Dernière Minute
Un séisme de magnitude 7 suivi de quelques répliques a eu lieu à 08h02 samedi 20 avril 2013.
Éviter jusqu’à nouvel ordre les déplacements non nécessaires au Sichuan et dans tous les cas de figure, les districts de Ya’an, Qionglai et de Lushan (autoroutes locales fermées).
Les TGV entre Chongqing et Chengdu sont arrêtés et le trafic suspendu dans l’attente que toutes les voies aient fait l’objet des vérifications nécessaires.
Depuis le 31 mars 2013, les autorités sanitaires chinoises font état de l’émergence de plusieurs dizaines de cas humains de grippe aviaire de type A (H7N9), dont plusieurs décès. Il s’agit des premiers cas de transmission à l’homme de cette souche de virus.
Évolution de la situation
Des cas ont été déclarés dans plusieurs provinces et villes de Chine, la grande majorité des cas restant concentrée sur Shanghai et les provinces limitrophes.
À ce stade, aucune transmission inter-humaine n’a été détectée, y compris chez les proches des personnes malades.
Des investigations sont toujours en cours par les autorités chinoises. Celles-ci ont par ailleurs renforcé les mesures de surveillance des populations d’oiseaux et des cas humains de grippe, et communiquent régulièrement les résultats en liaison avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
D’autre part, plusieurs mesures communes de renforcement de la surveillance et de fermeture de marchés ont été prises par les provinces et les villes touchées par le virus. Le ministère de l’agriculture a mis en place un plan de surveillance du virus H7N9 chez les animaux, rendu public le 7 avril.
Bonnes pratiques
La grippe aviaire est une maladie virale animale (volailles, porcs) exceptionnellement transmissible de l’animal à l’homme. Ses symptômes sont ceux d’une grippe tels que fièvre, toux, douleurs musculaires, fatigue… Des mesures d’hygiène classiques sont recommandées pour limiter les risques de transmission :
proscrire tout contact direct avec les volailles oiseaux sauvages et porcs vivants, notamment sur les marchés ;
éviter la consommation de produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les œufs ;
se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou avec un soluté hydro-alcoolique et systématiquement s’il y a eu contact avec des animaux ou des oeufs.
En cas de forte fièvre et de difficultés respiratoires, il convient de consulter un médecin sans délai.
Pour toute information complémentaire, veuillez consulter le site internet du ministère français de la Santé.
La ville de Pékin ainsi qu’un certain nombre de villes du nord et du centre de la Chine connaissent depuis janvier 2013 une série de pics de pollution d’une fréquence et d’une intensité sans précédent, due à la présence massive de microparticules dans l’air.
Les particules et les polluants présents dans l’air peuvent être la cause d’inflammation des voies respiratoires, de diminution des capacités respiratoires entraînant des irritations, des difficultés, voire des douleurs respiratoires. L’air pollué peut également entraîner des irritations des yeux et interagir avec le système immunitaire.
Certaines catégories de personnes sont particulièrement sensibles à la pollution de l’air : il s’agit des personnes âgées, des enfants ainsi que de toute personne souffrant de maladies chroniques telles que asthme, bronchite chronique, emphysème ou insuffisance cardiaque.
Le seul moyen de résoudre les risques de problèmes de santé est de minimiser l’exposition à la pollution, notamment pour les catégories à risque.
Il est donc conseillé de :
- pour les personnes présentant les facteurs de risque mentionnés plus haut, se renseigner avant leur départ sur la qualité de l’air et de différer au besoin leur voyage ;
- pendant le séjour, en cas de pic de pollution réduire les sorties à l’extérieur (éventuellement, utiliser un masque filtrant de type N95 à l’extérieur; bien que ces masques puissent en principe être achetés sur place, il est préférable de s’en munir avant le départ) ;
- réduire l’exercice physique ;
- garder les fenêtres et les portes fermées ;
- consulter immédiatement un médecin en cas de symptômes.
Des informations complémentaires sont accessibles sur le site de l’ambassade de France en Chine ou sur le site du Ministère français de la Santé dans lequel l’avis relatif aux conduites à tenir lors d’épisodes de pollution atmosphérique pourra être consulté.
