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Sécurité

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Après la grave crise post-électorale qui a suivi le second tour des élections présidentielles de novembre 2010, la situation en Côte d’Ivoire est en cours de normalisation sur les plans politique, institutionnel, économique et sécuritaire. Sur ce dernier point, il convient toutefois de demeurer vigilant en raison du maintien de risques résiduels à l’ouest du pays. La zone située à la frontière libérienne et incluant la ville de Taï est déconseillée sauf raison impérative. Il convient également d’être vigilant en raison de la présence de coupeurs de route, notamment dans les environs de Bouaké.

Par ailleurs, les consignes élémentaires de vigilance et de prudence inhérentes à tout déplacement dans un pays en développement et de séjour dans de grandes zones urbaines doivent être strictement respectées.

La criminalité de droit commun est dans l’ensemble contenue à Abidjan et en relation avec une agglomération de plus de 5 millions d’habitants répartis dans des zones résidentielles, un quartier d’affaires et des banlieues très pauvres.

Cette criminalité ne constitue pas un obstacle à la circulation des personnes ni au développement des relations sociales. Toutefois, il convient de faire preuve de vigilance et de prudence, notamment lors des déplacements dans les zones festives de la ville où la vie nocturne est propice aux atteintes aux personnes et aux biens (vols de véhicules à main armée, vols avec violence, cambriolages).

Dans ce contexte, le Consulat général :
- invite les ressortissants français de passage en Côte d’Ivoire à se faire connaître du Consulat général de France à Abidjan et d’y remplir une fiche « Français de passage » ;

- recommande également aux ressortissants français qui effectueraient un tel séjour temporaire en Côte d’Ivoire de faire preuve de vigilance ;

- invite les Français à consulter le bulletin de sécurité hebdomadaire mis en ligne sur le site Internet du consulat : http://www.consulfrance-abidjan.org/ et contenant des conseils relatifs à la sécurité et, le cas échéant, la mention des incidents dont les Français ont été victimes et qui ont été signalés au consulat pendant la semaine écoulée.

Délits sexuels

La législation ivoirienne prévoit de lourdes sanctions à l’encontre des auteurs de viol, d’attentat à la pudeur, d’actes de débauche et de dépravation. Les peines, allant de 2 à 20 ans, sont aggravées jusqu’à perpétuité si la victime est mineure.
Les auteurs d’actes de pédophilie sont condamnés à des peines d’emprisonnement allant de 6 mois à l’emprisonnement à vie.

En tout état de cause, et conformément à l’article 113-6 du code pénal, la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un français hors du territoire de la République. Les ressortissants français coupables d’une infraction sexuelle commise en Côte d’Ivoire peuvent aussi être poursuivis en France en application de la loi 98-468 du 17 juin 1998 pour des faits constitutifs de délits à caractère sexuel, y compris si ceux-ci ne sont pas réprimés par la législation locale (articles 227-22 et suivants du code pénal).

Agressions

- L’expérience montre qu’il est dangereux de résister aux malfaiteurs ou de faire des gestes qui pourraient être interprétés comme de la résistance. Certains agresseurs craignent d’être reconnus ensuite et dénoncés : il est donc recommandé de ne pas les dévisager.
- Faire attention aux vols de passeport à l’aéroport, entre le débarquement et le contrôle d’immigration : il est conseillé, même à l’aéroport ou dans une zone apparemment contrôlée, de tenir votre passeport dans un lieu discret, d’en faire une photocopie et de la conserver dans un lieu différent de celui où se trouve le document original ; en cas de vol, le signaler au consulat dans les meilleurs délais afin de pouvoir empêcher l’utilisation frauduleuse de ce document ; un nouveau passeport peut vous être remis rapidement si vous êtes inscrit au Registre des Français établis hors de France (dispositions concernant les résidents).
- Éviter de porter des bijoux ou de grosses sommes d’argent sur soi dans la rue, mais en avoir suffisamment (30.000 F CFA / 45 euros) pour tenter de calmer un éventuel agresseur.
- Éviter également de se promener ceint(e) d’une pochette-ceinture (banane) visible ou vêtu(e) d’un gilet-reporter aux poches bourrées, qui attirent l’attention.
- Ne pas se rendre seul(e) dans certains quartiers populaires d’Abidjan (Adjamé, Yopougon, Abobo, par exemple) et les éviter totalement après le coucher du soleil. Il en va de même des quartiers isolés.
- Être particulièrement vigilant(e) en quittant une banque ou un distributeur de billets, surtout si une voiture occupée est stationnée à proximité. La même prudence s’impose à tout moment de la journée en quittant un restaurant ou un maquis (bar, dancing).
- Rouler vitres relevées, portières verrouillées et ne rien laisser sur les sièges et banquettes arrières des voitures, notamment les téléphones portables.

