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Dernière mise à jour le : 8 mars 2016 - Information toujours valide le : 6 décembre 2016

Sécurité

Conseils généraux de sécurité

Les déplacements professionnels et non professionnels doivent respecter certaines règles élémentaires de précaution et de bon sens.

Lors de tout voyage aux Comores, il est particulièrement recommandé à tout ressortissant français de :

  • privilégier les arrivées par voie aérienne, les liaisons maritimes ne respectant pas les règles internationales de sécurité et de sûreté et donnant souvent lieu à davantage de suspicions de la part des autorités de l’Union ou des îles (notamment Anjouan et Mohéli),
  • ne pas embarquer sur les petites vedettes motorisées dénommées kwassa-kwassa pour la navigation inter-îles aux Comores sous peine d’emprisonnement et d’amende,
  • respecter les us et coutumes musulmans lors de prises de photos. Il est recommandé d’éviter la prise de photos de bâtiments publics (notamment militaires et gendarmerie),
  • rester vigilant quant à ses effets personnels, même si les Comores restent un pays où la délinquance est très faible. Il convient, toutefois, de bien fermer les issues des logements. L’hébergement dans des pensions de famille bon marché est à déconseiller,
  • tenir compte dans les contacts avec la population locale des répercussions de la relation particulière entre Mayotte, la France et les Comores,
  • se munir de liquidités. Les rares distributeurs de Moroni fonctionnent de manière aléatoire et les chèques en euros ne sont pas acceptés, notamment dans les hôtels,
  • se faire connaître dès son arrivée auprès de l’ambassade. Celle-ci sera mieux à même de répondre à une éventuelle demande d’assistance, notamment en matière juridique. En effet, un contentieux impliquant un ressortissant français (auteur ou victime) peut-être porté devant la justice comorienne, et il est recommandé dans ce cas de se faire représenter par un avocat.

En Grande Comore, le massif volcanique du Karthala est toujours actif, et présente des secousses occasionnelles. Le Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique des Comores effectue une veille sismologique. Des épisodes éruptifs avec projection de cendres et poussières ont eu lieu en 2005, 2006 et 2007.

Entrée / Séjour

Conditions d’entrée

Justificatifs à présenter impérativement pour les ressortissants français :

  • Déplacement touristique : billet retour, viatique de 30 euros/jour, adresse du lieu de séjour.
  • Déplacement professionnel : billet retour, viatique, justificatif d’emploi ou invitation avec une société comorienne, adresse du lieu de résidence.

Les visiteurs ayant un besoin impérieux de se rendre dans l’une des trois îles précitées sont instamment priés de prendre préalablement l’attache de la section consulaire de l’ambassade de France à Moroni (Tél. : +269 773 06 15 ou +269 773 07 53 - Fax : +269 773 09 22 - Mobile : +269 333 06 10) ou, s’agissant de l’île d’Anjouan, du Vice-consulat à Mutsamudu (Tél. : +269 771 02 27 / +269 320 52 00)
 

Navigation de plaisance

Les relâches de plaisanciers dans les ports des îles de Grande Comore, Anjouan et Mohéli sont réglementées. Il est donc formellement déconseillé aux bateaux de plaisance battant pavillon étranger d’aborder une des trois îles, sans avoir au préalable obtenu l’autorisation d’entrée au port.

  • Une autorisation d’entrée doit être obtenue pour chacune de ces trois îles (Moroni pour la Grande Comore, Mutsamudu pour Anjouan et Fomboni pour Mohéli). Cette autorisation est uniquement valable pour faire escale dans un de ces trois ports. Si le plaisancier souhaite relâcher dans une des villes côtières de ces îles, l’autorisation doit en être délivrée par les autorités portuaires et de l’immigration de Moroni, Mutsamudu ou Fomboni.
  • Une autorisation de sortie doit également être obtenue auprès de la Capitainerie des ports de Moroni-Iconi, Mutsamudu ou Fomboni, et les services de l’Immigration doivent en être avisés.

A l’heure où la piraterie maritime est bien présente à proximité de la région de l’archipel des Comores, il est souhaitable d’éviter toute navigation maritime avec des bateaux de plaisance.

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez un contrat auprès d’une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire. Les structures sanitaires locales ne répondant pas aux normes européennes, cette mesure est indispensable.

Paludisme (malaria)

Cette maladie parasitaire, transmise par les piqûres de moustiques, impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…).
A ces mesures doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludique éventuel.

