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Burundi

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Dernière mise à jour le: 20 octobre 2011 - Information toujours valide le: 10 Février 2012
En raison de l’attaque survenue le 18 septembre 2011 à Gatumba (14 km de Bujumbura, près de la frontière avec la RDC) qui a causé la mort d’une quarantaine de personnes dans un cabaret, il est impératif de respecter les précautions de circulation énoncées à la rubrique "Sécurité". Il convient en particulier d’éviter les lieux publics où se concentrent un grand nombre de personnes (gares routières, marchés, cabarets). Il est en outre vivement déconseillé de circuler sur la Chaussée d’Uvira (route qui mène vers Gatumba et la frontière avec la RDC) après 18h00 au delà de l’hôtel club du Lac Tanganyika.

Sécurité

Il est conseillé à tout ressortissant français de passage au Burundi de se présenter à l’Ambassade de France pour, d’une part, se faire connaître et, d’autre part, recueillir des informations utiles sur la situation du pays et les itinéraires qu’ils désirent emprunter.

Le Burundi fait l’objet de menaces terroristes. Il est donc recommandé de faire preuve de la plus grande vigilance et d’éviter les lieux publics à forte affluence, comme les gares routières, les marchés et les cabarets (débits de boissons).

Il est formellement déconseillé de circuler la nuit hors de la capitale. En général, après 18h00, les routes ne sont plus contrôlées par les agents de la force publique. Sur l’ensemble du territoire, des délinquants, généralement bien armés, en profitent pour intercepter les voyageurs imprudents.

-  En province : Il n’y a plus de restrictions de circulation sur les routes hors de la capitale. Toutes les provinces connaissent toutefois des problèmes récurrents de banditisme (tout particulièrement la nuit), liés à la pauvreté, à la présence de nombreux démobilisés sans travail et à la circulation d’un grand nombre d’armes au sein de la population suite à la guerre civile.

Tous les déplacements de nuit sont formellement déconseillés. Après 18h, il est impératif d’être à Bujumbura ou dans un chef-lieu de province.

De petits groupes armés non identifiés sévissent dans les provinces de Bubanza et de Cibitoke, situées au nord-ouest du pays, à proximité de la frontière avec la RDC. Les déplacements non essentiels dans ces provinces sont donc déconseillés et formellement déconseillés de nuit (après 18h). Il est strictement déconseillé :
-  de voyager entre 17h30 et 7h du matin,
-  d’emprunter la RN10 entre Rwegura et Mabayi,
-  d’emprunter la RN9 au nord de Bubanza (la RN9 longe alors le parc de la Kibira),
-  de passer la nuit en dehors des chefs-lieux de province,
-  d’une manière générale, de se rendre dans la réserve de la Rukoko et le parc de la Kibira.

La RN5 (route la plus directe pour aller de Bujumbura à Bukavu, en RDC) et la RN9 (de Bujumbura jusqu’à Bubanza) peuvent être empruntées à condition de faire preuve de la plus grande prudence et de voyager entre 7h et 17h30.

- Dans la capitale et aux alentours : Tous les déplacements de nuit sont formellement déconseillés après 18h dans les quartiers de Bujumbura-Mairie suivants : Kanyosha, Musaga, Kamenge et dans l’ensemble de Bujumbura-rural (périphérie de la ville).

Il est en outre vivement déconseillé de circuler sur la Chaussée d’Uvira (route qui mène vers Gatumba et la frontière avec la RDC) après 18h00 au delà de l’hôtel club du Lac Tanganyika.

Dans la capitale, on constate une augmentation des actes de banditisme, généralement de nuit. Le quartier de Gatoke a notamment été la cible de plusieurs incidents et le dernier en date, un tir sur le véhicule d’une ressortissante française, aurait pu avoir de graves conséquences. Il est déconseillé aux habitants de Gatoke de rentrer après 20h.

