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Sécurité

Contexte général

La Colombie est aujourd’hui un pays fortement contrasté en termes de sécurité. L’impact dû au conflit armé interne a fortement diminué (il représente aujourd’hui moins de 5 % du nombre total des homicides). De même, les attentats à l’explosif, imputables il y a quelques années encore aux groupes armés illégaux, sont devenus très rares et ciblent des intérêts économiques précis. Cette tendance se confirme avec la finalisation du processus de paix engagé avec les FARC et le lancement de négociations avec l’ELN.

Pour autant, avec une criminalité organisée puissante et une délinquance de voie publique significative, certaines zones du pays sont encore particulièrement déconseillées, car dangereuses. C’est le cas de la plupart des régions périphériques, souvent très isolées, et en particulier des zones frontalières où la liberté de circulation n’est pas garantie en toute circonstance. C’est pourquoi il est déconseillé de rentrer en Colombie par voie terrestre, tout comme il est déconseillé de circuler en dehors des axes principaux, en particulier de nuit.

La plupart des agressions (vols à l’arraché, vols avec ruse, agressions à la scopolamine, attaques à main armée, enlèvements express) enregistrées contre nos compatriotes sont commises dans un contexte où l’ambiance festive n’incite pas à la vigilance. Les manifestations de rue peuvent dégénérer : tenez-vous en éloignés, d’autant que le niveau d’acceptation de la violence physique (utilisation d’armes de poing ou d’armes à feu) reste anormalement élevé en Colombie.

Zones à vigilance renforcée
Bogota

Au sud, les quartiers populaires (Kennedy, Ciudad Bolivar) doivent être absolument évités ainsi que les banlieues d’Altos de Cazuca et de Soacha.

Au nord, dans les quartiers aisés et les zones les plus résidentielles de la capitale (Chapinero, Chico, Parque de la 93, Zona T, Usaquen) les agressions commises sont le plus souvent des vols à l’arrachée ou dans les restaurants. On enregistre également quelques agressions à main armée dans les rues et dans les parcs.

D’une manière générale, il convient d’être très vigilant sur les lieux touristiques (Candelaria, Monserrate), où les vols sont fréquents, et d’avoir en tête que Bogotá est une agglomération de plus de 8 millions d’habitants.

Medellín

La sécurité s’est sensiblement améliorée à Medellín, où de nombreux touristes se rendent désormais. Un dispositif policier adapté a été mis en place au centre-ville et autour des principaux points d’attraction.

Des actes de violence se concentrent dans certains secteurs bien définis (les communes situées sur les flancs de Medellín, où le trafic de drogue n’a pas disparu), qui doivent être évités en toutes circonstances. De même, doivent être évités de jour comme de nuit les berges et les ponts du Rio Medellín, qui traverse la ville, ainsi que les quartiers autour du stade Atanasio Girardot (Metro Estadio) les jours de match de football.

Dans la journée, les quartiers du Parque San Antonio, du Parque Bolivar, ainsi que tout le secteur au nord du Parque Berrio sont relativement sûrs. Ces quartiers sont cependant à éviter la nuit, sauf aux abords de l’Alliance Française (Parque San Antonio). Lors des visites au Metrocable de Santo Domingo ou de San Javier, il est également recommandé de ne s’éloigner ni du métro ni de la bibliothèque.

De jour comme de nuit, les secteurs de El Poblado, de Laureles ainsi que la commune résidentielle de Envigado sont accessibles, tout en gardant à l’esprit les règles de prudence qui s’appliquent dans toutes les grandes agglomérations.

Cali

A l’exception des quartiers périphériques situés à l’est de l’agglomération, qui accueillent des populations déplacées du fait du conflit intérieur, et où des règlements de compte entre bandes rivales ont parfois lieu, la sécurité publique est désormais assurée dans des conditions acceptables. Les ressortissants français, résidents ou de passage, sont néanmoins invités à faire preuve d’une grande vigilance, y compris dans les quartiers réputés résidentiels, et à prendre l’attache des services de l’ambassade (ou de notre consulat honoraire sur place) s’ils le jugent utile.

Carthagène

La situation sécuritaire est inégale selon les quartiers. Elle est correcte à l’intérieur des remparts de la vieille ville de Carthagène, ainsi que dans les quartiers de Bocagrande, Castillogrande et Getsemaní.