Sécurité
Le pays est généralement sûr pour les étrangers. La petite délinquance tend cependant à augmenter, mais le risque d’agressions physiques reste faible (en dehors des incidents liés à des accidents de la circulation, qui peuvent facilement dégénérer, surtout si l’étranger adopte lui-même un comportement agressif).
Les autorités chinoises font preuve de la plus grande rigueur dans la prévention et la répression des troubles à l’ordre public. Des campagnes sont lancées régulièrement contre les établissements se livrant à des activités illégales. Nos ressortissants, qu’ils soient résidents ou de passage, sont invités à faire preuve du plus grand discernement dans le choix des établissements qu’ils fréquentent durant leur séjour.
Les écarts de conduite (altercations, tapage nocturne, actes de vandalisme, état d’ébriété sur la voie publique, fréquentation de lieux de prostitution, etc.) peuvent valoir à leur auteur une amende, voire une expulsion quasi immédiate du territoire chinois, précédée le cas échéant d’un séjour en centre de rétention.
Les vols visant les touristes sont en recrudescence dans toutes les grandes villes, notamment dans les sites touristiques les plus fréquentés, les restaurants ou dans les transports en commun. Il est recommandé de placer ses documents d’identité dans des poches intérieures fermées. Il est conseillé de conserver son passeport sur soi (dont l’original sera exigé à Pékin en cas de contrôle) et d’en laisser une copie avec ses titres de voyage en lieu sûr.
En cas de perte ou de vol de passeport, il est indispensable d’effectuer une déclaration au Bureau de la Sécurité Publique le plus proche, dans la ville même de l’incident. En cas de vol, seuls des procès-verbaux de "perte" sont établis par les autorités.
Muni du récépissé de cette déclaration, il convient de se rendre dans les meilleurs délais à l’Ambassade de France ou dans l’un des consulats généraux de France en Chine, selon le cas, afin de faire une déclaration auprès de l’autorité consulaire. C’est cette déclaration qui permet de se faire délivrer, selon les cas, un nouveau passeport ou un laissez-passer. Un visa de régularisation (délai d’obtention : 5 jours ouvrés à Pékin), qui permettra de quitter la Chine, devra ensuite être sollicité auprès des autorités chinoises.
Consommation forcée : des étrangers sont régulièrement victimes dans les grands sites touristiques (place Tian’Anmen à Pékin, Place du Peuple à Shanghai, etc.) de jeunes personnes qui leur proposent, sous prétexte de pratiquer une langue étrangère, de les accompagner dans une maison de thé proche, un bar ou un restaurant, où des consommations ou des repas leurs sont servis à des tarifs exorbitants. La police, qu’il ne faut pas hésiter à contacter, peut intervenir sur le champ et exiger le remboursement des sommes indûment perçues.
Des fraudes à la carte de crédit ne sont pas rares. Il ne faut jamais perdre de vue sa carte bleue lors de son utilisation pour un paiement.
Voyages à but de rencontre individuelle : la plus grande vigilance est recommandée aux personnes qui se proposent d’accepter ce type de séjour organisés par des particuliers, qui peuvent aboutir à des pressions, y compris physiques, en vue de mariages de complaisance.
Des restrictions d’accès peuvent intervenir de manière ponctuelle. Les voyageurs doivent, dans tous les cas, se conformer strictement aux instructions et aux recommandations en vigueur, qu’il convient de vérifier auprès de l’ambassade de Chine ou de l’agence de voyage organisant leur déplacement. L’entrée, même involontaire, dans des zones d’exclusion expose les contrevenants à des amendes, voire à des interpellations.
La prise de photographies est interdite aux abords des enceintes à caractère officiel, notamment des sites militaires. Elle est également limitée dans les lieux de culte.
L’usage du GPS s’est largement banalisé en Chine, où de nombreuses voitures en sont équipées. L’enregistrement de coordonnées géographiques dans les zones sensibles ou d’accès réglementé est toutefois à proscrire, sous peine d’amende, voire d’interpellation.
A Pékin, la vigilance est particulièrement de mise dans les lieux touristiques tels que la place Tian’anmen, le Palais d’Eté, le Parc de la Colline de Charbon, ainsi que les magasins de souvenirs et les marchés (magasin de l’Amitié, marché de la Soie, Hongqiao notamment). La zone des bars de Sanlitun a été dernièrement le théâtre d’incidents visant des étrangers.
