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Dernière mise à jour le : 16 novembre 2016 - Information toujours valide le : 9 décembre 2016

Dernière minute

Suite à des manifestations violentes en région Oromo, en région Amhara et dans la périphérie d’Addis Abeba, les autorités éthiopiennes ont déclaré le 9 octobre 2016 l’état d’urgence pour une durée de 6 mois. Il convient de préparer vos déplacements avec la plus grande prudence, de se tenir informé des mesures spécifiques prises par les autorités et de contacter l’ambassade.

Sécurité

Les voyageurs sont invités à prendre toutes les précautions que requiert un déplacement dans des zones où la situation n’est pas stable et où les communications sont aléatoires. Une consultation des services de l’ambassade est souhaitable en cas de doute. En tout état de cause, le respect des règles élémentaires de prudence, compte tenu de la situation géographique, économique, sanitaire et politique de l’Ethiopie, s’impose. Par ailleurs, le camping sauvage, notamment le long des cours d’eau, est formellement déconseillé pour des raisons de sécurité.

1/ Risques généraux
Etat d’urgence

A la suite de manifestations violentes en régions Oromo et Amhara, les autorités éthiopiennes ont décrété l’état d’urgence le 9 octobre 2016, pour une durée de 6 mois. La mise en œuvre des mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence pourrait entrainer des restrictions de circulation pour les étrangers. Il est actuellement déconseillé de se déplacer par la route dans les régions Amhara et Oromo. La coupure par les autorités du réseau de transmissions de données complique fortement la circulation de l’information.

Il est formellement recommandé de se conformer strictement aux consignes qui pourraient être données par les autorités locales. Il est également vivement conseillé de se tenir à l’écart des rassemblements de populations et des manifestations, quel que soit leur caractère.

Menace terroriste

Le risque terroriste est une réalité en Éthiopie, compte tenu de la situation régionale et de l’implication militaire éthiopienne en Somalie.
Il est rappelé aux Français de faire preuve de vigilance dans les lieux publics, d’éviter les rassemblements (manifestations, célébrations religieuses), d’éviter les gares routières et les autobus municipaux, ainsi que les taxis privés de type mini-bus.

Il est conseillé de fréquenter exclusivement les hôtels, restaurants et bars sécurisés.

Risque sismique

L’Ethiopie se situe dans une région d’activité sismique. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche "Risques naturels".

En cas de tremblement de terre, il est recommandé aux ressortissants français de prendre immédiatement contact avec leur famille ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec l’Ambassade de France.

2/ Risques localisés
Zones formellement déconseillées

1. Dépression des Danakils

La région des Danakils se trouve le long de la frontière avec l’Erythrée, pays avec lequel l’Ethiopie n’entretient plus de relations diplomatiques depuis la guerre de 1999-2000. Il est possible à tout moment que des tensions entre les deux pays aient des répercussions importantes sur la sécurité. Il y a par ailleurs régulièrement des tensions au sein de la communauté afar ou entre celle-ci et les autorités éthiopiennes, qui peuvent parfois dégénérer en incidents plus ou moins violents. Au regard des dispositions prises par les autorités éthiopiennes, tout déplacement dans la zone du Erta Ale reste formellement déconseillé compte tenu des risques très élevés qui perdurent. Plusieurs attaques et tentatives d’enlèvement contre des touristes étrangers s’y sont déroulées en 2007, 2008 et 2009. Par ailleurs, des véhicules ont été détruits par des mines en 2009. Enfin, en janvier 2012, un groupe de touristes européens a été attaqué alors qu’il bivouaquait sur le Erta Ale : 5 d’entre eux ont été tués ; 2 ont été enlevés et libérés un mois plus tard. Les responsabilités exactes dans cette affaire n’ont pas pu être clairement établies à ce jour.
Depuis les événements de janvier 2012, les autorités éthiopiennes ont renforcé les moyens de sécurité. Les déplacements dans les Danakils nécessitent une autorisation préalable de la police locale et de l’armée. L’autorisation conduit à la mise en place d’une escorte armée. Les voyageurs doivent ainsi signaler leurs itinéraires aux autorités locales à Berahile. Ils doivent également s’assurer que les agences de voyages qui les prennent en charge ont bien déposé leur feuille de route auprès du bureau du tourisme Afar.

