L’Egypte vit une transition politique tendue, qui s’accompagne de l’apparition d’une délinquance nouvelle (vols à l’arrachée, vols à main armée …).
Les manifestations, fréquentes dans les grandes villes, comme les rassemblements populaires, peuvent dégénérer. Les nouveaux affrontements qui se déroulent place Tahrir au Caire depuis le 2 février dernier, dans le prolongement des événements qui ont frappé Port-Saïd au début du mois, en témoignent. Il faut impérativement se tenir éloigné de tout type d’attroupements.
Un appel à la grève générale a été lancé pour le samedi 11 février 2012, date anniversaire de la chute du président Moubarak. Compte tenu des tensions qui traversent le pays, une vigilance toute particulière devrait être observée ce jour là.
Dans ce contexte, les séjours dans les grands centres touristiques (Le Caire, Alexandrie, Assouan, Louxor, la Mer Rouge, Charm el Cheikh, Dahab, Taba) ne posent pas de problème. Les déplacements par avion doivent être systématiquement privilégiés, en particulier dans le Sinaï où l’insécurité est devenue endémique. Des cas d’enlèvements crapuleux y ont été signalés à plusieurs reprises récemment. De manière générale, les déplacements routiers sur des longues distances sont déconseillés. Les déplacements non-professionnels sont formellement déconseillés dans le Nord-Sinaï et le long de la frontière libyenne.
A ce stade, le niveau des atteintes à l’ordre public est largement en deçà de ce qui est généralement observé dans les grandes mégalopoles, de même que dans de nombreux pays européens. L’incivisme routier est cependant très largement répandu. Il peut engendrer des échauffourées. Il ne faut en aucun cas répondre à d’éventuelles provocations ou prises à partie.
La fragilité de l’économie, largement affectée par les événements politiques de 2011, peut conduire à des mouvements sociaux. Il convient d’y être attentif. De même, la crise du secteur touristique peut conduire certains (guides, conducteurs de calèche) à un comportement insistant, voire à des formes de harcèlement envers les touristes visitant les sites.
L’accès à Rafah, à la frontière avec la bande de Gaza, ne fait pas exception. Le transit par le point de passage est, de surcroît, soumis à une décision discrétionnaire des autorités égyptiennes, qui ont une gestion restrictive des flux de personnes entre leur territoire et celui de la bande de Gaza.
Dans un contexte général d’insécurité, il est également formellement déconseillé de faire du tourisme dans dans les zones limitrophes de la Libye et du Soudan, zones sensibles et peu sûres déjà avant 2011 (absence de balisage, mines, banditisme).
S’agissant des excursions vers les oasis du désert occidental, il est impératif de confier l’organisation de son voyage à des guides officiellement recommandés par les autorités égyptiennes et de solliciter les autorisations qui sont nécessaires dans certains cas.
Si un tremblement de terre se produisait lors d’un séjour touristique, il est recommandé à nos ressortissants de prendre immédiatement contact avec leurs familles ou leurs proches afin de les rassurer sur leur sort ou, le cas échéant, en cas de problème grave de communication avec l’extérieur, avec l’Ambassade de France.
Carte pays

En cas d’accident, l’assistance aux blessés est aléatoire et il est fréquent de devoir solliciter l’aide d’autres automobilistes. L’assurance automobile au tiers est obligatoire. Bon marché, elle est sans grande valeur en cas de dommages importants. Il est vivement recommandé de souscrire une assurance complémentaire sur place et de disposer d’un contrat d’assistance internationale.
Emprunter les petits véhicules de transport collectif (minibus) est formellement déconseillé en raison de la fréquence des accidents, sur route comme en ville. De même, le voyageur doit être mis en garde contre la tentation de choisir des compagnies de transport pratiquant le moindre coût, le niveau de sécurité (véhicules, conducteurs) s’alignant sur celui des prix. Les voyageurs individuels doivent privilégier la location de voitures avec chauffeurs, dont les tarifs sont accessibles.
Conditions d’entrée des véhicules: consulter la rubrique "Entrée / Séjour".