A Canton, il convient d’être vigilant dans la foule en général, et dans des lieux tels que la gare centrale en particulier. Les vols de passeport sont particulièrement fréquents pendant la période de la foire de Canton (deuxièmes quinzaines d’avril et d’octobre).
A Shanghaï, il faut faire preuve de prudence dans les lieux touristiques tels que le Bund, Nanjing Road, Pearl Tower, People’s Square, aux abords des musées, dans les marchés, à Huaihai Lu, au Jardin Yu, dans les grands centres commerciaux…, et particulièrement en période de fêtes : fête de la Lune (septembre), fête nationale (1er octobre), fête du printemps (janvier - février), fête du travail (1er mai).
A Hong Kong, plusieurs dizaines d’Occidentaux ont, ces dernières années, été victimes d’agressions dans le quartier de Wanchai. Une drogue est ajoutée à leur boisson dans des bars à hôtesses, annihilant leur volonté. Les victimes sont alors dépouillées de leurs biens, et contraintes d’effectuer des retraits importants d’argent liquide. Les Français qui pourraient fréquenter ces établissements sont par conséquent invités à faire preuve de la plus grande prudence.
La quasi-totalité du territoire chinois est ouverte aux voyageurs. Toutefois, il est prudent de s’informer des situations locales avant d’envisager des déplacements individuels en dehors des sites touristiques traditionnels. Plusieurs régions connaissent des restrictions, ou des conditions particulières, d’accès :
Région autonome du Xinjiang : la situation est redevenue normale dans la capitale, Urumqi, après les manifestations violentes en septembre 2009, mais les visiteurs ou les résidents sont invités à faire preuve de prudence et de discrétion, et à se tenir à l’écart d’éventuels rassemblements ou manifestations. L’accès aux zones frontières peut être soumis à l’obtention d’un laissez-passer. Se renseigner localement auprès des agences de voyage.
Province du Qinghai : plusieurs districts ou communes sont interdits d’accès aux étrangers, à savoir dans la ville de Xining, les comtés (xian) de Huangyuan, de Datong (Laoyeshan est la seule zone autorisée) et de Huangzhong (Ta’ersi - le monastère de Kumbum - est la seule zone autorisée) ; dans la préfecture de Haidong, le comté de Huzhu ; dans la préfecture de Hainan, le comté de Guinan ; dans la préfecture de Haibei, les comtés de Qilian, de Haiyan et de Menyuan ; dans la préfecture de Haixi, la ville de Delingha, les comtés administratifs de Lenghu, Mangya et Dachaidan ainsi que le comté de Tianjun ; dans la préfecture de Guoluo, les comtés de Dari, Banma et Gande.
Ces zones pouvant être modifiées, les voyageurs sont invités à s’assurer préalablement, auprès de leur agence de voyage ou de l’ambassade de Chine en France, de l’accessibilité des sites qu’ils souhaitent visiter.
Région autonome de Mongolie intérieure : deux arrondissements sont interdits d’accès au public, Eqinaqi et Siziwangqi. Il est conseillé aux voyageurs souhaitant visiter des zones éloignées des centres urbains de bien s’assurer du sérieux de leur agence locale de tourisme.
Province du Sichuan : toute la partie ouest de cette province étant habitée par des populations appartenant à la minorité tibétaine, les autorités du Sichuan, sans pour autant appliquer la réglementation valable pour la Région autonome du Tibet, peuvent restreindre momentanément l’accès à certaines préfectures ou certains districts (comme ceux de Ganzi, Aba ou Litang, situés au nord et à l’ouest de la province). Ces restrictions interviennent notamment à l’époque du nouvel an tibétain (entre février et mars) ou à l’occasion de certaines dates anniversaires.
Les voyageurs individuels sont, dans tous les cas, invités à faire preuve de prudence et de discrétion.
Région autonome du Tibet : l’accès au Tibet est soumis, en sus du visa pour la Chine, à l’obtention préalable d’une autorisation spéciale. La présence d’un guide est obligatoire, qu’il s’agisse d’un voyage individuel ou de groupe. Les demandes sont traitées dans un délai de 10 jours ouvrés.
