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Sécurité

Conseils généraux de sécurité

Au Brésil, la criminalité constitue un risque permanent, d’autant plus que la crise économique affectant aujourd’hui l’ensemble des régions du pays offre un terrain favorable à la dégradation des conditions de sécurité des personnes.

Les touristes, en nombre croissant, sont régulièrement victimes de vols, parfois avec violences, et sous la menace d’une arme dans certains cas.

L’ONUDC place le Brésil à la tête des 208 pays où l’on enregistre le plus de meurtres dans le monde, tous mobiles confondus.

Les accidents de la route causent par ailleurs, toutes proportions gardées, presque autant de victimes que les homicides (plus de 58 000 en 2014 suivant l’Annuaire Brésilien de la Sécurité Publique, soit + 13 % par rapport à 2013).

Les inondations peuvent déclencher des ruptures de barrages = à l’instar de celle survenue dans le MINAS GERAIS le 5 novembre 2015 = et des effondrements de chaussées = comme dans l’Amapa =. Ces accidents, à portée environnementale, forte résultent aussi bien des conditions climatiques que de certaines malfaçons constatées dans la construction des barrages et des routes.

D’importantes manifestations avaient occasionné avant la coupe du monde de football des violences et des atteintes aux biens. A l’approche des Jeux Olympiques de Rio de Janeiro de Janeiro d’août 2016, il convient ainsi de faire preuve de vigilance.

Limiter les risques de vols et d’agressions :

  • En cas d’agression, ne pas résister ni poursuivre l’agresseur qui pourrait faire usage d’une arme ;
  • Ne pas attirer l’attention : éviter les signes extérieurs de richesse (bijoux et montres de valeur, smartphones, ordinateurs) ; limiter l’usage de son téléphone portable dans la rue ; ranger son appareil photo dans un sac discret après usage ;
  • avoir un peu d’argent à portée de main, à remettre sans hésiter en cas d’agression ;
  • fréquenter les quartiers et les sites les plus sécurisés : éviter de marcher dans des rues désertes (quartiers de bureaux le soir et le week-end ; plages par temps de pluie) ; éviter les favelas ou limiter les visites aux quelques rares favelas sécurisées accompagné d’un guide ;
  • surveiller en permanence ses effets personnels : dans les transports en commun, au restaurant (garder son sac sur les genoux), dans la rue, à la plage, etc. ; si vous vous faites aborder par un inconnu, il convient d’être prudent : il peut s’agir d’un stratagème pour détourner votre attention pendant qu’un complice agit ;
  • ne pas transporter tous ses papiers et son argent dans un seul sac et ne sortir qu’avec le strict minimum ; conserver en lieu sûr (dans le coffre de votre chambre d’hôtel par exemple) de l’argent voire votre passeport (ne circuler qu’avec une photocopie si vous restez dans le périmètre de l’hôtel) ;
  • ne pas utiliser les distributeurs de billets laissés sans surveillance ; privilégiez les machines à l’intérieur des centres commerciaux ou des agences bancaires ; composez très discrètement votre code de sécurité. Si vous détectez la moindre anomalie lorsque vous introduisez votre carte, ou un délai anormalement long pour effectuer un retrait, annulez l’opération immédiatement ; ne vous séparez jamais de votre carte bancaire ; vérifiez régulièrement la situation de votre compte sur internet : le clonage des cartes bancaires étrangères est très fréquent ;
  • ne pas accepter de verre d’un inconnu ni laisser votre consommation sans surveillance : de la drogue (scopolamine) a pu y être versée ; cette substance (aussi appelée « drogue du violeur ») a pour effet de vous placer sous le contrôle d’un tiers, sans vous faire perdre connaissance, mais sans que vous ayez conscience ni souvenir de vos actes ;
  • faciliter ses démarches avec le consulat en cas de besoin : photocopier ses documents d’identité et les numériser pour y avoir accès depuis son adresse électronique ; noter les numéros de téléphone d’urgence des consulats, de l’assistance à la carte bancaire, de l’assurance voyage (et du numéro de contrat).

À titre indicatif, le lien ci-après fournit des statistiques officielles de l’ONUDC en matière de criminalité.

Carnaval : Rio de Janeiro et Salvador de Bahia

Pendant la période du Carnaval, d’importantes forces de sécurité sont déployées dans les rues. L’insécurité n’y est proportionnellement pas plus forte que le reste de l’année, mais les fortes concentrations de foules et la présence de touristes en très grand nombre peuvent contribuer à l’augmentation des risques de vols et d’agressions, surtout dans les villes où le Carnaval donne lieu à de grandes manifestations de rue.

