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Sécurité

Le taux de criminalité au Cameroun demeure d’un niveau raisonnable.

Cependant les Français peuvent constituer une cible privilégiée pour les délinquants de toutes sortes. Les agressions, principalement motivées par le vol de biens matériels ou d’objets de valeur, peuvent s’accompagner de violences graves pouvant aller jusqu’au meurtre. Le respect de consignes générales de sécurité, la vigilance et le bon sens permettent cependant de voyager dans les zones figurant en jaune sur la carte. Il est recommandé à toute personne se déplaçant hors de son lieu de résidence habituel de consulter régulièrement cette fiche Conseils aux voyageurs, mise à jour grâce à des sources variées et fiables d’informations et de ne pas se fier au seul « bouche à oreille », nettement insuffisant. Par ailleurs, les voyageurs français sont fortement invités à s’inscrire sur le portail Ariane, afin de recevoir le cas échéant, des messages de sécurité.

Les risques

Le risque terroriste existe en particulier en zone rouge dans l’Extrême-Nord, formellement déconseillée (cf. infra). Il ne peut être écarté dans le reste du pays, dans les lieux fréquentés par les étrangers et dans les grandes villes. Le risque d’enlèvement est très élevé dans l’Extrême Nord du pays et, de façon générale, dans les zones frontalières des régions Extrême-Nord, Nord et Adamaoua. Des combats fréquents opposent les forces de défense et de sécurité camerounaises aux miliciens dans certaines zones, souvent mouvantes, de l’Extrême-Nord. La pose de mines par Boko Haram est observée.

- La délinquance d’appropriation : Dans les grandes agglomérations, il est conseillé de prendre certaines précautions tant lors des déplacements à pied ou en véhicule, qu’à domicile (hôtel, appartement situé en étage, villa). Des rôdeurs isolés mais aussi des bandes organisées se livrent à des cambriolages et à des agressions nocturnes.

- Les coupeurs de route : Des agressions ont régulièrement lieu, de jour comme de nuit, sur les routes. Il est donc vivement conseillé de se déplacer en convoi de plusieurs voitures connues de jour, de ne pas rouler la nuit et d’éviter de transporter d’importantes sommes d’argent, mais d’avoir, en revanche, quelques billets qui pourront être remis, sans délai et sans hésitation, en cas d’agression. Il est vivement conseillé de ne pas résister.

Les axes routiers (routes goudronnées et pistes de brousse) dans les régions de l’Extrême-Nord (formellement déconseillée), de l’Adamaoua et du Nord (où les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative et formellement déconseillés dans le département du Mayo Louti) et le long des frontières Est et Nord-Ouest (formellement déconseillées), sont de traditionnels lieux d’attaques périodiques par des bandes armées (coupeurs de route). Une recrudescence du phénomène est perceptible, ainsi qu’une extension des régions concernées. En conséquence, la prudence est recommandée dans l’ensemble du pays.

- La piraterie maritime : la navigation de plaisance est formellement déconseillée dans le golfe de Guinée et a fortiori le mouillage près des côtes, compte tenu des risques liés à la piraterie maritime qui affecte cette zone.

- Le risque routier : Sur les routes et les pistes, en tout premier lieu sur l’"axe lourd" Yaoundé-Douala, le comportement imprévisible de nombreux conducteurs entraîne une insécurité permanente et nécessite une attention de tous les instants. La circulation de nuit y est particulièrement dangereuse et est déconseillée.

- Les risques naturels : Le mont Cameroun est un volcan toujours en activité. L’ascension est possible, mais il est nécessaire de se renseigner sur les conditions du moment peu de temps avant le départ. Des gaz mortels peuvent émaner des lacs volcaniques Nyos et Monoum. Des mesures d’évacuation des gaz ont été prises ces dernières années, atténuant le danger d’émanations soudaines. Il est cependant conseillé de se renseigner avant d’entreprendre des excursions aux alentours

Zones formellement déconseillées (rouge)

Frontière nigériane :
Toute la zone frontalière avec le Nigeria (du lac Tchad au golfe de Guinée) est formellement déconseillée sur une profondeur de 30 kms, du fait d’incursions potentielles et avérées de groupes terroristes ou criminels à partir du Nigeria (en particulier les miliciens de la secte Boko Haram).

