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Haïti

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Dernière mise à jour le: 3 octobre 2014 - Information toujours valide le: 30 octobre 2014

Dernière minute

Violences dans la région de Petit-Goâve

La situation reste volatile à Petit-Goâve, ville du département des Nippes située à 60 km à l’ouest de Port-au-Prince, sur la route départementale N°2 : routes bloquées, pneus enflammés, barricades, véhicules officiels incendiés, écoles fermées, économie paralysée, affrontements violents entre les quartiers, absence des forces de l’ordre…

Il est recommandé de faire preuve de la plus grande vigilance et de se renseigner avant tout déplacement.

Agressions à main armée à la sortie de l’aéroport de Port-au-Prince

Face à la recrudescence d’agressions à main armée, parfois mortelles, entre l’aéroport et leur lieu d’hébergement, visant principalement des voyageurs venant rendre visite à leur famille, il est rappelé qu’il est impératif d’organiser son accueil par des proches ou des personnes de confiance, et de limiter au minimum le transport de sommes d’argent liquide ou d’objets de valeur. En cas d’agression, ne pas opposer de résistance.

Saison cyclonique

La saison cyclonique a débuté et dure de juin à novembre.

De manière générale, il est recommandé de suivre régulièrement les prévisions météorologiques. Des informations complémentaires sur la conduite à tenir en cas de cyclone sont disponibles dans la fiche Risques climatiques du site Conseils aux Voyageurs.

Sécurité

Criminalité, délinquance et troubles à l’ordre public

La violence criminelle reste très importante, notamment dans les deux principales villes du pays, Port-au-Prince et Cap-Haïtien, où la circulation des armes à feu est élevée. Bien que la population locale soit plus principalement touchée, les étrangers peuvent également en être les victimes.

De nombreux voyageurs, dont des Franco-Haïtiens de la diaspora en provenance de France, ont fait l’objet d’agressions armées entre l’aéroport et leur domicile en Haïti. Pour limiter au maximum les risques d’agression, il est impératif de demander à vos contacts et proches d’organiser votre accueil, de limiter au strict minimum le transport de sommes d’argent liquide et en cas d’agression de ne pas opposer de résistance.

Les grandes villes haïtiennes, et tout particulièrement Port-au-Prince, peuvent être le théâtre de manifestations parfois violentes. La Police nationale d’Haïti (PNH) assure le maintien de l’ordre avec l’appui, si nécessaire, de la MINUSTAH.

Zones frontalières

La région frontalière avec la République dominicaine, peu sécurisée, est le lieu de nombreux trafics et de violences récurrentes. Plusieurs incidents ont été signalés, au cours desquels des étrangers ont été pris à partie par des hommes armés. Il est déconseillé de s’y rendre, sauf raison impérative. Privilégier l’entrée en Haïti par la voie aérienne en organisant votre accueil.

Recommandations

D’une manière générale, il demeure nécessaire, en cas de voyage dans le pays, d’exercer une vigilance renforcée, de s’assurer des conditions d’accueil, d’hébergement et de transport sécurisées et de respecter scrupuleusement un certain nombre de règles :

  • éviter de se déplacer dans les quartiers populaires et les bidonvilles, notamment, pour ce qui est de la capitale, à Cité Soleil, Martissant, Carrefour, Jean-Marie Vincent et Bel Air, ainsi qu’aux abords du port et de l’aéroport de Port-au-Prince ;
  • éviter les régions frontalières avec la République dominicaine, l’île de la Tortue et l’île de la Gonâve ;
  • renoncer aux déplacements à pied, notamment la nuit ;
  • se tenir à l’écart des mouvements de foule et des manifestations ;
  • au regard des déficiences des services de bus et de taxis dans les deux aéroports internationaux du pays, toujours prévenir vos contacts sur place afin qu’ils organisent votre accueil ;
  • manier avec précaution ses moyens de paiement. Les retraits en numéraire auprès des distributeurs automatiques de billets situés dans des lieux publics et les agences bancaires sont à proscrire car certains gangs attendent parfois leur proie à la sortie de ces établissements ;
  • de nombreuses armes à feu circulent en Haïti ; en cas d’attaque à main armée, ne pas opposer de résistance ;
  • se montrer vigilant vis-à-vis des offres touristiques incluant des randonnées pédestres en montagne. Il est déconseillé de camper ou de bivouaquer dans les zones montagneuses (« mornes ») ;
  • la consommation et la vente de stupéfiants sont interdites par la loi et sanctionnées par une peine de prison. Plusieurs ressortissants français ont été récemment arrêtés aux frontières et emprisonnés pour trafic de stupéfiants.
Risques naturels

Cyclones
Chaque année, de juin à novembre, Haïti est touchée par des cyclones. Plus que les vents, ce sont les précipitations, les inondations et les crues qui entraînent des pertes en vies humaines et mettent parfois en danger nos compatriotes. Informez-vous des prévisions météorologiques et suivez les instructions des autorités locales.

