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Sécurité

Délinquance et criminalité

Les conditions de sécurité au Honduras sont très préoccupantes et s’aggravent au fil des ans. Le taux d’homicides (86 pour 100.000 habitants en 2012) est le plus élevé à l’échelle mondiale pour un pays exempt de conflit armé déclaré. Une moyenne quotidienne de 19 à 20 assassinats est enregistrée, avec une augmentation prononcée des meurtres de femmes, ainsi que, ces derniers mois, d’assassinats de voyageurs dans les autobus.

La criminalité est principalement le fait de bandes « maras », alliées à certains policiers corrompus, et reste grandement liée au trafic de stupéfiants et aux extorsions de fonds. Ces dernières se manifestent par des agressions à main armée, y compris contre des véhicules, avec possibilité d’enlèvement. Si les Honduriens constituent la majorité des victimes de ces modalités criminelles (prélèvement par les mareros de sommes importantes au titre du racket), les étrangers, notamment Nord-Américains et Européens facilement identifiables, ne sont pas épargnés. La délinquance augmente sensiblement pendant les périodes qui précèdent les fêtes de Noël et de Pâques.

Des bandes de très jeunes gens armés s’attaquent aux personnes - même à des groupes - dans des endroits peu fréquentés, les plages par exemple. Ils peuvent devenir violents si leurs demandes ne sont pas satisfaites. Au cours des mois d’août à novembre 2012, dans un tiers des foyers du pays, au moins une personne a été victime de vol et/ou d’agression.

Des agressions de plaisanciers, avec parfois mort d’homme, conduisent à rappeler que la plus extrême prudence doit être observée au large des côtes du Honduras. Ces attaques ont eu lieu sur le littoral caraïbe, dans le parc national de Punta Sal et à proximité, entre les ports de Tela et de La Ceiba (devenu un centre urbain de très grande criminalité). Elles sont cependant susceptibles de survenir n’importe où sur cette côte, peu fréquentée, sinon par les pirates et les narcotrafiquants. Le port de Puerto Cortés a été aussi signalé début janvier 2012 comme hébergeant une forte criminalité.

Zones déconseillées sauf raison impérative (couleur orange)

La quasi-totalité du territoire hondurien est concernée. Sont particulièrement signalés :

- les départements de Francisco Morazán (surtout l’aire périurbaine de Tegucigalpa et le centre-ville) et de Cortés (en premier lieu les agglomérations de San Pedro Sula et Puerto Cortés : taux de criminalité supérieur à 150 pour 100.000 habitants) ;

- dans le département d’Atlantida, La Ceiba, troisième métropole du Honduras (taux de criminalité de 160 pour 100.000 habitants) ;

- dans le département de Colón, la région du Bajo Aguán, où la violence endémique résulte d’un conflit foncier ;

- le département d’Olancho, principalement le long de l’axe Juticalpa-Catacamas (CA-5), et certaines localités comme San Francisco (présence accrue de narcotrafiquants) ;

- les départements de Yoro, de Santa Bárbara et d’Ocotepeque (criminalité en augmentation).

Bien que les zones environnantes ne soient pas sûres, le site Maya des ruines de Copán, situé près de la frontière avec le Guatemala, est régulièrement visité par les touristes.

Zones de vigilance renforcée

Sont compatibles avec le tourisme, sous réserve du respect des précautions énumérées plus bas :

- les îles de la Baie, et principalement l’île de Roatán, où atterrissent quotidiennement, tout au long de l’année, des avions de lignes régulières ou des charters ;

- le département du Valle et l’île du Tigre, dans le Golfe de Fonseca.

Afin de minimiser les risques au maximum, les recommandations suivantes doivent être prises en compte

Avant votre séjour au Honduras :

  • préférez un vol vous permettant d’arriver de jour dans le pays ;
  • vérifiez comment faire opposition à votre carte de paiement en cas de perte ou vol ;
  • signalez au ministère des Affaires étrangères et du Développement international votre déplacement au Honduras en vous inscrivant sur ARIANE.

Pendant votre séjour au Honduras :