Région Extrême-Nord et département du Mayo Louti dans la région du Nord :
Toute la région Extrême-Nord du Cameroun dont la capitale est Maroua, ainsi que le Département adjacent du Mayo Louti situé dans la Région Nord (chef lieu : Guider) sont formellement déconseillés du fait des combats observés dans certaines zones, du risque terroriste et du risque d’enlèvements, attestés par les enlèvements de Français et d’autres étrangers, survenus les 19 février 2013, 14 novembre 2013, 4 avril 2014 et 17 mai 2014.

Il est actuellement vivement recommandé aux Français de quitter l’ensemble de cette zone.

Frontière avec la République centrafricaine (RCA) et avec le Tchad :
Il est formellement déconseillé de se rendre dans une bande de 30 kms le long de la frontière du Cameroun, du lac Tchad jusqu’au sud de la localité de Yokadouma en raison de la situation sécuritaire en RCA et de la porosité des frontières à des bandes armées (braconniers, bandits, trafiquants en tous genres…). Des accrochages violents ont lieu régulièrement entre forces de l’ordre camerounaises et éléments armés. De nombreux enlèvements ont été perpétrés.

Les villes de Garoua-Boulaï et de Touboro sont particulièrement déconseillées. La traversée de la zone rouge par les personnes empruntant les routes reliant Yaoundé à N’Gaoundéré via Garoua-Boulaï, ainsi que celles qui relient Garoua et N’Gaoundéré à Moundou (Tchad) via Touboro, doit se faire sous escorte armée.

Il en est de même des déplacements par route dans le sud-est du Cameroun impliquant de passer par Yokadouma.

Pour toutes ces traversées de zone rouge, qui ne sauraient être entreprises que pour des raisons impérieuses, il convient de solliciter une escorte (gendarmerie ou BIR – contacter le service de l’attaché de sécurité intérieure de l’ambassade de France – Tél : 2 22 22 79 17 ou 79 18).

Sud-Ouest :
Tout déplacement dans la presqu’île de Bakassi est formellement déconseillé compte tenu de l’isolement et des problèmes d’insécurité liés notamment aux activités de contrebandiers, qui affectent ce territoire rétrocédé au Cameroun par le Nigeria en 2008.

Le parc national de Korup se trouve en partie dans la zone frontalière. Il convient donc de ne pas s’y rendre. L’autre partie peut être visitée mais en y étant très vigilant et en prenant au préalable l’attache des autorités locales (gendarmerie) avant de quitter Douala, Buea ou Limbe et le cas échéant en sollicitant une escorte (contact à établir avec le consulat général ou l’ambassade).

Zones déconseillées sauf raison impérative (orange)

Régions Nord (excepté le département du Mayo Louti situé en zone formellement déconseillée) et Adamaoua :
Dans les régions du Nord (capitale : Garoua) et de l’Adamaoua (capitale : N’Gaoundéré), le risque terroriste est moins élevé que dans l’Extrême-Nord. Des tensions croissantes sont perceptibles et des incidents de sécurité régulièrement signalés : coupeurs de route, découvertes de caches d’armes, infiltration d’éléments armés incontrôlés venus de l’extérieur.

Il est recommandé aux Français se rendant à Garoua de signaler leur présence et de communiquer leurs coordonnées à l’Agence consulaire de France de cette ville (http://www.alliancefrancaisegaroua.org/).
En cas de séjour visible (réunion amenant plusieurs Français à séjourner ou travailler au même endroit pendant plusieurs jours), une protection armée est très recommandée (contacter la gendarmerie).