En cas d’agression, il est impératif de garder son sang-froid, d’obtempérer et de ne rien tenter qui risquerait de faire dégénérer la situation. Outre le risque criminel qui ne peut être écarté, les conditions extrêmes (et l’impossibilité d’assurer une évacuation correcte en cas d’accident rendent cette région particulièrement dangereuse : la dépression des Danakils est l’un des points les plus chauds de la planète. Il est donc recommandé, avant son départ, de s’assurer auprès de son médecin traitant que son état de santé ne contrevient pas à un tel voyage. Le déplacement d’enfants de moins de 15 ans et de personnes âgées ou cardiaques est formellement déconseillé.

Par ailleurs, la couverture téléphonique GSM a été étendue au Dallol. En revanche, la zone du Erta Ale ne bénéficie d’aucune couverture téléphonique à plusieurs dizaines de km à la ronde. Il avait fallu plus de 12 heures aux touristes blessés pour appeler des secours qui avaient mis ensuite une douzaine d’heures pour atteindre la zone.

2. Région Somali (Ogaden)

La région Somali (Ogaden) connaît une insécurité permanente en raison des activités de l’ONLF (Ogaden National Liberation Front) et des escarmouches régulières avec l’armée. L’accès des étrangers est interdit par les militaires et les services de sécurité éthiopiens, sauf s’ils ont un permis délivré par les autorités éthiopiennes (contrôle à des check points). La zone dans son ensemble est donc déconseillée sauf raison impérative.

La zone frontalière avec la Somalie et le Kenya est particulièrement dangereuse en raison du risque de pénétration d’éléments d’Al Shabaab. Le risque d’enlèvement d’Occidentaux dans cette région doit être considéré comme permanent. Les personnels humanitaires qui sont amenés à travailler dans cette zone sont invités à se faire connaître du consulat à Addis Abeba ou à s’enregistrer sur Ariane afin de pouvoir être contactés en cas d’alerte. Ils sont invités à suivre scrupuleusement les consignes de sécurité éditées par le service de sécurité des Nations Unies et par les ONG.

3. Au Nord du pays, dans l’ensemble de la zone frontalière avec l’Érythrée (régions Tigré et Afar) ;

4. Le long de la frontière avec le Sud Soudan (États du Haut Nil et du Jonglei en raison de la présence de groupes armés impliqués dans le conflit sud-soudanais) ;

5. Le long de la frontière avec le Soudan (État du Nil bleu, théâtre d’affrontements entre rebelles et forces gouvernementales soudanaises).

Zones déconseillées sauf raisons impératives

1. Régions Oromo et Amhara

Des troubles et des violences ont eu lieu en région Oromo depuis novembre 2015. Des violences ont gagné certaines parties de la région Amhara depuis juillet 2016. Les axes routiers peuvent être bloqués et les transports publics temporairement suspendus. Les commerces peuvent être provisoirement fermés.

Il est déconseillé de se rendre par la route dans la partie du territoire Oromo située au nord de la région Nations, Nationalités et Peuples du Sud, ainsi que dans les territoires à l’est des villes de Nazareth, Neguele et Moyale.

En région Amhara, il est déconseillé de se rendre dans les territoires à l’ouest de la route Addis-Abeba – Dessié – Weldiya – Gondar- Aksoum. Cette route et l’ensemble des villes traversées demeurent accessibles à condition d’exercer une vigilance renforcée.

2 - La zone du Dallol exige d’être abordée avec de très grandes précautions. Tout déplacement dans cette région s’effectue aux risques et périls des visiteurs.

Un séjour dans la région doit être impérativement organisé par l’intermédiaire de tours opérateurs particulièrement sérieux et expérimentés. Même parmi les agences spécialisées dans les voyages "extrêmes", en France comme en Ethiopie, les services offerts sont de qualité inégale. En tout état de cause, il est déconseillé de recourir aux agences qui démarchent les touristes à l’aéroport de Makalé.