Arnaques

- Utiliser très prudemment les cartes de crédit en raison de l’apparition de réseaux ivoiriens spécialisés dans les escroqueries à la carte bancaire. De très nombreux cas d’escroqueries de ce type ont été signalés, y compris pour des voyageurs n’ayant utilisé leur carte que dans des grands hôtels. Il convient, dans toute la mesure du possible, de régler les dépenses en espèces et, en tout état de cause, d’éviter de régler par carte bancaire lorsque celle-ci fait l’objet d’un traitement manuel (sabot). Les grands hôtels exigeant souvent le dépôt d’une caution au moyen d’une carte bancaire, il convient de privilégier les établissements où ce moyen de paiement fait l’objet d’un traitement automatisé. Se renseigner au moment de la réservation.
- L’utilisation des chèques de voyage et des cartes bancaires pour retirer des espèces n’est possible que dans les grandes banques à Abidjan.
- Les tentatives d’extorsion de fonds par Internet se développent considérablement à partir de la Côte d’Ivoire. Des dizaines de cas sont signalés quotidiennement au Consulat général à Abidjan. Toute sollicitation comportant une demande d’envoi d’informations bancaires ou de sommes d’argent, même modestes, doit être considérée a priori comme douteuse. Le site Internet du Consulat général comporte une rubrique dédiée spécialement aux arnaques en tout genre. Veuillez vous y référer : http://www.consulfrance-abidjan.org/

Numéros utiles

Abidjan
- Numéro vert en cas de harcèlement routier : 110

- Commissariats de police et de gendarmerie d’Abidjan :
• Direction générale de la police : +225 20 22 08 22

• Préfecture de police (commissariat central) : +225 20 21 00 22 / +225 20 22 42 27 / +225 20 21 77 92
• Gendarmerie : +225 20 21 88 83

- Commissariats
• de l’aéroport : +225 21 27 70 31
• du plateau : +225 20 21 58 33
• de Treichville : +225 21 24 17 48
• d’Adjamé : +225 20 37 44 65
• de la Zone 4 : +225 21 35 10 27
• de Port Bouët : +225 21 27 71 78
• de Koumassi : +225 21 36 14 34
• des 220 logements : +225 20 37 15 91
• de Cocody : +225 22 44 15 16
• de Marcory : +225 21 26 78 58
• d’Attecoubé : +225 20 37 27 41
• de Williamsville : +225 20 37 23 28
• des II Plateaux : +225 22 41 35 05
• d’Abobo (13e arrondissement) : +225 24 39 00 90
• d’Abobo (14e arrondissement) : +225 24 39 15 54
• d’Abobo (15e arrondissement) : +225 24 39 05 00
• de Yopougon (16e arrondissement) : +225 23 45 26 64
• de Yopougon (19e arrondissement) : +225 23 45 63 60
• de Niangon : +225 23 46 37 28
• de Riviera : +225 22 43 18 65

San Pedro
- Commissariat de police : +225 34 71 13 43
- Gendarmerie : +225 34 71 20 70

Yamoussoukro
- Commissariat de police : +225 30 64 11 63 / 30 64 00 24
- Gendarmerie : +225 30 64 00 22

Daloa
- Commissariats :
• 1er arrondissement : +225 32 78 36 22
• 2e arrondissement : +225 32 78 32 13
• 3e arrondissement : +225 32 78 35 85

- Gendarmerie : +225 32 78 20 45 / 32 78 31 56

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