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Sécurité

Risques encourus

La Colombie est aujourd’hui un pays fortement contrasté en termes de sécurité. L’impact dû au conflit armé interne a fortement diminué : il représente aujourd’hui moins de 5 % du nombre total des homicides ; de même, les attentats à l’explosif, imputables il y a quelques années encore aux groupes armés illégaux, sont devenus très rares. Cette tendance s’est confirmée avec la signature de l’Accord Final de Paix avec les FARC en novembre 2016 ; en revanche le lancement de négociations avec l’ELN ne s’est pas accompagné d’un cessez-le feu, et ce mouvement de guérilla a revendiqué un attentat qui a fait un mort et une trentaine de blessés, à Bogota, le 19 février 2017.

- Criminalité

Avec une criminalité organisée puissante et une délinquance de voie publique significative, certaines zones du pays sont encore particulièrement déconseillées, car dangereuses (cf. zones de vigilance). C’est le cas de la plupart des régions périphériques, souvent très isolées, et en particulier des zones frontalières où la liberté de circulation n’est pas garantie en toute circonstance. C’est pourquoi il est déconseillé de rentrer en Colombie par voie terrestre.

La plupart des agressions (vols à l’arraché, vols avec ruse, agressions à la scopolamine, attaques à main armée, enlèvements express) enregistrées contre nos compatriotes sont commises dans un contexte où l’ambiance festive n’incite pas à la vigilance. Les manifestations de rue peuvent dégénérer : il convient de s’en tenir éloignés, d’autant que le niveau d’acceptation de la violence physique (utilisation d’armes de poing ou d’armes à feu) reste anormalement élevé en Colombie.

Il est fortement recommandé de :
• Ne pas opposer de résistance en cas d’agression. Il convient de faire preuve de calme et d’obtempérer.
• Ne jamais porter d’objets de valeur (bijoux, appareils photos, etc.), de ne pas manipuler de fortes sommes d’argent en public et de ne retirer de l’argent qu’en plein jour dans les distributeurs installés dans les endroits fréquentés (centres commerciaux, hôtels).
• Ne jamais perdre de vue ses bagages et ne jamais accepter de transporter les bagages d’une connaissance récente.
• Limiter ses déplacements nocturnes et de ne jamais se déplacer seul de nuit, même dans les quartiers de divertissement.
• Dans les cafés et les restaurants, ne pas laisser boissons et nourritures sans surveillance et ne jamais accepter de cigarette ou de gomme à mâcher d’un inconnu.
• Ne pas faire confiance aux inconnus qui abordent les touristes dans la rue : il s’agit de « faux » touristes prétendument perdus, négociants en pierres précieuses, etc…).
• N’emprunter que des radio-taxis contactés par téléphone (ce système est parfaitement au point dans les grandes villes) ou agréés par une structure (hôtels, aéroports) et de ne jamais héler un taxi dans la rue.
• Se munir de photocopie des documents d’identité et des titres de voyages lors des déplacements, les originaux étant conservés en lieu sûr (coffre d’hôtel).

- Risques liés aux transports, risques routiers

Mesures préconisées :
• Éviter les voyages en dehors de toute structure d’accompagnement (cyclotourisme, autostop, camping-cars, etc…).
• Utiliser de nuit les bus interurbains.
• Verrouiller systématiquement les portières et les fenêtres des véhicules.
• Circuler en dehors des axes principaux en particulier de nuit.

- Risques naturels

Plusieurs dizaines de tremblements de terre d’une magnitude supérieure à 4 sur l’échelle de Richter y sont enregistrés chaque année, et une douzaine de volcans colombiens sont actifs et peuvent être dangereux. Des informations à jour sur l’activité de ces volcans peuvent être obtenues sur le site de l’Institut Colombien de Géologie.

Zones de vigilance

Zones formellement déconseillées

Les frontières de la Colombie sont des zones de trafics où les bandes criminelles sont actives et où les groupes armés illégaux se sont repliés : elles sont donc formellement déconseillées.

Les autorités vénézuéliennes maintiennent fermée jusqu’à nouvel ordre la frontière terrestre avec la Colombie (y compris le poste frontière de Cúcuta) : cette fermeture est susceptible d’engendrer des tensions localement.