Parmi les critères de référence qui peuvent servir de repères pour sélectionner les agences, il paraît impératif de retenir au moins les critères suivants :

  • Déplacement avec au moins deux véhicules en bon état et emport de pièces mécaniques de rechange ;
  • Disposition d’un téléphone satellitaire, garantissant une liaison sûre avec la base de départ ou l’ambassade ;
  • Ressources suffisantes en vivres, en eau et en carburant.
  • Emport d’un nécessaire médical approprié à la zone (cachets de sel, vitamines, anti-diarrhéiques…) ;
  • Un encadrement professionnel des touristes impliquant un temps de séjour sur le site limité à quelques heures et des itinéraires de visite sécurisés.

3. La région de Gambela demeure instable (y compris dans la ville de Gambela affectée par une forte augmentation de la criminalité) ;

4. L’Ogaden (région Somali) où des combats ont lieu très régulièrement ;

5. Le parc national de l’Omo, à l’ouest du fleuve Omo, et la zone reliant le parc à la région de Gambela où des affrontements de nature diverse ont lieu ;

6. Le long de la frontière avec le Soudan (à l’exception de la frontière avec l’Etat du Nil bleu, zone formellement déconseillée).

Zones en vigilance renforcées

Les conditions générales de sécurité en Éthiopie permettent tout en faisant preuve de vigilance :

  • de se rendre à Addis-Abeba : si la criminalité urbaine dans la capitale éthiopienne reste contenue, on observe néanmoins une augmentation substantielle des actes criminels, qui visent essentiellement les touristes et les expatriés (vols à l’arraché, quelques fois à l’arme blanche, agressions sur les personnes, vandalisme et vols de véhicules, cambriolages…). Il est en conséquence recommandé de conduire avec les portières fermées à toute heure du jour et de la nuit. De plus, lors des déplacements nocturnes, il convient de se faire déposer en face de son domicile, d’éviter de rester isolé ou de marcher dans des lieux non éclairés. En cas d’agression, il est recommandé de rester calme, de ne pas opposer de résistance et d’avoir sur soi quelque argent à portée de main pour satisfaire l’agresseur.
  • d’utiliser l’axe routier reliant Addis-Abeba à Dessié ;
  • de se rendre par la route dans la zone des Lacs de la vallée du grand rift depuis Addis-Abeba, dans le cadre d’un circuit accompagné et en empruntant les axes routiers principaux ;
  • d’accéder à certains sites historiques du nord, en privilégiant les transports par voie aérienne (Lalibela, Gondar, Aksoum, Debre Damo, Adigrat, Makalé ) ;
  • d’effectuer des excursions dans la région de la vallée de l’Omo (les voyageurs sont toutefois invités à organiser avec sérieux leur séjour et à privilégier le transport par voie aérienne entre Addis Abeba et Arba Minch) ;
  • de visiter les villes de Dire-Daoua et Harar à partir d’une liaison aérienne depuis Addis Abeba, mais il n’est pas prudent de s’aventurer plus à l’est.

Entrée / Séjour

  • Les voyageurs dont le visa de séjour expire avant leur départ d’Éthiopie doivent impérativement obtenir une extension de ce visa avant sa fin de validité auprès des services de l’immigration à Addis Abeba. Cette formalité est payante : 100$ américains pour un mois supplémentaire pour un visa de tourisme, 160$ pour un visa d’affaires. En cas de dépassement de la durée de validité du visa, les voyageurs sont passibles d’une amende de 5$ par jour de dépassement pour un retard compris entre un et quinze jours, et de 10$ par jour de dépassement pour un retard compris entre quinze et trente jours, voire d’une amende supplémentaire décidée par les autorités judiciaires éthiopiennes avant d’être autorisés à quitter l’Éthiopie. Toutes ces amendes ne peuvent être payées qu’en devises étrangères.
  • Le contrôle à la frontière entre l’Éthiopie et Djibouti s’effectue en deux temps : le premier contrôle est mené par la police aux frontières, le second par la douane. Il est obligatoire de passer ces deux points de contrôle, dans le sens Éthiopie/Djibouti et inversement. Le non-respect de cette règle expose les voyageurs à de sérieuses difficultés avec les services de sécurité du pays visité. Il peut entrainer l’immobilisation du véhicule et par conséquent le blocage de son propriétaire à la frontière pour une durée indéterminée, sans que ni l’Ambassade de France en Ethiopie ni l’Ambassade de France à Djibouti ne puisse assister les voyageurs qui y contreviendraient ou qui ne seraient pas en mesure de présenter tous les documents requis.
  • Les autorités éthiopiennes demandent aux voyageurs entrant en voiture en Éthiopie par les postes frontières de Metema à la frontière soudanaise, de Moyale à la frontière kenyane, de Galafi et de Dewele à la frontière djiboutienne, de présenter, en plus du visa éthiopien valable, du "carnet de passage" du véhicule, une lettre de recommandation établie par l’Ambassade de France à Addis Abeba.