Arboviroses

Comme dans d’autres pays de l’Océan indien, les moustiques peuvent être vecteurs de maladies virales comme la dengue ou le chikungunya.
En l’absence de traitement préventif ou de vaccin disponibles, le recours à des mesures de protection individuelles (sprays, crèmes, diffuseurs électriques…) et l’attention des personnes les plus vulnérables s’imposent.

Vaccinations

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est indispensable.
Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas.
Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Hygiène alimentaire

Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra

Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Cette maladie, dite "des mains sales", se répand en particulier pendant la saison des pluies.

Afin de réduire les risques de contamination, il est recommandé de :

  • se laver les mains le plus souvent possible, et a minima avant les repas et avant toute manipulation d’aliments,
  • veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson,
  • veiller à ne consommer que de l’eau en bouteille n’ayant pas été préalablement ouverte ou bouillie, ou des boissons gazeuses,
  • veiller à ne pas consommer de glace, glaçon, lait non pasteurisé ou non bouilli,
  • peler les fruits ou légumes ou les laver à l’eau additionnée d’une cuillerée à soupe d’eau de javel à 12 degrés en bouteille (et non en berlingot),
  • éviter les crudités et les produits de la mer (coquillages).

Consultez un médecin en cas de troubles digestifs, notamment chez les enfants.
Plusieurs centaines de cas ont été rapportés au cours de l’été 2008, principalement en Grande Comore.

Quelques règles simples
  • Maintenez une hygiène corporelle stricte (risque de mycoses),
  • évitez la pratique du sport aux heures chaudes de la journée en été,
  • évitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire),
  • évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides,
  • ne caressez pas les animaux que vous rencontrez,
  • ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue,
  • emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin,
  • veillez à votre sécurité routière : port de votre ceinture de sécurité en auto, port d’un casque en moto.
VIH-Sida

Prévalence non négligeable du VIH-Sida. Toute mesure de prévention est indispensable (préservatifs).

Informations utiles

Pas d’infrastructure opératoire sur place. Seule possibilité : transfert sur un centre hospitalier spécialisé à La Réunion ou en France.
Il convient également de signaler l’absence de véritables structures hospitalières sur les îles d’Anjouan et de Mohéli.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur
Institut de veille sanitaire
Organisation Mondiale de la Santé

Infos utiles

Les autorités comoriennes ont instauré une brigade des mœurs. Elle opère des contrôles d’identité la nuit à partir de 23h aux alentours des discothèques, bars nocturnes et des points de vente de brochettes.
Il est nécessaire si l’on souhaite se rendre dans ces lieux de se munir d’une pièce d’identité.

Us et coutumes

L’islam sunnite est la religion officielle des Comores. Il est pratiqué de façon modérée. Cependant la grande majorité des habitants étant pratiquante, il est conseillé de porter des tenues sobres et d’éviter de s’exhiber outre mesure, notamment sur les plages. De plus, la baignade n’est pas recommandée aux femmes sur la plage d’Itsandra (face à la mosquée) - Grande Comore - ; il existe des plages privées comme à Maloudja (Nord de la Grande Comore). Ces recommandations doivent être plus particulièrement suivies pendant la période du ramadan.

Législation locale

Il est possible de se procurer de l’alcool dans quelques magasins tenus par des expatriés. Toutefois, la consommation sur la voie publique n’est pas autorisée, sous peine d’amende voire de prison. L’ivresse sur la voie publique est prohibée.
Pendant la période de ramadan, il convient d’accorder une attention particulière au respect des règles liées à la consommation d’alcool.

Divers

Le climat est intertropical (saison chaude et humide de novembre à avril). Saison fraîche et sèche de mai à octobre.

Infrastructure routière

Mal entretenu, le réseau routier est très dégradé. Les routes principales sont parsemées de nids-de-poule et les voies secondaires particulièrement étroites.
Les panneaux de circulation sont inexistants, et le respect du code de la route est approximatif (attention à la priorité aux ronds-points qui ne s’applique pas aux Comores). Les véhicules sont souvent en mauvais état (pare-brises largement étoilés, feux de signalisation et clignotants hors service, freins et suspensions fatigués). La plus grande prudence s’impose donc en matière de conduite automobile (en particulier de nuit), car les accidents sont relativement fréquents et souvent graves. En cas d’accident hors de Moroni, il est conseillé de ne pas s’arrêter, mais de se rendre au commissariat de police le plus proche et d’avertir le consulat.