Le permis d’accès au Tibet peut être obtenu, sur présentation des copies numérisées du passeport et du visa chinois, des détails de l’itinéraire envisagé ainsi que d’un justificatif professionnel pour les personnes employées en Chine :
* depuis l’étranger ou en Chine, par l’intermédiaire d’une agence de tourisme détentrice d’une licence gouvernementale.
* directement en Chine à l’adresse électronique suivante : chengjun5918@163.com (Tibet Hotel - Bureau 301 - 118 Beisihuan Lu/118 East street North Si-huan Road - Tél : 010 6498 0373).
Un devis doit être établi avant la signature du contrat de voyage final. Les frais de guide ne pouvant faire l’objet d’un règlement individuel s’ajoutent au coût du permis (de l’ordre de 600 yuans soit moins de 70 euros) et peuvent varier selon la durée du voyage et l’itinéraire. Toute autre procédure est à proscrire.
Nota :
La délivrance de permis d’accès au Tibet aux ressortissants étrangers pouvant faire l’objet de mesures de suspension provisoires, il convient de vérifier ce point avant tout voyage.
Depuis janvier 2013, l’accès à la région autonome est autorisé aux titulaires de passeports étrangers à condition de faire partie d’un groupe de trois personnes minimum et de même nationalité.
Les diplomates et journalistes sont soumis à une procédure spécifique et peuvent faire l’objet de restrictions temporaires particulières. Il leur est particulièrement recommandé de se renseigner à l’avance.
Grande muraille : Les visites hors des sites de la Grande muraille officiellement ouverts au tourisme sont interdites dans certaines provinces, en particulier dans la municipalité de Pékin. Des incidents ont été rapportés à l’occasion de telles visites. Il est donc recommandé de s’en tenir aux sites officiellement ouverts au tourisme.
Séismes : la Chine, y compris Hong Kong et Macao, est soumise à un important risque de tremblements de terre. Les principales zones sismiques sont le Heilongjiang, Lijiang dans le Yunnan, les bassins du Yangtsé, la province du Hebei et la région de Pékin. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, se reporter à la fiche réflexe de ce site dans la rubrique " Infos pratiques ".
Lors de séismes le réseau téléphonique peut être très perturbé. Ne l’encombrez pas mais pensez à contacter un de vos proches et demandez-leur de faire passer le message aux autres.
Typhon : chaque année, le littoral méridional de la Chine est affecté, entre les mois de mai et octobre, par une dizaine de typhons en moyenne, caractérisés par des vents violents et de fortes précipitations. Ce phénomène touche peu la ville de Shanghai et concerne surtout les côtes de la province du Zhejiang ainsi que Hong Kong et Macao. Des informations sur la conduite à tenir en cas de typhon sont également disponibles dans la rubrique "Infos pratiques" ainsi que sur le site du consulat général de France à Hong Kong.
Des informations sur les conditions météorologiques nationales et locales ainsi que des conseils utiles peuvent être trouvées dans la presse et sur les chaînes de radio et de télévision chinoises (en chinois et en anglais), ainsi que sur les sites Internet suivants : www.cma.gov.cn, site de la "China Meteorological Administration" (en chinois et en anglais); www.tv5.org, rubrique "Meteo Internationale" (en français); http://severe.worldweather.org, site de la "World Meteorological Organization" comportant une rubrique sur les typhons (en anglais).
La législation sur les stupéfiants est très rigoureuse en Chine. Tout commerce ou consommation de drogue est sévèrement réprimé. La détention de plus de 50 grammes de stupéfiants, quelle que soit la drogue, est passible de la peine de mort. Quatre ressortissants japonais ont été condamnés à mort et exécutés en avril 2010 pour trafic de stupéfiant.

Transports
Les permis étrangers et le permis international ne sont pas reconnus. Mais il est facile de louer des véhicules avec chauffeurs dans les grandes villes. Infrastructure routière : l’état du réseau routier, en rapide développement, est globalement satisfaisant sur les grands axes. Les conditions climatiques sévères expliquent les altérations fréquentes du revêtement des routes dans le nord du pays.
Circuler en Chine, où le parc automobile connaît une croissance exponentielle, comporte des risques du fait de l’indiscipline des conducteurs et, dans les zones rurales, de la présence sur les routes de véhicules mal signalés ou d’animaux. Le nombre d’accidents mortels connaît une très forte augmentation. Eviter de voyager de nuit.