  • à l’arrivée à l’aéroport, ne pas changer d’importantes sommes d’argent, ne pas diffuser votre adresse de destination, ne pas s’attarder devant l’aérogare et prendre un taxi sécurisé ;
  • éviter de se déplacer avec de grosses sommes en liquide ;
  • éviter de se déplacer dans les quartiers populaires (Comayagüela et quartier ouest de Tegucigalpa, plus précisément son marché « El Mercado ») ;
  • éviter de se déplacer seul et de nuit en tous lieux : se renseigner sur les zones à risques auprès de la réception de l’hôtel ou d’un poste de police ;
  • en toutes circonstances, adopter une attitude discrète et ne pas attirer l’attention en exhibant argent liquide, bijoux, objets de valeur ou autres effets personnels réputés précieux ;
  • pour les femmes, éviter le sac à main (lui préférer le sac à dos) ;
  • dans les stations balnéaires, ne pas se promener en bord de mer au-delà des limites des plages surveillées. Sur route et en ville, éviter les zones désertes, les pistes ou les petites routes, circuler avec les portières verrouillées et garder les fenêtres fermées en permanence ;
  • ne pas pratiquer l’auto-stop ou prendre à bord de son véhicule des auto-stoppeurs ;
  • ne laisser ni documents ni effets personnels dans les véhicules ;
  • si vous êtes en possession d’un téléphone y enregistrer des numéros de téléphone d’urgence, notamment celui de l’ambassade (+504-9992-6156) ;
  • pour les déplacements interurbains, il convient de préférer l’avion quand ce service existe, les lignes d’autobus et les taxis constituant, y compris de jour, une cible privilégiée pour les criminels ;
  • privilégier les visites de sites touristiques qui sont organisées par les hôtels de bonne catégorie et les agences de voyage internationales ou locales ;
  • maintenir une vigilance accrue dans les autobus, sur les plages, dans les hôtels côtiers ainsi que dans les hôtels bon marché ;
  • accompagner en permanence ses propres enfants (risque d’enlèvements avec demande de rançon) ;
  • en cas de retrait d’argent à un distributeur automatique de billets, choisir de préférence un distributeur à l’intérieur d’une banque ou d’un centre commercial sécurisé. Ne pas retirer de grandes quantités d’argent, être si possible accompagné et agir de manière discrète et rapide ;
  • les vols de passeports étant de plus en plus fréquents, dès votre arrivée, déposer les titres de voyage en lieu sûr et ne garder sur soi qu’une copie. Il en est de même avec l’argent liquide, les papiers personnels et les billets d’avion. Noter le numéro de votre carte de crédit pour faire aussitôt opposition en cas de vol ou de perte ;
  • en cas d’agression ou de tentative d’agression, ne pas opposer de résistance. Eviter toute altercation avec des conducteurs ou des piétons (beaucoup sont armés…).

Les déplacements au Honduras :

  • évitez les déplacements à pied, tout particulièrement la nuit, dans des endroits isolés (ville ou campagne). Se déplacer à pied est fortement déconseillé, même le jour, à Tegucigalpa, à San Pedro Sula et à La Ceiba. Il est de même déconseillé d’aller au café ou dans un bar seul(e). D’une manière générale, il est toujours préférable de se déplacer en groupe ;
  • il est fortement recommandé aux voyageurs de signaler leurs déplacements à leurs proches et, à ceux qui communiquent souvent, de veiller à maintenir un contact régulier afin d’éviter le déclenchement des procédures de recherches inutiles ;
  • évitez de porter sur vous des biens ou des valeurs auxquelles vous tenez (une photocopie du passeport et un peu d’argent suffisent le plus souvent pour les petits déplacements). Les documents et effets de valeur doivent être laissés dans un coffre-fort à l’hôtel. Evitez aussi de ne rien avoir à donner en cas d’agression ;
  • veillez attentivement à vos affaires personnelles pendant les déplacements entre deux hôtels : gardez vos valeurs et documents sur vous et ne confiez pas vos affaires personnelles à un inconnu dans les transports en commun ;
  • évitez d’utiliser ostensiblement un téléphone ou un ordinateur portable dans un lieu public ;
  • soyez vêtu le plus simplement possible, ne portez pas de tenue voyante ou qui pourrait être considérée comme indécente ou provocante ;
  • ne pratiquez pas le camping sauvage.

En cas d’agression :

  • toujours prévoir de conserver une petite quantité d’argent, que vous donnerez en cas d’agression, dans une poche facile d’accès, quitte à cacher des sommes plus importantes ;
  • n’opposer aucune résistance ;
  • ne pas crier, de manière à éviter une réaction intempestive de la part de l’agresseur,
  • ne pas négocier ;
  • ne pas faire de mouvements brusques et ne pas fixer l’agresseur dans les yeux ;
  • quitter les lieux de l’agression le plus rapidement possible et se mettre en sécurité (hôtel, commerce) ;
  • appeler systématiquement la Police (199) et signaler votre agression à l’Ambassade de France (heures ouvrées : 2236-6800 ; à défaut contacter l’agent de permanence au 9992-6156) ;
  • porter plainte auprès des autorités.
    Les agressions se font le plus souvent à main armée (armes à feu 90% ou arme blanche, 10%).
Risques naturels

Chaque année, la saison des pluies, en mai-juin et de septembre à novembre, entraîne des inondations près des cours d’eau, des glissements de terrains et des dégradations sur l’ensemble des voies de circulation du pays. Il est recommandé aux voyageurs de se renseigner avant tout déplacement sur la situation météorologique dans la région de destination.

D’une manière générale, la saison humide s’étale en mai-juin puis de septembre à novembre avec des pluies parfois violentes (rafales de vent fréquentes). Le climat est tropical chaud et humide dans la région des plaines côtières et tempéré dans la région de la capitale située à 1000 m d’altitude. Climat froid dans de hauts reliefs tels que dans le département de La Paz.

Le Honduras présente un risque sismique modéré (le dernier séisme à Tegucigalpa remonte à 2009).

Il convient de consulter régulièrement les prévisions météorologiques du «National Hurricane Center» basé à Miami (www.nhc.noaa.gov) et de se renseigner avant tout déplacement auprès du COPECO (Comision Permanente de Contingencias) : www.copeco.gob.hn / informacion [at] mail.copeco.gob.hn


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