Frontière sud-est avec la RCA :
La partie sud de la frontière avec la RCA à partir du sud de la localité de Yakodouma est déconseillée sauf raison impérative en raison des accrochages qui peuvent y avoir lieu.

Zones à vigilance particulièrement renforcée (jaune)

La plus grande vigilance est recommandée lors de séjours dans les stations balnéaires (Kribi, Limbe). Des attaques sur les villes côtières par des pirates lourdement armés se déplaçant à bord de vedettes rapides ont déjà eu lieu (notamment à Bata, en Guinée équatoriale et contre des banques à Limbe en 2007).
Par ailleurs, il est rappelé qu’il est strictement interdit de s’approcher à moins de 500m d’une plate-forme pétrolière ; cette interdiction pouvant être portée à 2 ou 3 milles nautiques dans certaines zones. Des renseignements peuvent être obtenus auprès de la capitainerie et des marinas.

A Limbe, compte tenu de plusieurs agressions survenues en février 2013 dans des hôtels, une prudence particulière doit être observée.

Région littorale

Bien qu’au cours des derniers mois aucune agression de touristes par des bandits armés n’ait été signalée à proximité des chutes d’Ekom (entre Bafang et Nkongsamba), il est vivement recommandé de ne s’y rendre qu’en groupe et de quitter les lieux avant la tombée de la nuit. Malgré les dispositions qui ont été prises pour renforcer très sensiblement la sécurité dans la région des "monts de Manengouba et des Lacs jumeaux" (situés près de la ville de Melong - nord de Douala), tant sur les lieux d’hébergement qu’en montagne, il est recommandé de prendre contact au préalable avec les gérants des établissements hôteliers concernés et le cas échéant de solliciter auprès d’eux une escorte armée en montagne.

Les précautions à prendre

Délinquance : il convient d’être vigilant quelle que soit la période mais il faut redoubler de vigilance aux périodes de l’année où la population est particulièrement en manque d’argent : décembre et janvier (autour des fêtes de fin d’année) ; septembre (rentrée scolaire).

Éviter d’exhiber tout article de valeur ou de nature à attirer la convoitise (sac à main, cellulaire, montre, bijoux, appareil photo…). Les sacs à main sont à proscrire sur les marchés et dans les quartiers sensibles. Il faut éviter d’y mettre des objets précieux (grosse somme d’argent, bijoux, téléphone…) et tous ses documents. Les vols à l’arraché sont fréquents.
Ne portez jamais sur vous d’importantes sommes d’argent, mais en revanche ayez quelques billets et pièces qui pourront être remis, sans délai et sans hésitation, en cas d’agression.

Éviter formellement d’emprunter des taxis à partir de la tombée de la nuit, surtout si vous êtes seul. Les agressions en taxi sont fréquentes, surtout après la tombée de la nuit.

En ville, circulez en voiture vitres fermées et portières verrouillées et ne laissez jamais sacs, bagages ou objets de valeur visibles dans l’habitacle du véhicule. De nuit, arrêtez-vous uniquement dans des endroits animés et bien éclairés (ex. station service).

  • Ne tentez jamais de résister aux exigences des agresseurs, qui en général ne visent que les valeurs ou les biens.
  • Ne vous rendez pas dans les quartiers défavorisés et sur les marchés populaires sans être accompagné d’un guide ou d’une personne connaissant les lieux.
  • Se montrer attentif, sur les pistes ou les routes, à toute interruption anormale du trafic en sens inverse (ce qui pourrait être le signe d’une attaque de véhicule en amont).
  • En cas de location d’un appartement ou d’une villa, veiller à embaucher un gardien de jour et de nuit et s’assurer de l’identité des personnels que l’on embauche (garder copie des pièces d’identité). Il est préférable à cet égard de s’adresser à une société de surveillance plutôt qu’à un employé privé. Gardez une copie des pièces d’identité de vos employés et vos biens les plus précieux en un lieu sûr si vous le pouvez.

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