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Burundi

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Dernière mise à jour le: 13 mars 2014 - Information toujours valide le: 16 avril 2014

Dernière minute

Zone située entre la frontière avec la RDC et la RN5

Après plusieurs mois d’accalmie, des accrochages entre des positions militaires et de petits groupes rebelles en provenance du Congo ont récemment eu lieu dans la zone située entre la frontière avec la RDC et la RN5. Il est donc pour le moment formellement déconseillé de s’y rendre, de jour comme de nuit. Ces restrictions s’appliquent tout particulièrement aux réserves naturelles de la Rukoko, au nord de la RN4, où des excursions sont parfois proposées aux touristes de passage. Tout déplacement doit y être proscrit à l’heure actuelle.

Sécurité routière

Les très fortes précipitations dans la nuit du 9 au 10 février 2014 à Bujumbura et au nord du pays ont entraîné de nombreux dégâts sur certains axes de circulation majeurs, en particulier la RN1 (portion Bujumbura-Bugarama). Cette dernière, habituellement très fréquentée, est fortement endommagée et ne doit être empruntée qu’en 4x4, avec la plus extrême prudence. Elle est impraticable pour les camions.

D’une manière générale, il convient de circuler avec prudence sur les axes routiers quittant Bujumbura en direction du nord et des collines de l’intérieur du pays, ainsi que le long du Lac Tanganyka, vers Uvira en République démocratique du Congo.

Sécurité

L’attaque terroriste contre le centre commercial de Westgate à Nairobi, survenue le samedi 21 septembre 2013 et revendiquée par les milices Al-Chabab, conduit à rappeler que le risque terroriste existe aussi au Burundi. Par le passé le Burundi a fait l’objet de menaces terroristes, qui restent d’actualité. Il est donc recommandé de faire preuve de la plus grande vigilance et d’éviter les lieux publics à forte affluence, comme les édifices religieux, les gares routières, les marchés et les "cabarets" (débits de boissons) très fréquentés.

Il est conseillé à tout ressortissant français de passage au Burundi de se présenter à l’Ambassade de France pour, d’une part, se faire connaître et informer l’Ambassade sur les itinéraires qu’il souhaite emprunter, et d’autre part, recueillir des informations utiles sur la situation du pays.

La situation sécuritaire est bonne pendant la journée dans la plus grande partie du pays, ce qui autorise des déplacements à l’intérieur du pays pendant les heures diurnes, à l’exception de certaines zones spécifiques (cf infra).

La situation est différente pendant la nuit, où les risques sont accrus, notamment en zone rurale (délinquance liée à une importante consommation d’alcool, à la pauvreté, à la présence de nombreux démobilisés sans travail et à la circulation d’un grand nombre d’armes au sein de la population suite à la guerre civile, risques élevés d’accidents de la circulation). Il est en conséquence formellement déconseillé de circuler la nuit hors de la capitale. Après 18h00, les routes ne sont en effet la plupart du temps plus contrôlées par les agents de la force publique. Sur l’ensemble du territoire, des délinquants, parfois armés, peuvent en profiter pour intercepter les voyageurs imprudents.

Il est également strictement déconseillé de passer la nuit en dehors d’un chef-lieu de province ou d’un campement touristique bien connu et correctement gardé.

Zones formellement déconseillées

Après plusieurs mois d’accalmie, des accrochages entre des positions militaires et de petits groupes rebelles en provenance du Congo ont récemment eu lieu dans la zone située entre la frontière avec la RDC et la RN5, en zone rouge sur la carte. Il est donc pour le moment formellement déconseillé de s’y rendre, de jour comme de nuit. Ces restrictions s’appliquent tout particulièrement aux réserves naturelles de la Rukoko, au nord de la RN4, où des excursions sont parfois proposées aux touristes de passage. Tout déplacement doit y être proscrit à l’heure actuelle.

Il est en outre formellement déconseillé de circuler sur la Chaussée d’Uvira (route RN4 qui mène vers Gatumba et la frontière avec la RDC) après 18h00, au-delà de l’hôtel-club du Lac Tanganyika.

Zones déconseillées sauf raison impérative

En zone orange, il est strictement déconseillé, sauf raison impérative :

  • d’emprunter la RN10 entre Rwegura et Mabayi,
  • d’emprunter la RN9 au nord de Bubanza (la RN9 longe alors le parc de la Kibira),
  • de se rendre dans le parc de la Kibira (au Nord du Mont Téza).

La RN5 (route la plus directe pour aller de Bujumbura à Bukavu, en RDC, via Cibitoke) et la RN9 (de Bujumbura jusqu’à Bubanza) peuvent être empruntées en zone orange exclusivement, dans le cadre d’un déplacement strictement impératif, à condition de faire preuve de la plus grande prudence et de voyager entre 7h et 17h30.

Les villes de Cibitoke et Rugombo sont situées en zone orange.

