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Sécurité

Les voyages sont formellement déconseillés dans la région frontalière avec la Colombie. La zone frontalière fait l’objet d’opérations militaires pour contrer l’entrée en Équateur d’éléments des FARC et des groupes paramilitaires. Le nord de la province d’Esmeraldas est dangereux en raison de la présence de trafiquants de drogue, de tueurs à gage et de pirates. La partie amazonienne frontalière entre l’Équateur et la Colombie doit être également évitée en raison de la présence de groupes paramilitaires. Le risque d’enlèvement contre des rançons est élevé.

Les autres régions de l’Équateur sont accessibles. Toutefois, le niveau de la délinquance impose partout une vigilance renforcée face aux risques de vol et d’agression.

Restez branché

La mise en place d’un système unique de gestion des risques en Equateur offre la possibilité aux touristes qui visitent le pays de s’enregistrer dans une base de données, dès leur arrivée sur le territoire, à l’aide d’une application (ECU911) leur permettant de reporter aux autorités un problème de toute nature (agression, accident, égarement). L’application, téléchargeable sur smartphone, existe en langue anglaise ou espagnole.

Pour les déplacements, l’utilisation de taxis et de bus sécurisés, repérables par des autocollants sur les côtés et le pare-brise du véhicule, est fortement recommandée ; ces moyens de transports, équipés de caméras et de GPS, permettent aux autorités locales d’intervenir très rapidement en cas de problème.

Délinquance / criminalité / agressions
  • De nombreux touristes français ont été agressés dans des bus de nuit circulant sur la "ruta del sol" à partir de Guayaquil. Il est donc recommandé de ne pas emprunter ce moyen de circulation la nuit. En cas d’attaque, il convient de ne jamais regarder les agresseurs dans les yeux et d’obtempérer à leurs ordres sans tenter de résister.
  • La fréquence des enlèvements express à Guayaquil est estimée par la police locale à un toutes les neuf heures. Il est donc déconseillé de prendre un taxi dans la rue (à l’exception des taxis portant les autocollants « transporte seguro », les plaques d’immatriculation doivent être entièrement ou partiellement de couleur orange) : il est préférable de prendre un taxi connu de l’hôtel (la plupart des grands hôtels travaillent avec des compagnies privées) et de noter sa plaque d’immatriculation (dans ce cas la couleur des plaques n’a pas d’importance).
  • Des attaques à main armée dirigées contre des véhicules particuliers et des autobus touristiques, notamment dans la région côtière (province de Manabi), ont été enregistrées en 2006 et 2007. Il est conseillé de n’opposer aucune résistance aux agresseurs.
  • L’agression dite "Saca Pinta" consiste à agresser à la sortie d’une banque un touriste venant d’effectuer un retrait. Les malfaiteurs sont prévenus par un complice pouvant être un employé de la banque ou un client faisant la queue. En cas d’agression à main armée, il est absolument recommandé de ne pas tenter de résister.
  • Plusieurs ambassades de l’Union européenne notent une augmentation des viols avec usage de la scopolamine communément appelés "drogue du violeur". C’est un parasympathilytique, similaire à l’atropine mais également sédatif central. Elle provoque en outre d’intenses hallucinations délirantes, de l’amnésie (amnésie lacunaire antérograde) et des pertes de conscience.
  • Les ambassades de l’Union européenne signalent des agressions dans des taxis jaunes. Les victimes, clients de restaurants, avaient demandé à des serveurs de leur appeler un taxi pour rentrer chez eux. Une fois installé dans le taxi, le véhicule change subitement d’itinéraire et se dirige dans une rue peu fréquentée. Au coin de la rue, deux individus pénètrent dans le taxi par les portes arrières et agressent avec une grande violence le passager pour lui dérober ses affaires. Il est donc recommandé aux touristes d’appeler eux-mêmes une centrale de taxis qui leur aura été conseillée par leur hôtel.

De manière générale, il est recommandé de:

  • Circuler avec peu d’argent et une copie de son passeport, et ne pas résister en cas d’agression ;
  • Éviter absolument de circuler de nuit, en véhicule particulier comme dans les transports en commun: les autobus inter-provinciaux sont régulièrement rackettés par des bandes de malfaiteurs qui n’hésitent pas à faire usage de leurs armes sur les passagers ;
  • Redoubler de prudence au volant, la signalisation étant pratiquement inexistante ;
  • Surveiller ses bagages dans les transports en commun et les aéroports ;
  • Être prudent lors de rencontres dans les bars, les discothèques et les lieux publics, ne pas accepter de cigarette ou de boisson offerte par un inconnu. Une pratique tend en effet à se répandre, consistant à droguer des touristes au moyen d’une poudre à l’effet anesthésiant connue sous le nom de "scopolamine" (qui peut être diffusée par bombe aérosol, versée dans les boissons, contenue dans des cigarettes, ou même dans des dépliants publicitaires) pour ensuite les dévaliser. Des cas de viols ont été signalés.
  • Ne jamais faire de camping sauvage.

