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Chili

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Dernière mise à jour le: 10 septembre 2014 - Information toujours valide le: 22 octobre 2014

Dernière minute

Le 8 septembre 2014, l’explosion d’une bombe artisanale dans la galerie marchande de la station de métro « Escuela Militar » a blessé 14 personnes, dont trois grièvement.

Ce grave attentat fait suite à plusieurs explosions d’engins incendiaires artisanaux depuis le début de l’année 2014.

Les ressortissants français sont une nouvelle fois invités à faire preuve de la plus grande vigilance, notamment lorsqu’ils fréquentent des lieux publics à forte affluence (centres commerciaux, métro et autres transports en commun…), et à signaler tout objet suspect aux autorités locales.

Délinquance à Valparaiso

Une forte recrudescence de vols avec agression a été constatée dans l’ensemble de la ville de Valparaiso, notamment dans les zones touristiques (quartiers du Cerro Concepcion et du Cerro Alegre).

Les voyageurs sont invités à faire preuve d’une vigilance accrue : ce risque peut être renforcé à la suite des incendies qui ont touché la région.

Sécurité

Prévention de la délinquance

En raison de l’existence d’une petite délinquance dans le pays, les voyageurs se rendant au Chili doivent veiller à se conformer aux règles élémentaires de sécurité suivantes :

  • Faire preuve d’une vigilance renforcée et de discrétion dans les principaux sites touristiques en particulier dans certains quartiers de Santiago, San Pedro de Atacama et Pucon, de jour comme de nuit (quartiers de Suecia, Bellavista, Providencia à Santiago). Valparaiso (notamment la ville basse, port et points de vue), et dans une moindre mesure la ville voisine de Viña del Mar sont spécialement sensibles en la matière, les vols y sont fréquents et parfois violents.
  • Ne pas faire de tourisme dans les quartiers défavorisés.
  • Éviter les signes extérieurs de richesse tels que bijoux, tenues vestimentaires de valeur ou appareils photographiques qui attirent l’attention et la convoitise.
  • En cas d’agression, il est conseillé de n’opposer aucune résistance, les agresseurs ayant souvent recours à une arme blanche dans ce cas de figure.
  • Déposer dans le coffre de l’hôtel carte de crédit, liquidités et pièces d’identité ainsi que titres de transport.
  • Faire preuve d’une vigilance particulièrement renforcée à la sortie des bureaux de change ou des distributeurs de billets.
  • Éviter de perdre de vue sa carte bancaire lors des paiements dans les restaurants et chez les petits commerçants (de nombreux cas de clonage de la carte ayant été constatés, y compris lors de retraits dans des distributeurs situés hors d’une banque).
  • Il est recommandé de numériser ses titres de transport et son passeport avant le départ puis de s’adresser à soi-même ces documents par messagerie. De la sorte il est ensuite aisé, en cas de vol, de transférer le message aux autorités consulaires et ainsi faciliter l’établissement de titres en urgence. A défaut, déposer à l’arrivée auprès du consulat à Santiago, la photocopie des documents de voyage (passeport et billet d’avion) et remplir "la fiche de renseignements pour ressortissants de passage au Chili", qui permettra d’assurer plus efficacement une protection et d’effectuer les liaisons avec les familles, en cas d’incident ou d’accident.
  • Garder sur soi le numéro d’urgence du consulat, réservé aux situations critiques (téléphone portable : 88 8842 76), celui de la personne à prévenir en cas d’urgence, et sa carte d’assurance "assistance".
Situations particulières

Dans certaines régions du sud (Araucanie, Bio Bio et région de los Lagos), et dans une moindre mesure sur l’île de Pâques, existent des tensions latentes entre forces de l’ordre et communautés indigènes. Il est vivement recommandé aux voyageurs d’éviter de prendre part à des manifestations ou revendications ethniques dans ces régions.

Risque sismique

Le Chili est un pays où se produisent très régulièrement des séismes, pouvant parfois s’avérer extrêmement violents (cf. celui du 27 février 2010 d’une magnitude 8,8 sur l’échelle de Richter). Lors de vos déplacements, les recommandations en cas de séisme sont donc d’usage.

