Période de carnaval 2012
Des violences interviennent régulièrement en période de carnaval et des agressions à l’arme blanche ont déjà été déplorées. Il convient donc de rester vigilant et de ne pas se mêler à la foule.
Il convient également d’être particulièrement vigilant lors des ’pré-carnavalesques’ du dimanche soir, principalement sur le Champs de mars et ses environs ainsi que dans le bas de Pétion-Ville.
Criminalité, délinquance, et troubles à l’ordre public
La criminalité demeure très élevée dans le pays, qu’il s’agisse des enlèvements ou des homicides. Environ 10% des victimes d’enlèvement sont des ressortissants étrangers. Les enlèvements peuvent dans certains cas être accompagnés de violences (un Français a, durant sa séquestration, été assassiné par ses ravisseurs).
Plusieurs de nos compatriotes ont été agressés juste après leur arrivée à l’aéroport de Port-au-Prince, dans le véhicule qui les conduisait vers leur hôtel ou leur domicile. Les opérations se déroulent généralement comme suit : deux hommes armés profitent d’un arrêt du véhicule (feu rouge, embouteillage…) pour se faire remettre le bagage à main et/ou le portefeuille de ses passagers, avant de s’enfuir sur une moto conduite par un troisième complice. Cette bande n’hésite pas à faire usage de ses armes lorsque ses victimes tentent de résister.
On observe par ailleurs une relative recrudescence des meurtres, des agressions et des attaques à mains armées.
En outre, les grandes villes haïtiennes, et singulièrement Port-au-Prince, sont régulièrement le théâtre de manifestations parfois violentes. Tout incident même mineur pouvant très rapidement entraîner des manifestations violentes.
D’une manière générale, il demeure donc, en cas de voyage impératif, de maintenir une grande vigilance et de respecter scrupuleusement un certain nombre de règles élémentaires de comportement :
éviter de se promener seul dans les quartiers populaires et les bidonvilles, notamment à Cité Soleil, Martissant ainsi qu’aux abords du port et de l’aéroport de Port-au-Prince et renoncer aux promenades à pied, notamment la nuit.
éviter absolument le stationnement dans des endroits isolés ou non gardés, notamment la nuit, et, dans tous les cas, s’assurer de l’environnement du véhicule avant d’en descendre ou d’y monter (des enlèvements de ressortissants français en Haïti ont eu lieu à la sortie de lieux publics ou de soirées privées où les malfaiteurs attendaient leurs victimes à proximité de leur moyen de transport) ;
éviter de se garer dans la rue. Si aucun parking fermé et sécurisé n’est disponible, limiter les risques d’altercation avec les jeunes gens qui se proposent de garder les véhicules en ne traitant qu’avec un seul d’entre eux à la fois et ne payant cette prestation qu’une fois revenu au volant, portes verrouillées et fenêtre seulement entrouverte ;
éviter de circuler en automobile la nuit ;
en ville, ne circuler en voiture que les portières et les fenêtres verrouillées ;
au volant, vérifier régulièrement que le véhicule n’est pas suivi. En cas de doute, rejoindre un quartier peuplé et s’adresser aux forces de police. Eventuellement, attirer l’attention en actionnant son avertisseur sonore ;
si un autre véhicule tente de vous couper le chemin ou de vous faire sortir de la route, actionnez votre avertisseur sonore pour attirer l’attention. Ne résistez pas et ne tentez pas de fuir si vos agresseurs sont armés ; dans le cas contraire, restez en mouvement : si nécessaire, faites marche arrière, toujours en actionnant l’avertisseur, afin de rejoindre une zone plus sûre.
en l’absence de services de bus et de taxis à l’aéroport international de Port-au-Prince, toujours prévenir vos contacts sur place afin qu’ils organisent votre accueil ; faire preuve de la plus grande vigilance pendant le transfert entre l’aéroport et votre destination finale ;.
