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Dernière mise à jour le : 18 juin 2015 - Information toujours valide le : 2 juillet 2015

Sécurité

L’ambassade de France en Erythrée dispose de capacités limitées pour venir en aide aux Français en cas de crise. Les Français qui se rendent dans le pays sont responsables de leur propre sécurité. Ils sont invités à s’assurer qu’ils disposent de moyens nécessaires en cas de crise (vérifier les termes des contrats d’assurance, s’assurer de disposer des moyens financiers nécessaires pour couvrir d’éventuels frais d’hospitalisation ou d’évacuation, etc.).

L’ambassade ne délivre pas de titres d’identité et de voyage. En cas de perte ou de vol de passeport, l’Ambassade pourra néanmoins émettre un laissez-passer (voir justificatifs demandés et tarifs sur le site internet du poste / rubrique passeport). Ce titre d’urgence permet uniquement de se rendre en France, où vous pourrez faire renouveler votre titre perdu ou volé. La section consulaire de l’Ambassade de France à Djibouti est compétente pour toutes les autres démarches administratives concernant les Français résidents ou de passage en Erythrée.

En cas d’urgence pendant les heures de bureau, l’Ambassade de France à Asmara peut être jointe au : 00 [291] (1) 18 28 75.

En cas d’urgence en dehors de ces horaires, l’Ambassade de France à Asmara pourra être jointe au : 00 [291] (7) 37 49 65 ou au 00 [291] (7) 11 63 92.
En cas d’incident grave dans le pays pendant votre séjour, pensez à rassurer vos proches.

L’accès à toute zone extérieure à la capitale Asmara est soumis à l’autorisation préalable des autorités érythréennes, qui délivrent des permis de voyage (Travel Permits) via l’office du tourisme d’Asmara. Ceux-ci sont en général délivrés sous 24 h, mais certaines zones peuvent devenir interdites sans préavis.

Seules les villes d’Asmara et de Massaoua se trouvent en zone en vigilance renforcée.

Compte tenu de la présence récurrente de groupes armés dans le désert des Danakils, il est formellement déconseillé de se rendre dans cette région. Les zones frontalières avec l’Éthiopie et le Soudan, qui peuvent également présenter des dangers (groupes armés, mines…), sont elles aussi formellement déconseillées. Au demeurant, les autorisations de déplacement dans ces régions sont très rarement accordées.

Dans le reste du pays, les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative.

Il est par ailleurs déconseillé aux plaisanciers croisant en Mer Rouge de faire escale dans les ports érythréens.

IMPORTANT : les personnels des missions diplomatiques sont également soumis au régime des permis de voyage, mais sous préavis de 10 jours non compressible. Il n’est donc pas possible à l’ambassade de garantir une assistance consulaire aux concitoyens qui se trouveraient en difficulté en dehors de la capitale.

Piraterie

Si on constate la persistance d’actes de piraterie maritime le long des côtes somaliennes et dans le golfe d’Aden jusqu’à l’embouchure de la mer Rouge, les côtes érythréennes ne semblent pas, à ce jour, touchées par ce phénomène.

Délinquance

La délinquance (vols, brigandage) est en légère progression mais reste peu développée et limitée aux villes. Il convient de prendre les précautions d’usage. Le camping est déconseillé sauf sur les îles.

Risques naturels

L’Érythrée est située sur le rift africain, une zone sujette aux tremblements de terre. Les alertes sont cependant rares.

La faune peut présenter des risques. Ainsi, la présence de scorpions et de serpents venimeux, surtout dans les basses terres, et de bandes de babouins en montagne appellent à la prudence. En mer, il convient de se méfier de certaines espèces de requins, des poissons venimeux vivant dans les coraux ("poisson pierre") et des murènes sur la côte et autour des îles.

Afin d’éviter les périodes de fortes chaleurs (plus de 45 degrés Celsius), il est déconseillé de voyager dans les basses terres occidentales et surtout orientales (Sahel, Dankalie) entre les mois de mai et octobre.
Sur les hautes terres (Asmara est à 2300m), les températures sont assimilables à celles de France. Elles peuvent descendre en dessous de zéro degré la nuit l’hiver (décembre à mars).

Lors des périodes de pluie, les risques d’inondations, de fortes crues des oueds et de glissements de terrain sont importants, notamment dans les basses terres occidentales (janvier - février et juin - août) et sur les hautes terres (mai-août).

