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Dernière mise à jour le : 27 juillet 2016 - Information toujours valide le : 24 août 2016

Dernière minute

En raison du contexte sécuritaire de la région, il convient d’être particulièrement vigilant et de respecter strictement les recommandations de sécurité, notamment les conseils de restrictions aux déplacements dans les zones classées en orange et dans les zones classées en rouge.

Les tentatives d’attentat-suicides dans des localités de l’Extrême Nord proches de la frontière nigériane se poursuivent et le risque d’enlèvement est très fort dans l’ensemble de la région de l’Extrême Nord.

Des enlèvements sont également perpétrés dans la région de l’Adamaoua.

Il est recommandé d’observer la plus grande vigilance sur l’ensemble du territoire du pays, y compris dans les deux grandes villes Douala et Yaoundé, et d’éviter les lieux de forte concentration humaine. Il est également important d’être muni de vos papiers d’identité, en raison de la multiplication des contrôles.

La plus extrême vigilance est recommandée si vous vous déplacez dans des zones isolées.

Grippe aviaire

Les autorités camerounaises ont confirmé le 25 mai qu’un foyer de grippe aviaire a été détecté à Yaoundé. D’autres foyers sont ensuite apparus dans le pays (région Sud et Ouest). Aucun cas de transmission humaine n’a pour l’instant été déclaré.

Les analyses en laboratoire ont confirmé qu’il s’agissait d’une grippe aviaire de souche A (H5N1), potentiellement transmissible à l’homme par contact direct ou indirect avec des oiseaux contaminés vivants ou morts. D’après l’OMS, il n’existe aucune donnée tendant à prouver que la maladie puisse être transmise à l’homme par des aliments convenablement cuits.

Il est recommandé de :
- éviter tout contact avec les oiseaux et les volailles vivantes ou mortes non cuites, et plus généralement avec les animaux sauvages et d’élevage (notamment les volailles et porcs). Eviter notamment les zones d’élevages, les marchés aux animaux et les zoos. Eviter également le contact avec leurs déjections ;
- se laver les mains régulièrement avec de l’eau savonneuse ou avec des solutions de lavage hydro-alcooliques ;
- éviter la consommation de produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier la viande et les œufs.

Les Français présentant une forte fièvre et ayant eu un contact avec des volailles mortes ou vivantes depuis le 16 mai sont invités à le signaler à la structure médicale la plus proche.

En cas de symptômes compatibles avec la maladie, notamment fièvre supérieure à 38°C, toux ou courbatures, consulter également rapidement un médecin.

Sécurité

Le taux de criminalité au Cameroun demeure d’un niveau raisonnable.

Cependant les étrangers peuvent constituer une cible privilégiée pour les délinquants de toutes sortes. Les agressions, principalement motivées par le vol de biens matériels ou d’objets de valeur, peuvent s’accompagner de violences graves pouvant aller jusqu’au meurtre. Le respect de consignes générales de sécurité, la vigilance et le bon sens permettent cependant de voyager dans les zones figurant en jaune sur la carte. Les voyageurs français sont fortement invités à s’inscrire sur le portail Ariane, afin de recevoir le cas échéant, des messages de sécurité.

Risques

Le risque terroriste existe en particulier en zone rouge dans l’Extrême-Nord, formellement déconseillée (cf. infra). Il ne peut être écarté dans le reste du pays, dans les lieux fréquentés par les étrangers et dans les grandes villes. Le risque d’enlèvement est très élevé dans l’Extrême Nord du pays et, de façon générale, dans les zones frontalières des régions Extrême-Nord, Nord et Adamaoua. Des combats fréquents opposent les forces de défense et de sécurité camerounaises aux miliciens dans certaines zones, souvent mouvantes, de l’Extrême-Nord. La pose de mines par Boko Haram est observée.

  • La délinquance d’appropriation : Dans les grandes agglomérations, il est conseillé de prendre certaines précautions tant lors des déplacements à pied ou en véhicule, qu’à domicile (hôtel, appartement situé en étage, villa). Des rôdeurs isolés mais aussi des bandes organisées se livrent à des cambriolages et à des agressions nocturnes.
  • Les coupeurs de route : Des agressions ont régulièrement lieu, de jour comme de nuit, sur les routes. Il est donc vivement conseillé de se déplacer en convoi de plusieurs voitures connues de jour, de ne pas rouler la nuit et d’éviter de transporter d’importantes sommes d’argent, mais d’avoir, en revanche, quelques billets qui pourront être remis, sans délai et sans hésitation, en cas d’agression. Il est vivement conseillé de ne pas résister.

