Dernière minute
Le pays connait actuellement une forte augmentation des cas de dengue et de tuberculose. Les régions les plus touchées par la dengue sont le district de San Pedro Sula, au nord, puis celui de Tegucigalpa, suivi des départements d’Atlantida (La Ceiba) au nord, de Choluteca et d’Olancho.
En cas de déplacement dans le pays, les mesures visant à se protéger contre ces maladies sont de rigueur.
Le niveau d’alerte « vert » décrété le 10 avril par la sécurité civile (Copeco) devrait se maintenir pendant plusieurs mois.
Sécurité
Les conditions de sécurité au Honduras sont très préoccupantes et s’aggravent au fil des ans. Le taux d’homicides (88,1% pour 100.000 habitants en fin 2011) est le plus élevé à l’échelle mondiale pour un pays exempt de conflit armé déclaré. Au cours de 2011, une moyenne quotidienne de 19 assassinats a été enregistrée, avec une augmentation prononcée des meurtres de femmes. La quasi-totalité du territoire hondurien est concerné, les seules zones relativement épargnées étant les départements qui jouxtent El Salvador (Intibucá, La Paz, Valle, Choluteca) et celui d’El Paraíso qui borde le Nicaragua, et dans une certaine mesure les îles de la Baie (Roatán).
La criminalité est principalement le fait de bandes « maras » alliées à certains policiers corrompus et est grandement liée au trafic de stupéfiants et aux extorsions de fonds, ces dernières se manifestant par des agressions à main armée, y compris contre des véhicules, avec possibilité d’enlèvement. Si les Honduriens constituent la majorité des victimes de ces modalités criminelles (prélèvement par les mareros de sommes importantes au titre du racket), les étrangers, notamment Nord-Américains et Européens facilement identifiables, ne sont pas épargnés. La délinquance augmente sensiblement pendant les périodes qui précèdent les fêtes de Noël et de Pâques.
Des bandes de très jeunes gens armés s’attaquent aux personnes - même en groupes - dans des endroits peu fréquentés, les plages par exemple. Ils peuvent devenir violents si leurs demandes ne sont pas satisfaites. Au cours des mois d’août à novembre 2012, dans un tiers des foyers du pays, au moins une personne a été victime de vol et/ou d’agression.
Des agressions de plaisanciers, avec parfois mort d’homme, conduisent à rappeler que la plus extrême prudence doit être observée au large des côtes du Honduras. Ces attaques ont eu lieu sur le littoral caraïbe, dans le parc national de Punta Sal et à proximité, entre les ports de Tela et de La Ceiba (devenu un centre urbain de très grande criminalité). Elles sont cependant susceptibles de survenir n’importe où sur cette côte, peu fréquentée, sinon par les pirates et les narcotrafiquants. Le port de Puerto Cortès a été aussi signalé début janvier 2012 comme hébergeant une forte criminalité.

Avant votre séjour au Honduras :
préférez un vol vous permettant d’arriver de jour dans le pays ;
vérifiez comment faire opposition à votre carte de paiement en cas de perte ou vol ;
signalez au ministère des Affaires étrangères votre déplacement au Honduras en vous inscrivant sur ARIANE.