Transports

Infrastructure routière

Les quatre grands axes routiers du pays (Asmara – Massaoua ; Asmara – Keren – Akordat – Barentu – Teseney ; Asmara – Mendefera – Adi Quala ; Asmara – Dekemhare – Adi Keyh) sont asphaltés. Il s’agit de routes à deux voies de réalisation anciennes. Bien qu’assez bien entretenues, leurs chaussées se dégradent régulièrement et la présence de nombreux nids de poule impose la plus grande prudence. Comme dans de nombreux pays en voie de développement, il est tout à fait déconseillé de rouler après la tombée de la nuit.

Le réseau routier urbain est en assez bonne condition. La circulation est fluide mais l’on roule très lentement dans les villes érythréennes. A Asmara, les piétons et les bicyclettes, extrêmement nombreuses, représentent un vrai danger dès la tombée de la nuit, les rues étant peu éclairées et les cyclistes roulant presque tous sans phares et sans aucune signalisation fluorescente.

Transport aérien

L’Erythrée est desservie par les compagnies Egypt Air (depuis Le Caire), Turkish Airlines (depuis Istamboul) et Qatar Airways (depuis Doha). Plusieurs compagnies placées sur la liste noire européennedesservent également Asmara (Eritrea Airlines ; Nasair, qui opère une ligne entre Khartoum et Asmara).

Entrée / Séjour

Visas

L’entrée des Français en Érythrée est soumise à l’obtention d’un visa qui doit être demandé auprès de l’ambassade d’Érythrée à Paris. Aucun visa n’est délivré à l’aéroport d’Asmara.

Il existe quatre types de visa : tourisme, affaires, officiel et diplomatique. Il importe de bien choisir le type de visa sollicité en fonction de l’objectif du voyage, le régime des autorisations de déplacement dans le pays étant lié à la nature du visa. Ces autorisations sont plus facilement accordées aux touristes qu’aux titulaires de visas officiels ou diplomatiques. Le délai de délivrance du visa est long (environ deux à trois semaines). Les demandeurs de visa venant pour le travail avec un conjoint ou concubin ne peuvent en principe obtenir de visa de plus de trois mois pour celui-ci s’il n’a pas une occupation professionnelle déclarée.

  • Déclaration d’ordinateurs portables et de devises : A leur arrivée à Asmara, les voyageurs sont tenus de faire inscrire sur leur passeport la détention d’un ordinateur portable. Ils doivent également remplir une déclaration de possession de devises étrangères si le montant est supérieur à 10 000 USD ou l’équivalent en devises étrangères. Ces obligations sont très strictement appliquées. Tout manquement peut être sanctionné par des confiscations, assorties d’amendes (actuellement 1000 € pour des devises non déclarées), et par le report du départ. Attention : il n’existe pas de distributeurs de billets en Érythrée. Il est nécessaire de prévoir son budget en conséquence.
  • Les frontières avec l’Éthiopie et Djibouti sont fermées. Il n’y a pas de liaisons routières ou aériennes directes. La frontière avec le Soudan est également fermée, sauf autorisation exceptionnelle.
  • Un « Travel Permit » est obligatoire pour sortir de la capitale ou du lieu de résidence. Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade d’Érythrée à Paris.

Santé

Se prémunir contre les piqûres de moustiques porteurs du paludisme et de la dengue, présents de manière endémique dans les zones au-dessous de 1500 mètres et sur la côte de la Mer Rouge (Massawa incluse), particulièrement dangereux entre novembre et mai.

Pour plus d’informations sur le paludisme, consulter le site de l’Institut Pasteur.

La fièvre jaune est rare et la vaccination antiamarile n’est pas exigée pas les autorités sanitaires.

Les médicaments importés dans le pays se limitent à la liste de base de l’OMS. Les personnes atteintes de maladies chroniques doivent se munir d’une provision suffisante pour la durée de leur séjour.

Avant le départ, consulter le médecin traitant et souscrire une assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Us et coutumes

L’Erythrée compte autant de musulmans (sunnites) que de chrétiens (monophysites pour la plupart, avec d’importantes minorités catholiques et protestantes). Des églises catholiques (offices en langues locales, mais aussi en anglais et en italien) et protestantes (services en langues locales ou en anglais) ainsi que des mosquées existent dans toutes les villes principales.

Législation locale

Les boissons alcoolisées sont autorisées.

En revanche, le trafic et la possession de stupéfiants sont sévèrement réprimés.

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