En cas de vol ou de perte d’objets ou de documents personnels :

  • Faire, dans les plus brefs délais, une déclaration auprès du Bureau de Police le plus proche ;
  • Pendant les heures de service, se rendre à l’Ambassade de France, section consulaire pour l’établissement d’un nouveau titre de voyage si nécessaire.

Dans les zones rurales éloignées, il convient de s’assurer de leur accord préalable avant de photographier des adultes ou des enfants autochtones, parfois méfiants. On peut s’attendre, dans certains cas, à une modeste demande d’argent en retour. Éviter, en particulier les fins de semaine, les groupes autochtones sous l’emprise de l’alcool.

A Quito

  • Des ressortissants français circulant en taxi ont été victimes d’attaques à main armée en pleine journée. Les agresseurs, fortement armés et se déplaçant en voitures, obligent les chauffeurs de taxi à s’arrêter dans des rues peu fréquentées et dévalisent leurs victimes en les menaçant avec des armes à feu. En cas d’attaque, il est recommandé de ne jamais regarder dans les yeux les agresseurs et d’obtempérer à leurs ordres sans tenter de résister.
  • Il est fortement déconseillé de passer aux abords des parcs, notamment celui de "La Carolina", une fois la nuit tombée (risques d’agressions, de vols et de viols).
  • De nombreuses agressions, survenues de jour et de nuit, ont été signalées dans des rues adjacentes de l’Ambassade de France (quartier de "La Mariscal"). Il est donc recommandé d’éviter ce quartier et d’être prudent aux abords du marché artisanal. Il est par ailleurs recommandé aux personnes devant se rendre à l’Ambassade de se faire déposer devant la porte d’entrée de l’Ambassade ou de garer leur véhicule dans le parking public situé en face de l’unité de police (calle Francisco Robles).
  • Au nord de la ville, les centres touristiques de la province d’Imbabura (notamment Otavalo et Cotacachi) sont relativement sûrs. On constate néanmoins une recrudescence des agressions à main armée aux abords des lacs de Mojanda et Cuicocha, dans la région d’Otavalo, en particulier sur les itinéraires peu fréquentés (routes forestières).

A Guayaquil

- On déplore la multiplication des enlèvements express. Il est recommandé de ne pas choisir un taxi au hasard dans la rue, surtout la nuit, mais d’appeler directement des centrales de réservation de taxis. Il est vivement conseillé de limiter ses déplacements au boulevard bordant le fleuve (Malecon), au quartier Santa Ana et aux rues commerçantes du centre-ville.

A Esmeraldas

La sécurité est toute relative (agressions assez fréquentes au bord de mer). Il en va de même pour les visites en bateau de la forêt de palétuviers "manglares". Il est arrivé que des touristes soient dévalisés par des pirates.

Dans d’autres villes touristiques, dont Cuenca, les conditions de sécurité requièrent la prudence.

Dans les Iles Galapagos

Les conditions de sécurité sont bonnes.
Avant d’entreprendre une croisière ou une promenade en bateau dans les îles Galapagos, les touristes sont invités à obtenir de leur tour opérateur ou de leur agence de voyage une confirmation écrite certifiant que le navire utilisé répond bien aux normes de la Marine équatorienne en matière de sécurité.

Activité volcanique

Les autorités équatoriennes déconseillent l’ascension des volcans Tungurahua, Reventador et Sangay, tous trois en activité.

Si l’ascension du Guagua Pichincha, situé à l’ouest de Quito, est possible, il est fortement déconseillé de descendre dans la caldeira et de s’approcher du dôme créé par l’éruption de 1999-2001.

Avec 9 volcans sur le continent et 7 dans les îles Galapagos ayant présenté au moins une éruption depuis l’arrivée des Espagnols (1532), l’Équateur est un pays qui montre une très forte activité volcanique. Les voyageurs doivent donc s’informer de la situation avant leur départ soit auprès du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international en consultant le présent site, soit auprès de leur agence de voyage. En cas d’éruption, ils doivent s’attendre à des modifications de leur programme ou de leur itinéraire.

Pour de plus amples renseignements sur l’activité volcanique : www.igepn.edu.ec.

Risque sismique - L’Équateur est situé sur une zone d’activité sismique. Des séismes d’intensité 4 à 4,5 sur l’échelle de Richter se produisent régulièrement le long de la côte et dans la sierra. Les recommandations de base sont donc d’usage (cf. Fiche séisme).

Risque de Tsunami - En raison de l’activité sismique constatée le long de la côte, des risques de tsunami sont à prendre en compte.


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