Les ressortissants français voyageant individuellement ou en groupe peuvent entrer en Egypte munis d’un passeport ou d’une carte nationale d’identité (avec une date de validité minimum de six mois après la date de retour en France, dans les deux cas). Le visa est obligatoire et payant. Pour les porteurs de passeports, le visa peut être obtenu soit auprès d’un consulat égyptien à l’étranger (visa de tourisme pour un mois : 25€ en France) soit à l’arrivée en Egypte (15$ ou 15€). Pour les porteurs de carte d’identité, le visa est apposé, à l’arrivée, sur un formulaire spécifique fourni par les autorités locales. Les voyageurs doivent impérativement se munir avant leur départ de deux photos
d’identité qui seront fixées sur ce formulaire. Le visa d’un mois peut être prolongé en se rendant au bureau de l’immigration (au Caire, place Tahrir, immeuble Le Mogamma).
Les détenteurs de passeports officiels (de service et diplomatique) doivent impérativement demander un visa biométrique auprès de l’Ambassade ou du Consulat général d’Egypte de leur pays de résidence, préalablement à leur arrivée sur le territoire égyptien. Aucun visa ne leur sera accordé à l’aéroport.
L’attention des voyageurs se déplaçant en véhicules individuels dans divers pays de la région est appelée sur le fait qu’ils doivent s’assurer qu’ils disposent de visas permettant de passer la même frontière plusieurs fois s’ils reviennent en France par la même voie (visa double-entrée ou entrées multiples). Ils doivent en outre s’assurer avant leur départ, auprès des consulats concernés, qu’ils disposent des documents douaniers autorisant l’entrée de leur véhicule dans les pays visités ainsi que sa sortie, par le même poste-frontière ou par un autre point.
Les voyageurs sont autorisés à entrer sur le territoire égyptien en possession de la somme de 5.000 Livres égyptiennes. Au delà de ce montant ils s’exposeraient à une saisie du montant excédant cette somme.
Pour de plus amples renseignements, prendre l’attache de l’ambassade d’Egypte à Paris, ainsi qu’avec les missions étrangères en France dont les adresses sont mentionnées sur le site de la Maison des Français de l’Etranger.
Consultez votre médecin et souscrivez à une compagnie d’assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire. Veillez à ce que les prestations proposées par le voyagiste comprennent bien une telle assurance. Durant votre séjour, veillez à consulter un médecin en cas de fièvre, de syndrome grippal ou de troubles digestifs sévères.
L’attention du voyageur est appelée sur la pollution atmosphérique particulièrement élevée au Caire. Il est recommandé aux personnes présentant un état de santé déficient (allergies, asthme, difficultés respiratoires…) de ne pas y séjourner longtemps.
Certaines maladies, notamment virales, sont transmises par des piqûres d’insectes. Il est recommandé à cet effet d’utiliser des répulsifs (sprays anti-moustiques) et de porter des vêtements longs couvrants.
Vaccinations : la mise à jour de la vaccination dipthérie-tétanos-polio (+/- coqueluche) est nécessaire. Il est par ailleurs recommandé d’effectuer les vaccins contre l’hépatite A l’hépatite B et la fièvre typhoïde.
Diagnostic, premiers soins : Centre médical Ghaly
Les hôpitaux publics sont de qualité médiocre. En cas d’accident ou d’urgence, on peut s’adresser aux hôpitaux privés ci dessous, dont la qualité demeure aléatoire et les frais relativement élevés :
Le Caire
Misr International : 12 rue El Saraya, Doqqi, tél: 260 82 61 à 69
Al Salam International de Maadi : Corniche El Nil, tél: 524 02 50
Dar El Fouad, Cité du Six-Octobre : tél : 835 60 28 à 30
Nile Badrawi : Corniche El Nil, Maadi, tél: 524 24 46
Anglo-Américain: Zamalek, tél: 735 61 62
Alexandrie
Hôpital de Smouha : 247 avenue El Horreya, tél : 03- 427 26 52 / 59
Louqsor
Hôpital Al salam international : tél: 095-237 96 29 ou 238 71 92 à 94
Hourghada et El Gouna
Hôpital Nile : tél : 065-355 09 74 à 77
Hôpital El Gouna, tél : 065-358 00 11 à 16
Charm El Cheikh
Hôpital Al Salam International : tél : 069-366 08 93 à 95
Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter le site de l’INVS, ainsi que celui de l’OMS, qui vous renseigneront sur l’état sanitaire de ce pays, ou les sites de l’Institut Pasteur de Lille et de l’institut Pasteur de Paris.