Les axes routiers (routes goudronnées et pistes de brousse) dans les régions de l’Extrême-Nord (formellement déconseillée), de l’Adamaoua et du Nord (où les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative et formellement déconseillés dans le département du Mayo Louti) et le long des frontières Est et Nord-Ouest (formellement déconseillées), sont des lieux d’attaques périodiques de bandes armées (coupeurs de route). Une recrudescence du phénomène est perceptible, ainsi qu’une extension des régions concernées. En conséquence, la prudence est recommandée dans l’ensemble du pays.

  • La piraterie maritime : la navigation de plaisance est formellement déconseillée dans le golfe de Guinée et a fortiori le mouillage près des côtes, compte tenu des risques liés à la piraterie maritime qui affecte cette zone.
  • Le risque routier : Sur les routes et les pistes, en tout premier lieu sur l’"axe lourd" Yaoundé-Douala, le comportement imprévisible de nombreux conducteurs entraîne une insécurité permanente et nécessite une attention de tous les instants. La circulation de nuit y est particulièrement dangereuse et est déconseillée.
  • Les risques naturels : Le mont Cameroun est un volcan toujours en activité. L’ascension est possible, mais il est nécessaire de se renseigner sur les conditions du moment peu de temps avant le départ. Des gaz mortels peuvent émaner des lacs volcaniques Nyos et Monoum. Des mesures d’évacuation des gaz ont été prises ces dernières années, atténuant le danger d’émanations soudaines. Il est cependant conseillé de se renseigner avant d’entreprendre des excursions aux alentours
Zones à vigilance renforcée (jaune)

La plus grande vigilance est recommandée lors de séjours dans les stations balnéaires (Kribi, Limbe). Des attaques sur les villes côtières par des pirates lourdement armés se déplaçant à bord de vedettes rapides ont déjà eu lieu (notamment à Bata, en Guinée équatoriale et contre des banques à Limbe en 2007).

Par ailleurs, il est rappelé qu’il est strictement interdit de s’approcher à moins de 500m d’une plate-forme pétrolière ; cette interdiction pouvant être portée à 2 ou 3 milles nautiques dans certaines zones. Des renseignements peuvent être obtenus auprès de la capitainerie et des marinas.

A Limbe, compte tenu de plusieurs agressions survenues en février 2013 dans des hôtels, une prudence particulière doit être observée.

Région littorale

Bien qu’au cours des derniers mois aucune agression de touristes par des bandits armés n’ait été signalée à proximité des chutes d’Ekom (entre Bafang et Nkongsamba), il est vivement recommandé de ne s’y rendre qu’en groupe et de quitter les lieux avant la tombée de la nuit. Malgré les dispositions qui ont été prises pour renforcer très sensiblement la sécurité dans la région des "monts de Manengouba et des Lacs jumeaux" (situés près de la ville de Melong - nord de Douala), tant sur les lieux d’hébergement qu’en montagne, il est recommandé de prendre contact au préalable avec les gérants des établissements hôteliers concernés et le cas échéant de solliciter auprès d’eux une escorte armée en montagne.

Les précautions à prendre

Délinquance : il convient d’être vigilant quelle que soit la période mais il faut redoubler de vigilance aux périodes de l’année où la population est particulièrement en manque d’argent : décembre et janvier (autour des fêtes de fin d’année) ; septembre (rentrée scolaire).

Éviter d’exhiber tout article de valeur ou de nature à attirer la convoitise (sac à main, cellulaire, montre, bijoux, appareil photo…). Les sacs à main sont à proscrire sur les marchés et dans les quartiers sensibles. Il faut éviter d’y mettre des objets précieux (grosse somme d’argent, bijoux, téléphone…) et tous ses documents. Les vols à l’arraché sont fréquents.
Ne portez jamais sur vous d’importantes sommes d’argent, mais en revanche ayez quelques billets et pièces qui pourront être remis, sans délai et sans hésitation, en cas d’agression.