Nota : la tolérance en matière d’alcool au volant est extrêmement faible en Chine (amendes, suspension du permis de conduire à partir de 20mg/100 ml de sang et peines de prison au-delà de 80 mg). Lors d’événements majeurs (célébrations etc) le taux est fréquemment ramené à 0.
Se méfier des cartes routières, généralement peu précises ou comportant des erreurs.
Bon état général bien que les liaisons puissent être longues (Pékin-Kunming 22 heures). Développement rapide, cependant, des lignes à très grande vitesse.
Les vols intérieurs sont très développés et les principaux aéroports ont fait l’objet d’importants travaux d’extension. Les avions sont modernes, avec un taux d’accident peu élevé. Du fait des encombrements aériens, il n’est pas rare que les vols connaissent d’importants retards sur les destinations principales.
Les passagers sont soumis aux mêmes règles de sécurité que celles en vigueur dans les aéroports occidentaux, notamment en ce qui concerne les objets interdits en cabine.
Les compagnies aériennes chinoises interdisent cependant désormais le transport en cabine des béquilles ou cannes anglaises métalliques. Si vous avez besoin de béquilles pour vous déplacer, il est donc fortement recommandé de prendre contact avec votre compagnie aérienne avant votre départ.
En cas d’annulation des vols, il convient de se mettre en rapport avec la compagnie ou l’agence de voyage qui a édité le billet. La prise en charge des nuitées et des repas par les compagnies aériennes n’est pas automatique en cas de vols annulés ou retardés, particulièrement si ces annulations résultent d’un cas de force majeure. Il est donc recommandé de prévoir des moyens de paiement et des traitements médicaux pour une durée excédant de quelques jours la durée prévue du voyage en Chine.
Entrée / Séjour
Le visa est obligatoire pour les ressortissants français séjournant ponctuellement (30 jours maximum pour un visa touristique) ou durablement en Chine continentale (pour Hong-Kong et Macao, voir ci-dessous).
L’obligation de visa est levée dans les seuls cas suivants :
- Depuis le 1er janvier 2013, les ressortissants de 45 pays, dont la France, peuvent bénéficier d’un transit de 72 h sans visa à Pékin (aéroport de la capitale) et à Shanghaï (aéroport de Hongqiao, aéroport de Pudong). Pour bénéficier de cette facilité, les passagers doivent être en possession d’un billet confirmé pour un pays tiers et, s’il y a lieu, d’un visa pour ce pays. Ils ne sont pas autorisés à quitter la municipalité de Pékin ou celle de Shanghaï, et doivent repartir dans les 72 h à destination du pays tiers pour lequel ils possèdent une réservation. Cette facilité est réservée aux passagers en transit vers un pays tiers. Un aller-retour entre la France (ou tout autre pays) et Pékin ou Shanghaï, même pour une durée inférieure à 72 h, est soumis à l’obligation de visa. Les voyageurs sont invités à vérifier auprès de la compagnie aérienne si l’itinéraire proposé est compatible avec un transit de 72h sans visa.
- Les voyageurs français effectuant un transit international à l’aéroport de Canton sont exemptés de visa de transit pour une durée n’excédant pas 24 heures. Toutefois, les voyageurs souhaitant sortir de la zone aéroportuaire entre leurs deux vols doivent être en possession d’un visa de transit.
- Les ressortissants français sont autorisés à se rendre sur l’île de Hainan sans visa, à condition de passer par une agence de voyages et de faire partie d’un groupe de cinq personnes au moins. Dans ce cas, la durée de leur séjour ne pourra excéder 15 jours, et ils ne devront pas quitter l’île de Hainan pendant ce séjour. Ils devront repartir de Hainan pour une destination étrangère ou pour Hong-Kong ou Macao.
Les voyageurs sont invités à se reporter au site de l’Ambassade de Chine en France pour connaître les conditions d’obtention des visas et la liste des pièces à fournir.
Le passeport doit être valide au moins six mois après la date de sortie du territoire. Avant le départ, il convient de vérifier que la période de validité du visa, et le nombre d’entrées accordées par les autorités chinoises correspondent bien à la durée et aux modalités du séjour.