Brasilia

(District fédéral, Etats d’Amapa, Acre, Amazonas, Goias, Mato Grosso, Para, Rondonia, Roraima et Tocantins)

Les habitants du District fédéral ont encore le sentiment de vivre dans une région sûre, la capitale abritant la Présidence, les ministères, les grandes administrations et les forces de sécurité.
Depuis le début 2015, toutefois, le ralentissement de l’économie et la hausse du chômage produisent un effet direct sur la sécurité des personnes. Il s’ensuit une nette recrudescence des vols à l’arraché et aux guichets de distribution d’argent liquide. Plusieurs attaques à main armée dans les transports en commun extra-urbains ont été rapportées.

En cas d’agression, comme partout ailleurs, il convient de garder son calme.

La plus grande prudence est recommandée dans les villes « satellites » de la capitale, telles Brazlândia, Ceilândia ou encore Sobradinho, Planaltina et Taguatingua.

Recife

(États : Alagoas, Bahia, Ceara, Maranhao, Paraiba, Pernambouc, Piaui, Rio Grande do Norte et Sergipe)

Le Nordeste est la région du Brésil où le nombre de crimes commis chaque année est le plus important du Brésil (entre 19,5 et 46,9 pour 100 000 selon les États en 2014).

Dans les Etats du nord-est, les autorités locales s’emploient à prendre des mesures pour lutter contre une insécurité croissante, fortement accentuée par la crise économique et sociale.

Baignades en mer - attaques de requins :

Le risque d’attaques de requins en bord de mer est réel en cas de baignade dans les zones non protégées et notamment sur les plages urbaines de Recife et de ses abords (Pina, Boa Viagem, Piedade, Candeias), même et surtout en eau peu profonde.

Depuis 1990, l’institut médico-légal du Pernambouc a recensé 63 attaques de requins sur les seules plages de l’agglomération de Recife, qui ont conduit à 24 décès. Au Pernambouc, le taux de mortalité à cause des attaques de requin est deux fois supérieur à celui de la moyenne mondiale.

Il convient de respecter strictement les recommandations suivantes :

  • suivre scrupuleusement les interdictions de se baigner partout où cela est indiqué
  • éviter de pratiquer le surf,
  • ne pas se baigner en cas de blessure et, de manière générale, de perte de sang,
  • ne pas nager seul, à marée haute, après la pluie, en eau trouble ou à proximité d’activités de pêche.
Rio de Janeiro

Aucun quartier de Rio de Janeiro n’offre de conditions de sécurité parfaites. Bien que les quartiers de la zone sud (Ipanema, Leblon, Copacabana, Leme, Botafogo, Flamengo, Lagoa, Gavea, Barra da Tijuca) soient les plus sécurisés de la ville et ne suscitent pas de forte impression d’insécurité, des agressions parfois violentes y sont régulièrement signalées, notamment aux abords de la Lagoa. Il est recommandé de ne pas se promener seul, même en journée, et d’éviter de circuler avec des bicyclettes de valeur.

Sites touristiques :

  • Le quartier d’Urca et l’accès au Pain de Sucre sont sécurisés.
  • L’accès au Corcovado doit se faire par le train ou par minibus agréé par la municipalité. Il n’est pas prudent de se promener dans la Forêt de Tijuca sans être accompagné d’un guide. A la nuit tombée, il est fortement déconseillé de circuler sur la route d’accès au Corcovado.
  • Plages : éviter de longer les plages de Flamengo, Botafogo, Copacabana, Ipanema et Leblon lorsqu’elles sont peu fréquentées (la nuit ou la journée en cas de mauvais temps). De nombreuses agressions sont recensées sur la plage de Flamengo et dans le parc qui la borde, même en journée. Respecter les consignes de baignade.
  • Lapa-Santa Teresa : ce quartier fait l’objet de très nombreux vols et agressions, parfois à main armée. Il est conseillé de ne pas s’éloigner des rues passantes et animées et de s’y rendre et d’en repartir en taxi, même pendant la journée. Il est fortement recommandé de ne pas louer de chambre chez l’habitant. Au moment de choisir un hôtel, il convient de rechercher un maximum de renseignements sur la localisation et la qualité de l’établissement. En effet, des malfaiteurs armés et masqués n’ont pas hésité à dévaliser des touristes à l’intérieur même d’établissements hôteliers de catégorie moyenne.

Plusieurs vols ont été signalés dans la partie haute de l’Escalier de CELARON.