Éviter formellement d’emprunter des taxis à partir de la tombée de la nuit, surtout si vous êtes seul. Les agressions en taxi sont fréquentes, surtout après la tombée de la nuit.

En ville, circulez en voiture vitres fermées et portières verrouillées et ne laissez jamais sacs, bagages ou objets de valeur visibles dans l’habitacle du véhicule. De nuit, arrêtez-vous uniquement dans des endroits animés et bien éclairés (ex. station-service).

  • Ne tentez jamais de résister aux exigences des agresseurs, qui en général ne visent que les valeurs ou les biens.
  • Ne vous rendez pas dans les quartiers défavorisés et sur les marchés populaires sans être accompagné d’un guide ou d’une personne connaissant les lieux.
  • Se montrer attentif, sur les pistes ou les routes, à toute interruption anormale du trafic en sens inverse (ce qui pourrait être le signe d’une attaque de véhicule en amont).
  • En cas de location d’un appartement ou d’une villa, veiller à embaucher un gardien de jour et de nuit et s’assurer de l’identité des personnels que l’on embauche (garder copie des pièces d’identité). Il est préférable à cet égard de s’adresser à une société de surveillance plutôt qu’à un employé privé. Gardez une copie des pièces d’identité de vos employés et vos biens les plus précieux en un lieu sûr si vous le pouvez.
Zones déconseillées sauf raison impérative (orange)

Régions Nord et Adamaoua :

Dans les régions du Nord (capitale : Garoua) et de l’Adamaoua (capitale : N’Gaoundéré), le risque terroriste est moins élevé que dans l’Extrême-Nord. Des tensions croissantes sont perceptibles et des incidents de sécurité régulièrement signalés : coupeurs de route, découvertes de caches d’armes, infiltration d’éléments armés incontrôlés venus de l’extérieur, enlèvements nombreux dans l’Adamaoua.

Il est recommandé aux Français se rendant à Garoua de signaler leur présence et de communiquer leurs coordonnées à l’Agence consulaire de France de cette ville (+237 699 51 16 39 - acfgaroua@gmail.com).
En cas de séjour visible (réunion amenant plusieurs Français à séjourner ou travailler au même endroit pendant plusieurs jours), une protection armée est très recommandée (contacter la gendarmerie).

Frontière sud-est avec la RCA :
La partie sud de la frontière avec la RCA à partir du sud de la localité de Yokadouma est déconseillée sauf raison impérative en raison des accrochages qui peuvent y avoir lieu.

Zones formellement déconseillées (rouge)

Frontière nigériane :

Une grande partie de la zone frontalière avec le Nigéria (voir carte) est formellement déconseillée sur une profondeur de 30 km, du fait d’incursions potentielles et avérées de groupes terroristes ou criminels à partir du Nigéria (en particulier les miliciens de la secte Boko Haram).

Région Extrême-Nord :

Toute la région Extrême-Nord du Cameroun dont la capitale est Maroua, est formellement déconseillée du fait des combats observés dans certaines zones, du risque terroriste et du risque d’enlèvements, attestés par les enlèvements de Français et d’autres étrangers, survenus les 19 février 2013, 14 novembre 2013, 4 avril 2014 et 17 mai 2014.

Il est actuellement vivement recommandé aux Français de quitter l’ensemble de cette zone.

Frontière avec la République centrafricaine (RCA) et avec le Tchad :

Il est formellement déconseillé de se rendre dans une bande de 30 kms le long de la frontière du Cameroun, du lac Tchad jusqu’au sud de la localité de Yokadouma en raison de la situation sécuritaire en RCA et de la porosité des frontières à des bandes armées (braconniers, bandits, trafiquants en tous genres…). Des accrochages violents ont lieu régulièrement entre forces de l’ordre camerounaises et éléments armés. De nombreux enlèvements ont été perpétrés. En mars 2015, un groupe de 16 voyageurs a ainsi été enlevé par des hommes armés, sur la route nationale 1, à proximité de Garoua Boulaï (ils ont été libérés en juillet 2016 ; deux sont morts en captivité).

Les villes de Garoua-Boulaï et de Touboro sont particulièrement déconseillées. La traversée de la zone rouge par les personnes empruntant les routes reliant Yaoundé à N’Gaoundéré via Garoua-Boulaï, ainsi que celles qui relient Garoua et N’Gaoundéré à Moundou (Tchad) via Touboro, doit se faire sous escorte armée.