Les dépassements de la durée de séjour autorisée sont sanctionnés par des amendes d’un montant de 500 yuans par jour (environ 62€), avec un maximum de 5000 yuans.
S’agissant des visas à double entrée valables 30 jours, bien vérifier les dates mentionnées sur la vignette : la date indiquée sous la mention "enter before" est la date limite avant laquelle doit être effectuée la deuxième entrée sur le territoire chinois (en cas de non-respect de cette date, la deuxième entrée n’est pas autorisée).
Une campagne de contrôles renforcés, portant sur la régularité du séjour des étrangers en Chine (visiteurs, résidents, étudiants…) a été annoncée par les autorités de police de Pékin. Elle a débuté le 15 mai pour une période de 100 jours et se traduit par des contrôles plus stricts. Les opérations ciblent plus précisément les zones fréquentées par les étrangers, situées dans les quartiers de Sanlitun et les universités dans le district de Haidian. Il est rappelé aux ressortissants étrangers qu’ils sont tenus de présenter leur passeport muni d’un visa valide - ou à défaut une copie lisible - lors de tout contrôle. Par ailleurs, dans le cadre de cette campagne, des contrôles sur les lieux de travail ne sont pas à exclure. Les ressortissants étrangers exerçant une activité professionnelle ou effectuant un stage doivent s’assurer qu’ils disposent du visa adéquat leur permettant d’exercer cette activité - ce qui n’est pas le cas du visa L (tourisme).
Les étrangers sont tenus de s’enregistrer dans les 24 heures suivant leur arrivée au bureau de la police de leur zone de résidence. Les hôtels se chargent de cette formalité pour leurs clients.
Les journalistes en déplacement professionnel en Chine voudront bien se reporter à la fiche figurant sur le site de l’Ambassade de France en Chine, qui précise les procédures à suivre pour demander un visa et introduire du matériel professionnel de reportage : http://www.ambafrance-cn.org/Note-d-information-aux-journalistes-francais-en-deplacement-professionnel-en-Chine.html
Les musiciens dont les modalités d’entrée en Chine des instruments et du matériel n’auraient pas été préalablement réglées par leur agent ou l’organisateur de leur concert peuvent contacter le Service culturel de l’Ambassade de France à Pékin (Service artistique : Tél : (86-10)65321422 ; Fax : (86-10) 65 32 26 73) qui leur précisera les règles applicables en matière de dédouanement (caution).
Rappel : le visa pour la Chine ne permet pas d’entrer directement au Tibet, dont l’accès fait l’objet d’une réglementation particulière (cf. supra, rubrique « Déplacements en Chine » dans l’onglet "Sécurité").
Les ressortissants français qui désirent, au cours de leur voyage en Chine, se rendre à Hong Kong ou Macao, puis revenir en Chine continentale pour y prendre un avion de retour vers l’Europe, doivent obtenir un visa comportant au minimum deux entrées. A défaut d’un tel visa, ils devraient solliciter un nouveau visa de la part des autorités chinoises afin de regagner Pékin, Shanghaï ou Canton.
L’attention des ressortissants français désireux de solliciter des visas de tourisme pour la Chine continentale depuis Hong Kong, y compris à destination de la zone économique spéciale de Shenzhen, est attirée sur le fait qu’un délai minimal de 4 jours est à prévoir et que des justificatifs sont exigés pour leur obtention : billet de retour, réservation d’hôtel et assurance (document original), attestation d’hébergement pour les voyageurs prévoyant un hébergement chez des particuliers. Pour les visas d’affaires, l’original de la lettre d’invitation, comprenant l’itinéraire prévu, est également demandé.
Dans ces conditions, il est vivement recommandé aux voyageurs venant de France à Hong Kong pour se rendre ensuite en Chine continentale de demander un visa d’entrée en Chine avant leur départ, auprès de l’ambassade de Chine à Paris ou des consulats de Chine en France.
Les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour accéder à Hong Kong et Macao. En revanche, si, à partir de Hong Kong ou de Macao, ils souhaitent se rendre en Chine continental, ils doivent être préalablement munis d’un visa pour la Chine, dont la demande devra donc avoir été effectuée avant leur départ de France. Depuis avril 2008, les autorités chinoises ont en effet renforcé les modalités d’application de la réglementation en matière de délivrance de visas pour la Chine continentale.
