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Sécurité

Les voyageurs sont invités à prendre toutes les précautions que requiert un déplacement dans des zones où la situation n’est pas stable et où les communications sont aléatoires. Une consultation des services de l’ambassade est souhaitable en cas de doute. En tout état de cause, le respect des règles élémentaires de prudence, compte tenu de la situation géographique, économique, sanitaire et politique de l’Ethiopie, s’impose. Par ailleurs, le camping sauvage, notamment le long des cours d’eau, est formellement déconseillé pour des raisons de sécurité.

1/ Risques généraux
Menace terroriste

Le 13 octobre 2013, une explosion accidentelle a été provoquée par des terroristes qui s’apprêtaient à commettre un attentat dans la capitale. Cet incident ne fait que confirmer la réalité du risque terroriste en Ethiopie, compte tenu de la situation régionale et de l’implication militaire éthiopienne en Somalie.
Il est rappelé aux Français de faire preuve de vigilance dans les lieux publics, d’éviter les rassemblements (manifestations, célébrations religieuses), d’éviter les gares routières et les autobus municipaux, ainsi que les taxis privés de type mini-bus.

Risque sismique

L’Ethiopie se situe dans une région d’activité sismique. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche "Risques naturels".

En cas de tremblement de terre, il est recommandé aux ressortissants français de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avc l’extérieur, avec l’Ambassade de France.

Région Oromo

Des mouvements étudiants ont eu lieu fin avril et début mai 2014 dans les principales universités de la région Oromo. L’évolution de ces mouvements est incertaine. Dans ce contexte, il convient de se tenir à l’écart des enceintes universitaires et des manifestations de rue.

2/ Risques localisés
A Addis-Abeba

En raison des tensions qui persistent entre le gouvernement éthiopien et certains groupes musulmans, il est recommandé d’éviter les zones environnant les mosquées d’Addis Abéba, notamment le vendredi, jour de grande prière, en particulier dans la zone proche de l’Alliance éthio-française.
Si la criminalité urbaine dans la capitale éthiopienne reste contenue, on observe néanmoins une augmentation substantielle des actes criminels, qui visent essentiellement les touristes et les expatriés (vols à l’arraché, quelques fois à l’arme blanche, agressions sur les personnes, vandalisme et vols de véhicules, cambriolages…). Il est en conséquence recommandé de conduire avec les portières fermées à toute heure du jour et de la nuit. De plus, lors des déplacements nocturnes, il convient de se faire déposer en face de son domicile, d’éviter de rester isolé ou de marcher dans des lieux non éclairés. En cas d’agression, il est recommandé de rester calme, de ne pas opposer de résistance et d’avoir sur soi quelque argent à portée de main pour satisfaire l’agresseur.

Dépression des Danakils

La région des Danakils se trouve le long de la frontière avec l’Erythrée, pays avec lequel l’Ethiopie n’entretient plus de relations diplomatiques depuis la guerre de 1999-2000. Il est possible à tout moment que des tensions entre les deux pays aient des répercussions importantes sur la sécurité. Il y a par ailleurs régulièrement des tensions au sein de la communauté afar ou entre celle-ci et les autorités éthiopiennes, qui peuvent parfois dégénérer en incidents plus ou moins violents.
D’une façon générale, les déplacements touristiques dans les régions du Mont Dallol et du volcan Erta Ale sont donc déconseillés. Plusieurs attaques et tentatives d’enlèvement contre des touristes étrangers s’y sont déroulées en 2007, 2008 et 2009. Par ailleurs, des véhicules ont été détruits par des mines en 2009. Enfin, en janvier 2012, un groupe de touristes européens a été attaqué alors qu’il bivouaquait sur le Erta Ale : 5 d’entre eux ont été tués; 2 ont été enlevés et libérés un mois plus tard. Les responsabilités exactes dans cette affaire n’ont pas pu être clairement établies à ce jour.
Depuis les événements de janvier 2012, les autorités éthiopiennes ont renforcé les moyens de sécurité, dans la région, en particulier dans la région du Erta Ale. Tous les déplacements dans les Danakils se font sous escorte de plusieurs policiers et militaires armés qui montent dans les véhicules et encadrent toutes les excursions. Ce dispositif peut toutefois être allégé voire supprimé sans préavis. Par ailleurs, la couverture téléphonique GSM a été étendue au Dallol. En revanche, la zone du Erta Ale ne bénéficie d’aucune couverture téléphonique à plusieurs dizaines de km à la ronde. Il avait fallu plus de 12 heures aux touristes blessés pour appeler des secours qui avaient mis ensuite une douzaine d’heures pour atteindre la zone.

Au regard des dispositions prises par les autorités éthiopiennes :

1 - Tout déplacement dans la zone du Erta Ale reste formellement déconseillé compte tenu des risques très élevés qui perdurent. Outre le risque criminel qui ne peut être écarté, les conditions extrêmes et l’impossibilité d’assurer une évacuation correcte en cas d’accident rendent cette région particulièrement dangereuse.

