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Colombie

Colombie

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Dernière mise à jour le: 18 septembre 2014 - Information toujours valide le: 2 octobre 2014

Dernière minute

Chikungunya

Une épidémie de chikungunya s’étend dans les Antilles depuis décembre 2013. Le ministère colombien de la Santé a confirmé l’enregistrement des premiers cas autochtones de cette épidémie dans le département de Bolivar (nord du pays).

Le chikungunya est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques infectés. Elle se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires).

En prévention, comme pour la dengue, il convient de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, utilisation de moustiquaires).

Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter le site internet de l’Institut Pasteur.

Sécurité

Contexte général

La Colombie est un pays dangereux dans lequel moins d’un quart des homicides sont dus au conflit armé et où les étrangers constituent des cibles de choix pour la délinquance, y compris parfois dans des zones réputées plus tranquilles que d’autres.

La plupart des agressions (vols à l’arraché, vols avec ruse, agression à la scopolamine, attaque à main armée, enlèvements express) enregistrées contre nos compatriotes sont commises dans les grandes villes.

Les attentats à l’explosif demeurent rares et ciblés mais des manifestations peuvent facilement dégénérer. Tenez-vous en éloignés.

Il est déconseillé de rentrer en Colombie par voie terrestre. Mafias et groupes armés abondent en effet dans toutes les zones frontalières. Les barrages et enlèvements ont certes diminué récemment mais le risque n’est pas nul.

Bogota

  • Au sud, les quartiers populaires restent le théâtre de violences et doivent être absolument évités (Kennedy, Ciudad Bolivar, mais aussi et surtout les banlieues d’Altos de Cazuca et de Soacha, ainsi que les quartiers qui se trouvent autour de la Candelaria).
  • Au nord, quelques zones résidentielles et commerciales (Chapinero, Usaquen…) offrent une apparence plus tranquille. La plupart des agressions commises en Colombie contre des Français ont été enregistrées dans les quartiers aisés de la capitale colombienne (Parque de la 93, Zona T, etc.). C’est également dans ces quartiers que sont le plus fréquemment commis des vols à main armée.
  • Plusieurs hôtels du centre (Candelaria), aux tarifs modestes et souvent recommandés dans les guides, ont été victimes de braquages collectifs nocturnes.

Carthagène
La situation sécuritaire y est très inégale selon les quartiers. Nos compatriotes sont donc invités à ne séjourner que dans des hôtels sécurisés et à limiter leurs déplacements à l’intérieur des remparts de la vieille ville de Carthagène et aux quartiers de Bocagrande et de Getsemaní.

Santa Marta

  • La zone côtière du parc Tayrona peut être considérée comme sûre. De violents courants peuvent toutefois y surprendre les baigneurs. Il convient de ne fréquenter que les plages autorisées et de suivre scrupuleusement les consignes des autorités.
  • Toute excursion sur les contreforts et dans la Sierra est proscrite. Seules sont envisageables, à la saison sèche, les randonnées jusqu’à Ciudad Perdida, obligatoirement accompagnées d’un guide.
  • Des excursions vers Riohacha et Cabo de la Vela sont envisageables, en s’appuyant sur une agence de voyages.
Zones déconseillées sauf raison impérative

Sont déconseillés sauf raison impérative compte tenu du nombre élevé d’enlèvements, de meurtres et de règlements de compte :

Medellin

  • Certains quartiers de la ville tels que Aranjuez, Guayabal, Castilla et Parque-Santonio ainsi que la commune de Envigado doivent être absolument évités, de jour comme de nuit.
  • Des cas de braquages collectifs nocturnes ont été signalés dans des hôtels de la ville.

Cali
Les ressortissants français sont invités à la plus grande prudence, y compris dans les quartiers réputés résidentiels.

Zones formellement déconseillées

Les itinéraires entre Santa Marta et le Venezuela, soit à travers le Département de la Guajira (à l’est), soit via Bucaramanga (au sud) sont formellement déconseillés, notamment en bus.

La zone frontalière avec le Venezuela est déconseillée.

Les risques naturels

Plusieurs dizaines de tremblements de terre d’une magnitude supérieure à 4 sur l’échelle de Richter y sont enregistrés chaque année et une douzaine de volcans colombiens sont actifs et peuvent être dangereux. Des informations à jour sur l’activité de ces volcans peuvent être obtenues sur le site de l’Institut Colombien de Géologie.

Recommandations générales
  • Évitez les voyages en dehors de toute structure d’accompagnement (cyclotourisme, autostop, camping-cars, etc…).
  • Les voyages interurbains par bus sont formellement déconseillés de nuit.
  • Ne résistez jamais à une agression, faites preuve de calme et obtempérez.
  • Limitez vos déplacements nocturnes et ne sortez jamais seul de nuit, même dans les quartiers de divertissement.
  • Ne portez jamais d’objets de valeur (bijoux, appareils photos, etc.).
  • Surveillez vos moyens de paiement; n’emportez pas de grosses sommes en liquide et ne retirez de l’argent qu’en plein jour dans les distributeurs installés dans les endroits fréquentés (centres commerciaux, hôtels).
  • Ne perdez jamais de vue vos bagages et n’acceptez jamais de transporter les bagages d’une connaissance récente, aussi sympathique soit elle.
  • Emportez une photocopie de vos pièces d’identité lors de vos déplacements et laissez les originaux en lieu sûr.
  • N’empruntez que des radio-taxis contactés par téléphone (ce système est parfaitement au point dans les grandes villes) ou agréés par la structure où vous vous trouvez (hôtels, aéroports) et ne hélez jamais un taxi dans la rue.
  • Dans les cafés et les restaurants, ne laissez pas boissons et nourritures sans surveillance et n’acceptez jamais de cigarette ou de gomme à mâcher d’un inconnu.
  • Verrouillez systématiquement les portières et les fenêtres des véhicules.
  • Ne suivez pas les inconnus qui abordent les étrangers dans la rue (touristes prétendument perdus, négociants en pierres précieuses, etc…).