Lors de l’entrée sur le territoire de Hong Kong, le passeport français doit être valide pour une durée de 6 mois au moins à partir de la date d’arrivée.
Les étrangers doivent, à l’entrée en Chine, déclarer à la douane les devises étrangères qu’ils portent lorsque celles-ci sont équivalentes ou supérieures à 5.000$. A la sortie de Chine, les étrangers doivent se conformer aux dispositions suivantes :
s’ils sont détenteurs de moins de 5.000$ et s’ils n’ont pas fait de déclaration à l’entrée, ils sont dispensés de toute formalité.
s’ils sont détenteurs d’une somme comprise entre 5.000$ et 10.000$, ils doivent demander un "permis de port" dans une banque en présentant leurs passeports et visas ; ce permis devra être vérifié par la douane.
s’ils sont détenteurs d’une somme supérieure à 10.000$, ils doivent :
1) demander un permis de port dans une banque en présentant leurs passeports et visas ;
2) soumettre ce permis de port, tamponné par la banque, au bureau pour le contrôle des devises étrangères dont relève ladite banque. Le bureau en question est chargé de vérifier l’authenticité, l’origine et l’utilisation des devises avant leur sortie.
3) présenter le permis de port ainsi vérifié à la douane.
Pour toute information complémentaire, prendre l’attache de l’Ambassade de Chine à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).
Santé
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et de rapatriement sanitaire (y compris pour Hong Kong et Macao).
La situation sanitaire du pays, plus particulièrement dans les campagnes, reste encore déficiente, avec d’importantes variations selon les régions (risque d’infection important dans les zones tropicales ou subtropicales, presque nul sur le plateau tibétain ou celui, encore plus aride, du Xinjiang).
Cette situation ne présente pas, toutefois, un risque important pour le voyageur de passage, à condition que soient respectées quelques précautions de base, telles que laver soigneusement les fruits et les légumes (cf. risque amibien).
En cas de traitement médical régulier, il est conseillé d’avoir avec soi les médicaments nécessaires pour le séjour, les produits de substitution locaux n’étant pas toujours fiables. De même disposer de quelques médicaments de première nécessité peut être utile au voyageur.
Aucun vaccin n’est obligatoire, toutefois, la mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-polimyélite est vivement recommandée.
Autres vaccinations conseillées (selon les conditions d’hygiène et la durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
Autres vaccinations : en cas de séjour en zone rurale, la vaccination contre l’encéphalite japonaise peut être nécessaire.
La Chine connaît une recrudescence du nombre de cas de rage. La plus grande prudence vis-à-vis des animaux errants est recommandée sur l’ensemble du territoire, villes incluses. La prévention repose, d’abord et avant tout sur l’absence de contact avec des animaux suspects, ensuite sur la vaccination préventive en cas de risque supposé d’exposition (professions à risques, enfants en bas âge, séjour en milieu rural ou éloigné des villes principales).
En cas de morsure, il est impératif de consulter immédiatement un médecin.
La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire dans le cas d’un séjour préalable dans une zone d’endémie.
Dans tous les cas demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Se protéger efficacement contre les moustiques, vecteurs du paludisme, parfois de virus comme la dengue ou l’encéphalite japonaise en utilisant des produits répulsifs adaptés aux pays tropicaux (applications répétées sur les vêtements et les parties du corps découvertes).
Le paludisme reste très répandu dans le sud et le centre du pays (en particulier dans les provinces du Yunnan et de Hainan, classées en zone 3, et des provinces de l’Anhui, Henan, Hubei, Guizhou et de Jiangsu, classées en zone 1). Dans ces régions, il est impératif de se protéger contre les piqûres de moustiques (sprays anti-moustiques) et de prendre une chimio-prophylaxie en fonction de la durée du séjour (prendre l’avis de son médecin traitant).
Une certaine vigilance est recommandée par rapport à la dengue, maladie dont le vecteur est le moustique. Des mesures préventives peuvent être prises : utilisation de produits répulsifs cutanés et de moustiquaires. Il n’existe aucun vaccin. Les symptômes de cette maladie s’apparentent au syndrome grippal (fièvre, courbatures, maux de tête). Cette maladie pouvant parfois prendre une forme hémorragique, l’utilisation d’aspirine est déconseillée.