Santa Marta

La zone du parc Tayrona est considérée comme sûre. De violents courants peuvent toutefois y surprendre les baigneurs. Il convient de ne fréquenter que les plages autorisées et de suivre scrupuleusement les consignes des autorités.

Les excursions sur les contreforts et dans la Sierra Nevada sont envisageables, ainsi que à la saison sèche, les randonnées jusqu’à Ciudad Perdida, mais elles doivent nécessairement être accompagnées d’un guide.

Les excursions vers Riohacha et Cabo de la Vela (Guajira) sont possibles, en s’appuyant sur une agence de voyages.

Quibdo

La capitale du département du Chocó n’est pas accessible par voie terrestre compte tenu d’un réseau routier très dégradé. Il est déconseillé de s’éloigner de l’agglomération.

Mutis et Nuqui

Ces deux localités, accessibles uniquement par voie aérienne, permettent d’observer les baleines sur la côte pacifique, de juillet à octobre. En l’absence de réseau routier, elles demeurent relativement isolées.

San Agustin et Popayan

Des excursions sont possibles vers ces deux destinations très touristiques du sud de la Colombie, y compris par la route en passant par le parc du Puracé.

La ville de Leticia, en Amazonie colombienne, n’est accessible que par voie aérienne.

Zones déconseillées sauf raison impérative

Compte tenu du niveau élevé de violences qui y sont signalés, les zones qui figurent en orange sur la carte sont déconseillées « sauf raison impérative ».

Zones formellement déconseillées

Les frontières de la Colombie sont des zones de trafics où les bandes criminelles sont actives et où les groupes armés illégaux se sont repliés. Elles sont donc formellement déconseillées.

Par ailleurs, les régions de Tumaco (département de Narino) et de Buenaventura sont des voies de trafic de la cocaïne. Dans le département du Chocó, le risque d’enlèvement existe, des attaques de bus collectifs ont été perpétrées, la circulation est particulièrement dangereuse (glissement de terrains). Le Rio Atrato est l’un des principaux axes d’exploitation minière illégale avec les risques de violence qui en découlent.

Les risques naturels

Plusieurs dizaines de tremblements de terre d’une magnitude supérieure à 4 sur l’échelle de Richter y sont enregistrés chaque année et une douzaine de volcans colombiens sont actifs et peuvent être dangereux. Des informations à jour sur l’activité de ces volcans peuvent être obtenues sur le site de l’Institut Colombien de Géologie.

Recommandations générales
  • Évitez les voyages en dehors de toute structure d’accompagnement (cyclotourisme, autostop, camping-cars, etc…).
  • Les voyages interurbains par bus sont formellement déconseillés de nuit.
  • Ne résistez jamais à une agression, faites preuve de calme et obtempérez.
  • Limitez vos déplacements nocturnes et ne sortez jamais seul de nuit, même dans les quartiers de divertissement.
  • Ne portez jamais d’objets de valeur (bijoux, appareils photos, etc.).
  • Surveillez vos moyens de paiement ; n’emportez pas de grosses sommes en liquide et ne retirez de l’argent qu’en plein jour dans les distributeurs installés dans les endroits fréquentés (centres commerciaux, hôtels).
  • Ne perdez jamais de vue vos bagages et n’acceptez jamais de transporter les bagages d’une connaissance récente, aussi sympathique soit elle.
  • Emportez une photocopie de vos pièces d’identité lors de vos déplacements et laissez les originaux en lieu sûr.
  • N’empruntez que des radio-taxis contactés par téléphone (ce système est parfaitement au point dans les grandes villes) ou agréés par la structure où vous vous trouvez (hôtels, aéroports) et ne hélez jamais un taxi dans la rue.
  • Dans les cafés et les restaurants, ne laissez pas boissons et nourritures sans surveillance et n’acceptez jamais de cigarette ou de gomme à mâcher d’un inconnu.
  • Verrouillez systématiquement les portières et les fenêtres des véhicules.
  • Ne suivez pas les inconnus qui abordent les étrangers dans la rue (touristes prétendument perdus, négociants en pierres précieuses, etc…).

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