Pendant votre séjour au Honduras :
à l’arrivée à l’aéroport, ne pas changer d’importantes sommes d’argent, ne pas diffuser votre adresse de destination, ne pas s’attarder devant l’aérogare et prendre un taxi sécurisé ;
éviter de se déplacer avec de grosses sommes en liquide ;
éviter de se déplacer dans les quartiers populaires (Comayagüela et quartier ouest de Tegucigalpa, plus précisément son marché « El Mercado ») ;
éviter de se déplacer seul et de nuit en tous lieux. Se renseigner sur les zones à risques auprès de la réception de l’hôtel ou d’un poste de police ;
en toutes circonstances, adopter une attitude discrète et ne pas attirer l’attention en exhibant argent liquide, bijoux, objets de valeur ou autres effets personnels réputés précieux ;
pour les femmes, éviter le sac à main (lui préférer le sac à dos) ;
dans les stations balnéaires, ne pas se promener en bord de mer au-delà des limites des plages surveillées. Sur route et en ville, éviter les zones désertes, les pistes ou les petites routes, circuler avec les portières verrouillées et garder les fenêtres fermées en permanence ;
ne pas pratiquer l’auto-stop ou prendre à bord de son véhicule des auto-stoppeurs ;
ne laisser ni documents ni effets personnels dans les véhicules ;
si vous êtes en possession d’un téléphone y enregistrer des numéros de téléphone d’urgence ;
pour les déplacements de ville à ville, il convient de préférer l’avion quand ce service existe, les lignes d’autobus et les taxis constituant, y compris de jour, une cible privilégiée pour les criminels ;
privilégier les visites de sites touristiques qui sont organisées par les hôtels de bonne catégorie et les agences de voyage internationales ou locales ;
maintenir une vigilance accrue dans les autobus, sur les plages, dans les hôtels côtiers ainsi que dans les hôtels bon marché ;
accompagner en permanence ses propres enfants (risque d’enlèvements avec demande de rançon) ;
en cas de retrait d’argent à un distributeur automatique de billets, choisir de préférence un distributeur à l’intérieur d’une banque ou d’un centre commercial sécurisé. Ne pas retirer de grandes quantités d’argent, être si possible accompagné et agir de manière discrète et rapide ;
les vols de passeports étant de plus en plus fréquents, dès votre arrivée, déposer les titres de voyage en lieu sûr et ne garder sur soi qu’une copie. Il en est de même avec l’argent liquide, les papiers personnels et les billets d’avion. Noter le numéro de votre carte de crédit pour faire aussitôt opposition en cas de vol ou de perte ;
en cas d’agression ou de tentative d’agression, ne pas opposer de résistance. Eviter toute altercation avec des conducteurs ou des piétons (beaucoup sont armés…).
Les déplacements au Honduras :
évitez les déplacements à pied, tout particulièrement la nuit, dans des endroits isolés (ville ou campagne). Se déplacer à pied est fortement déconseillé, même le jour, à Tegucigalpa, à San Pedro Sula et à La Ceiba. Il est de même déconseillé d’aller au café ou dans un bar seul(e). D’une manière générale, il est toujours préférable de se déplacer en groupe ;
il est fortement recommandé aux voyageurs de signaler leurs déplacements à leurs proches et, à ceux qui communiquent souvent, de veiller à maintenir un contact régulier afin d’éviter le déclenchement des procédures de recherches inutiles ;
évitez de porter sur vous des biens ou des valeurs auxquelles vous tenez (une photocopie du passeport et un peu d’argent suffisent le plus souvent pour les petits déplacements). Les documents et effets de valeur doivent être laissés dans un coffre-fort à l’hôtel. Evitez aussi de ne rien avoir à donner en cas d’agression ;
veillez attentivement à vos affaires personnelles pendant les déplacements entre deux hôtels : gardez vos valeurs et documents sur vous et ne confiez pas vos affaires personnelles à un inconnu dans les transports en commun ;
évitez d’utiliser ostensiblement un téléphone ou un ordinateur portable dans un lieu public ;
soyez vêtu le plus simplement possible, ne portez pas de tenue voyante ou qui pourrait être considérée comme indécente ou provocante ;
ne pratiquez pas le camping sauvage.
En cas d’agression :
toujours prévoir de conserver une petite quantité d’argent, que vous donnerez en cas d’agression, dans une poche facile d’accès, quitte à cacher des sommes plus importantes avoir toujours un peu d’argent liquide sur soi afin de pouvoir le donner rapidement ;
n’opposer aucune résistance ;
ne pas crier, de manière à éviter une réaction intempestive de la part de l’agresseur,
ne pas négocier ;
ne pas faire de mouvements brusques et ne pas fixer l’agresseur dans les yeux ;
quitter les lieux de l’agression le plus rapidement possible et se mettre en sécurité (hôtel, commerce) ;
appeler systématiquement la Police (199) et signalez votre agression à l’Ambassade de France ;
porter plainte auprès des autorités.
Les agressions se font le plus souvent à main armée (armes à feu 90% ou arme blanche, 10%).
Chaque année, la saison des pluies, en mai-juin et de septembre à novembre, entraîne des inondations près des cours d’eau, des glissements de terrains et des dégradations sur l’ensemble des voies de circulation du pays. Il est recommandé aux voyageurs de se renseigner avant tout déplacement sur la situation météorologique dans la région de destination.
D’une manière générale, la saison humide s’étale en mai-juin puis de septembre à novembre avec des pluies parfois violentes (rafales de vent fréquentes). Le climat est tropical chaud et humide dans la région des plaines côtières et tempéré dans la région de la capitale située à 1000 m d’altitude. Climat froid dans de hauts reliefs tels que dans le département de La Paz.
