• quitter les lieux de l’agression le plus rapidement possible et se mettre en sécurité (hôtel, commerce) ;
• appeler systématiquement la Police (199) et signaler votre agression à l’ambassade de France ;
• porter plainte auprès des autorités.

Les agressions se font le plus souvent à main armée (armes à feu 90% ou arme blanche, 10%).

Piraterie maritime

Des agressions de plaisanciers, avec parfois mort d’homme, conduisent à rappeler que la plus extrême prudence doit être observée au large des côtes du Honduras. Ces attaques ont eu lieu sur le littoral caraïbe, dans le parc national de Punta Sal et à proximité, entre les ports de Tela et de La Ceiba (devenu un centre urbain de très grande criminalité). Elles sont cependant susceptibles de survenir n’importe où sur cette côte, peu fréquentée, sinon par les pirates et les narcotrafiquants. Le port de Puerto Cortés a été aussi signalé comme hébergeant une forte criminalité.

Début 2017, deux actes de piraterie à l’encontre de voiliers isolés ont été rapportés, dans les eaux territoriales honduriennes caribéennes aux abords des îles de la baie (Utila, Roatan et Guanaja).

Il est recommandé de :

  • s’informer auprès des autorités portuaires ou maritimes compétentes et de l’ambassade de France au Guatemala avant d’entreprendre une navigation ou une traversée ;
  • s’assurer que les moyens de communications (valises satellites, radio HF…) et les moyens électroniques du bord (GPS, balise d’alerte, radar…) fonctionnent de façon optimale ;
  • informer une personne restant à terre de la route que vous comptez emprunter ; tenir régulièrement informée cette personne restée à terre de la position et convenir des jours et heures des contacts téléphoniques ou par courriel ;
  • laisser une consigne visant à prévenir la police nationale ;
  • maintenir une veille anti-piraterie 24h sur 24 ;
  • ne pas mouiller trop près des côtes dans les zones isolées ;
  • éviter le cabotage de nuit et la navigation isolée ;
  • assurer des tours de garde dans les ports.
Risques naturels

Chaque année, la saison des pluies, en mai-juin et de septembre à novembre, entraîne des inondations près des cours d’eau, des glissements de terrains et des dégradations sur l’ensemble des voies de circulation du pays. Il est recommandé aux voyageurs de se renseigner avant tout déplacement sur la situation météorologique dans la région de destination.

D’une manière générale, la saison humide s’étale en mai-juin puis de septembre à novembre avec des pluies parfois violentes (rafales de vent fréquentes). Le climat est tropical chaud et humide dans la région des plaines côtières et tempéré dans la région de la capitale située à 1.000 m d’altitude. Climat froid dans de hauts reliefs tels que dans le département de La Paz.

Le Honduras présente un risque sismique modéré (le dernier séisme à Tégucigalpa remonte à 2009).

Il convient de consulter régulièrement les prévisions météorologiques du « National Hurricane Center » basé à Miami (www.nhc.noaa.gov) et de se renseigner avant tout déplacement auprès du COPECO (Comision Permanente de Contingencias) : informacion chez mail.copeco.gob.hn.

Risques liés aux transports

Pour les déplacements interurbains, il convient de préférer l’avion quand ce service existe, les lignes d’autobus et les taxis constituant, y compris de jour, une cible privilégiée pour les criminels.
Le climat, la topographie (qualification spécifique requise pour les pilotes qui atterrissent à Tegucigalpa), et l’état des appareils, sur certaines liaisons intérieures, incitent à la vigilance.

Infrastructures routières

L’état du réseau routier principal est moyen voire médiocre. Les routes secondaires, quand ce ne sont pas des pistes de terre, présentent un revêtement irrégulier et de mauvaise qualité avec des bas-côtés instables. La saison des pluies (mai-juin et septembre à novembre) constitue un facteur d’aggravation (chutes de pierres, glissements de terrain…) des difficultés récurrentes de circulation. La prudence est par ailleurs recommandée en raison de l’indiscipline dangereuse des conducteurs, dont il convient d’anticiper le comportement à chaque instant, et la présence imprévisible de piétons ou d’animaux sur les routes.