Il en est de même des déplacements par route dans le sud-est du Cameroun impliquant de passer par Yokadouma.

Pour toutes ces traversées de zone rouge, qui ne sauraient être entreprises que pour des raisons impérieuses, il convient de solliciter une escorte (gendarmerie ou BIR – contacter le service de l’attaché de sécurité intérieure de l’ambassade de France – Tél : +237 2 22 22 79 17 ou +237 2 22 22 79 18).

Sud-Ouest :

Tout déplacement dans la presqu’île de Bakassi est formellement déconseillé compte tenu de l’isolement et des problèmes d’insécurité liés notamment aux activités de contrebandiers, qui affectent ce territoire rétrocédé au Cameroun par le Nigeria en 2008.

Le parc national de Korup se trouve en partie dans la zone frontalière. Il convient donc de ne pas s’y rendre. L’autre partie peut être visitée mais en y étant très vigilant et en prenant au préalable l’attache des autorités locales (gendarmerie) avant de quitter Douala, Buea ou Limbe et le cas échéant en sollicitant une escorte (contact à établir avec le consulat général ou l’ambassade).

Entrée / Séjour

Voyageurs en provenance de pays touchés par Ebola : les autorités camerounaises indiquent que les voyageurs en provenance des pays touchés par le virus Ebola, à destination du Cameroun, ou en transit au Cameroun sont interdits d’entrée.
  • Formalités d’entrée et de séjour au Cameroun : visa obligatoire.
  • Laisser, chaque fois que cela est possible, à l’hôtel ou chez les amis qui vous accueillent, des photocopies certifiées conforme des pièces d’identité et documents de voyage (carte nationale d’identité, passeports, titres de voyage) permettant aux services consulaires, en cas de perte ou de vol, de reconstituer les pièces originales dérobées ou perdues.
  • Le consulat général à Douala et la section consulaire de l’ambassade à Yaoundé sont à votre disposition pour vous permettre de réunir les informations utiles à vos projets et à vos déplacements, notamment s’agissant de la sécurité.
  • Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade du Cameroun en France.

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Grippe aviaire

Les autorités camerounaises font état d’une épizootie de grippe aviaire dans plusieurs régions du pays. Les analyses en laboratoire ont confirmé qu’il s’agissait d’une grippe aviaire de souche A/H5N1, potentiellement transmissible à l’homme par contact direct ou indirect avec des oiseaux contaminés vivants ou morts. Aucun cas de transmission à l’homme n’a pour l’instant été déclaré.
La vente de volailles a été interdite dans plusieurs départements des régions Centre (chef-lieu : Yaoundé), Sud (chef-lieu : Ebolowa) et Ouest (chef-lieu : Bafoussam). Cette interdiction pourrait s’étendre à d’autres départements dans les prochains jours.

De manière générale sur l’ensemble du territoire camerounais, il est recommandé de :
- éviter tout contact avec les oiseaux et les volailles vivantes ou mortes non cuites, et plus généralement avec les animaux sauvages et d’élevage (notamment les volailles et porcs). Eviter notamment les zones d’élevages, les marchés aux animaux et les zoos. Eviter également le contact avec leurs déjections ;
- se laver les mains régulièrement avec de l’eau savonneuse ou avec des solutions de lavage hydro-alcooliques ;
- éviter la consommation de produits alimentaires crus ou peu cuits, en particulier la viande et les œufs.

Les Français présentant une forte fièvre et ayant eu un contact avec des volailles mortes ou vivantes depuis le 16 mai sont invités à le signaler à la structure médicale la plus proche.

De manière générale, consulter rapidement un médecin en cas de forte fièvre (>38° C).

Poliomyélite

Le Cameroun a rapporté plusieurs cas de poliomyélite. Les autorités ont annoncé, pour éviter sa propagation, la mise en place, dans les aéroports, de mesures de contrôle et de vaccinations pour les personnes non à jour.