2 - La zone du Dallol présente des risques moins élevés mais exige d’être abordée avec de très grandes précautions. Elle est donc déconseillée sauf raisons impératives. Tout déplacement dans cette région s’effectue aux risques et périls des visiteurs.

En tout état de cause, un séjour dans la région doit être impérativement organisé par l’intermédiaire de tours opérateurs particulièrement sérieux et expérimentés. Même parmi les agences spécialisées dans les voyages "extrêmes", en France comme en Ethiopie, les services offerts sont de qualité inégale. En tout état de cause, il est déconseillé de recourir aux agences qui démarchent les touristes à l’aéroport de Makele. Parmi les critères de référence qui peuvent servir de repères pour sélectionner les agences, il paraît impératif de retenir au moins les critères suivants:

  • Déplacement avec au moins deux véhicules en bon état et emport de pièces mécaniques de rechange;
  • Disposition d’un téléphone satellitaire, garantissant une liaison sûre avec la base de départ ou l’ambassade;
  • Ressources suffisantes en vivres, en eau et en carburant.
  • Emport d’un nécessaire médical approprié à la zone (cachets de sel, vitamines, anti-diarrhéiques…);
  • Un encadrement professionnel des touristes impliquant un temps de séjour sur le site limité à quelques heures et des itinéraires de visite sécurisés.

Enfin, la dépression des Danakils étant l’un des points les plus chauds de la planète, il est recommandé, avant son départ, de s’assurer auprès de son médecin traitant que son état de santé ne contrevient pas à un tel voyage. Le déplacement d’enfants de moins de 15 ans et de personnes âgées ou cardiaques est formellement déconseillé.
Les voyageurs doivent signaler leurs itinéraires aux autorités locales à Berahile et ne pas se déplacer sans les autorisations nécessaires. Ils doivent également s’assurer que les agences de voyages qui les prennent en charge ont bien déposé leur feuille de route auprès du bureau du tourisme Afar.

En cas d’agression, il est impératif de garder son sang froid, d’obtempérer et de ne rien tenter qui risquerait de faire dégénérer la situation.

Région Somali (Ogaden)

La région Somali (Ogaden) connaît une insécurité permanente en raison des activités de l’ONLF (Ogaden National Liberation Front) et des escarmouches régulières avec l’armée. L’accès des étrangers est interdit par les militaires et les services de sécurité éthiopiens, sauf s’ils ont un permis délivré par les autorités éthiopiennes (contrôle à des check points). La zone dans son ensemble est donc déconseillée sauf raison impérative.

La zone frontalière avec la Somalie est particulièrement dangereuse en raison du risque de pénétration d’éléments d’Al Shabaab. Le risque d’enlèvement d’Occidentaux dans cette région doit être considéré comme permanent. Les personnels humanitaires qui sont amenés à travailler dans cette zone sont invités à se faire connaître du consulat à Addis Abeba ou à s’enregistrer sur Ariane afin de pouvoir être contactés en cas d’alerte. Ils sont invités à suivre scrupuleusement les consignes de sécurité éditées par le service de sécurité des Nations unies et par les ONG.

Les conditions générales de sécurité en Éthiopie permettent tout en faisant preuve de vigilance :

  • d’accéder aux sites historiques du nord (Bahar Dar, Gondar, Lalibela, Axoum, Debre Damo, Adigrat ) ;
  • d’effectuer des excursions dans la région de la vallée de l’Omo (les voyageurs sont toutefois invités à organiser avec sérieux leur séjour) ;
  • d’emprunter, de jour seulement, la piste qui relie Dire Dawa et Djibouti ;
  • de visiter les villes de Dire-Dawa et Harar, mais il n’est pas prudent de s’aventurer plus à l’Est ;

Les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative :

  • dans la région du Mont Dallol pour les raisons exposées ci-dessus;
  • dans la région de Gambela qui demeure instable (y compris dans la ville de Gambela affectée par une forte augmentation de la criminalité) ;
  • dans l’Ogaden (région Somali) où des combats ont lieu très régulièrement ;
  • dans le parc national de l’Omo, à l’ouest du fleuve Omo, et la zone reliant le parc à la région de Gambela où des affrontements de nature diverse ont lieu ;
  • le long de la frontière avec le Soudan (à l’exception de la frontière avec l’Etat du Nil bleu, zone formellement déconseillée).

Les déplacements sont formellement déconseillés :

  • Au Nord du pays, dans l’ensemble de la zone frontalière avec l’Érythrée (régions Tigré et Afar) ;
  • dans la Dépression des Danakils (volcan Erta Ale)
  • dans les zones frontalières avec la Somalie et avec le Kenya (risque d’enlèvement, tensions entre communautés) ;
  • le long de la frontière avec le Sud Soudan (États du Haut Nil et du Jonglei en raison de la présence de groupes armés impliqués dans le conflit sud-soudanais) ;
  • le long de la frontière avec le Soudan (État du Nil bleu, théâtre d’affrontements entre rebelles et forces gouvernementales soudanaises).

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