Séismes
Comme la plupart des îles des Caraïbes, Haïti est située dans une zone à fort risque sismique. Le pays a été frappé, le 12 janvier 2010, par un séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter, qui a fait des centaines de milliers de morts et de blessés.

En cas de risques naturels, il convient d’appliquer les recommandations de base.

Transports

Infrastructures routières

La circulation en voiture est dangereuse, tout particulièrement en province. Les limitations de vitesse sont quasiment inexistantes, les routes sont étroites et souvent mal entretenues. Eviter de circuler de nuit : un grand nombre de véhicules sont démunis de phares ou de feux de stationnement et constituent un véritable danger. Toujours rouler vitres fermées et portes verrouillées. Faire immédiatement demi-tour à la vue d’une barricade ou d’un obstacle incendié en travers de la chaussée. Vérifier régulièrement que le véhicule n’est pas suivi, notamment par des motos.

Eviter le stationnement dans des endroits isolés ou non gardés, notamment la nuit. Si aucun parking fermé et sécurisé n’est disponible, limiter les risques d’altercation avec les jeunes gens qui se proposent de surveiller les véhicules en ne traitant qu’avec un seul d’entre eux et ne payer cette prestation qu’une fois revenu au volant, portes verrouillées et fenêtre entrouverte.

Les accidents de la circulation constituent une des premières causes de mortalité et sont, à répétition, d’une extrême gravité, que ce soit à la campagne ou en ville. Les véhicules de transport public sont souvent surchargés, en mauvais état et peu respectueux des limitations de vitesse. Il n’existe pas d’organisation de type SAMU et les banques de sang sont insuffisamment sécurisées.

Attention aux « taxis marrons » (taxis « pirates », i. e. non titulaires d’une licence) qui sont nombreux la nuit. Il est préférable de louer un véhicule avec chauffeur recommandé par la société de location ou par des personnes connues.

L’usage des motos-taxis est à prohiber ; ils n’offrent aucune garanties de sécurité (risques d’accidentels mortels et d’agression).

Réseau maritime

La surcharge et la vétusté des bateaux assurant les liaisons intérieures sont telles que des catastrophes se produisent régulièrement. Plusieurs navires ont fait naufrage les années passées causant la mort de nombreuses personnes. Il est donc formellement déconseillé d’emprunter ce type de moyen de transport. Haïti ne dispose pas de port de plaisance.

Les eaux territoriales haïtiennes ne sont pas surveillées ; elles sont réputées être un lieu de passage privilégié pour le trafic de drogue en provenance d’Amérique du sud.

Compte tenu des incidents et tentatives d’actes de piraterie qui, dans un passé récent, ont affecté des plaisanciers, notamment étrangers, il est déconseillé de mouiller devant les côtes haïtiennes.

Transport aérien

Il n’existe pas de compagnie aérienne nationale. Les vols intérieurs, de Port-au-Prince vers les grandes villes de province (principalement Cap-Haïtien, Jérémie et les Cayes), ainsi que les vols régionaux (vers la République dominicaine, la Jamaïque, les îles Turques-et-Caïques et les Bahamas), sont assurés par des compagnies privées dont les appareils sont anciens.

Pour des raisons météorologiques, privilégier les vols en début plutôt qu’en fin de journée.

Entrée / Séjour

Les Français de passage en Haïti sont invités à signaler leur présence au ministère des Affaires étrangères et du Développement international par l’intermédiaire de la plateforme Ariane.

A l’arrivée, les non-résidents doivent s’acquitter d’une taxe touristique payable en devises : soit 10 dollars US, soit 10 dollars canadiens, soit 10 euros.

Les voyageurs français ne peuvent pénétrer sur le territoire haïtien que munis d’un passeport en cours de validité, même s’ils se rendent dans ce pays via la République dominicaine.
Ils sont également soumis à l’obligation de visa : sur passeport ordinaire, des visas d’entrée d’une validité de 90 jours sont délivrés gratuitement lors du passage de la frontière. Ils sont renouvelables une fois : les voyageurs ont donc la possibilité, avant d’avoir atteint cette durée, de quitter le pays et d’y revenir pour une (et une seule) nouvelle période de 90 jours. Au-delà de 6 mois de séjour, il convient de régulariser sa situation en sollicitant un permis de séjour auprès de la Direction de l’Immigration et de l’Emigration (DIE, 171 avenue John Brown, Lalue, Port-au-Prince).

