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Infos utiles

Bien que l’Éthiopie en accepte les principes et reconnaisse le droit de chaque ambassade à apporter une protection consulaire à ses ressortissants, elle n’est pas partie de la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963. Par conséquent, l’Ambassade de France n’est pas systématiquement tenue informée lorsqu’un ressortissant français est arrêté et détenu.

Us et coutumes

Religions : 50% de chrétiens (très majoritairement orthodoxes), 50% de musulmans.

Législation locale

Toutes les drogues sont prohibées. Qu’il s’agisse de la consommation ou de la vente de stupéfiants, les mesures de répression en Éthiopie sont sévères et les peines lourdes. Les délits de consommation ou de possession (très petites quantités) de marijuana, de haschich et autres substances de même type, sont systématiquement punis. Le Code pénal réprime en effet aussi bien la fabrication et la possession que l’usage et le trafic de stupéfiants. La fabrication et le commerce de ces produits entraînent un emprisonnement de 5 à 10 ans et une amende de 100.000 à 200.000 birrs (15.000€). La possession, le transport et l’échange à des fins de commerce entraînent une peine de 5 ans minimum et une amende de 100.000 birrs maximum (7.500€). L’utilisation personnelle de stupéfiants et la fourniture de ces produits à une tierce personne est punissable de 7 ans d’emprisonnement et de 50.000 birrs d’amende maximum (3.750€).

Le port d’armes à feu est interdit.

L’homosexualité et la pornographie sont interdits et passibles de condamnations à des peines allant d’un à quinze ans de prison.

Artisanat et antiquités : il est autorisé d’emporter avec soi des souvenirs artisanaux. Toutefois, les autorités douanières saisissent parfois des objets touristiques surtout religieux mais également d’autre nature. Il est, dès lors, conseillé de demander une facture lors de tout achat de souvenirs et de la conserver avec soi. En revanche, pour exporter une antiquité éthiopienne, il convient d’être en possession d’une autorisation spéciale. Les principaux antiquaires d’Addis Abeba assistent les voyageurs pour l’obtenir.

Espèces menacées : l’Ethiopie a ratifié en 1989 la convention de Washington sur la protection des espèces menacées et l’applique avec la plus grande rigueur à ses postes frontières ainsi qu’aux aéroports, y compris en zone internationale de transit. Le code pénal prévoit une peine de prison de dix ans maximum et une amende de 10 à 30 000 birrs.

Divers

Les moyens de paiement usuels sont le dollar U.S. (de plus en plus l’euro) et les chèques de voyage, qui doivent être déclarés à l’arrivée à l’aéroport.

Il y a très peu de distributeurs automatiques de billets, principalement situés dans les grands hôtels de la capitale.

Possibilité de retrait de l’équivalent de 500$ US en monnaie locale par jour avec carte visa ou mastercard au guichet de la banque Dashen à l’hôtel Sheraton.

Climat :
Saison sèche : octobre à mai.
Saison des pluies : juin à septembre.

Infrastructure et sécurité routière

Plusieurs accidents impliquant des Français conduisent à rappeler que la circulation sur les routes éthiopiennes est dangereuse. La plus grande prudence et le strict respect des consignes rappelées ci-dessous sont donc des exigences absolues. La circulation de nuit est à proscrire impérativement.

L’Éthiopie serait, selon l’OMS, le pays du monde le plus touché par les accidents mortels de la circulation (114 décès pour 10.000 véhicules). Plusieurs facteurs expliquent cette situation : l’augmentation du nombre de véhicules, un parc automobile très vétuste, les travaux d’amélioration du réseau routier, l’absence totale de dispositif de secours en province, la non obligation du port de la ceinture de sécurité, et, d’une façon générale, le comportement irresponsable de certains conducteurs (utilisation du téléphone portable, consommation de khat…), des populations qui circulent le long des axes routiers et la présence d’animaux sans surveillance.

En cas de location de véhicules, il convient de s’assurer du parfait état du véhicule et qu’une assurance couvrant les dommages matériels et corporels a bien été souscrite par le loueur.

En cas d’accident entre véhicules n’entraînant pas de lésions corporelles, la procédure normale consiste à faire venir des policiers, afin d’établir un constat sur place. A Addis Abeba, il convient d’appeler le numéro suivant : (0)116 62 80 86 ou le (0)116 62 82 22.

En cas d’incident corporel : la conduite préconisée en cas de renversement d’une personne est de conduire la victime vers l’hôpital le plus proche. S’il n’est pas possible de s’arrêter, il convient de se rendre immédiatement au poste de police le plus proche pour déclarer l’accident, et de se mettre à la disposition et sous la protection des autorités. Cette pratique est tolérée par les autorités éthiopiennes, conscientes des risques qu’un étranger est susceptible de courir. Ne pas déclarer l’accident au poste de police le plus proche est en revanche considéré comme un délit de fuite.

Les grands axes routiers sont desservis par des réseaux de bus.

Durant la saison des pluies, de juin à septembre, certaines routes sont impraticables.

En dehors des grandes villes, la conduite de nuit est à proscrire dans tous les cas en raison de la présence de véhicules non éclairés et de bétail.

En dehors de la capitale, la pauvreté du réseau téléphonique interurbain fiable rend difficile l’appel des secours, en cas d’accident de la route.

Réseau ferroviaire

La ligne de chemin de fer entre Dire Daoua et Djibouti a été récemment rouverte au trafic des voyageurs après plusieurs années d’interruption pour cause de dégradation des infrastructures et du matériel. La prudence recommande d’éviter d’utiliser ce moyen de transport.

Réseau aérien

L’avion est le moyen le plus rapide pour se déplacer à l’intérieur du pays.

Ethiopian Airlines dessert les principales villes du pays.


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