Dans les grandes villes, les agresseurs repèrent souvent leur victime en la suivant à motocyclette ou en voiture.

Il est vivement déconseillé de conduire de nuit (attaques, absence de signalisation et d’éclairage, présence de poids-lourds, de piétons et d’animaux sur les voies venant s’ajouter à la dangerosité de tels déplacements).

Pour tout trajet en automobile, il est par ailleurs recommandé de :

  • maintenir portières et fenêtres verrouillées,
  • aviser ses proches des heures de départ et d’arrivée comme de son itinéraire,
  • éviter de s’arrêter dans des endroits isolés et rester trop longtemps dans les stations-service ou restaurants de bord de route.

Déplacements en taxi

À Tegucigalpa, il est conseillé d’utiliser de préférence les « Radio Taxi » facilement identifiables (Tél. : 2225 4346 / 2226 7776 / 2226 7785). Il en est de même pour San Pedro Sula : « Radio Taxi Barandillas » (2557 5808 / 2553 6251) ou les « Radio Taxi Ideal » (2557 9147).

Il est recommandé de

  • n’emprunter de taxis qu’aux stations des hôtels ou des centres commerciaux ;
  • noter le numéro du taxi inscrit sur les portières et repérer la pièce d’identité du chauffeur sur le côté droit du pare-brise, avant de monter à bord ;
  • négocier le prix de la course avant de monter à bord du véhicule, les taxis n’étant pas équipés de compteur ;
  • se munir de petites coupures car la majorité des conducteurs ne disposent pas de monnaie ;
  • ne pas autoriser le chauffeur à prendre des passagers supplémentaires ;
  • garder les portes et les fenêtres fermées et rester vigilants.

Voyage en autobus

Il convient d’éviter ce mode de transport en raison des risques de vols et d’agressions.
Utiliser de préférence les compagnies de bus interurbaines suivantes :
• SAENZ (Tegucigalpa - San Pedro Sula)
• VIANA (Tegucigalpa - San Pedro Sula - La Ceiba)
• HEDMAN ALAS (autres villes).
D’autres compagnies sont spécialisées sur certaines destinations, comme le « Tica Bus » pour aller au Salvador et au Nicaragua. Ne pas hésiter à utiliser les meilleures compagnies disponibles.
Toutefois, le climat, la topographie (qualification spécifique requise pour les pilotes qui atterrissent à Tegucigalpa), et l’état des appareils, sur certaines liaisons intérieures, incitent à la vigilance.

Zones de vigilance
Zones déconseillées sauf raison impérative

Une grande partie du territoire hondurien est concernée. Sont particulièrement signalés :

  • les départements de Francisco Morazán (surtout l’aire périurbaine de Tégucigalpa et le centre-ville) et de Cortés (en premier lieu les agglomérations de San Pedro Sula et Puerto Cortés : taux de criminalité beaucoup plus élevé que la moyenne hondurienne) ;
  • dans le département d’Atlantida, La Ceiba, troisième métropole du Honduras (taux de criminalité également extrêmement élevé) ;
  • dans le département de Colón, la région du Bajo Aguán, où la violence endémique a pour origine un conflit foncier aggravé désormais par des trafics en tout genre ;
  • le département d’Olancho, principalement le long de l’axe Juticalpa-Catacamas (CA-5), et certaines localités comme San Francisco (présence accrue de narcotrafiquants) ;
  • les départements de Yoro, de Santa Bárbara et d’Ocotepeque (criminalité en augmentation).
Zones de vigilance renforcée

Sont compatibles avec le tourisme, sous réserve du respect des précautions énumérées plus bas :

  • les îles de la Baie, et principalement l’île de Roatán, où atterrissent quotidiennement, tout au long de l’année, des avions de lignes régulières ou des charters ;
  • le département du Valle et l’île du Tigre, dans le Golfe de Fonseca.
  • le département de Copán et en particulier la zone du site Maya des ruines de Copán situé près de la frontière avec le Guatémala.
Recommandations générales

Afin de minimiser les risques, les recommandations suivantes doivent être prises en compte.