L’Organisation mondiale de la Santé recommande :

  • Aux voyageurs souhaitant se rendre au Cameroun : de disposer d’un certificat de vaccination contre la poliomyélite datant de moins de 12 mois (à inscrire sur un certificat de vaccination internationale) ;
  • Aux voyageurs ou résidents présents au Cameroun depuis plus de 4 semaines (et n’ayant pas été vaccinés dans les 12 derniers mois) : de bénéficier d’un rappel vaccinal contre la poliomyélite. Le Haut conseil de santé publique français recommande l’utilisation du vaccin polio-inactivé injectable.
Paludisme

Prévention du paludisme : Cette maladie parasitaire, transmise par les piqûres de moustiques, impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France pour une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.

Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

En raison du risque élevé de paludisme, le séjour d’une femme enceinte est fortement déconseillé.

Dengue et Chikungunya

Ces maladies virales transmises par les piqûres de moustiques imposent le respect des mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques) et l’attention des personnes les plus vulnérables.
Ces affections pouvant prendre une forme potentiellement grave, il convient de consulter un médecin en cas de fièvre. La prise d’aspirine est déconseillée.

Vaccinations

Au début de l’année 2012, les autorités sanitaires ont rapporté plusieurs cas suspects de fièvre jaune dans le nord du pays. Il est rappelé que la vaccination est obligatoire pour se rendre au Cameroun. Par ailleurs, des cas suspects de méningite à méningocoque sont signalés. La vaccination à méningo A+C+W135 est indispensable.

  • La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé). Le carnet international de vaccination faisant mention de cette vaccination est exigé à l’entrée sur le territoire camerounais.
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
  • Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, méningite à méningocoque (voir ci-dessous).
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Épidémie de méningite

Entre janvier et juin, le Nord Cameroun est régulièrement touché par des épidémies de méningite à méningocoques. La vaccination par le vaccin tétravalent (menomune ou mencevax) est vivement recommandée. Le vaccin bivalent (A + C) n’est pas suffisant car il n’est pas efficace contre certaines méningites à méningocoques (W135).

Épidémie de grippe A(H1N1)

Au Cameroun, très peu de cas de grippe A(H1N1) ont été répertoriés jusqu’à présent. Le vaccin n’étant pas disponible sur place, il est néanmoins conseillé aux personnes souffrant d’affections chroniques sous-jacentes et aux femmes enceintes de se faire vacciner 3 semaines avant leur départ.

Hygiène alimentaire - prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra

Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées.
A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.

  • Évitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
  • Évitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
  • Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas (hygiène très stricte des mains notamment au sortir des toilettes).

Régulièrement des épidémies de choléra sévissent dans plusieurs villes du Cameroun, notamment Douala. Pour les voyageurs, une hygiène alimentaire stricte et une propreté de base sont, en règle générale, suffisantes pour éviter une contamination.

VIH-Sida

Prévalence non négligeable du VIH/SIDA et des infections sexuellement transmissibles. Toute mesure de prévention est indispensable (préservatif).

Quelques règles simples
  • évitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
  • ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue. Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Numéros utiles
  • Cameroun Sanitaire Assistance à Douala : +237 2 33 42 14 14 / +237 2 33 42 15 15 / +237 2 33 42 37 48
  • Centre Pasteur de Garoua : +237 2 22 27 22 22
  • A Yaoundé, centre médico-social : +237 2 22 23 01 39

Infos utiles

Législation locale

Il y a lieu naturellement de prendre en compte les traditions et les coutumes locales.
En particulier :

  • L’homosexualité, réprimée par la loi (article 347 bis du code pénal), peut valoir des condamnations allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, sans compter de fréquents sévices.
  • L’usage et la possession de drogues sont interdits et sévèrement réprimés.
  • Il est formellement interdit de photographier les sites militaires, les bâtiments publics, les aéroports et les ports. Les incidents sont fréquents et la plus grande circonspection est recommandée à cet égard, notamment dans les villes (en particulier à Yaoundé).
  • Il est indispensable d’avoir constamment sur soi ses documents d’identité (ou un permis de résidence ou une copie certifiée du passeport) et les références du contrat d’assurance rapatriement en cas d’accident.

Tout voyageur est tenu de respecter les lois et les règlements, ainsi que les représentants de la force publique. En revanche, il faut refuser de transiger en cas d’abus d’autorité. Si une infraction a été commise, il convient de demander aux membres de la police ou de la gendarmerie un exemplaire des actes de procédure.