ne pas porter de bijoux ou d’objets de valeur, ne pas laisser en évidence les caméras et les appareils photos et éviter, de manière générale, de susciter des convoitises ;
manier avec précaution ses moyens de paiement. Eviter notamment les retraits en numéraires auprès des distributeurs automatiques de billets situés dans des lieux publics. Il est possible de retirer du liquide dans des agences bancaires, mais certains gangs attendent parfois leur proie à la sortie de ces établissements ;
s’abstenir de tout comportement provocant, arrogant ou ostentatoire ;
ne pas photographier ou filmer les gens sans leur accord préalable.
refuser toute proposition de vente d’articles divers (notamment cigarettes et alcools) dans la rue ;
se tenir à l’écart des mouvements de foule et des manifestations, notamment aux abords des établissements d’enseignement supérieur et/ou dans le centre historique de Port-au-¨Prince (rue Capois, place du Champ-de-mars, avenue Christophe, quartiers du Palais national et du Parlement). Faire immédiatement demi-tour à la vue d’une barricade ou d’un obstacle incendié en travers de la chaussée. Dans l’hypothèse où le véhicule serait la cible de jets de pierres, se protéger en priorité la tête, notamment les yeux et le visage ;
décliner les invitations aux cérémonies vaudou si vous n’y êtes pas invité(e) par des personnes sûres et que vous connaissez bien ;
ne pas pratiquer la randonnée dans les « mornes » entourant Port-au-Prince ;
s’en tenir, dans les rapports avec les policiers, à un comportement courtois, posé, et strictement respectueux de la législation locale. En cas de difficultés, ne pas hésiter à prendre contact avec l’ambassade ;
En cas d’attaque à main armée, ne pas opposer de résistance.
Risques naturels
Cyclones : Chaque année, de juin à novembre, Haïti est fréquemment touchée par des cyclones. A l’été 2008, quatre tempêtes et ouragans successifs ont ainsi fait près d’un millier de morts et plusieurs centaines de milliers de sinistrés dans ce pays - Plus que les vents, ce sont les précipitations et les inondations qu’elles provoquent qui entraînent des pertes en vies humaines et mettent parfois en danger nos compatriotes : en septembre 2008, plusieurs ressortissants français se sont ainsi retrouvés bloqués pendant plusieurs jours, sans eau, ni nourriture, dans la ville de Gonaïves et le département de l’Artibonite après le passage de la tempête tropicale Hanna.
Séismes : Comme la plupart des îles des Caraïbes, Haïti constitue une zone à fort risque sismique. Le pays a été frappé, le 12 janvier 2010, par un séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter, qui a fait des centaines de milliers de morts et de blessés.
En cas de risques naturels, outre les recommandations des autorités locales, il convient d’appliquer les les recommandations de base.
Carte

La carte ci-dessus tient compte de tous les risques précédemment analysés. Elle doit être interprétée à la lumière des analyses présentées sous chacune de ces rubriques.
Infrastructures routières
La circulation en voiture est difficile, les routes sont étroites et non entretenues, les embouteillages nombreux. Eviter de circuler de nuit : un grand nombre de véhicules démunis de phares ou de feux de stationnement constituant un véritable danger. Toujours rouler vitres fermées et portes verrouillées.
Les accidents de la circulation ne sont pas rares et parfois d’une extrême gravité, que ce soit en zone rurale ou en zone urbaine (en janvier 2012, près de 50 personnes ont été tuées sur une avenue marchande de la capitale par un poids lourd dont les freins avaient cédés). Les véhicules de transport public sont souvent surchargés, en mauvais état et pas toujours respectueux des limitations de vitesse. Le port de la ceinture de sécurité s’impose donc, d’autant qu’il n’existe pas d’organisation de type SAMU, et que les banques de sang sont insuffisamment sécurisées.
Attention aux « taxis marrons » (taxis "pirates", i. e. non titulaires d’une licence ) qui sont nombreux la nuit. Il est préférable de louer un véhicule avec chauffeur recommandé par la société de location ou par des personnes connues.
L’usage des motos taxis n’offre guère plus de garanties sécuritaires (risques accidentels mais également risques d’enlèvement).