Avant votre séjour au Honduras :

Il est conseillé de :
• privilégier un vol vous permettant d’arriver de jour dans le pays ;
• vérifier les procédures d’opposition à la carte de paiement en cas de perte ou vol ;
• signaler au ministère des Affaires étrangères et du Développement international tout déplacement au Honduras en s’inscrivant sur ARIANE.

Pendant votre séjour au Honduras :

Il est recommandé de :

• ne pas changer d’importantes sommes d’argent à l’arrivée à l’aéroport, ne pas diffuser votre adresse de destination, ne pas s’attarder devant l’aérogare et prendre un taxi sécurisé ;
• éviter de se déplacer avec de grosses sommes en liquide ;
• ne laisser ni documents ni effets personnels dans les véhicules ;
• éviter de se déplacer dans les quartiers populaires (Comayagüela et quartier ouest de Tégucigalpa, plus précisément son marché « El Mercado ») ;
• éviter de se déplacer seul et de nuit en tous lieux : se renseigner sur les zones à risques auprès de la réception de l’hôtel ou d’un poste de police ;
• choisir de préférence un distributeur à l’intérieur d’une banque ou d’un centre commercial sécurisé, en cas de retrait d’argent à un distributeur automatique de billets. Ne pas retirer de grandes quantités d’argent, être si possible accompagné et agir de manière discrète et rapide ;
• adopter en toutes circonstances une attitude discrète et ne pas attirer l’attention en exhibant argent liquide, bijoux, objets de valeur ou autres effets personnels réputés précieux ;
• pour les femmes, éviter le sac à main (lui préférer le sac à dos) ;
• dans les stations balnéaires, ne pas se promener en bord de mer au-delà des limites des plages surveillées. Sur route et en ville, éviter les zones désertes, les pistes ou les petites routes, circuler avec les portières verrouillées et de garder les fenêtres fermées en permanence ;
• ne pas pratiquer l’auto-stop ou prendre à bord de son véhicule des auto-stoppeurs ;
• en cas de possession d’un téléphone y enregistrer des numéros de téléphone d’urgence, notamment celui de l’ambassade de France (+504-9992-6156) ;
• privilégier les visites de sites touristiques qui sont organisées par les hôtels de bonne catégorie et les agences de voyage internationales ou locales ;
• maintenir une vigilance accrue dans les autobus, sur les plages, dans les hôtels côtiers ainsi que dans les hôtels bon marché ;
• accompagner en permanence ses enfants (risque d’enlèvements avec demande de rançon) ;
• déposer les titres de voyage en lieu sûr et ne garder sur soi qu’une copie. Il en est de même avec l’argent liquide, les papiers personnels et les billets d’avion. Noter le numéro de sa carte de crédit pour faire aussitôt opposition en cas de vol ou de perte.

Les déplacements au Honduras :

  • éviter les déplacements à pied, tout particulièrement la nuit, dans des endroits isolés (ville ou campagne). Se déplacer à pied est fortement déconseillé, même le jour, à Tégucigalpa, à San Pedro Sula et à La Ceiba. Il est de même déconseillé d’aller au café ou dans un bar seul(e). D’une manière générale, il est toujours préférable de se déplacer en groupe ;
  • il est fortement recommandé aux voyageurs de signaler leurs déplacements à leurs proches et, à ceux qui communiquent souvent, de veiller à maintenir un contact régulier afin d’éviter le déclenchement des procédures de recherches inutiles ;
  • veiller attentivement à ses affaires personnelles pendant les déplacements entre deux hôtels : gardez ses valeurs et documents sur soi et ne confiez pas ses affaires personnelles à un inconnu dans les transports en commun ;
  • éviter d’utiliser ostensiblement un téléphone ou un ordinateur portable dans un lieu public ;
  • être vêtu le plus simplement possible, ne pas porter de tenue voyante ou qui pourrait être considérée comme indécente ou provocante ;
  • ne pas pratiquer le camping sauvage.

