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Sécurité

Prévention de la délinquance

En raison de l’existence d’une petite délinquance dans le pays, les voyageurs se rendant au Chili doivent veiller à se conformer aux règles élémentaires de sécurité suivantes :

  • Faire preuve d’une vigilance renforcée et de discrétion dans les principaux sites touristiques en particulier dans certains quartiers de Santiago, San Pedro de Atacama et Pucon, de jour comme de nuit (quartiers de Suecia, Bellavista, Providencia à Santiago). Valparaiso (notamment la ville basse, port et points de vue), et dans une moindre mesure la ville voisine de Viña del Mar sont spécialement sensibles en la matière, les vols y sont fréquents et parfois violents.
  • Ne pas faire de tourisme dans les quartiers défavorisés.
  • Éviter les signes extérieurs de richesse tels que bijoux, tenues vestimentaires de valeur ou appareils photographiques qui attirent l’attention et la convoitise.
  • En cas d’agression, il est conseillé de n’opposer aucune résistance, les agresseurs ayant souvent recours à une arme blanche dans ce cas de figure.
  • Déposer dans le coffre de l’hôtel carte de crédit, liquidités et pièces d’identité ainsi que titres de transport.
  • Faire preuve d’une vigilance particulièrement renforcée à la sortie des bureaux de change ou des distributeurs de billets.
  • Éviter de perdre de vue sa carte bancaire lors des paiements dans les restaurants et chez les petits commerçants (de nombreux cas de clonage de la carte ayant été constatés, y compris lors de retraits dans des distributeurs situés hors d’une banque).
  • Il est recommandé de numériser ses titres de transport et son passeport avant le départ puis de s’adresser à soi-même ces documents par messagerie. De la sorte il est ensuite aisé, en cas de vol, de transférer le message aux autorités consulaires et ainsi faciliter l’établissement de titres en urgence. A défaut, déposer à l’arrivée auprès du consulat à Santiago, la photocopie des documents de voyage (passeport et billet d’avion) et remplir "la fiche de renseignements pour ressortissants de passage au Chili", qui permettra d’assurer plus efficacement une protection et d’effectuer les liaisons avec les familles, en cas d’incident ou d’accident.
  • Garder sur soi le numéro d’urgence du consulat, réservé aux situations critiques (téléphone portable : 88 8842 76), celui de la personne à prévenir en cas d’urgence, et sa carte d’assurance "assistance".
Situations particulières

Dans certaines régions du sud (Araucanie, Bio Bio et région de los Lagos), et dans une moindre mesure sur l’île de Pâques, existent des tensions latentes entre forces de l’ordre et communautés indigènes. Il est vivement recommandé aux voyageurs d’éviter de prendre part à des manifestations ou revendications ethniques dans ces régions.

Risque sismique


Le Chili est un pays où se produisent très régulièrement des séismes, pouvant parfois s’avérer extrêmement violents (cf. celui du 27 février 2010 d’une magnitude 8,8 sur l’échelle de Richter).
Lors de vos déplacements, les recommandations en cas de séisme sont donc d’usage.
Tourisme d’aventure

L’alpinisme pratiqué durant l’été austral est épuisant et, selon les experts, la latitude augmente les difficultés (les 6962 m de l’Aconcagua en Argentine par exemple équivalent à un 8000 m). Pour cette raison, les accidents pulmonaires ou cérébraux sont fréquents et s’ajoutent aux problèmes classiques de déshydratation et de déminéralisation. Il est donc recommandé d’observer des périodes d’acclimatation à l’altitude.

Un autre danger provient des changements climatiques particulièrement rapides dans la Cordillère et de nombreux grimpeurs se perdent momentanément en raison de brouillards soudains. Il est donc vivement recommandé de prendre les services d’un guide professionnel, de se signaler aux autorités à l’entrée des parcs et de respecter l’itinéraire obligatoire, les secouristes chiliens ne pouvant guère étendre les recherches en cas de disparition, ces régions étant au demeurant isolées. Par ailleurs, les frais de recherches, de secours et d’assistance hospitalière sont à la charge du visiteur ou d’une police d’assurance spécifique à laquelle il est conseillé de souscrire (type club Alpin). Enfin, le voyageur circulant par la route en altitude n’est pas à l’abri du mal aigu des montagnes pouvant entraîner une perte de contrôle soudaine du véhicule. Il est nécessaire de prévoir un temps d’acclimatation sur place.

Il est rappelé aux amateurs de sports de montagne et de randonnée que des précautions strictes doivent être observées dans la pratique de ce type d’activités. Cela vaut pour l’équipement notamment pour les zones de glace (crampons, piolets, vêtements, etc.), les moyens de communication ainsi que l’entraînement ou l’accompagnement (recours nécessaires à des guides chevronnés connaissant bien le terrain).

Ces précautions peuvent sembler relever du bons sens élémentaire, toutefois, à plusieurs reprises ces dernières années, le fait de les avoir négligées a entraîné des conséquences fatales pour plusieurs voyageurs. Cela vaut particulièrement pour les ascensions des volcans qui apparaissent comme relativement faciles mais peuvent receler des risques graves même pour des alpinistes expérimentés.

Navigation

Les plaisanciers sont mis en garde sur les conditions météorologiques particulièrement changeantes du Pacifique qui peuvent très vite devenir dangereuses. Deux sites Internet peuvent être consultés en vue d’obtenir divers renseignements (navigation, accès aux ports, etc). Il s’agit de :
www.shoa.cl et de www.directemar.cl.

Respect des sites touristiques

Les autorités chiliennes sont naturellement sensibles au respect des sites touristiques, en particulier sur l’île de Pâques où toute dégradation ou inscription sur les monuments est sévèrement sanctionnée.

Présence de mines

L’attention des voyageurs est appelée sur la présence de mines aux abords des frontières avec le Pérou, la Bolivie et l’Argentine, dans les quatre régions suivantes :

  • 1ère région (Arica - Putre - General Lagos - Colchane - Pica - Pisagua)
  • 2ème région (Calama - Ollague - San Pedro de Atacama - Sierra Gorda - Antofagasta - Chacabuco)
  • 5ème région (Puchuncavi - Colliguay)
  • 12ème région (Puerto Natales - Torres del Paine - Laguna Blanca - San
    Gregorio - Porvenir - Primavera - Timalcahuel - Isla Dawson).

Les champs de mines sont généralement balisés. Toutefois, il existe des champs très anciens ou sans schéma d’installation, et, dans les régions alluvionnaires, les mines peuvent se déplacer jusqu’à 50 kilomètres de leur lieu d’implantation originel. Leur structure (matière plastique) et leur sophistication les rendent pratiquement indécelables. Quoique rares, des accidents surviennent. Les autorités chiliennes mènent des opérations de déminage, qui prendront nécessairement du temps.

Il est donc conseillé aux touristes voyageant dans les régions les moins fréquentées et/ou en dehors des circuits organisés de se renseigner auprès des carabiniers sur les zones à éviter ou les risques éventuels.

Risque d’être drogué à son insu

Il est conseillé de prendre garde à l’usage délictueux de la scopolamine, drogue qui, mélangée à une boisson, des aliments ou inhalée (par exemple sur un mouchoir), cause une perte de volonté, de conscience et une amnésie temporaire.


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