D’une manière générale, la plus grande prudence est donc de mise dans les déplacements dès la nuit tombée et il est conseillé aux résidents de stationner le moins longtemps possible devant leur portail d’entrée lorsqu’ils rentrent le soir.

A Bujumbura, les vols de véhicules ou dans les véhicules en stationnement sont très fréquents. Il est préférable de rémunérer un gardien chargé de surveiller un parking dont il a la responsabilité.

-  Dans la capitale et en province : règles permanentes. De manière générale, que ce soit en zone urbaine ou en zone rurale, il convient de conduire avec la plus grande prudence en raison du mauvais entretien du réseau routier à certains endroits, de l’inexistence de signalisation, du faible nombre d’éclairage public et du non respect fréquent du code de la route par les automobilistes. Les accidents de la circulation représentent une des causes majeures de mortalité au Burundi.

Dans les agglomérations, il convient de verrouiller les portières car, dans les embouteillages ou au niveau de certains carrefours, de jeunes délinquants n’hésitent pas à s’introduire dans les véhicules pour voler tout objet se trouvant à leur portée.

Précisions pour séjour long : il convient de faire garder son domicile (il existe plusieurs compagnies privées de gardiennage) et d’être discret, y compris vis-à-vis du personnel, sur les biens ou valeurs qu’on pourrait détenir chez soi.

Enfin, il est très vivement recommandé de faire preuve de la plus grande vigilance sur les rives du lac Tanganyika, le nombre d’attaques de crocodiles et d’hippopotames étant élevé.

Adresses des représentations diplomatiques et consulaires françaises à l’étranger (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

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Transports

Infrastructures routières

Le réseau routier est assez satisfaisant. Les routes asphaltées sont d’assez bonne qualité mais relativement étroites. La route Nationale 1, notamment dans sa portion Bujumbura-Bugarama, est particulièrement dangereuse (virages étroits, convois officiels rapides, transport d’essence, nombreux camions, revêtement déformé et interrompu en de nombreux endroits, beaucoup de cyclistes très chargés).

D’une manière générale, les routes au Burundi sont dangereuses pour le conducteur peu habitué aux conditions de conduite en Afrique : nombreux obstacles humains, animaux et matériels; brusques ruptures de la continuité du revêtement; pluies fréquentes et soudaines, rendant la chaussée glissante; mauvaise conduite fréquente des autres véhicules, nombreux cas de conduite en état d’ivresse. Insuffisance ou inexistence des moyens de secours d’urgence. La vitesse doit être adaptée en conséquence.

En cas d’accident de la route, aucun secours ne peut être assuré en dehors de la capitale.

Les conducteurs doivent en outre suivre strictement les règles de sécurité routière applicables en France : limitations de vitesse, port de la ceinture de sécurité, siège enfant, ne pas téléphoner en conduisant.

Les transports en minibus et taxis publics sont déconseillés. La location d’un 4x4 avec chauffeur est recommandée pour les déplacements à l’intérieur du pays.

Téléphone à appeler en cas d’accident de la circulation (police de la sécurité et de roulage): 22.22.51.24. Prévenir également l’ambassade.

Réseau maritime

Les excursions sur le lac doivent être faites via les cadres touristiques organisés.

Transport aérien

La compagnie Kenya Airways assure des liaisons journalières vers Paris via Kigali, Nairobi et Amsterdam.

SN Brussels assure deux rotations par semaine vers Bruxelles (correspondance pour Paris).

Ethiopian Airlines assure quatre liaisons par semaine pour Paris via Addis-Abeba et Kigali ou Nairobi. On ne trouve plus d’avions à louer au Burundi.

Il n’existe pas de transport ferroviaire au Burundi.