Le Honduras présente un risque sismique modéré (le dernier séisme à Tegucigalpa remonte à 2009).
Il convient de consulter régulièrement les prévisions météorologiques du «National Hurricane Center» basé à Miami (www.nhc.noaa.gov) et de se renseigner avant tout déplacement auprès du COPECO (Comision Permanente de Contingencias) : www.copeco.gob.hn / informacion@mail.copeco.gob.hn / Tél. : +504 22 29 06 06.
Police : 199
Pompiers : 198
Croix rouge : 195
Transports
L’état du réseau routier principal est moyen voire médiocre. Les routes secondaires, quand ce ne sont pas des pistes de terre, présentent un revêtement irrégulier et de mauvaise qualité avec des bas-côtés instables. La saison des pluies (mai-juin et septembre à novembre) constitue un facteur d’aggravation (chutes de pierres, glissements de terrain…) des difficultés récurrentes de circulation. L’indiscipline dangereuse des conducteurs, dont il convient d’anticiper le comportement à chaque instant, et la présence imprévisible de piétons ou d’animaux sur les routes recommandent par ailleurs la prudence.
Pour tout trajet en automobile, il est recommandé de maintenir portières et fenêtres verrouillées, d’aviser ses proches des heures de départ et d’arrivée comme de son itinéraire, d’éviter de s’arrêter dans des endroits isolés et de rester trop longtemps dans les stations service ou restaurants de bord de route. Dans les grandes villes, les agresseurs repèrent souvent leur victime en la suivant en motocyclette ou en voiture Outre le motif d’exposition à une attaque de bandits de grand chemin, les voyageurs doivent s’interdire la conduite de nuit, (absence de signalisation et d’éclairage, poids-lourds, piétons et animaux venant s’ajouter à la dangerosité de tels déplacements).
Déplacements en taxi
À Tegucigalpa, utiliser de préférence les « Radio Taxi » facilement identifiables (Tél. : 2225-4346 / 2226-7776 / 2226-7785). Il en est de même pour San Pedro Sula : « Radio Taxi Barandillas » (2557-5808 / 2553-6251) ou les « Radio Taxi Ideal » (2557-9147).
Dans les autres cas, n’emprunter de taxis qu’aux stations des hôtels ou des centres commerciaux. Avant de monter à bord, noter le numéro du taxi inscrit sur les portières et repérer la pièce d’identité du chauffeur sur le côté droit du pare-brise.
Les taxis n’étant pas équipés de compteur, il convient de négocier le prix de la course avant de monter à bord du véhicule. Munissez-vous de petites coupures car la majorité des conducteurs ne disposent pas de monnaie. Une fois à l’intérieur du taxi, établissez un contact avec le chauffeur, ne l’autorisez pas à prendre des passagers supplémentaires, gardez les portes et les fenêtres fermées et surtout restez vigilants.
Voyage en autobus
Il convient d’éviter ce mode de transport en raison des risques de vols et d’agressions.
Utiliser de préférence les compagnies de bus interurbaines suivantes :
• SAENZ (Tegucigalpa - San Pedro Sula)
• VIANA (Tegucigalpa - San Pedro Sula - La Ceiba)
• HEDMAN ALAS (autres villes).
D’autres compagnies sont spécialisées sur certaines destinations, comme le « Tica Bus » pour aller au Salvador et au Nicaragua. Ne pas hésiter à utiliser les meilleures compagnies disponibles.
Voitures de location
Il est recommandé aux personnes qui louent une voiture sur place pendant leur séjour de vérifier les clauses d’assurance du contrat de location dont elles bénéficient pour elles-mêmes, pour les personnes transportées et pour les tiers et, le cas échéant, de souscrire une assurance complémentaire.
En cas d’accident de la circulation, il convient d’observer les consignes suivantes :
ne pas déplacer le véhicule ;
appeler la police de la sécurité (Policía de Tránsito) au 199 et attendre impérativement sa venue ;
si possible, prendre des photographies des lieux ;
s’efforcer de réunir tout indice de nature à présenter la situation, le cas échéant, à un tribunal.