En raison de la situation sécuritaire qui prévaut dans la Corne de l’Afrique, cette lettre de recommandation n’est plus fournie aux voyageurs.

Contrôle des changes
  • Tous les voyageurs étrangers doivent déclarer à leur entrée sur le territoire éthiopien les devises étrangères en leur possession si celles-ci égalent ou excèdent 3.000$ (environ 2.200€). Un formulaire spécifique doit être rempli à cet effet. Aucun voyageur étranger ne peut quitter l’Éthiopie avec plus de 3.000$ (ou l’équivalent en euros) en sa possession, à moins qu’il ne soit en mesure de produire les documents qui l’autorisent à le faire. Par ailleurs, tous les voyageurs qui entrent dans le pays ou en sortent ne peuvent être en possession que de 200 birrs éthiopiens au maximum.

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade d’Éthiopie à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez un contrat auprès d’une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Paludisme

Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…).

A ces mesures doit s’ajouter un traitement anti-paludique adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Le pays est classé en zone 3. Il n’y a pas de paludisme à Addis Abeba, mais il existe une forte endémie en dessous de 1500 mètres d’altitude.

Méningite

Des cas de méningite peuvent apparaître à tout moment en Éthiopie, en particulier dans le sud. Il est recommandé à tout voyageur se rendant en Éthiopie d’être vacciné contre la méningite A + C + Y + W135. Il est également conseillé de consulter rapidement un médecin en présence des symptômes suivants : maux de tête, fièvre, vomissements.

Vaccinations
  • La vaccination contre la fièvre jaune peut être exigée à l’entrée du pays pour les voyageurs en provenance de pays où elle est endémique.
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée.
  • Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
  • Il est préférable d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
  • Chez l’enfant, la vaccination anti-tuberculeuse est souhaitable, de même la vaccination Rougeole-Oreillons-Rubéole (ROR).
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Hygiène alimentaire

Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra :

  • Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
  • Évitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
  • Évitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
  • Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
Quelques règles simples
  • Évitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire, comme la bilharziose).
  • Évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
  • Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue.
VIH-Sida

Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

En cas d’injection, exiger que le matériel stérile soit ouvert devant vous.

N’avoir recours aux transfusions sanguines qu’en cas de nécessité absolue.

Quelques remarques

Les pharmacies en Éthiopie ont un approvisionnement aléatoire : ayez avec vous tout médicament dont vous pourriez avoir besoin.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Bien que l’Éthiopie en accepte les principes et reconnaisse le droit de chaque ambassade à apporter une protection consulaire à ses ressortissants, elle n’est pas partie de la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963. Par conséquent, l’Ambassade de France n’est pas systématiquement tenue informée lorsqu’un ressortissant français est arrêté et détenu.

Us et coutumes

Religions : 50% de chrétiens (très majoritairement orthodoxes), 50% de musulmans.

Législation locale

Toutes les drogues sont prohibées. Qu’il s’agisse de la consommation ou de la vente de stupéfiants, les mesures de répression en Éthiopie sont sévères et les peines lourdes. Les délits de consommation ou de possession (très petites quantités) de marijuana, de haschich et autres substances de même type, sont systématiquement punis. Le Code pénal réprime en effet aussi bien la fabrication et la possession que l’usage et le trafic de stupéfiants. La fabrication et le commerce de ces produits entraînent un emprisonnement de 5 à 10 ans et une amende de 100.000 à 200.000 birrs (15.000€). La possession, le transport et l’échange à des fins de commerce entraînent une peine de 5 ans minimum et une amende de 100.000 birrs maximum (7.500€). L’utilisation personnelle de stupéfiants et la fourniture de ces produits à une tierce personne est punissable de 7 ans d’emprisonnement et de 50.000 birrs d’amende maximum (3.750€).