Arnaques

Des arnaques sont régulièrement mises en œuvre et très bien organisées, parfois sur une très longue période pour gagner la confiance du « pigeon ». Elles peuvent porter sur des faux objets d’art, sur des associations à caractère professionnel, sur des prêts d’argent…

L’attention des ressortissants français est attirée sur les risques éventuels encourus suite à des contacts noués par voie de correspondance électronique (internet) ou postale, avec certains ressortissants camerounais qui cherchent à les rencontrer afin d’obtenir différents avantages de leur interlocuteur (mariage, acquisition d’une nationalité étrangère, reconnaissance d’enfants naturels ou adultérins…). Le Français, une fois attiré au Cameroun, peut parfois être confronté à des méthodes très coercitives. Des réseaux facilitent les mariages de convenance dans le seul but de contourner la réglementation sur les visas.

Les rencontres amoureuses sont l’occasion de tendre des pièges aux conséquences parfois très graves. Il est vivement conseillé de ne jamais confier ses papiers d’identité, billets d’avion, coordonnées bancaires à l’âme sœur et de donner régulièrement des nouvelles à ses proches.

Les risques financiers

La plus grande prudence est recommandée en matière économique et financière.

L’ambassade de France à Yaoundé a régulièrement connaissance de difficultés graves rencontrées par des Français venant au Cameroun pour répondre à une offre d’emploi. Il arrive trop fréquemment que les conditions évoquées à l’occasion des contacts établis avec le futur employeur (nature et forme du contrat de travail, rémunération et accessoires, obtention d’un visa de travail,…), ne soient pas respectées. Il est conseillé de faire préciser préalablement au départ et par écrit tous ces points et de ne pas s’engager sans garanties solides.

• En matière de partenariat d’affaires, renseignez-vous bien au préalable, notamment auprès de l’ambassade, du consulat général, du service économique régional et d’Ubifrance.
• Evitez l’utilisation des cartes de crédit hors des hôtels appartenant à des chaines internationales.
• Evitez de tirer des chèques sur une banque domiciliée hors du Cameroun.
• Evitez l’usage de la voie postale ordinaire pour l’envoi ou la réception de courriers bancaires.
• Soyez très vigilant lors de la consultation d’un compte en banque français sur internet depuis le Cameroun, l’ordinateur pouvant être piraté et le compte vidé.

Infrastructures routières

Les routes et les pistes sont en général dangereuses en raison du comportement de conducteurs, souvent non titulaires du permis de conduire, irresponsables ou en état d’ébriété. L’axe "lourd" reliant Douala à Yaoundé est réputé pour être l’un des plus meurtriers du monde.

Le danger y est omniprésent : sur la route (comportements, ornières,…) et aux abords (piétons, camions ou véhicules stationnés ou accidentés…). La vigilance requise consiste en particulier à anticiper les dépassements en dehors des zones autorisées et sans visibilité, dans les virages, à anticiper la présence devant soi de camions chargés (grumiers…) roulant avec peu ou pas d’éclairage à des allures parfois très lentes notamment en côte (environ 20 km/heure). Ces camions peuvent stationner en chevauchant la chaussée sans se signaler. Les conducteurs font régulièrement des écarts pour éviter une ornière sur la route et peuvent ainsi se retrouver face à vous. Il est vivement recommandé de boucler sa ceinture de sécurité à l’avant et à l’arrière de la voiture et de conduire prudemment en limitant sa vitesse. Les voyages de nuit (au-delà de 18 heures) sont absolument à proscrire en raison, notamment, de la circulation des poids lourds.

Lorsqu’on emprunte des moyens de transports collectifs, il est prudent de vérifier les horaires d’arrivée à destination afin d’éviter de se trouver sur la route la nuit tombée.

Les ruptures d’approvisionnement en carburant sont rares mais il est conseillé de prévoir des réserves en raison des distances entre les points de distribution.

En cas d’accident matériel ou corporel, mettez-vous en sécurité puis faites appel au service de sécurité le plus proche (cf. Liste des appels d’urgence). Prêtez assistance aux personnes en danger mais restez vigilant.