Tourisme d’aventure

L’alpinisme pratiqué durant l’été austral est épuisant et, selon les experts, la latitude augmente les difficultés (les 6962 m de l’Aconcagua en Argentine par exemple équivalent à un 8000 m). Pour cette raison, les accidents pulmonaires ou cérébraux sont fréquents et s’ajoutent aux problèmes classiques de déshydratation et de déminéralisation. Il est donc recommandé d’observer des périodes d’acclimatation à l’altitude.

Un autre danger provient des changements climatiques particulièrement rapides dans la Cordillère et de nombreux grimpeurs se perdent momentanément en raison de brouillards soudains. Il est donc vivement recommandé de prendre les services d’un guide professionnel, de se signaler aux autorités à l’entrée des parcs et de respecter l’itinéraire obligatoire, les secouristes chiliens ne pouvant guère étendre les recherches en cas de disparition, ces régions étant au demeurant isolées. Par ailleurs, les frais de recherches, de secours et d’assistance hospitalière sont à la charge du visiteur ou d’une police d’assurance spécifique à laquelle il est conseillé de souscrire (type club Alpin). Enfin, le voyageur circulant par la route en altitude n’est pas à l’abri du mal aigu des montagnes pouvant entraîner une perte de contrôle soudaine du véhicule. Il est nécessaire de prévoir un temps d’acclimatation sur place.

Il est rappelé aux amateurs de sports de montagne et de randonnée que des précautions strictes doivent être observées dans la pratique de ce type d’activités. Cela vaut pour l’équipement notamment pour les zones de glace (crampons, piolets, vêtements, etc.), les moyens de communication ainsi que l’entraînement ou l’accompagnement (recours nécessaires à des guides chevronnés connaissant bien le terrain).

Ces précautions peuvent sembler relever du bons sens élémentaire, toutefois, à plusieurs reprises ces dernières années, le fait de les avoir négligées a entraîné des conséquences fatales pour plusieurs voyageurs. Cela vaut particulièrement pour les ascensions des volcans qui apparaissent comme relativement faciles mais peuvent receler des risques graves même pour des alpinistes expérimentés.

Navigation

Les plaisanciers sont mis en garde sur les conditions météorologiques particulièrement changeantes du Pacifique qui peuvent très vite devenir dangereuses. Deux sites Internet peuvent être consultés en vue d’obtenir divers renseignements (navigation, accès aux ports, etc). Il s’agit de : www.shoa.cl et de www.directemar.cl.

Respect des sites touristiques

Les autorités chiliennes sont naturellement sensibles au respect des sites touristiques, en particulier sur l’île de Pâques où toute dégradation ou inscription sur les monuments est sévèrement sanctionnée.

Présence de mines

L’attention des voyageurs est appelée sur la présence de mines aux abords des frontières avec le Pérou, la Bolivie et l’Argentine, dans les quatre régions suivantes :

  • 1ère région (Arica - Putre - General Lagos - Colchane - Pica - Pisagua)
  • 2ème région (Calama - Ollague - San Pedro de Atacama - Sierra Gorda - Antofagasta - Chacabuco)
  • 5ème région (Puchuncavi - Colliguay)
  • 12ème région (Puerto Natales - Torres del Paine - Laguna Blanca - San Gregorio - Porvenir - Primavera - Timalcahuel - Isla Dawson).

Les champs de mines sont généralement balisés. Toutefois, il existe des champs très anciens ou sans schéma d’installation, et, dans les régions alluvionnaires, les mines peuvent se déplacer jusqu’à 50 kilomètres de leur lieu d’implantation originel. Leur structure (matière plastique) et leur sophistication les rendent pratiquement indécelables. Quoique rares, des accidents surviennent. Les autorités chiliennes mènent des opérations de déminage, qui prendront nécessairement du temps.

Il est donc conseillé aux touristes voyageant dans les régions les moins fréquentées et/ou en dehors des circuits organisés de se renseigner auprès des carabiniers sur les zones à éviter ou les risques éventuels.