Une carte, généralement de couleur verte, intitulée “Départ/Sòti”, est remise à tous les étrangers à leur arrivée sur le territoire haïtien. Ce document est exigé par les autorités au départ du voyageur : son absence ou sa perte peut entraîner des difficultés avec les services de police et d’immigration. Nos compatriotes sont donc invités à :

  • exiger, lors de leur entrée en Haïti (notamment s’ils passent la frontière en bus), l’établissement et la remise de cette carte. Des touristes français voulant regagner Saint-Domingue ont déjà été arrêtés par les services de police locaux, faute d’avoir pu présenter ce document ;
  • faire une copie de cette carte dès que possible, en conserver l’original agrafé dans leur passeport, qui sera gardé en sécurité. Dans tous les cas, il est vivement recommandé de se renseigner auprès des autorités consulaires haïtiennes, avant le départ, sur les dispositions en vigueur concernant les conditions d’entrée et de séjour dans le pays.
Attention

Les voyageurs qui transitent par un aéroport américain pour se rendre en Haïti doivent se tenir informés de la législation concernant les conditions d’entrée aux Etats-Unis dans le cadre du programme d’exemption de visa en consultant sur ce même site la rubrique "Entrée/Séjour" de la fiche Etats-Unis.

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade d’Haïti à Paris.

Santé

Avant le départ
  • Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) ;
  • souscrivez à une assurance, en vérifiant que celle-ci s’applique bien en Haïti (pays exclu de la zone de couverture de certaines assurances).
Vaccinations
  • Il est impératif de vérifier la vaccination diphtérie tétanos poliomyélite +/- coqueluche.
  • L’Organisation panaméricaine de la santé rappelle l’importance de l’immunité contre la rougeole (vaccination combinée Rougeole-Oreillons-Rubéole).
  • Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
  • Selon les conditions de séjour (en particulier en cas d’isolement) et la durée du voyage, la vaccination préventive antirabique peut être conseillée.
Règles d’hygiène alimentaire
Durant le séjour, il convient de respecter quelques règles simples d’hygiène alimentaire :
  • veiller à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
  • s’abstenir de boire l’eau du robinet, pour ne boire que de l’eau en bouteilles capsulées ; éviter l’ingestion de glaçons.
  • privilégier les aliments cuits aux crus.
Les maladies
Choléra - Les autorités sanitaires haïtiennes appellent la population à la prudence en raison d’une présence épidémique du choléra dans plusieurs régions du pays. Dans ce contexte, les voyageurs sont également invités à respecter les règles d’hygiène personnelle simples.

Dengue - Cette maladie virale transmise par les piqûres de moustiques impose le respect des mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques) et l’attention des personnes les plus vulnérables. Cette affection pouvant prendre une forme potentiellement grave, il convient de consulter un médecin en cas de fièvre. La prise d’aspirine est déconseillée.

Paludisme (malaria) - Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques n’est présente que dans les zones rurales (classification en zone 1). Il est donc recommandé de recourir à des mesures individuelles de protection contre les moustiques. Par ailleurs, un traitement préventif peut être recommandé dans certaines circonstances.

Chikungunya - Selon le ministère haïtien de la Santé publique et de la population, le virus du chikungunya est présent sur l’ensemble du territoire haïtien. Le chikungunya est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques infectés. Elle se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). Comme pour la dengue, il convient de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, utilisation de moustiquaires). Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter le site internet de l’Institut Pasteur.

Filariose lymphatique - Il n’y a pas de recommandation prophylactique particulière de la part de l’OMS. Néanmoins il est conseillé, comme pour la prévention du paludisme ou de la dengue, de se protéger de la piqûre des moustiques par des moustiquaires imprégnées et des répulsifs.

VIH-Sida - Prévalence non négligeable du VIH-Sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

Tuberculose - Elle est endémique en Haïti, où plusieurs foyers à souche résistante ont en outre été détectés. Compte tenu de la virulence de cette pathologie particulière, il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de toux persistante, de grande fatigue ou de fièvre.

Rage - Il s’agit d’une maladie virale potentiellement grave, essentiellement transmise par les morsures ou griffures de mammifères (souvent le chien ou le chat). Vaccinée ou non, toute personne mordue par un animal doit consulter un médecin sans délai. Au moins un cas mortel a été signalé dans la capitale en 2014.

Médecins et hôpitaux
La plupart des médecins sont basés à Port-au-Prince. Les hôpitaux publics sont peu nombreux et sous-équipés. Quelques établissements, à but lucratif ou non, prodiguent des soins convenables.
Coordonnées.
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

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