Il est recommandé aux plaisanciers d’être particulièrement vigilants lors de leur passage dans les ports et le long des côtes du Honduras (actes de piraterie signalés épisodiquement dans les petites îles du nord-est du département de Gracias a Dios ou Mosquitie). La Marine nationale hondurienne qui patrouille à bord de navires facilement identifiables, effectue des contrôles sur les bateaux de plaisance croisant dans ces zones.
Plusieurs compagnies locales assurent des liaisons quotidiennes entre les principales villes. Toutefois, le climat, la topographie (qualification spécifique requise pour les pilotes qui atterrissent à Tegucigalpa), et l’état des appareils, sur certaines liaisons intérieures, incitent à la vigilance.
Liste noire européenne des compagnies aériennes.
Entrée / Séjour
Les citoyens français peuvent entrer au Honduras sans visa dès lors que leur séjour n’excède pas 90 jours. Pour pouvoir bénéficier d’un renouvellement de séjour n’excédant pas 90 jours, le voyageur devra impérativement quitter l’espace du “C4” (espace commun comprenant le Honduras, le Guatemala, le Nicaragua et le Salvador).
Une taxe d’aéroport d’environ 35USD – qui devait passer à 60USD pour les non-nationaux et qui serait incluse dans le prix du billet, mais dont l’application a été reportée –, payable uniquement en espèces (metálicas) est exigible à la sortie du pays.
Perte/vol du passeport
En cas de perte ou vol du passeport, prenez contact avec l’ambassade de France dans les plus brefs délais.
Santé
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et contractez une assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire.
Les hôpitaux publics offrent un niveau de soins médiocre. En dehors des grandes villes, la couverture médicale est aléatoire. Les étrangers doivent payer leurs frais médicaux (coût élevé de la journée d’hospitalisation en soins d’urgence). Les régimes d’assurance français ne sont pas reconnus. Les cliniques privées sont de qualité acceptable et le personnel médical généralement formé à l’étranger.
Dengue : risque élevé en saison humide de fin mai à début novembre. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Cette maladie virale est transmise par les piqûres de moustiques : il convient donc de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques). La dengue pouvant prendre une forme dangereuse (dengue dite hémorragique), il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre (la prise d’aspirine est déconseillée). D’autres maladies virales, également transmises par les piqûres de moustiques peuvent parfois survenir. Les zones de plus forte incidence sont les plus grands centres urbains.
Paludisme (malaria) : cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (vaporisateurs, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures peut s’ajouter un traitement adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France pour une durée variable selon le produit utilisé. Le pays est classé en zone 1. Les régions de l’Olancho (est) et de Choluteca (sud) sont les plus touchées.
L’hépatite A sévit sur l’ensemble du pays. Il est recommandé, outre les vaccinations d’usage, de s’abstenir de boire l’eau du robinet et de laver soigneusement les fruits et légumes avant de les consommer. La consommation de crustacés, mollusques, poissons est très fortement déconseillée dans les lieux ne présentant pas toutes les conditions d’hygiène, notamment dans les « comedores » (petits restaurants populaires). Dans tous les cas, demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Aucun vaccin n’est exigé pour entrer au Honduras, sauf le vaccin contre la fièvre jaune pour les personnes ayant séjourné récemment dans un pays où cette affection est endémique (Amérique du Sud, Afrique subsaharienne,…). Il est conseillé de s’informer le plus longtemps possible avant le départ auprès de la compagnie aérienne ou de l’agence de voyages car un délai de 10 jours d’incubation est requis après la vaccination avant de pouvoir entreprendre le voyage vers la zone non infectée.
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est conseillée. Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée de séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B (très présentes dans l’eau du robinet, qui n’est pas potable).
Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet. Préférer les eaux en bouteilles capsulées, d’origine locale ou importées. Eviter la consommation de poissons, de viandes et de volailles crus.
Prévalence importante du VIH-SIDA (le Honduras est un des pays les plus infectés sur le continent). Il convient impérativement d’appliquer les mesures de prévention. En cas de suspicion d’exposition au virus, les traitements d’urgence sont difficiles à trouver.
Numéro d’urgence sanitaire : 911
Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé
Compléments
La vente et la consommation de stupéfiants (y compris le cannabis) sont interdites par la loi et passibles d’emprisonnement. La sévérité de la peine est variable. L’incarcération peut parfois être très longue.
L’euro est convertible en monnaie locale dans la majorité des établissements bancaires.
Pour les transferts d’urgence, on trouve également de nombreuses agences « Western Union ».
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