Une partie importante du trafic de cocaïne passe par les ports de Tumaco (département de Nariño) et de Buenaventura (département du Valle del Cauca), zones de violence endémique. Les déplacements dans ces deux villes sont formellement déconseillés.

Dans le département du Chocó, la circulation par voie terrestre est particulièrement dangereuse : attaques de transports collectifs, risques d’enlèvement d’origine crapuleuse, glissements de terrain fréquents. Les risques sont accrus dans la zone du Rio Atrato, l’un des principaux foyers de l’exploitation minière illégale, avec les violences qui en découlent.

Zones déconseillées sauf raison impérative

Compte tenu du niveau élevé de violences qui y sont signalés, les zones qui figurent en orange sur la carte sont déconseillées « sauf raison impérative ».

Zones à vigilance renforcée

- Bogota

Au sud de la capitale, les quartiers populaires (Kennedy, Ciudad Bolivar), les banlieues d’Altos de Cazuca et de Soacha dont fortement déconseillées.

Au nord, dans les quartiers aisés et les zones les plus résidentielles de la capitale (Chapinero, Chico, Parque de la 93, Zona T, Usaquen), des vols à l’arraché ou dans les restaurants sont recensés. Quelques agressions à main armée dans les rues et dans les parcs ont été enregistrées.

D’une manière générale, il convient d’être très vigilant sur les lieux touristiques (Candelaria, Monserrate), où les vols sont fréquents.

- Medellín

La sécurité s’est sensiblement améliorée à Medellín, où le tourisme se développe. Un dispositif policier adapté a été mis en place au centre-ville et autour des principaux points d’attraction.

Il est fortement recommandé d’éviter de se rendre dans les communes situées sur les flancs de Medellín, haut lieu du trafic de drogue. Les berges et les ponts du Rio Medellín et les quartiers autour du stade Atanasio Girardot (Metro Estadio) les jours de match de football doivent être évités de jour comme de nuit.

Dans la journée, les quartiers du Parque San Antonio, du Parque Bolivar, ainsi que tout le secteur au nord du Parque Berrio sont relativement sûrs. Ces quartiers sont cependant à éviter la nuit, sauf aux abords de l’Alliance française (Parque San Antonio). Lors des visites au Metrocable de Santo Domingo ou de San Javier, il est également recommandé de ne s’éloigner ni du métro ni de la bibliothèque.

Les secteurs de El Poblado, de Laureles ainsi que la commune résidentielle de Envigado sont accessibles de jour comme de nuit. Il convient toutefois d’être vigilant.

- Cali

A l’exception des quartiers périphériques situés à l’est de l’agglomération, qui accueillent des populations déplacées, et où des règlements de compte entre bandes rivales ont parfois lieu, la sécurité publique est désormais assurée dans des conditions acceptables. Les ressortissants français, résidents ou de passage, sont néanmoins invités à faire preuve d’une grande vigilance, y compris dans les quartiers réputés résidentiels.

- Carthagène

La situation sécuritaire est inégale selon les quartiers. Elle est satisfaisante à l’intérieur des remparts de la vieille ville de Carthagène et dans les quartiers de Bocagrande, Castillogrande et Getsemaní.

- Santa Marta

La zone du parc Tayrona est considérée comme sûre. De violents courants peuvent toutefois y surprendre les baigneurs. Il convient de ne fréquenter que les plages autorisées et de suivre scrupuleusement les consignes des autorités.

Les excursions sur les contreforts et dans la Sierra Nevada sont envisageables, ainsi qu’à la saison sèche, les randonnées jusqu’à Ciudad Perdida, mais elles doivent nécessairement être accompagnées d’un guide.

Les excursions vers Riohacha et Cabo de la Vela (Guajira) sont possibles, en s’appuyant sur une agence de voyages.

Il convient d’être particulièrement vigilant dans le petit port de Taganga où des attaques à main armée, des agressions et des vols avec violence sont régulièrement signalées. Il est recommandé d’éviter en particulier les endroits isolés et à l’écart du port.

- Quibdo

La capitale du département du Chocó n’est pas accessible que par voie terrestre le réseau routier étant très dégradé. Il est déconseillé de s’éloigner de l’agglomération.

- Mutis et Nuqui

Ces deux localités sont accessibles uniquement par voie aérienne. En l’absence de réseau routier, elles demeurent relativement isolées.

  • La ville de Leticia, en Amazonie colombienne, n’est accessible que par voie aérienne.

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