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Sécurité

L’attaque terroriste contre le centre commercial de Westgate à Nairobi, survenue le samedi 21 septembre 2013 ainsi que les attaques plus récentes seurvenues au Kenya et revendiquées par les milices Al-Chabab, conduisent à rappeler que le risque terroriste existe aussi au Burundi. Par le passé le Burundi a fait l’objet de menaces terroristes, qui restent d’actualité. Il est donc recommandé de faire preuve de la plus grande vigilance et d’éviter les lieux publics à forte affluence, comme les édifices religieux, les gares routières, les marchés et les "cabarets" (débits de boissons) très fréquentés.

Il est conseillé à tout ressortissant français de passage au Burundi de se présenter à l’Ambassade de France pour, d’une part, se faire connaître et informer l’Ambassade sur les itinéraires qu’il souhaite emprunter, et d’autre part, recueillir des informations utiles sur la situation du pays.

La situation sécuritaire est bonne pendant la journée dans la plus grande partie du pays, ce qui autorise des déplacements à l’intérieur du pays pendant les heures diurnes, à l’exception de certaines zones spécifiques (cf infra).

La situation est différente pendant la nuit, où les risques sont accrus, notamment en zone rurale (délinquance liée à une importante consommation d’alcool, à la pauvreté, à la présence de nombreux démobilisés sans travail et à la circulation d’un grand nombre d’armes au sein de la population suite à la guerre civile, risques élevés d’accidents de la circulation). Il est en conséquence formellement déconseillé de circuler la nuit hors de la capitale. Après 18h00, les routes ne sont en effet la plupart du temps plus contrôlées par les agents de la force publique. Sur l’ensemble du territoire, des délinquants, parfois armés, peuvent en profiter pour intercepter les voyageurs imprudents.

Il est également strictement déconseillé de passer la nuit en dehors d’un chef-lieu de province ou d’un campement touristique bien connu et correctement gardé.

Zones formellement déconseillées

Des accrochages entre des positions militaires et de petits groupes rebelles en provenance du Congo ont eu lieu en début d’année 2014 dans la zone située entre la frontière avec la RDC et la RN5, en zone rouge sur la carte. Il est donc jusqu’à nouvel ordre formellement déconseillé de s’y rendre, de jour comme de nuit. Ces restrictions s’appliquent tout particulièrement aux réserves naturelles de la Rukoko, au nord de la RN4, où des excursions sont parfois proposées aux touristes de passage. Tout déplacement doit y être proscrit à l’heure actuelle.

Il est en outre formellement déconseillé de circuler sur la Chaussée d’Uvira (route RN4 qui mène vers Gatumba et la frontière avec la RDC) après 18h00, au-delà de l’hôtel-club du Lac Tanganyika.

Zones déconseillées sauf raison impérative

La zone indiquée en orange sur la carte, située, en commençant au nord de l’aéroport international, entre les RN5, et RN9 et RN10, ainsi qu’au nord de la portion Rugombo – Mabayi de la RN10, est déconseillée sauf raison impérative.

La RN5 (route la plus directe pour aller de Bujumbura à Bukavu, en RDC, via Cibitoke) et la RN10 (entre Mabayi et Rugombo) peuvent être empruntées en zone orange exclusivement, dans le cadre d’un déplacement strictement impératif, à condition de faire preuve de la plus grande prudence et de voyager entre 7h et 17h30.

Les villes de Cibitoke et Rugombo sont situées en zone orange.
La RN9 elle-même, sur l’axe Bujumbura –Mpanda – Bubanza - Masango, puis la RN10, sur l’axeMasango – Mabayi, figurent en zone jaune et peuvent être empruntées en observant les mêmes consignes de sécurité que sur les autres axes routiers burundais.

Situation dans la capitale

Comme ailleurs dans le pays, si la situation sécuritaire est bonne en journée, toute richesse trop ostensiblement affichée peut susciter des vols et des comportements violents (vols à l’arraché de colliers, portables, portefeuilles, etc.). On observe en effet, en raison notamment de la paupérisation entraînée par l’incendie du Marché Central et des nombreux commerces qu’il abritait, le 27 janvier 2013, une nette recrudescence de la petite délinquance à Bujumbura depuis lors.

La vigilance doit encore être renforcée la nuit où, du fait de l’absence d’éclairage public et de l’importante consommation d’alcool les soirs et les week-ends, il convient de ne pas se déplacer à pied, y compris en centre-ville. Des groupes de délinquants repèrent parfois leurs victimes aux alentours des lieux de détente, bars ou restaurants, et les suivent pour les agresser et dépouiller près de leur domicile lorsqu’ils se déplacent à pied.

On observe également une nette recrudescence des vols, parfois avec violence, de véhicules ou commis dans les véhicules en stationnement, en particulier la nuit au centre ville. Il convient donc d’être très vigilant et de ne se garer que dans des endroits éclairés, si possible dans ou près de parkings dont le gardiennage est assuré par une société de sécurité.

En outre, dans les agglomérations, il convient de verrouiller les portières de son véhicule en permanence étant donné que, dans les embouteillages ou au niveau de certains carrefours, de jeunes délinquants peuvent vouloir tenter des intrusions de force et des vols à l’arraché.

Zones à vigilance renforcée dans la capitale et alentours :

Les déplacements sont formellement déconseillés après 18h dans les quartiers de Bujumbura-Mairie suivants : Kanyosha, Musaga, Kamenge et dans l’ensemble de Bujumbura-rural (périphérie de la ville).

Il est également recommandé aux habitants des quartiers de Kinindo et Gatoke, quartier en lisière de la rivière Muha, de faire preuve d’une vigilance particulière une fois la nuit tombée.

Qualité des services sécurité

En ce qui concerne les forces de l’ordre, par manque de moyens, même s’il existe un numéro d’urgence (113) les capacités réelles d’intervention en urgence sont limitées de jour, a fortiori la nuit.

Précisions pour un séjour long

Il convient de faire garder son domicile de jour comme de nuit (il existe plusieurs compagnies privées de gardiennage) et d’être discret, y compris vis-à-vis du personnel, sur les biens ou valeurs que l’on pourrait détenir chez soi.

Il est également conseillé aux résidents, surtout lorsqu’ils habitent dans les quartiers périphériques, de ne pas stationner longtemps devant leur portail d’entrée lorsqu’ils rentrent le soir.

Il convient en outre d’être extrêmement vigilant lors des retraits d’argent à la banque: la police burundaise est en effet à la recherche d’un groupe de malfaiteurs qui travaillerait avec certains agents d’établissements bancaires pour dépouiller certains clients de l’argent qu’ils viennent de retirer.


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