Réseau ferroviaire

Compte tenu des incertitudes du transport aérien, un nombre croissant de touristes emprunte aujourd’hui le train de nuit qui circule entre Yaoundé et Ngaoundéré. Ce train fournit un service correct aux voyageurs, notamment en première classe et en wagon-lit (choix conseillé).
La société Camrail a mis en service une liaison « InterCity » entre Yaoundé et Douala (pour plus d’information, consulter le site camrail.net).
Faites attention cependant aux pickpockets et aux voleurs à l’arraché.

Transport aérien

Le transport aérien intérieur reste soumis à l’irrégularité des horaires. Se renseigner sur place.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Il n’existe pas de visa spécifique aux voyageurs d’affaires au Cameroun.

Les voyageurs d’affaires peuvent solliciter un visa temporaire, autorisant un séjour de 90 jours sur le territoire camerounais.

En plus des documents communs à tous types de visas, ils devront présenter :

  • Un billet d’avion ou un titre de transport aller et retour, ou un carnet de passage en douane ;
  • Une invitation à une manifestation organisée sur le territoire camerounais et une lettre de mission de l’employeur ;
  • Un justificatif de l’objet de leur visite ainsi que des conditions et moyens de subsistance suffisants pour la durée du séjour.

Pour plus d’informations sur les formalités administratives relatives à la délivrance d’un visa pour le Cameroun, consultez le site du consulat général du Cameroun à Paris et du consulat du Cameroun à Marseille.

Réseaux de télécommunications

La connexion 3G est disponible au Cameroun, pourvu que le voyageur soit muni d’un smartphone avec une carte SIM locale. Avec un mobile français en itinérance (roaming), le taux de couverture est bon mais ce type d’utilisation demeure très onéreux.

Données économiques

Avec une population de 23 millions d’habitants, le pays dispose en 2014 d’un PIB par habitant de 1426 dollars et d’un PIB de 33 milliards de dollars. Le PIB du pays a crû de 4,2% par an entre 2009 et 2014.

Le Cameroun est le 63 ème client de la France et son 26 ème excédent. La France a exporté vers le Cameroun 654 millions d’euros de biens en 2014. Les exportations ont augmenté de 4% par an entre 2009 et 2014. Le solde commercial de la France avec le pays s’établit à 424 millions d’euros.

Le Cameroun offre des opportunités d’investissement dans les télécommunications, l’agriculture et l’agroalimentaire, le tourisme, les mines, la pétrochimie, les infrastructures, le bois (pour les 2ème et 3ème transformations). Le pays bénéficie d’un Contrat de Désendettement et Développement (C2D) dont les montants seront consacrés au développement rural et à la sécurité alimentaire, au développement des infrastructures urbaines.

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère des Affaires étrangères et du Développement international vous propose de consulter la fiche repères économiques Cameroun.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Bureau de Yaoundé – CAMEROUN
Adresse : Ambassade de France, 352, rue Joseph Atemengue, quartier Olézoa, Yaoundé, CAMEROUN
Tél. : +237 222 22 79 70 – Télécopie : +237 222 22 79 79
Courriel : yaounde@dgtresor.gouv.fr
Site internet : www.tresor.economie.gouv.fr/pays/cameroun

  • Business France

Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.

Business France - Cameroun
Ambassade de France Immeuble indigo - Bonapriso
BP 513
Douala
Cameroun
Tel : +237 33429062
Courriel : douala@businessfrance.fr

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Président de section : Marie-Andrée NGWE - +237 33 42 37 00 (société Cabinet Maître Marie-Andrée NGWE)

Annuaire du Cameroun.

  • AFD

L’Agence française de développement (AFD), est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence de Yaoundé
Plateau Atémengué - BP 46 - Yaoundé
Tél : +237 22 22 00 15 / +237 22 22 23 34
Fax : +237 22 23 57 07
Courriel : afdyaounde@afd.fr
Adresse Internet : http://cameroun.afd.fr

  • UEMOA

Le Cameroun est membre de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.uemoa.int/.

Cette organisation propose un guide des affaires au Cameroun, consultable à l’adresse : http://www.izf.net/pays/cameroun.

  • BAD

Le Cameroun est membre de la Banque africaine de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/.

La page du Cameroun est consultable à l’adresse : http://www.afdb.org/fr/countries/central-africa/cameroon/.

  • FMI

Sites internet :

Bureau du représentant résident du FMI au Cameroun.

Le Cameroun et le FMI.

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