Cette maladie, qui n’existe qu’en Asie, se transmet par des moustiques, en zone rurale. La vaccination contre l’encéphalite japonaise peut être nécessaire en cas de voyage prolongé en zone rurale.
De manière générale, il est préférable de consommer de l’eau en bouteilles capsulées.
Grippe A/H1N1 : l’épidémie a fait plusieurs centaines de victimes en Chine en 2009-2010. L’activité du virus est très faible depuis la fin de l’hiver 2010. Les contrôles à l’arrivée des vols internationaux, initialement très stricts, ont pratiquement été levés.
Grippe aviaire : les autorités chinoises ont notifié un nouveau cas humain de grippe aviaire en janvier 2012. Il s’agit du 40ème cas recensé et du 27ème décès depuis le début, en 2004, de l’épidémie dans ce pays, qui reste l’un des plus à risque en ce qui concerne cette épidémie. Il s’agit d’une maladie virale animale (volailles) exceptionnellement transmissible à l’homme.
Veillez à éviter la consommation de produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier les viandes et les œufs
Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau et au savon ou avec un soluté hydro-alcoolique. En cas de fièvre sur place ou après le retour en France, il est conseillé de consulter un médecin.
L’épidémie du VIH-Sida en Chine a progressé rapidement sur l’ensemble du territoire. Les mesures préventives doivent être scrupuleusement respectées par les voyageurs.
L’entrée des étrangers en Chine n’est pas conditionnée par la présentation d’un certificat de non-séropositivité dans le cadre d’un séjour touristique, d’une visite familiale, d’un voyage d’affaires ou d’un séjour d’études ou de stage inférieur à 6 mois (visas L et F). En revanche, des tests de dépistage sont effectués au cours des bilans de santé imposés aux demandeurs de visas d’études (X) et professionnel (Z) pour des séjours supérieurs à 6 mois, lors de l’établissement ou du renouvellement de leur titre de séjour.
Cette maladie bénigne en France prend la forme d’épidémies mortelles en Chine. Touchant principalement les enfants, et en particulier les moins de 5 ans, la maladie se manifeste par de la fièvre, de petites ulcérations dans la bouche et une éruption cutanée des mains et des pieds.
Cette maladie est principalement contagieuse via les secrétions (salive, mouchage, urine, selles). Quoique d’évolution généralement bénigne, des complications (notamment neurologiques) peuvent survenir.
Elle survient principalement au printemps et à l’été. Il convient donc :
d’éviter le contact des enfants sains avec les enfants malades jusqu’à leur guérison ;
de surveiller la montée de fièvre en cas de contact avec un enfant malade ;
de se laver les mains consciencieusement après avoir changé un nourrisson ;
de se laver les mains et de laver celles des enfants après chaque passage aux toilettes, après chaque mouchage et avant chaque repas.
Il est recommandé de consulter un médecin en cas de fièvre ou d’éruption cutanée.
RAPPEL : les voyageurs doivent veiller, quel que soit le motif de leur déplacement (tourisme, études, travail, etc) à disposer d’une couverture maladie et d’une assurance rapatriement.
Il est vivement conseillé, y compris pour Hong Kong et Macao, de consulter le médecin traitant avant le départ et contracter une assurance de rapatriement sanitaire.
Compléments
Les coiffures ou les vêtements extravagants ainsi que les tenues trop légères sont à proscrire.
La sortie du territoire de toute antiquité de plus de 100 ans est interdite.
En Chine continentale et à Macao, il n’y a aucune restriction à la consommation d’alcool qui est en vente libre. Toutefois, l’état d’ébriété est sanctionné en cas de trouble à l’ordre public ou d’indécence (plusieurs cas d’étrangers emprisonnés pendant un à trois jours ont été signalés). A Hong Kong, la vente d’alcool est interdite aux moins de 18 ans.
La prostitution est officiellement interdite et tout contrevenant s’expose à de lourdes peines (fortes amendes, séjour en prison). Plusieurs cas ont été signalés.
Grandes amplitudes thermiques selon les saisons et les provinces visitées (de -30° en Mongolie intérieure à + 45° au Xinjiang ou au Xishuang Banna).
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