Le port d’armes à feu est interdit.

L’homosexualité et la pornographie sont interdits et passibles de condamnations à des peines allant d’un à quinze ans de prison.

Artisanat et antiquités : il est autorisé d’emporter avec soi des souvenirs artisanaux. Toutefois, les autorités douanières saisissent parfois des objets touristiques surtout religieux mais également d’autre nature. Il est, dès lors, conseillé de demander une facture lors de tout achat de souvenirs et de la conserver avec soi. En revanche, pour exporter une antiquité éthiopienne, il convient d’être en possession d’une autorisation spéciale. Les principaux antiquaires d’Addis Abeba assistent les voyageurs pour l’obtenir.

Espèces menacées : l’Ethiopie a ratifié en 1989 la convention de Washington sur la protection des espèces menacées et l’applique avec la plus grande rigueur à ses postes frontières ainsi qu’aux aéroports, y compris en zone internationale de transit. Le code pénal prévoit une peine de prison de dix ans maximum et une amende de 10 à 30 000 birrs.

Divers

Les moyens de paiement usuels sont le dollar U.S. (de plus en plus l’euro) et les chèques de voyage, qui doivent être déclarés à l’arrivée à l’aéroport.

Il y a très peu de distributeurs automatiques de billets, principalement situés dans les grands hôtels de la capitale.

Possibilité de retrait de l’équivalent de 500$ US en monnaie locale par jour avec carte visa ou mastercard au guichet de la banque Dashen à l’hôtel Sheraton.

Climat :
Saison sèche : octobre à mai.
Saison des pluies : juin à septembre.

Infrastructure et sécurité routière

Plusieurs accidents impliquant des Français conduisent à rappeler que la circulation sur les routes éthiopiennes est dangereuse. La plus grande prudence et le strict respect des consignes rappelées ci-dessous sont donc des exigences absolues. La circulation de nuit est à proscrire impérativement.

L’Éthiopie serait, selon l’OMS, le pays du monde le plus touché par les accidents mortels de la circulation (114 décès pour 10.000 véhicules). Plusieurs facteurs expliquent cette situation : l’augmentation du nombre de véhicules, un parc automobile très vétuste, les travaux d’amélioration du réseau routier, l’absence totale de dispositif de secours en province, la non obligation du port de la ceinture de sécurité, et, d’une façon générale, le comportement irresponsable de certains conducteurs (utilisation du téléphone portable, consommation de khat…), des populations qui circulent le long des axes routiers et la présence d’animaux sans surveillance.

En cas de location de véhicules, il convient de s’assurer du parfait état du véhicule et qu’une assurance couvrant les dommages matériels et corporels a bien été souscrite par le loueur.

En cas d’accident entre véhicules n’entraînant pas de lésions corporelles, la procédure normale consiste à faire venir des policiers, afin d’établir un constat sur place. A Addis Abeba, il convient d’appeler le numéro suivant : +251 116 62 80 86 ou le +251 116 62 82 22.

En cas d’accident corporel : la conduite préconisée en cas de renversement d’une personne est de conduire la victime vers l’hôpital le plus proche. S’il n’est pas possible de s’arrêter, il convient de se rendre immédiatement au poste de police le plus proche pour déclarer l’accident, et de se mettre à la disposition et sous la protection des autorités. Cette pratique est tolérée par les autorités éthiopiennes, conscientes des risques qu’un étranger est susceptible de courir. Ne pas déclarer l’accident au poste de police le plus proche est en revanche considéré comme un délit de fuite.

Les grands axes routiers sont desservis par des réseaux de bus.

Durant la saison des pluies, de juin à septembre, certaines routes sont impraticables.

En dehors des grandes villes, la conduite de nuit est à proscrire dans tous les cas en raison de la présence de véhicules non éclairés et de bétail.

En dehors de la capitale, la pauvreté du réseau téléphonique interurbain fiable rend difficile l’appel des secours, en cas d’accident de la route.

Réseau ferroviaire

La ligne de chemin de fer entre Dire Daoua et Djibouti a été récemment rouverte au trafic des voyageurs après plusieurs années d’interruption pour cause de dégradation des infrastructures et du matériel. La prudence recommande d’éviter d’utiliser ce moyen de transport.