Risque d’être drogué à son insu

Il est conseillé de prendre garde à l’usage délictueux de la scopolamine, drogue qui, mélangée à une boisson, des aliments ou inhalée (par exemple sur un mouchoir), cause une perte de volonté, de conscience et une amnésie temporaire.

Transports

Réseau routier

Etat satisfaisant : routes bien asphaltées et pistes en bon état. Eviter toutefois de quitter les grands axes avec un véhicule de tourisme normal et emporter des réserves de carburant lors de longs trajets (espacement important des stations-service).

Le code de la route est globalement bien respecté. Il convient cependant de demeurer vigilant sur les larges avenues, les dépassements par la droite et les changements de file sans usage du clignotant étant fréquents.

En outre, dans la capitale, le sens de circulation de certains boulevards peut changer jusqu’à 3 fois dans la journée en fonction des heures, afin de correspondre aux horaires de sortie des bureaux.

Transports publics de Santiago : instauration début mars 2007 du "Transantiago", nouveau dispositif de fonctionnement des transports publics de la capitale, incluant bus et métro, qui peuvent être empruntés avec une même carte magnétique, nommée « tarjeta BIP », qui peut être acquise et rechargée dans toutes les stations de métro et de nombreux supermarchés.

Le métro de la capitale est fiable et bien entretenu.

Dans tout le pays : réseau très dense et efficace d’autobus sur l’ensemble du territoire. Le réseau ferroviaire est peu dense. Il est cependant fortement recommandé de ne pas utiliser les bus propriétés de transporteurs occasionnels ou non agréés qui sollicitent les passagers aux quais d’embarquement des gares routières en proposant des tarifs attractifs. Leurs véhicules, ne répondent majoritairement pas aux normes de sécurités, ne sont pas homologués et plusieurs accidents dramatiques ont été déplorés.

En cas d’accident matériel de la circulation, se rendre au commissariat le plus proche pour obtenir un constat pour la compagnie d’assurance ou demander l’intervention des carabiniers si le véhicule est immobilisé. Dans tous les cas, relever le numéro des véhicules impliqués et le numéro d’identité chilien des conducteurs (R.U.T).

En cas d’accident corporel de la circulation ou autre survenu sur la voie publique, le blessé est automatiquement conduit dans un service d’urgence d’un hôpital public pour les premiers soins. Il lui appartient ensuite, en accord avec sa compagnie d’assurance, de se faire transférer dans une clinique privée, dont les tarifs sont particulièrement élevés, qui exigera un paiement anticipé, soit par chèque de caution, soit par carte de crédit. En cas d’accident grave corporel, la mise en détention provisoire du responsable présumé est immédiate en attendant son passage devant le juge.

Aussi est-il vivement recommandé de manière générale aux touristes de souscrire à une assurance avant leur départ couvrant les soins médicaux ainsi que les frais de rapatriement et, point important, une assistance juridique.

L’adhésion à l’Automobile Club du Chili permet de bénéficier d’une assistance technique et médicale totale sur tout le territoire (à condition d’être adhérent de l’association en France).

Réseau ferroviaire

Le transport ferroviaire de passager est pour sa part très peu développé.

Entrée / Séjour

Visa

Court séjour

Pour un séjour inférieur à trois mois, le visa n’est pas exigé et seule la présentation d’un passeport dont la période de validité s’étend à au moins six mois après la date prévue d’entrée au Chili est exigée.

Long séjour

Les démarches relatives au long séjour (séjour de plus de trois mois) sont consultables sur le site de l’ambassade.

Multinationaux chiliens

Les autorités chiliennes demandent à tous leurs ressortissants ayant une autre nationalité, d’effectuer leurs formalités d’entrée et de sortie du territoire national munis d’un document de voyage chilien. Il est vivement recommandé aux personnes concernées d’en tenir compte, car elles ne pourront pas se prévaloir, vis-à-vis des autorités chiliennes, de leur autre nationalité.