Transports

Infrastructures routières

Le piètre état des routes et les habitudes locales (excès de vitesse, alcool au volant, irrespect du code de la route) rendent la conduite dangereuse.

Un permis de conduire international est nécessaire.

En cas d’accident de la route

La législation colombienne interdit formellement aux conducteurs impliqués dans un accident de quitter les lieux ou de déplacer leur véhicule avant l’arrivée de la police. S’ils ne respectent pas cette consigne, ils peuvent être considérés par la justice locale comme étant les seuls responsables de l’accident.

Plaisance

Les plaisanciers qui souhaitent longer les côtes colombiennes, particulièrement dans sa partie caraïbe, doivent faire preuve de prudence (actes de piraterie recensés). Il est par ailleurs recommandé de déclarer son entrée dans les eaux territoriales colombiennes à la capitainerie du port le plus proche et, en cas de séjour prolongé, d’être particulièrement attentif aux délais de déclaration d’importation temporaire.

Aéroports

Les formalités d’enregistrement et d’embarquement à l’aéroport de Bogota sont parfois exagérément longs, notamment pour les vols internationaux. Il est recommandé d’arriver trois heures avant le vol.

Entrée / Séjour

Visa

Les touristes munis d’un billet aller/retour peuvent obtenir un visa de 90 jours à l’arrivée dans les aéroports - Ce visa peut éventuellement, après paiement d’un taxe, être renouvelé auprès de la Direction des Étrangers (Direccion de Extranjeria).

Les autorités colombiennes sanctionnent par de lourdes amendes les voyageurs en situation irrégulière, y compris ceux qui se livrent à des activités lucratives alors qu’ils sont entrés dans le pays muni d’un visa de tourisme.

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin, éventuellement votre dentiste , et contractez une assurance.

Vaccinations

Aucune vaccination n’est obligatoire pour entrer sur le territoire colombien. Cependant :

  • La vaccination contre la fièvre jaune est vivement recommandée à toute personne souhaitant se rendre dans les régions côtières de l’Atlantique, du Pacifique, dans la région amazonienne, dans la région des « Llanos » et dans le département de la Guajira (à la frontière avec le Venezuela). En outre, cette vaccination est exigée à l’entrée de la plupart des parcs naturels colombiens, mais aussi par les compagnies aériennes qui desservent les départements de Putumayo, du Meta et du Caqueta. Cette vaccination doit être pratiquée dans un centre de vaccinations internationales agréé au moins dix jours avant le départ.
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est également recommandée. - Autres vaccinations pouvant être conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, rage.
  • Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes
  • Paludisme : Maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques, elle impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…) et un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : L’Amazonie est classée en zone 3. Le reste du pays est classé en zone 2.
  • Autres maladies transmises par les piqûres de moustiques : D’autres maladies (notamment virales) peuvent être transmises par les piqûres de moustiques : il convient donc de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements) et ce y compris la journée. En particulier pendant les saisons des pluies, des épidémies de dengue sont susceptibles de se déclarer dans les zones de basse altitude. Il est conseillé de se renseigner auprès de l’ambassade pour en connaître les évolutions.

Il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Hygiène alimentaire

L’eau courante n’est généralement considérée comme potable qu’à Bogota et dans les plus grandes villes du pays. Cependant, les contaminations digestives (virales ou parasitaires) n’y sont pas rares. C’est pourquoi il est conseillé :

  • de ne boire que de l’eau en bouteilles capsulées,
  • d’éviter l’ingestion de glaçons, de légumes crus, de salades et de fruits de mer,
  • de s’assurer d’une cuisson suffisante des aliments,
  • de veillez à un lavage soigneux des mains avant chaque repas.
Mal des montagnes

Bogota étant située à 2700 mètres d’altitude, certains voyageurs peuvent y éprouver le mal des montagnes. Les personnes sujettes à des maladies respiratoires ou cardiaques ou souffrant d’une tension artérielle élevée, de prendre les précautions adéquates.

Quelques règles simples
  • Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire) ;
  • Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez ;
  • Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto) ;
  • Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
VIH - Sida

Prévalence non négligeable du VIH - Sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

Infrastructures de santé

Seules les plus grandes villes colombiennes disposent d’infrastructures de santé capables de prendre en charge à peu près tous les types d’urgence. Il s’agit le plus souvent de cliniques privées. Il faut toutefois garder à l’esprit que ces dernières n’admettent généralement que des patients qui ont payé d’avance.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Législation locale

Les actes de pédophilie sont sévèrement réprimés.

La loi colombienne interdit l’exportation d’espèces animales locales ainsi que de pièces archéologiques.

Climat

Proche de l’équateur, la Colombie connaît une grande stabilité des températures toute l’année. La saison sèche et la saison des pluies sont variables selon les régions. Généralement, il pleut en Colombie en avril-mai et en octobre-novembre. Le climat est différent selon les régions : tropical humide sur la côte caraïbe de la Colombie et en Amazonie, chaleur des plaines, climat tempéré (Bogota), zone quasi- désertique (Guajira), froid (à plus de 3 000 mètres).

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