Réseau aérien

L’avion est le moyen le plus rapide pour se déplacer à l’intérieur du pays.

Ethiopian Airlines dessert les principales villes du pays.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Les ressortissants étrangers qui souhaitent venir en Éthiopie dans le cadre de leurs activités relatives au secteur des affaires peuvent solliciter un visa de ce type auprès de l’Ambassade éthiopienne dont relève leur pays de résidence. Pour les Français, cette possibilité est offerte à Paris. Dans tous les cas, le demandeur doit présenter une invitation officielle émise par un correspondant installé en Éthiopie.

Le service des visas de l’Ambassade d’Éthiopie en France consulte la direction générale de l’immigration à Addis-Abeba. Cette consultation peut durer des semaines, et l’issue favorable est rarement garantie. L’obtention de ce type de visas au départ de Paris est difficile.

De plus, il est impossible d’obtenir un tel visa à l’arrivée (aéroport), alors que cette démarche est ouverte pour un visa touristique. La plupart des demandeurs d’un visa « Affaires » optent au final pour un visa touristique, accordé sans difficulté. Cependant, un visa touristique ne permet pas de conclure de contrat en Éthiopie, tout au plus autorise-t-il l’initialisation des discussions et des négociations préalables.

Réseaux de télécommunications

En Ethiopie, le seul opérateur télécom, Ethio-Telecom, appartient à l’État.

La qualité de service est très moyenne, le service après-vente médiocre, tant pour le réseau filaire que pour le réseau mobile.

Il en va de même pour l’Internet filaire (ADSL) : stabilité de la liaison très aléatoire. Toutefois, le réseau 3G est bon en général, au moins dans la capitale. La 4G existe depuis mars 2015, uniquement à Addis Abeba.

Données économiques

Avec une population de 94 millions d’habitants, le pays dispose en 2014 d’un PIB par habitant de 568 dollars et d’un PIB de 55 milliards de dollars. Le PIB du pays a crû de 10,3% par an entre 2009 et 2014.

L’Éthiopie est le 113 ème client de la France et son 56 ème excédent. La France a exporté vers l’Éthiopie 100 millions d’euros de biens en 2014. Le solde commercial de la France avec le pays s’établit à 57 millions d’euros.

Le pays présente des marchés en croissance dans les secteurs suivants : les produits pharmaceutiques, les machines industrielles et agricoles, les produits chimiques, parfums et cosmétiques, les produits des industries agroalimentaires, les matériels de transports.

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère des Affaires étrangères et du Développement international vous propose de consulter la fiche repères économiques Éthiopie.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Service Economique de Addis Abeba – Éthiopie
Adresse : Ambassade de France
P.O. Box 2000
Addis Abeba
Ethiopie
Tél. : +251 11 140 00 00
Télécopie : +251 11 140 00 30
Courriel : addisabeba@dgtresor.gouv.fr
Site internet : www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/ethiopie

  • Business France

Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.

L’Éthiopie relève du bureau de Nairobi :

Business France - Nairobi
Adresse : Ambank House - 14th Floor, University Way - P.O. Box 30374 - 00100 Nairobi - KENYA
Tel : +254 20 2293211
Email : nairobi@businessfrance.fr

Jean-César Lammert (directeur pays Kenya, Ethiopie, Ouganda, Tanzanie)

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Président de section : Section Éthiopie - Didier LESPINAS - Tél : +241 01 74 11 84

Annuaire pour l’Éthiopie.

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence d’Addis-Abeba
Bureau de l’AFD
Rue Guinée Conackry, Immeuble ENAT
P.O. BOX 16978 - Addis-Abeba - Ethiopie
Tel : +251 11 5 15 47 14 / +251 11 5 52 65 64
Fax : +251 11 5 50 28 98
Courriel : afdaddisabeba@afd.fr
Site internet : http://ethiopie.afd.fr

  • BAD

L’Ethiopie est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/.

La page de l’Ethiopie est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/countries/east-africa/ethiopia/.

  • FMI

Sites internet :

Bureau du représentant résident du FMI en Éthiopie.

L’Éthiopie et le FMI.

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