Dernière minute
Compte tenu de la situation qui prévaut au Mali et des possibles conséquences qui peuvent en résulter dans la sous-région, il importe que les Français résidant ou de passage en Guinée-Bissau fassent preuve de la plus grande prudence dans leurs déplacements. Il convient, par ailleurs, d’éviter de se déplacer de manière isolée et notamment la nuit, aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays. Il est, de plus, conseillé d’éviter tous les lieux à forte concentration de public. Enfin, il est souhaitable de signaler sans délai toute difficulté éventuelle à l’Ambassade à Bissau.Sécurité
Les voyageurs peuvent circuler librement dans le pays, à l’exception de la capitale Bissao et de la frontière entre le Sénégal (Casamance) et la Guinée Bissao. Une grande vigilance est toutefois recommandée, en particulier la nuit. Au cours de leur séjour, les voyageurs devront prendre toutes précautions utiles pour conserver leurs documents de voyage et d’identité (passeport et carte nationale d’identité) ainsi que l’argent liquide en lieu sûr, notamment dans les lieux fréquentés comme l’aéroport et les marchés. Ne rien laisser sur les sièges à l’intérieur des véhicules.
A Bissao et dans sa banlieue, les conditions de sécurité se sont sensiblement dégradées avec une augmentation conséquente du nombre d’attaques à mains armées. Des malfaiteurs s’en prennent principalement aux expatriés, souvent la nuit, et n’hésitent pas à avoir recours à la violence afin de leur extorquer argent, bijoux et voiture. La capitale est également en proie à des violences régulières liées à des affrontements politiques (coups d’Etat, assassinats politiques…). Compte tenu de cette situation, la ville de Bissao est déconseillée sauf raison impérative.
Du fait des opérations de déminage en cours et de la reprise toujours possible et imprévue d’affrontements dans la zone sud de la Casamance (Sénégal), ), la frontière entre la Guinée Bissau et le Sénégal est déconseillée sauf raison impérative. Il est par ailleurs vivement recommandé de ne pas emprunter la route qui relie la localité frontalière de Mpak à la ville de Ziguinchor en Casamance (Sénégal). Pour plus d’informations, voir la Fiche Conseils aux voyageurs Sénégal
Pour se rendre à Dakar il est recommandé de ne pas traverser la Casamance par la route, mais d’emprunter la voie aérienne au départ de Bissao. Il est conseillé aux voyageurs qui souhaiteraient néanmoins se rendre au Sénégal en véhicule d’emprunter l’itinéraire Bissao / Bafata / Gabu / Pirada (poste frontière) / Tambacounda (ville située dans le sud-est du Sénégal). Le tronçon entre Gabu et le poste frontière de Pirada - environ 70 km - est composé d’une piste carrossable (4x4 recommandé) et de praticabilité assez bonne à la saison sèche (de novembre à début juin). A la saison des pluies, cet itinéraire est en grande partie inondable.
Carte

Transports
Il n’y a pas de liaison directe au départ de la France. Il est possible, au départ de Paris, de prendre un vol de la compagnie Air Portugal à destination de Lisbonne, puis d’emprunter l’un des trois vols hebdomadaires qui relient Lisbonne à Bissao. Cet avion repart de Bissao le jour même.
Par ailleurs, la compagnie Royal Air Maroc assure deux vols hebdomadaires entre Casablanca et Bissao avec, à partir de la capitale économique marocaine, de multiples correspondances.
L’autre possibilité pour se rendre en Guinée-Bissao au départ de la France, consiste à gagner Dakar puis à prendre les vols de la compagnie Air Sénégal à destination de Bissao. Ces vols souvent complets sont assurés par des avions de faible capacité.
L’état du réseau routier est moyen, mais des travaux d’amélioration sont en cours. Il n’y a pas de transports publics à Bissao. Le mode de déplacement courant est le taxi individuel ou collectif. Il faut être prudent dans le choix du véhicule et du chauffeur. Il faut éviter de circuler la nuit.
Il n’y a pas de liaison aérienne officielle entre le continent et les îles de l’archipel des Bijagos. Il peut arriver que des avions privés se posent sur l’île de Bubaque. Il est possible d’utiliser la voie maritime au départ de Bissao, mais il est fortement déconseillé de partir en mer à bord de pirogues. Certains campements destinés à recevoir des touristes peuvent mettre à leur disposition des bateaux aux normes équipés pour la navigation en haute mer avec des équipages compétents.
Entrée / Séjour
Un visa d’entrée est obligatoire.En France, il peut être obtenu sur présentation d’un passeport en cours de validité à l’Ambassade de Guinée-Bissao à Paris, adresses des représentations diplomatiques et consulaires étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Santé
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez un contrat auprès d’une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.
Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3. Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.
La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé).
La vaccination contre la diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
Il est vivement conseillé d’être vacciné contre la méningite à méningocoque.
Autres vaccinations pouvant être conseillées par votre médecin : fièvre typhoïde, hépatites A et B.
La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra
Le risque de choléra impose le respect de mesures d’hygiène strictes. Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet: préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
Evitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
Evitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Evitez de consommer de la nourriture vendue dans la rue.
Prévalence non négligeable du VIH-sida. Toute mesure de prévention est indispensable.
Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue.
Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Il n’y a pas de structure d’accueil pour traiter des patients dont l’état de santé (à la suite d’un accident ou d’une maladie) nécessiterait une prise en charge dans un service d’urgences. Une évacuation sanitaire (dont le coût sera supporté par le patient et sa famille) devra toujours être préférée à une hospitalisation en milieu local.
Il n’y a pas d’avion sanitaire à Bissao. Le plus proche est à Dakar soit à environ une heure trente minutes de vol de Bissao.
Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé
Compléments
Il est impératif de se munir de francs CFA avant l’arrivée en Guinée-Bissao.
Le paiement par carte de crédit et par chèque bancaire n’ont pas cours à Bissau.
Les pluies étant torrentielles, pendant "l’hivernage" (juillet à septembre), la circulation de véhicules peut-être fortement perturbée à Bissao et dans le reste du pays . Il n’est pas rare que certaines pistes soient totalement impraticables durant cette période.
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