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Sécurité

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La situation sécuritaire au Yémen étant très dégradée, le fonctionnement de l’aéroport de Sanaa au Yémen est fortement perturbé. Il est donc formellement déconseillé de se rendre à Djibouti en empruntant les vols transitant par Sanaa, la situation locale ne permettant pas à l’ambassade de France au Yémen d’assister les passagers qui seraient bloqués.

Voisine de l’Ethiopie, de la Somalie (province du Somaliland), de l’Erythrée et, par la mer, du Yémen, la République de Djibouti est située dans une zone sensible. Des forces militaires de différents pays y sont stationnées. Son port, d’une grande importance stratégique, sert d’attache ou d’escale permanente à de nombreuses marines étrangères.

Recommandations générales pour Djibouti

Djibouti connait de bonnes conditions de sécurité et n’appelle que les recommandations suivantes :

- Les déplacements à l’intérieur du pays doivent se faire en convois d’au moins deux véhicules 4X4 (prévoir une réserve d’eau de 8 litres par jour et par personne).
- Plages de Djibouti : la fréquentation de la plage de Doraleh est déconseillée. Il vaut mieux éviter de se rendre en fin d’après-midi sur la plage de Khor Ambado ou d’en revenir après 16 heures (risque d’agression et de vol).
- Il est préférable de ne pas porter de bijoux de valeur.
- Il est interdit de photographier les personnes et plus particulièrement les femmes voilées sauf avec leur consentement exprès. La même interdiction vaut pour toutes les installations à caractère militaire.

La capitale compte de nombreux établissements nocturnes, fréquentés essentiellement par des militaires et des marins de toutes nationalités, qui sont parfois le théâtre de rixes, pouvant dégénérer.

Incidence du conflit somalien

Le contingent de l’armée djiboutienne au sein de l’AMISOM s’est installé de façon progressive à Beledweyne (Somalie centrale) depuis le 31 mai 2012. Le déploiement de l’unité (bataillon d’environ 1000 hommes) s’est terminé dans le courant du mois de décembre 2012, l’acheminement du gros des troupes ayant commencé à la fin du mois de novembre. Ce déploiement est destiné à assurer à terme la relève opérationnelle locale de l’armée éthiopienne qui a repris la ville aux milices Shabaab. Les déclarations menaçantes du porte-parole des combattants shabaab faites dès l’annonce de l’engagement djiboutien, laissent à penser que le risque de représailles sur le territoire djiboutien ne saurait être exclu. La vigilance est recommandée lors de la fréquentation des lieux publics et symboliques (centre historique, lieux de culte et établissements religieux, proximité des zones portuaires et aéroportuaires ainsi que des enclaves militaires djiboutiennes et étrangères, abords des emprises françaises, plage de la siesta et lieux de vie nocturne).

Zones frontalières

En raison du différend frontalier entre l’Erythrée et Djibouti, il demeure formellement déconseillé d’approcher cette zone frontalière par voie maritime ou aérienne, y compris l’archipel Sawabi’ (Les sept frères). Il est en effet formellement déconseillé de se rendre au nord de la ligne Godoria - Aidalou - Balho par voie terrestre ou aérienne, déclarée « zone interdite » par les autorités djiboutiennes (voir carte ci-dessous). Ce différend n’est pas clos et la zone demeure fortement militarisée.
A la suite des opérations de déminage conduites notamment dans les districts du nord, Djibouti a été déclaré "pays ne présentant plus de risque de mines". Il reste toutefois recommandé d’observer les règles de prudence générales :

- ne pas s’écarter des pistes, sauf avec le concours d’un guide expérimenté ;
- emprunter de préférence les pistes les plus régulièrement fréquentées ;
- en cas de besoin, n’emprunter d’autres pistes qu’après s’être renseigné sur leur état auprès de l’Office National du Tourisme de Djibouti (tel. : +253 21 35 28 00).

La bordure des frontières terrestres est à éviter, celle de la frontière entre Djibouti et le Somaliland (délimitations incertaines, présence armée des deux cotés de la frontière) est formellement déconseillée.

L’existence d’un flux migratoire continu par voie pédestre sur les anciennes pistes des caravanes depuis l’Ethiopie et la Somalie, et à destination de la péninsule arabique, n’a pas eu jusqu’à présent d’incidences sur les conditions de sécurité en dehors des agglomérations.

Somaliland

La frontière avec le Somaliland est proche de la capitale (14 km) et l’accès à cette province somalienne ayant proclamé son indépendance en 1991, est aisé depuis Djibouti. Ce territoire a bénéficié jusqu’à une époque récente d’une situation sécuritaire privilégiée dans le contexte somalien. Il est actuellement formellement déconseillé de s’y déplacer et a fortiori d’y séjourner.
La partie orientale de la province, aux confins du Puntland, est devenue un endroit risqué, où les tensions claniques sont vives et qui peut servir de repli aux milices islamistes ainsi qu’aux cellules terroristes chassées de la partie centrale et du sud de la Somalie,
La partie occidentale, où se trouvent la capitale, Hargeysa, et le principal port, Berbeira, est d’apparence plus tranquille. Les risques (attentats, enlèvements) y sont cependant élevés. La diffusion d’informations positives et rassurantes par des voyageurs mal informés mais chanceux, contribue à la perception souvent erronée des conditions de sécurité, de même que certaines particularités locales (réseau performant de téléphonie mobile).
L’absence sur place de toute représentation française rend aléatoire la protection de nos ressortissants en difficulté. Il est recommandé à toute personne appelée à se rendre au Somaliland de se faire connaître au préalable auprès de notre Ambassade à Djibouti (tel : +253 350963 (h24), fax : +253 350272, www.ambafrance-dj.org rubrique "nous contacter").

Piraterie maritime

Malgré quelques améliorations récentes liées à une forte présence aérienne et navale internationale, les attaques violentes avec prises d’otages sont toujours d’actualité. Les actes de piraterie maritime à partir de bateaux de fort tonnage déployant, une fois au large, de petites vedettes rapides et bien armées, peuvent avoir lieu à partir du détroit de Bab el Mandeb dans le Golfe d’Aden et le long des côtes somaliennes ou yéménites ainsi que dans une grande partie du nord-ouest de l’Océan indien.

Il est donc formellement déconseillé de naviguer au sud de la Mer Rouge (à partir d’Hodeida au Yémen) et au large de la Corne de l’Afrique, sauf à pouvoir s’insérer dans les dispositifs internationaux actuellement mis en place (convois).

La navigation dans le golfe d’Aden au large de la corne de l’Afrique est fortement déconseillée aux navires dont la vitesse est inférieure à 15 nœuds et dont le franc-bord est bas sur l’eau (hauteur inférieure à 2 mètres). Ils représentent des proies de choix pour les pirates.

La piraterie sévit dans la partie sud de la mer rouge et dans le golfe d’Aden, zone classée "à risque" par le Bureau maritime international. Cette zone constitue en effet l’un des endroits les plus dangereux au monde en matière de piraterie. Avant de naviguer dans ces zones, il est conseillé de consulter les alertes "piraterie" mises en ligne par le site www.icc-css.org/prc/piracyre…

En cas de présence dans cette zone, il est recommandé de se signaler impérativement au MSCHOA (Maritime Security Centre - Horn of Africa, contrôle naval volontaire mis en place dans le cadre de l’opération Atalante : tel +44(0)1923958547 et +44(0)19239588700, fax +44(0) 1923958520, courriel : postmaster [at] mschoa.org) et à la cellule de permanence de l’Autorité française dans cette zone maritime (Alindien : + 265 74 1222/128/129, courriel : alindien [at] free.fr).

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