Entrée / Séjour

Formalités d’entrée

Les ressortissants français doivent être munis d’un passeport valable au moins 6 mois à la date d’entrée au Honduras.

Le Honduras est membre de l’accord de circulation C4, espace commun comprenant le Honduras, le Guatémala, le Nicaragua et le Salvador. La durée totale d’un séjour continu sans visa dans les 4 pays ne peut excéder 90 jours.
Il est possible de prolonger son séjour au Honduras (90 jours maximum), en sollicitant une prorogation auprès de la Direction générale de l’immigration (http://inm.gob.hn/).

Le voyageur en provenance ou à destination d’un pays du C4 devra montrer son passeport et remplir le formulaire de la migration aux postes frontaliers honduriens.

Les voyageurs dont le séjour excède 90 jours se verront infliger une amende. Une fois l’infraction constatée, il est possible d’obtenir une prolongation unique de 30 jours en s’acquittant d’un droit de 20$.

Une taxe d’aéroport d’environ 35USD est incluse automatiquement dans le prix du billet de transport.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (et ceci suffisamment longtemps avant le départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins).

Avant le départ
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation …) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place.

Les hôpitaux publics offrent un niveau de soins médiocre. En dehors des grandes villes, la couverture médicale est aléatoire. Les étrangers doivent payer leurs frais médicaux (coût élevé de la journée d’hospitalisation en soins d’urgence). Les régimes d’assurance sociale français ne sont pas reconnus. Les cliniques privées sont de qualité acceptable.

Recommandations pour votre Santé

Consulter si besoin votre médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de votre état de santé, et bénéficier de recommandations sanitaires notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement votre dentiste avant votre départ.

Constituer votre pharmacie personnelle en conséquence et n’emportez que les médicaments nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons).
Pour plus d’informations, consulter le fiche Infos Pratiques.

Vaccinations

Le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire pour les personnes ayant séjourné récemment (ou lors d’une escale de plus de 12 heures) dans un pays où cette affection est endémique (Amérique du Sud, Afrique subsaharienne, zone Caraibes…),. Il est conseillé de s’informer le plus longtemps possible avant le départ, auprès de la compagnie aérienne ou de l’agence de voyages, car un délai de 10 jours d’incubation est requis après la vaccination avant de pouvoir entreprendre le voyage vers la zone non infectée.

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant Rubéole- Oreillons et Rougeole chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.

En fonction des conditions locales de voyages, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.

La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour. Demander conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

RISQUES SANITAIRES
Maladies transmises par les moustiques

. Paludisme
Les régions de l’Olancho (Est) et de Choluteca (Sud) sont les plus touchées. Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Les mesures classiques de protection contre les moustiques sont fortement recommandées (cf. ci-après). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France pour une durée variable selon le produit utilisé.
Durant votre séjour, et pendant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

. Dengue
La dengue sévit au Honduras, notamment dans les départements suivants : District central (Tégucigalpa), Choluteca, San Pedro Sula, Comayagua, Santa Barbara et Tocoa. Le risque est généralement élevé en saison humide, de fin mai à début novembre. Les zones de plus forte incidence sont les plus grands centres urbains.

La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue, mais un vaccin est en cours de développement.

En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. La prise en charge est donc avant tout symptomatique : prise d’antalgiques à base de paracétamol et le repos. Il faut impérativement éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après)

. Chikungunya

La transmission du Chikungunya s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). Le traitement est alors symptomatique. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif ni vaccin.

La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après).

Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter ce site : http://inpes.santepubliquefrance.fr/10000/themes/maladies-moustiques/chikungunya/index.asp.