Réseau maritime
La surcharge et la vétusté des bateaux assurant les liaisons intérieures sont telles que des catastrophes se produisent régulièrement. Plusieurs navires ont fait naufrage les années passées causant la mort de nombreuses personnes. Il est donc formellement déconseillé d’emprunter ce type de moyen de transport. Haïti ne dispose pas de port de plaisance.
Compte tenu des incidents qui, dans le passé, ont affecté des plaisanciers étrangers, il est fortement déconseillé de mouiller au large des côtes haïtiennes.
Transport aérien
Il n’existe pas de compagnie aérienne nationale. Les vols intérieurs, de Port-au-Prince vers les grandes villes de province (principalement Cap Haïtien, Jeremie et les Cayes), ainsi que les vols régionaux (vers Saint Domingue, la Jamaique, les îles Turks et Caiques et les Bahamas), sont assurés par des compagnies privées dont les appareils sont anciens. L’Etat n’est pas en mesure de réaliser des contrôles suffisants en matière de maintenance de ces aéronefs.
plusieurs accidents d’avion ont été enregistrés ces dernières années dans le pays (août 2003, août et septembre 2007, décembre 2011), ce qui doit inciter les voyageurs à la prudence (privilégier les vols en début de journée plutôt qu’en fin de journée).
Les Français de passage en Haïti sont invités à signaler leur présence au ministère des Affaires étrangères et européennes par l’intermédiaire de la plateforme Ariane.
Les citoyens français ne peuvent pénétrer sur le territoire haïtien que munis d’un passeport en cours de validité, même s’ils se rendent dans ce pays via la République dominicaine.
Ils sont également soumis à l’obligation de visa: sur passeport ordinaire, des visas d’entrée d’une validité de 90 jours sont délivrés gratuitement lors du passage de la frontière. Ils sont renouvelables une fois: les voyageurs ont donc la possibilité, avant d’avoir atteint cette durée, de quitter le pays et d’y revenir pour une (et une seule) nouvelle période de 90 jours. Au- delà de 6 mois de séjour, il convient de régulariser sa situation en sollicitant un permis de séjour auprès de la Direction de l’Immigration et de l’Emigration (DIE, 171 avenue John Brown, Lalue, Port-au-Prince).
Une carte, généralement de couleur verte, intitulée “Départ/Sòti”, est remise à tous les étrangers à leur arrivée sur le territoire haïtien. Ce document est exigé par les autorités au départ du voyageur : son absence ou sa perte peuvent entraîner des difficultés avec les services de police et d’immigration. Nos compatriotes sont donc invités à :
exiger, lors de leur entrée en Haïti (notamment s’ils passent la frontière en bus), l’établissement et la remise de cette carte. En septembre 2008, trois de nos compatriotes, qui n’avaient pas accompli cette formalité, ont été arrêtés par les services de police quand ils ont tenté de regagner Saint-Domingue ;
faire une copie de cette carte dès que possible, en conserver l’original agrafé dans leur passeport, qui sera gardé en sécurité.
Dans tous les cas, il est vivement recommandé de se renseigner auprès des autorités consulaires haïtiennes, avant le départ, sur les dispositions en vigueur concernant les conditions d’entrée et de séjour dans le pays.
Attention :
Les voyageurs qui transitent par un aéroport américain pour se rendre en Haïti doivent se tenir informés de la législation concernant les conditions d’entrée aux Etats-Unis dans le cadre du programme d’exemption de visa en consultant sur ce même site dans la rubrique "Entrée/Séjour" de la fiche Etats-Unis.
Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade d’Haïti à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Avant le départ
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une assurance, en vérifiant que celle-ci s’applique bien en Haïti (pays exclu de la zone de couverture de certaines assurances).
Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes
Paludisme (malaria) : Maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit éventuellement s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. En Haïti, qui est classée en zone 1, le paludisme est seulement présent dans quelques zones rurales. Il est donc impératif de prendre des précautions en cas de déplacement en campagne. Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en Å“uvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.