La consommation d’alcool est autorisée dans les hôtels et restaurants touristiques.
L’usage ou la possession de drogues sont très sévèrement punis, les sanctions allant de 25 ans de prison à la peine capitale. Il n’est pas prévu de peine intermédiaire quelle que soit la quantité ou la nature de la substance consommée.
Les coutumes et les lois sont conformes aux pratiques de la charia. Le tourisme sexuel et la prostitution sont sanctionnés en Egypte. Par ailleurs, les manifestations extérieures de l’intimité affective sont considérées comme contraires aux bonnes moeurs.
La loi égyptienne interdit le commerce sur place et l’exportation privée d’objets d’origine archéologique. Les fraudes sont sévèrement réprimées. Pour éviter tout contentieux, le visiteur étranger qui possède des pièces archéologiques doit les déclarer dès son arrivée en Egypte.
Il est recommandé d’être toujours vêtu décemment en public et, pour les femmes en particulier, de porter des vêtements qui couvrent les bras et les jambes jusqu’aux genoux. De manière générale, il convient d’être très attentif à son aspect extérieur dès que l’on se trouve au contact de la population locale. Enfin, il faut avoir à l’esprit que les femmes européennes non accompagnées de leur famille sont souvent l’objet d’une attention intéressée.
L’attention des voyageurs est appelée sur les escroqueries que peut comporter l’usage des cartes de crédit, notamment auprès des petits commerçants. Il est préférable, dans ce cas, de régler en espèces. Si la carte de crédit est le seul moyen de paiement disponible, il convient de vérifier soigneusement le montant sur chacun des feuillets et de faire précéder ce montant de la mention « EGP » (pour Egyptian Pound) afin d’éviter que la somme à débiter soit calculée dans une autre devise. En outre, le voyageur doit conserver avec soin le feuillet de paiement qui lui revient, ainsi qu’une facture du magasin, pour vérification ultérieure.
Par ailleurs, de plus en plus de cas d’achats immobiliers par des touristes (notamment dans les stations balnéaires) sont effectués au détriment de l’acheteur européen faute de traduction des actes en bonne et due forme.
Compte tenu des conditions climatiques, particulièrement en été, les personnes âgées et les enfants doivent se prémunir contre la chaleur en veillant à s’hydrater et à ne pas s’exposer au soleil pendant les heures les plus chaudes.
La plongée sous-marine est très répandue sur le littoral de la mer Rouge. Il est recommandé aux amateurs de faire preuve de prudence, en particulier s’ils sont peu expérimentés ou si la structure d’accueil est modeste. On déplore chaque année plusieurs accidents liés à une mauvaise évaluation de la capacité physique des plongeurs. Avant de pratiquer ce sport, il y a lieu de s’assurer de la présence d’un caisson de décompression à proximité.
L’attention des plongeurs est appelée sur le fait que la Mer Rouge abrite une population de requins, dont certaines espèces sont dangereuses. Les accidents sont rares mais, quand ils surviennent, mortels. Il convient d’observer strictement les recommandations des responsables de centres de plongée à cet égard.
Localisation / nombre de caissons de décompression:
Hourghada : 2 El Gouna: 1 Safaga: 1 Marsa Alam: 1 Charm El Cheikh: 2 Dahab: 2
Il n’existe pas de caissons de décompression sur les sites de Noueiba et de Taba. En cas d’accident, le ressortissant étranger est évacué à Eilat (Israël). A noter également que le corail fait l’objet d’une protection de plus en plus affirmée en Egypte : prélèvements ou dégradations sont punissables.
Police touristique : 126 (à composer d’un téléphone fixe ou mobile depuis l’agglomération du Caire)
standard : +202.35 67.32.00
fax : +202.35.67.32.01
permanence (nuits du vendredi-samedi et week-end) : +202.35.67.33.10, uniquement en cas d’urgence.
site Internet : www.ambafrance-eg.org
standard : +202 35 67 33 50
fax : +202 35 67 33 60
permanence (24h/24) : +20 12 210 41 33, uniquement en cas d’urgence.
site Internet : Consulat Général de France au Caire
permanence (24h/24) : +20 3.48 47 950 - 48 45 615, uniquement en cas d’urgence
fax : +20 3 48 75 614
site Internet : Consulat Général de France à Alexandrie
Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).