En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

. Zika

Cette maladie est transmise par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés.
Les symptômes de la maladie sont généralement modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées) et sont analogues à ceux observés au cours d’autres infections virales telles que la dengue. Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et des complications neurologiques telles que des syndromes de Guillain Barré est attestée.

Il est notamment recommandé à tous :
• De respecter les mesures habituelles de prévention des piqûres de moustique (cf ci-dessus), ceci tant la nuit que le jour ;
• De consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
• Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de reporter leur voyage, et à défaut, de respecter les mesures de prévention des piqûres de moustique, d’éviter tout rapport sexuel non protégé pendant le voyage, et d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec une personne ayant pu être infectée par le virus Zika.
Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères rappelle que la décision d’annuler ou de maintenir un voyage à l’étranger appartient au seul voyageur.

En savoir plus :

1/ Risque de transmission par voie sexuelle : site du Haut conseil de la santé publique
2/ Dossier d’informations sur la maladie à virus Zika (site du ministère des Solidarités et de la Santé).
3/ Recommandations pour les femmes enceintes (site du ministère des Solidarités et de la Santé).
4/ Recommandations pour la prévention des piqûres de moustiques

Maladie de Chagas (trypanosomiase américaine)

La maladie de Chagas est une maladie potentiellement mortelle provoquée par parasite. La première phase de la maladie peut associer soit symptômes bénins (fièvre, céphalées, douleurs musculaires, difficultés respiratoire…), soit une lésion cutanée ou violacée des paupières.

La transmission de la maladie à l’homme s’effectue par des piqûres de punaise ou par contamination de leurs déjections par les yeux ou la bouche. Il n’existe pas de vaccin contre la maladie de Chagas et la lutte anti vectorielle est la méthode la plus efficace pour prévenir la maladie.

Lèpre

Les autorités sanitaires du Honduras ont recensé des cas de lèpre dans le sud du pays, plus précisément dans les départements de Valle et de Choluteca. La lèpre est une maladie contagieuse. Les premiers symptômes sont essentiellement cutanés (« tâches » colorées, parfois douloureuses). Un traitement antibiotique pouvant être nécessaire, il convient de consulter un médecin en cas de doute.

Tuberculose

Elle est endémique au Honduras, pays d’Amérique centrale présentant la plus forte incidence de cas de cette maladie. Compte tenu de la virulence de cette pathologie particulière, il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de toux persistante, de grande fatigue ou de fièvre.

Fièvre Typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Infection par le virus VIH – MST

Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque. Le Honduras est un des pays les plus infectés sur le continent. En cas de suspicion d’exposition au virus, les traitements d’urgence sont difficiles à trouver.

QUELQUES RÈGLES SIMPLES

Pour se préserver des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ; Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les petits restaurants populaires ("comedores") qui ne garantissent pas toutes les conditions d’hygiène requises.
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; ne pas caresser les animaux rencontrés.
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.

Numéro d’urgence sanitaire : 911

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Transport

Voitures de location
Il est recommandé aux voyageurs qui louent une voiture sur place pendant leur séjour de vérifier les clauses d’assurance du contrat de location dont ils bénéficient (conducteurs, passagers et tiers) et, le cas échéant, de souscrire une assurance complémentaire.

Législation locale

En cas d’accident de la circulation, il convient d’observer les consignes suivantes :
• ne pas déplacer le véhicule ;
• appeler la police de la sécurité routière (Policía de Tránsito) au 199 et attendre impérativement sa venue ;
• si possible, prendre des photographies des lieux ;
• s’efforcer de réunir tout indice de nature à présenter la situation, le cas échéant, à un tribunal.

Avertissement concernant les stupéfiants
• La vente et la consommation de stupéfiants (y compris le cannabis) sont interdites par la loi et passibles d’emprisonnement. La sévérité de la peine est variable. L’incarcération peut parfois être très longue.

Divers

Système bancaire
L’euro est convertible en monnaie locale dans la majorité des établissements bancaires.
Pour les transferts d’urgence, de nombreuses agences « Western Union » sont implantées sur le territoire.

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