Sortie du Chili des mineurs

La police aux frontières chilienne exige pour laisser sortir tout enfant non-accompagné par ses parents ou accompagné d’un seul de ses parents, quels que soient la nationalité et le type de passeport de celui-ci, la production d’un acte notarié établi au Chili (ou autorisation établie auprès d’un Consulat du Chili en France) attestant que le ou les parent(s) non accompagnant(s) (père ou mère) autorise(nt) expressément le voyage de l’enfant.

Santé

Avant le départ

Il est recommandé de consulter son médecin éventuellement son dentiste et de souscrire une assurance.

Vaccinations

La mise à jour de la vaccination Diphtérie-tétanos-poliomyélite (DT-Polio) est indispensable. Les vaccinations contre l’hépatite A et la typhoïde sont recommandées. De même, la vaccination contre l’hépatite B peut être conseillée par votre médecin.

Grippe H1N1

Des épidémies de grippe saisonnière survenant annuellement, il est rappelé l’importance des règles d’hygiènes élémentaires pour limiter la transmission du virus de la grippe. Par ailleurs il est conseillé aux personnes aux personnes fragiles (souffrant de maladies chroniques, personnes âgées, femmes enceintes, enfants en bas âge), de consulter leur médecin pour une vaccination préventive.

Hantavirus

Le virus des Andes, responsable de l’hanta particulièrement présent au Chili et en Argentine, est à l’origine d’une fièvre hémorragique avec syndrome rénal aux conséquences fréquemment létales (315 infectés et 122 morts ont été dénombrés depuis 1995).

Le virus Hanta existe à l’état endémique, particulièrement (mais pas uniquement) dans les provinces situées au sud de Santiago (régions administratives du Bio Bio, de la Auracania, de los Rios, de Los Lagos, Region Aysen). Sa transmission se fait par voie respiratoire (inhalation de particules virales contenues dans les urines, la salive et les selles du rongeur) ou plus rarement par morsure.  
Il convient de souligner que les régions infestées sont propices au tourisme de nature (randonnées, camping) dont la pratique expose ses amateurs au virus. Des précautions simples en matière sanitaire sont conseillées, pour minimiser les risques de contamination, il s’agit :

  • de laisser s’aérer toute enceinte close ou abandonnée pendant au moins une demi-heure avant d’y entrer ;
  • de fermer hermétiquement les réserves de nourritures et les réceptacles de détritus ;
  • de fermer sa tente la nuit ;
  • de se laver fréquemment les mains;
  • d’éviter tout contact et toute proximité avec des rongeurs, leurs nids et leurs déjections ;
  • de mettre un pansement sur toute écorchure ou petite plaie lors d’une activité pouvant être exposée au virus;
  • de nettoyer les endroits et les objets souillés par les rongeurs avec de l’eau de Javel à 10%;
  • de se laver les mains fréquemment, de préférence avec une solution antiseptique appropriée;   En cas de syndrome grippal dans les zones exposées, contacter en urgence un médecin.
Allergies

En raison de la pollution à Santiago et du pollen de certaines plantes, les personnes fragiles développent des allergies asthmatiformes.

Soins

D’excellents centres hospitaliers privés avec des infrastructures de pointe et un personnel médical très qualifié sont présents à Santiago. Les frais médicaux y sont toutefois très élevés et des garanties de paiement sont exigées à l’admission. Il est donc recommandé d’être muni d’une carte de crédit et si possible d’une assurance prenant en charge les soins à l’étranger.

Services médicaux : consulter la liste

Médecins : consulter la liste

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Législation locale

Contrôles du taux d’alcoolémie au volant de plus en plus fréquents, sachant que toute présence d’alcool dans le sang est sanctionnée. En cas d’accident grave en état d’ébriété, la mise en détention préventive est immédiate.

Contrôles systématiques des véhicules et des personnes surtout dans le nord (zone frontalière avec le Pérou et la Bolivie).

Restriction à l’entrée sur le territoire chilien de produits frais (plantes, graines, fruits, fromages, viandes), en application de la législation locale. En cas d’infraction, les amendes sont élevées.

La fabrication, le transport, la détention et le commerce de stupéfiants constituent des délits sévèrement réprimés par une amende conséquente et une peine afflictive d’au moins six à dix ans, aggravée en cas de récidive.

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