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Sécurité

Criminalité, délinquance et troubles à l’ordre public

La violence criminelle reste très importante, notamment dans les deux principales villes du pays, Port-au-Prince et Cap-Haïtien, où la circulation des armes à feu est élevée. Bien que la population locale soit plus principalement touchée, les étrangers peuvent également en être les victimes.

De nombreux voyageurs, dont des Franco-Haïtiens de la diaspora en provenance de France, ont fait l’objet d’agressions armées entre l’aéroport et leur domicile en Haïti. Pour limiter au maximum les risques d’agression, il est impératif de demander à vos contacts et proches d’organiser votre accueil, de limiter au strict minimum le transport de sommes d’argent liquide et en cas d’agression de ne pas opposer de résistance.

Les grandes villes haïtiennes, et tout particulièrement Port-au-Prince, peuvent être le théâtre de manifestations parfois violentes. La Police nationale d’Haïti (PNH) assure le maintien de l’ordre avec l’appui, si nécessaire, de la MINUSTAH.

Zones frontalières

La région frontalière avec la République dominicaine, peu sécurisée, est le lieu de nombreux trafics et de violences récurrentes. Plusieurs incidents ont été signalés, au cours desquels des étrangers ont été pris à partie par des hommes armés. Il est déconseillé de s’y rendre, sauf raison impérative. Privilégier l’entrée en Haïti par la voie aérienne en organisant votre accueil.

Recommandations

D’une manière générale, il demeure nécessaire, en cas de voyage dans le pays, d’exercer une vigilance renforcée, de s’assurer des conditions d’accueil, d’hébergement et de transport sécurisées et de respecter scrupuleusement un certain nombre de règles :

  • éviter de se déplacer dans les quartiers populaires et les bidonvilles, notamment, pour ce qui est de la capitale, à Cité Soleil, Martissant, Carrefour, Jean-Marie Vincent et Bel Air, ainsi qu’aux abords du port et de l’aéroport de Port-au-Prince ;
  • éviter les régions frontalières avec la République dominicaine, l’île de la Tortue et l’île de la Gonâve ;
  • renoncer aux déplacements à pied, notamment la nuit ;
  • se tenir à l’écart des mouvements de foule et des manifestations ;
  • au regard des déficiences des services de bus et de taxis dans les deux aéroports internationaux du pays, toujours prévenir vos contacts sur place afin qu’ils organisent votre accueil ;
  • manier avec précaution ses moyens de paiement. Les retraits en numéraire auprès des distributeurs automatiques de billets situés dans des lieux publics et les agences bancaires sont à proscrire car certains gangs attendent parfois leur proie à la sortie de ces établissements ;
  • de nombreuses armes à feu circulent en Haïti ; en cas d’attaque à main armée, ne pas opposer de résistance ;
  • se montrer vigilant vis-à-vis des offres touristiques incluant des randonnées pédestres en montagne. Il est déconseillé de camper ou de bivouaquer dans les zones montagneuses (« mornes ») ;
  • la consommation et la vente de stupéfiants sont interdites par la loi et sanctionnées par une peine de prison. Plusieurs ressortissants français ont été récemment arrêtés aux frontières et emprisonnés pour trafic de stupéfiants.
Risques naturels

Cyclones
Chaque année, de juin à novembre, Haïti est touchée par des cyclones. Plus que les vents, ce sont les précipitations, les inondations et les crues qui entraînent des pertes en vies humaines et mettent parfois en danger nos compatriotes. Informez-vous des prévisions météorologiques et suivez les instructions des autorités locales.

Séismes
Comme la plupart des îles des Caraïbes, Haïti est située dans une zone à fort risque sismique. Le pays a été frappé, le 12 janvier 2010, par un séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter, qui a fait des centaines de milliers de morts et de blessés.

En cas de risques naturels, il convient d’appliquer les recommandations de base.


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