L’approvisionnement en carburant est normal. Il est toutefois conseillé de le faire régulièrement.

Transport aérien

La commission européenne a publié la liste des compagnies qui font l’objet de restrictions d’exploitation pour certains types d’appareils. La société comorienne Air Service Comores en fait partie. L’ambassade de France ne peut que déconseiller aux voyageurs d’utiliser cette compagnie aérienne.

Compagnies aériennes internationales

Les compagnies internationales qui desservent les Comores sont :

  • Kenya Airways : cinq vols hebdomadaires (six en période estivale) à destination de Paris via Nairobi.
  • Air Austral : aucune liaison directe vers la France. Deux vols hebdomadaires de Moroni vers Saint-Denis de La Réunion via Mayotte avec correspondance pour Paris et desserte des principales villes françaises par TGV AIR.
  • Air Madagascar : deux vols de Moroni vers Paris via Antananarivo. Un vol hebdomadaire pour Nosy Be et Paris.
  • AB Aviation : deux vols hebdomadaires d’Anjouan à Dzaoudzi (Mayotte) via Mohéli et desserte cinq jours par semaine de Dar es Salam.
  • Inter Iles : deux vols hebdomadaires d’Anjouan à Dzaoudzi via Mohéli.
  • Air Tanzania : deux vols hebdomadaires pour Dar es Salam.
  • FlySax : un vol hebdomadaire pour Mombasa et Nairobi.
  • Ewa Air : deux vols hebdomadaires de Moroni à Dzaoudzi.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Un voyageur d’affaires peut obtenir un visa d’entrée sans obstacles, sur présentation d’un billet retour. Le visa ordinaire autorise un séjour d’un mois et coûte 30 euros (15.000 francs comoriens). Il s’obtient dès l’arrivée à l’aéroport.

Aucune formalité n’est nécessaire avant le départ.

Un visa ordinaire peut être transformé en visa d’un an sur place, sur présentation auprès des autorités d’un motif valable : contrat de travail, projet d’investissement, etc. Il coûte 240 euros.

Données économiques

Avec une population de 1 million d’habitants, le pays dispose en 2014 d’un PIB par habitant de 861 dollars et d’un PIB de 1 milliard de dollars. Le PIB du pays a crû de 2,7% par an entre 2009 et 2014.

Les Comores sont le 142 ème client de la France et son 71 ème excédent. La France a exporté vers les Comores 28 millions d’euros de biens en 2014. Les exportations ont augmenté de 7% par an entre 2009 et 2014. Le solde commercial de la France avec le pays s’établit à 24 millions d’euros.

La présence française aux Comores se limite à deux investissements significatifs : l’un historique dans le secteur bancaire (la Banque pour l’Industrie et le Commerce), et l’autre récent avec la reprise par Bolloré Africa Logistics de la gestion du terminal container du port de Moroni. Bureau Véritas est en cours d’installation et Lafarge a également programmé un investissement. Colas est un opérateur important dans le cadre des projets routiers en cours de réalisation aux Comores. Sont installées également une quinzaine de petites entreprises, spécialisées dans le négoce, originaires de la métropole, de La Réunion ou appartenant à des binationaux franco-comoriens.

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère des Affaires étrangères et du Développement international vous propose de consulter la fiche repères économiques Comores.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Les Comores dépendent du Service économique régional de Madagascar :

Ambassade de France à Madagascar
3, rue Jean Jaurès – Ambatomena – Antananarivo
Tél. +261 20 22 399 99
Fax + 261 20 22 399 75
Courriel : tananarive@dgtresor.gouv.fr
Site web : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/madagascar

  • Chambre ce Commerce

UCCIA Comores
Rue du Port – BP 763 – Moroni
Union des Comores
Tél. : +269 7730958
Fax : +269 7731983

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence de Moroni
Avenue du Général de Gaulle – BP 71 – Moroni
Union des Comores
Tél. : +269 773 29 10 / +269 773 35 06
Fax : +269 773 22 88
Courriel : afdmoroni@afd.fr
Adresse Internet : http://comores.afd.fr

  • BAD

Les Comores sont membres de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/.

La page des Comores est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/countries/east-africa/comoros/.

  • FMI

Site internet :

Les Comores et le FMI.

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