  • Stade du Maracanã : privilégier l’accès en métro ou en taxi. Les jours de match, les transports en commun sont rapidement saturés.
  • Centre historique (Centro) : à visiter de préférence en semaine ; éviter les rues désertes : compte tenu de la recrudescence des agressions dans le quartier du Centro, il est vivement déconseillé d’y circuler à pied la nuit, le week-end et les jours fériés. Il est recommandé de rejoindre son hôtel en taxi.
  • Favelas : l’occupation des favelas par des unités de la police militaire n’a pas éradiqué totalement les problèmes de sécurité. Des affrontements violents, avec échanges de tirs, peuvent survenir à tout moment, même dans les favelas réputées calmes (Pavão Pavãozinho, Cantagalo par exemple) ; les visites de favelas doivent se faire avec un guide accrédité. Renseignez-vous avant d’entreprendre une visite.

Déplacements urbains :

Le métro est le moyen de transport public le plus sûr, mais le réseau est limité. Cependant, plusieurs vols ont été signalés, en soirée, parfois à main armée. Les autobus roulent souvent dangereusement (de nombreux accidents, certains mortels, sont recensés) et des vols y sont parfois commis. Le transport ferroviaire est de mauvaise qualité (nombreux incidents et accidents). Si vous circulez en voiture, préparez votre itinéraire précis à l’avance et ne vous éloignez pas des grands axes. Les piétons ne sont pas respectés par les automobiles, ni par les autobus ; il convient très prudent en traversant la chaussée.

Aux alentours de Rio de Janeiro :

Les villes touristiques de la région de Rio de Janeiro offrent un niveau de sécurité acceptable (Paraty, Buzios, Teresopolis, Petropolis par exemple). Bien que peu éloignées de Rio de Janeiro, les trajets peuvent être longs en fonction de la circulation et de l’état des routes.

São Paulo

Comme dans les autres centres urbains du pays, il est nécessaire d’y observer les conseils généraux de sécurité.

On relève que les crimes et délits sont en légère diminution par rapport à l’année 2014, au cours de laquelle s’était produite une augmentation exceptionnelle des vols à l’arraché assortis de violences et des cambriolages.

S’agissant des viols, homicides et tentatives d’homicides, tous mobiles confondus, la proportion reste encore très élevée par rapport aux standards internationaux.

L’IBOPE, institut brésilien de l’opinion publique et de la statistique, ainsi que le réseau d’études sociales REDE NOSSA de SAO PAULO relèvent la permanence d’une perception très élevée de l’insécurité dans la population depuis 2011.

Aucun quartier n’est totalement sûr à São Paulo : de nuit, lorsqu’on circule en voiture, les agressions ont souvent lieu aux feux rouges, commises par des individus dissimulés ou à moto. Avant chaque carrefour, il est recommandé d’observer les lieux et de vérifier dans le rétroviseur l’éventuelle approche de deux-roues suspects.

Dans la journée, une vigilance toute particulière s’impose dans le centre-ville, occupé par de nombreux marginaux, souvent toxicomanes (Praça da Republica, Praça da Sé, Estaçao da Luz, Pinacoteca). De nuit, il convient d’éviter la fréquentation des rues de cette zone. De nombreux “pickpockets” et voleurs à la tire sévissent sur l’avenue Paulista, de jour comme de nuit. La même attention soutenue s’impose sur les plages du littoral pauliste, où il convient de n’emporter avec soi que le strict nécessaire.

S’ajoute à cette liste le quartier Vila Madalena, très festif, surtout la nuit en fin de semaine, et en particulier le « Beco do Batman » devenu très célèbre, au moment de la Coupe du Monde, pour son « street art », où ont été constatées depuis la fin de l’an dernier des agressions à main armée sur des touristes. Il convient ainsi d’éviter de s’y promener avec ses documents d’identité, des objets de valeur et cartes de crédit.

Province

En raison de récentes et récurrentes agressions, notamment dans les États du Mato Grosso, de Tocantins et du Para, le tourisme sportif ou écologique doit s’accompagner de prudence et de vigilance. Le camping n’est pas recommandé.

Zones frontalières

Dans les zones frontalières, l’insécurité est liée au narcotrafic et à divers mouvements insurrectionnels. La criminalité, l’orpaillage clandestin et les affrontements parfois violents liés aux conflits fonciers conduisent également à déconseiller l’ensemble de ces zones, sauf raison impérative. Des exactions ne sont pas à exclure, par débordement, sur certaines voies de communication ou agglomérations, dans les États brésiliens limitrophes de l’Amazonas, d’Acre, de Rondônia, du Roraima, ainsi que du Sud du Mato Grosso, de l’Ouest du Para et du Nord de l’Amapa.


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