Situation dans la capitale

Comme ailleurs dans le pays, si la situation sécuritaire est bonne en journée, toute richesse trop ostensiblement affichée peut susciter des vols et des comportements violents (vols à l’arraché de colliers, portables, portefeuilles, etc.). On observe en effet, en raison notamment de la paupérisation entraînée par l’incendie du Marché Central et des nombreux commerces qu’il abritait, le 27 janvier 2013, une nette recrudescence de la petite délinquance à Bujumbura depuis lors.

La vigilance doit encore être renforcée la nuit où, du fait de l’absence d’éclairage public et de l’importante consommation d’alcool les soirs et les week-ends, il convient de ne pas se déplacer à pied, y compris en centre-ville. Des groupes de délinquants repèrent parfois leurs victimes aux alentours des lieux de détente, bars ou restaurants, et les suivent pour les agresser et dépouiller près de leur domicile lorsqu’ils se déplacent à pied.

On observe également une nette recrudescence des vols, parfois avec violence, de véhicules ou commis dans les véhicules en stationnement, en particulier la nuit au centre ville. Il convient donc d’être très vigilant et de ne se garer que dans des endroits éclairés, si possible dans ou près de parkings dont le gardiennage est assuré par une société de sécurité.

En outre, dans les agglomérations, il convient de verrouiller les portières de son véhicule en permanence étant donné que, dans les embouteillages ou au niveau de certains carrefours, de jeunes délinquants peuvent vouloir tenter des intrusions de force et des vols à l’arraché.

Zones à vigilance renforcée dans la capitale et alentours :

Les déplacements sont formellement déconseillés après 18h dans les quartiers de Bujumbura-Mairie suivants : Kanyosha, Musaga, Kamenge et dans l’ensemble de Bujumbura-rural (périphérie de la ville).

Il est également recommandé aux habitants des quartiers de Kinindo et Gatoke, quartier en lisière de la rivière Muha, de faire preuve d’une vigilance particulière une fois la nuit tombée.

Qualité des services sécurité

En ce qui concerne les forces de l’ordre, par manque de moyens, même s’il existe un numéro d’urgence (113) les capacités réelles d’intervention en urgence sont limitées de jour, a fortiori la nuit.

Précisions pour un séjour long

Il convient de faire garder son domicile de jour comme de nuit (il existe plusieurs compagnies privées de gardiennage) et d’être discret, y compris vis-à-vis du personnel, sur les biens ou valeurs que l’on pourrait détenir chez soi.

Il est également conseillé aux résidents, surtout lorsqu’ils habitent dans les quartiers périphériques, de ne pas stationner longtemps devant leur portail d’entrée lorsqu’ils rentrent le soir.

Il convient en outre d’être extrêmement vigilant lors des retraits d’argent à la banque: la police burundaise est en effet à la recherche d’un groupe de malfaiteurs qui travaillerait avec certains agents d’établissements bancaires pour dépouiller certains clients de l’argent qu’ils viennent de retirer.

Transports

Conduite automobile

De manière générale, que ce soit en zone urbaine, au bord du lac Tanganyika ou en zone de montagne, il convient de conduire avec la plus grande prudence en raison du mauvais entretien du réseau routier à certains endroits, de l’inexistence de signalisation, du faible nombre d’éclairage public et du non respect fréquent du code de la route par les automobilistes. Une très nombreuse population vit en outre au bord et sur la route, en ville comme à la campagne. Les accidents de la circulation représentent une des causes majeures de mortalité au Burundi.

Infrastructures routières

Les routes asphaltées sont d’assez bonne qualité mais relativement étroites. La route Nationale 1, notamment dans sa portion Bujumbura-Bugarama, est particulièrement dangereuse (virages étroits, convois officiels rapides, transport d’essence, nombreux camions, revêtement déformé et interrompu en de nombreux endroits, beaucoup de cyclistes très chargés).

D’une manière générale, les routes au Burundi sont dangereuses pour le conducteur peu habitué aux conditions de conduite en Afrique : nombreux obstacles humains, animaux et matériels; brusques ruptures de la continuité du revêtement; pluies fréquentes et soudaines, rendant la chaussée glissante; mauvaise conduite fréquente des autres véhicules, nombreux cas de conduite en état d’ivresse. Insuffisance ou inexistence des moyens de secours d’urgence. La vitesse doit être adaptée en conséquence.

En cas d’accident de la route, aucun secours ne peut être assuré en dehors de la capitale.

Les conducteurs doivent en outre suivre strictement les règles de sécurité routière applicables en France : limitations de vitesse, port de la ceinture de sécurité, siège enfant, ne pas téléphoner en conduisant.

Les transports collectifs (minibus, voiture et motos) sont formellement déconseillés (véhicules bondés, surchargés et mal entretenus, conducteurs n’ayant que des notions approximatives du code de la route, etc.). L’attention des voyageurs est attirée sur le danger réel qu’il y a à emprunter ces moyens de transport, et en particulier les moto-taxis, qui causent de nombreux accidents, souvent mortels, à Bujumbura. La location d’un 4x4 avec chauffeur est recommandée pour les déplacements à l’intérieur du pays.