Entrée / Séjour

Visa obligatoire (durée maximale d’un mois, dont la demande de prolongement avec un nouveau visa se fait au Burundi même). Passeport dont la validité est d’au moins six mois supérieure à la date de sortie du territoire. Depuis janvier 2010, il n’est plus possible d’obtenir un visa d’entrée aux frontières du territoire burundais. Toute personne étrangère est désormais tenue de solliciter au préalable le visa d’entrée auprès de l’ambassade du Burundi la plus proche. La délivrance de visas à l’aéroport international de Bujumbura n’est officiellement plus autorisée.

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade du Burundi à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

Santé

Avant le départ :

Consulter son médecin et son dentiste et souscrire à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire (fortement conseillé).

A noter que AMREF-Flying Doctors, basée à Nairobi, est la seule société pouvant assurer, moyennant un abonnement annuel, une évacuation médicalisée par avion depuis Bujumbura vers Nairobi.

Paludisme :

Prévention du paludisme : maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires, etc.). A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à son médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.

Durant le séjour, et durant les deux mois qui suivent le retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. Pour information, l’association atovaquone-Paludrine (Malarone) n’est pas disponible sur place. Les voyageurs désireux de suivre ce traitement doivent donc l’emporter avec eux.

Autres maladies transmises par les moustiques :

Les moustiques peuvent transmettre des maladies virales parfois sévères, il est donc recommandé de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques) et ce, de jour comme de nuit.

Vaccinations :

La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire (à pratiquer dans un centre agréé). La mise à jour de toutes les vaccinations, notamment diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée (épidémies fréquentes de poliomyélite). Il est par ailleurs conseillé d’apporter ses vaccins si l’on souhaite les faire sur place. Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B, méningite à méningocoque, la rage (voir ci-dessous).

Épidémie de méningite :

Le Burundi est régulièrement touché par d’importantes épidémies de méningite à méningocoque. La vaccination anti-méningococcique (A+C) reste fortement recommandée.

Hygiène alimentaire : (prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra)

Les épidémies de choléra sont très fréquentes.

Il est conseillé de :
- ne pas boire l’eau du robinet. Préférer les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommer de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée.
- éviter l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.
- éviter la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.
- veiller à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas (hygiène très stricte des mains notamment au sortir des toilettes).

Sida :

Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable. En cas d’exposition au risque, les tests doivent être réalisés rapidement, dans les 24 heures. Ils sont disponibles dans la plupart des centres privés et publics de la capitale.

Quelques règles simples :
- Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
- Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
- Ne pas caresser les animaux rencontrés.
- Veiller à la sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
- Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.

Quelques numéros utiles :

En cas d’hospitalisation durable, les structures hospitalières locales ne peuvent être conseillées. En cas d’urgence médicale, l’ambassade de France pourra faciliter la recherche d’un médecin.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :
- Le site du ministère de la Santé
- Les recommandations de l’Institut de veille sanitaire en 2007 pour les voyageurs
- Les informations actualisées de l’Institut de veille sanitaire
- Le site du CIMED
- Le site de l’organisation mondiale de la santé : (anglais et français)
- Le site de l’Institut Pasteur de Paris ou de Lille

Compléments

La présence, notamment sur les berges du lac Tanganyika, aux abords mêmes de Bujumbura, de crocodiles et d’hippopotames (animaux protégés), doit inciter à la plus grande prudence dans la fréquentation de ces lieux. La baignade dans le lac n’est jamais parfaitement sécurisée (présence toujours possible de ces animaux) et il est donc préférable de l’éviter. Il est recommandé en tout cas de prendre conseil avant de se baigner.
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Numéros utiles

Police secours : 117

Pompiers : 118

Police municipale de Bujumbura : (00 257) 22 22 16 57

Standard de l’ambassade :
[00 257] 22 20 30 00

Permanence Gendarmerie de l’ambassade 24H/24H :
[00 257] 22 20 30 01

Premier conseiller de l’ambassade : (à n’appeler qu’en cas d’incident)
[00 257] 22 20 30 14

Consul adjoint, chef de chancellerie : (à n’appeler qu’en cas d’incident)
[00 257] 22 20 30 21