Dengue : Cette maladie virale transmise par les piqûres de moustiques impose le respect des mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques) et l’attention des personnes les plus vulnérables - Cette affection pouvant prendre une forme potentiellement grave, il convient de consulter un médecin en cas de fièvre. La prise d’aspirine est déconseillée.
Filiarose lymphatique : La filariose lymphatique, maladie endémique transmise par la piqûre de certains moustiques, fait l’objet en Haïti d’une campagne de lutte en vue de son élimination. Tous les départements ont pu bénéficier de cette campagne de distribution d’antiparasitaires - Il n’y a pas de recommandations de l’OMS de prendre à titre individuel et prophylactique des médicaments pour se protéger. Néanmoins il est conseillé, comme pour la prévention du paludisme ou de la dengue, de se protéger de la piqûre des moustiques par des moustiquaires imprégnées et des répellents.
Vaccinations
Depuis février 2011, l’Organisation panaméricaine de la santé recommande vivement à toutes les personnes qui ont l’intention de se rendre à Haïti de s’assurer qu’elles ont été vaccinées contre la rougeole et la rubéole (vaccin combiné rougeole-rubéole-oreillons), et la poliomyélite (vaccin combiné Diphtérie-Tétanos-Polio)..
Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
Les personnes projetant un déplacement à Haïti sont invitées à consulter leur médecin ou un centre de vaccinations internationales afin d’évaluer la nécessité de se vacciner contre le choléra.
Rage
Il s’agit d’une maladie virale potentiellement grave, essentiellement transmise par les morsures ou griffures de mammifères (souvent le chien ou le chat) - Vaccinée ou non, toute personne mordue par un animal doit consulter un médecin sans délai (voir coordonnées ci-dessous).
Malgré des efforts de contrôle des animaux errants et de vaccination des chiens et chats domestiques, Haïti est régulièrement à l’origine de l’essentiel des cas de rage humaine répertoriés en 2006 dans les Amériques (14 cas haïtiens sur les 22 déclarés).
Choléra
Les autorités sanitaires haïtiennes appellent la population à la prudence en raison d’une présence épidémique du choléra dans plusieurs régions du pays. Dans ce contexte, les voyageurs sont également invités à respecter les règles d’hygiène personnelle simples.
Hygiène alimentaire
il est vivement déconseillé de boire l’eau du robinet : préférer les eaux en bouteilles capsulées
éviter l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés
éviter la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits
veiller à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas
en raison d’un certain nombre de décès attribués à un fruit nommé "ackee" ou "aki", la consommation de ce fruit est déconseillée.
Sida
Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable.
Tuberculose
Elle est endémique en Haïti, où plusieurs foyers à souche résistante ont en outre été détectés. Compte tenu de la virulence de cette pathologie particulière, il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de toux persistante, de grande fatigue, ou de fièvre.
Quelques règles simples
évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides
ne caressez pas les animaux que vous rencontrez
veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto)
ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue
emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin
La plupart des médecins sont basés à Port-au-Prince. Les hôpitaux publics sont peu nombreux et sous-équipés. Quelques établissements, à but lucratif ou non, prodiguent des soins convenables.
Numéros utiles
Clinique Dégand  (Pétionville) : +509 37068306 / +509 37023646
Hôpital du Canapé Vert (Port-au-Prince) : +509 25158636 / +509 31132546
Hôpital de la Communauté haïtienne (Tabarre) : +509 28161212 / 1313
Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site de l’INVS, ainsi que celui de l’OMS, qui vous renseigneront sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.
Ambassade de France en Haïti
Adresse : 51 rue Capois - Port-au-Prince
Adresse postale : BP 1312 - Port-au-Prince
Tél. : +509 34904111 (ligne réservée aux «Français en difficulté »)
Site Internet : www.ambafrance-ht.org
Courriel : cad.port-au-prince-amba@diplomatie.gouv.fr
Consule honoraire à Cap-Haïtien
Mme Pascale BUSSENIUS
Tél. : +509 34541110
Courriel : pascalebussenius@yahoo.fr
Consul honoraire à Jacmel
M. Gérard BORNE
Courriel : administration@alcibiadepommayrac.org.
Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