Téléphone à appeler en cas d’accident de la circulation (police de la sécurité et de roulage): +257 22 22 51 24. Prévenir également l’ambassade.

Transports sur le lac Tanganyika

Les excursions sur le lac doivent être organisées par l’intermédiaire d’entreprises professionnelles exclusivement.

Transport aérien

La compagnie Kenya Airways assure des liaisons journalières vers Paris via Kigali, Nairobi et Amsterdam.

SN Brussels assure deux rotations par semaine vers Bruxelles (correspondance pour Paris) : mercredi et dimanche soir.

Ethiopian Airlines assure quatre liaisons par semaine pour Paris via Addis-Abeba et Kigali ou Nairobi. On ne trouve pas d’avions à louer au Burundi.

Il n’existe pas de transport ferroviaire au Burundi.

Entrée / Séjour

Visa

Visa obligatoire (durée maximale d’un mois, dont la demande de prolongement avec un nouveau visa se fait au Burundi même). Passeport dont la validité est d’au moins six mois supérieure à la date de sortie du territoire. Il n’est pas possible officiellement d’obtenir un visa d’entrée aux frontières du territoire burundais pour les personnes résidant en France. Toute personne étrangère est désormais tenue de solliciter au préalable le visa d’entrée auprès de l’ambassade du Burundi la plus proche. La délivrance de visas à l’aéroport international de Bujumbura n’est officiellement possible que pour les voyageurs provenant de pays sans représentation diplomatique burundaise.

Santé

Avant le départ

Consulter son médecin et son dentiste et souscrire à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire (fortement conseillé).

D’une façon générale, les infrastructures médicales et hospitalières du Burundi sont défaillantes. En conséquence aucune hospitalisation prolongée, ni aucune opération chirurgicale ne peut être envisagée, hors urgence vitale. De la même façon, les possibilités de secours médical à domicile ou sur site (a fortiori en province) sont limitées en journées et quasi inexistantes de nuit.

A noter que AMREF-Flying Doctors, basée à Nairobi, est la seule société pouvant assurer, moyennant un abonnement annuel, une évacuation médicalisée par avion depuis Bujumbura vers Nairobi.

Paludisme

Prévention du paludisme : maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires, etc.). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à son médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.

Durant le séjour, et durant les deux mois qui suivent le retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. Pour information, l’association atovaquone-Paludrine (Malarone) n’est pas disponible sur place. Les voyageurs désireux de suivre ce traitement doivent donc l’emporter avec eux.

Autres maladies transmises par les moustiques

Les moustiques peuvent transmettre des maladies virales parfois sévères, il est donc recommandé de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques) et ce, de jour comme de nuit.

Vaccinations

La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé). La mise à jour de toutes les vaccinations, notamment diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée (épidémies fréquentes de poliomyélite). Il est par ailleurs conseillé d’apporter ses vaccins si l’on souhaite les faire sur place. Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, méningite à méningocoque, la rage (voir ci-dessous).

Épidémie de méningite

Le Burundi est régulièrement touché par d’importantes épidémies de méningite à méningocoque. La vaccination anti-méningococcique (A+C) reste fortement recommandée.

Hygiène alimentaire

Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra :

Les épidémies de choléra sont très fréquentes.

Il est conseillé de :

  • ne pas boire l’eau du robinet. Préférer les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommer de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
  • éviter l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
  • éviter la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
  • veiller à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas (hygiène très stricte des mains notamment au sortir des toilettes).
VIH-Sida

Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable. En cas d’exposition au risque, les tests doivent être réalisés rapidement, dans les 24 heures. Ils sont disponibles dans la plupart des centres privés et publics de la capitale.

Quelques règles simples :

  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Ne pas caresser les animaux rencontrés.
  • Veiller à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.
Numéros utiles

En cas d’hospitalisation durable, les structures hospitalières locales ne peuvent être conseillées. En cas d’urgence médicale, il est possible de joindre l’Ambassade de France en appelant le téléphone de permanence (réponse H24) : + 257 22 20 30 01. L’Ambassade tient cependant à disposition des Français et protégés une liste de notoriété médicale. Certains des médecins mentionnés se sont engagés à se déplacer à domicile en cas de nécessité avérée.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Institut Pasteur (fiche pays)
Institut de veille sanitaire
Organisation mondiale de la santé

Infos utiles

La présence, notamment sur les berges du lac Tanganyika, aux abords mêmes de Bujumbura, de crocodiles et d’hippopotames (animaux protégés), doit inciter à la plus grande prudence dans la fréquentation de ces lieux. La baignade dans le lac n’est jamais parfaitement sécurisée (présence toujours possible de ces animaux) et il est donc préférable de l’éviter. Il est recommandé en tout cas de prendre conseil avant de se baigner.

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