Accès rapide :

Santé

Avant le départ
  • Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) ;
  • souscrivez à une assurance, en vérifiant que celle-ci s’applique bien en Haïti (pays exclu de la zone de couverture de certaines assurances).
Vaccinations
  • Il est impératif de vérifier la vaccination diphtérie tétanos poliomyélite +/- coqueluche.
  • L’Organisation panaméricaine de la santé rappelle l’importance de l’immunité contre la rougeole (vaccination combinée Rougeole-Oreillons-Rubéole).
  • Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
  • Selon les conditions de séjour (en particulier en cas d’isolement) et la durée du voyage, la vaccination préventive antirabique peut être conseillée.
Règles d’hygiène alimentaire


Durant le séjour, il convient de respecter quelques règles simples d’hygiène alimentaire :

  • veiller à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
  • s’abstenir de boire l’eau du robinet, pour ne boire que de l’eau en bouteilles capsulées ; éviter l’ingestion de glaçons.
  • privilégier les aliments cuits aux crus.
Les maladies


Choléra - Les autorités sanitaires haïtiennes appellent la population à la prudence en raison d’une présence épidémique du choléra dans plusieurs régions du pays. Le risque de contamination pour les voyageurs est relativement faible et la prévention générale repose sur les règles élémentaires d’hygiène (lavage des mains, hygiène alimentaire, utilisation des installations sanitaires).

Dengue - Cette maladie virale transmise par les piqûres de moustiques impose le respect des mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques) et l’attention des personnes les plus vulnérables. Cette affection pouvant prendre une forme potentiellement grave, il convient de consulter un médecin en cas de fièvre. La prise d’aspirine est déconseillée.

Paludisme (malaria) - Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques n’est présente que dans les zones rurales (classification en zone 1). Il est donc recommandé de recourir à des mesures individuelles de protection contre les moustiques. Par ailleurs, un traitement préventif peut être recommandé dans certaines circonstances.

Chikungunya - Selon le ministère haïtien de la Santé publique et de la population, le virus du chikungunya est présent sur l’ensemble du territoire haïtien. Le chikungunya est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques infectés. Elle se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). Comme pour la dengue, il convient de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, utilisation de moustiquaires). Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter le site internet de l’Institut Pasteur.

Zika

Haïti est touché par le virus Zika. Cette maladie est transmise par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés.

Les symptômes de la maladie sont généralement modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées) et sont analogues à ceux observés au cours d’autres infections virales telles que la dengue. Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et des complications neurologiques tels que des syndromes de Guillain Barré semblent possibles.

Au total, il est notamment recommandé à tous :

  • De respecter les mesures habituelles de prévention des piqûres de moustique (vêtements longs, répulsifs anti-moustiques, climatisation, moustiquaire), nuit et jour ;
  • De consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Le Haut conseil de la santé publique recommande notamment pour :

Les femmes enceintes qui envisagent un voyage dans une zone d’épidémie de Zika :

  • d’être informées sur les embryofoethopathies et autres complications pouvant survenir lors d’une infection par le virus Zika ;
  • d’envisager, quel que soit le terme de la grossesse, un report de leur voyage (également recommandé par l’OMS) ;
  • de leur rappeler, si elles ne peuvent ou ne veulent différer leur voyage, l’importance de :

o respecter les mesures de prévention des piqûres de moustique et les bonnes pratiques relatives à l’utilisation des produits insecticides et répulsifs ;

o éviter tout rapport sexuel non protégé pendant le voyage ;

o à leur retour, pendant la durée de la grossesse, d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec un homme ayant pu être infecté par le virus Zika ;

o consulter un praticien en cas de signes cliniques évocateurs d’une infection Zika, pendant le voyage ou au retour.

Les femmes ayant un projet de grossesse ou en âge de procréer, qui envisagent un voyage dans une zone d’épidémie de Zika :

  • d’être informées sur les embryofoethopathies et autres complications pouvant survenir lors d’une infection par le virus Zika ;
  • d’envisager, pour les femmes désirant être enceintes, de reporter leur projet de grossesse à leur retour de voyage ou de reporter leur voyage. En cas de report de voyage, d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec un homme ayant pu être infecté par le virus Zika ;
  • d’envisager, en cas de voyage, une contraception pendant la durée de leur voyage ou, à défaut, de leur rappeler de :

o respecter les mesures de prévention des piqûres de moustique et les bonnes pratiques relatives à l’utilisation des produits insecticides et répulsifs ;

o éviter tout rapport sexuel non protégé pendant le voyage ;

o à leur retour, avant et pendant la durée de la grossesse, d’éviter tout rapport sexuel non protégé avec un homme ayant pu être infecté par le virus Zika ;

o consulter un praticien en cas de signes cliniques évocateurs d’une infection Zika, pendant le voyage ou au retour.

Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international rappelle que la décision d’annuler ou de maintenir un voyage à l’étranger appartient au seul voyageur.

En savoir plus :
1. Consulter les informations sur la maladie à virus Zika (site du ministère des affaires sociales, de la Santé et des droits des femmes).
2. Recommandations pour les femmes enceintes (site du ministère des affaires sociales, de la Santé et des droits des femmes).

Filariose lymphatique - Il n’y a pas de recommandation prophylactique particulière de la part de l’OMS. Néanmoins il est conseillé, comme pour la prévention du paludisme ou de la dengue, de se protéger de la piqûre des moustiques par des moustiquaires imprégnées et des répulsifs.

VIH-Sida - Prévalence non négligeable du VIH-Sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

Tuberculose - Elle est endémique en Haïti, où plusieurs foyers à souche résistante ont en outre été détectés. Compte tenu de la virulence de cette pathologie particulière, il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de toux persistante, de grande fatigue ou de fièvre.

Rage - Il s’agit d’une maladie virale potentiellement grave, essentiellement transmise par les morsures ou griffures de mammifères (souvent le chien ou le chat). Vaccinée ou non, toute personne mordue par un animal doit consulter un médecin sans délai. Au moins un cas mortel a été signalé dans la capitale en 2014.

Médecins et hôpitaux


La plupart des médecins sont basés à Port-au-Prince. Les hôpitaux publics sont peu nombreux et sous-équipés. Quelques établissements, à but lucratif ou non, prodiguent des soins convenables.
Coordonnées.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

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