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Sécurité

Conseils généraux de sécurité

Limiter les risques de vols et d’agressions :

  • En cas d’agression, ne pas résister ni poursuivre l’agresseur qui pourrait faire usage d’une arme
  • Ne pas attirer l’attention : éviter les signes extérieurs de richesse (bijoux et montres de valeur, smartphones, ordinateurs ; limiter l’usage de son téléphone portable dans la rue ; ranger son appareil photo dans un sac discret après usage
  • avoir un peu d’argent à portée de main, à remettre sans hésiter en cas d’agression
  • fréquenter les quartiers et les sites les plus sécurisés : éviter de marcher dans des rues désertes (quartiers de bureaux le soir et le week-end ; plages par temps de pluie) ; éviter les favelas ou limiter les visites aux quelques rares favelas sécurisées accompagné d’un guide
  • surveiller en permanence ses effets personnels : dans les transports en commun, au restaurant (garder son sac sur les genoux), dans la rue, à la plage, etc. ; si vous vous faites aborder par un inconnu, soyez prudent : il peut s’agir d’un stratagème pour détourner votre attention pendant qu’un complice agit
  • ne pas transporter tous ses papiers et son argent dans un seul sac et ne sortir qu’avec le strict minimum ; conserver en lieu sûr (dans le coffre de votre chambre d’hôtel par exemple) de l’argent voire votre passeport (ne circuler qu’avec une photocopie si vous restez dans le périmètre de l’hôtel) ;
  • ne pas utiliser les distributeurs de billets laissés sans surveillance ; privilégiez les machines à l’intérieur des centres commerciaux ou des agences bancaires ; composez très discrètement votre code de sécurité. Si vous détectez la moindre anomalie lorsque vous introduisez votre carte, ou un délai anormalement long pour effectuer un retrait, annulez l’opération immédiatement ; ne vous séparez jamais de votre carte bancaire ; vérifiez régulièrement la situation de votre compte sur internet : le clonage des cartes bancaires étrangères est très fréquent.
  • ne pas accepter de verre d’un inconnu ni laisser votre consommation sans surveillance : de la drogue (scopolamine) a pu y être versée ; cette substance (aussi appelée « drogue du violeur ») a pour effet de vous placer sous le contrôle d’un tiers, sans vous faire perdre connaissance, mais sans que vous ayez conscience ni souvenir de vos actes
  • faciliter ses démarches avec le consulat en cas de besoin : photocopier ses documents d’identité et les numériser pour y avoir accès depuis son adresse électronique ; noter les numéros de téléphone d’urgence des consulats, de l’assistance à la carte bancaire, de l’assurance voyage (et du numéro de contrat).

À titre indicatif, le lien ci-après fournit des statistiques officielles de l’ONUDC en matière de criminalité.

Carnaval : Rio de Janeiro et Salvador de Bahia

Pendant la période du Carnaval, d’importantes forces de sécurité sont déployées dans les rues. L’insécurité n’y est proportionnellement pas plus forte que le reste de l’année, mais les fortes concentrations de foules et la présence de touristes en très grand nombre peuvent contribuer à l’augmentation des risques de vols et d’agressions, surtout dans les villes où le Carnaval donne lieu à de grandes manifestations de rue.

Brasilia

(District fédéral, Etats d’Amapa, Acre, Amazonas, Goias, Mato Grosso, Para, Rondonia, Roraima et Tocantins)

Les habitants du District fédéral avaient la certitude de vivre dans une région très sûre du Brésil, la capitale abritant présidence, ministères, grandes administrations et forces de sécurité en nombre. Depuis quelques années, cependant, les quartiers résidentiels ne peuvent plus échapper aux cambriolages et aux vols organisés, parfois accompagnés de rapts brutaux.

En cas d’agression, comme partout ailleurs, tâchez de conserver votre calme.

La plus grande prudence est recommandée dans les villes «satellites » de la capitale, telles Brazlândia, Ceilândia ou Sobradinho.

Recife

(Recife-ville, États du Pernambuco, Alagoas, Bahia, Ceara, Maranhao, Paraiba, Piaui, Rio Grande do Norte et Sergipe)

À Salvador et Recife ainsi que dans d’autres agglomérations du nord-est, les autorités locales s’emploient à prendre des mesures contre une insécurité croissante ; cette délinquance prend de nouvelles formes, basées sur l’observation préalable des habitudes de victimes potentielles.

Baignades en mer - attaques de requins :

La recrudescence d’attaques de requins en bord de mer constitue un risque réel en cas de baignade sur les plages urbaines de Recife (Pina, Boa Viagem, Piedade, Candeias = en tout dix kilomètres =), même et surtout en eau peu profonde.

Il convient de respecter strictement les recommandations suivantes :

  • éviter de pratiquer le surf,
  • ne pas se baigner en cas de blessure et, de manière générale, de perte de sang,
  • ne pas nager seul, à marée haute, après la pluie, en eau trouble ou à proximité d’activités de pêche.

Depuis 1990, l’institut médico-légal de l’Etat du Pernambuco a recensé 63 attaques fatales de requins sur les seules plages de la ville de Recife.

Rio de Janeiro

Aucun quartier de Rio de Janeiro n’offre de conditions de sécurité parfaites. Les quartiers de la zone sud (Ipanema, Leblon, Copacabana, Leme, Botafogo, Flamengo, Lagoa, Gavea, Barra da Tijuca) sont les plus sûrs de la ville et bénéficient d’une présence policière plus importante.

Sites touristiques :

  • Le quartier d’Urca et l’accès au Pain de Sucre sont sécurisés.
  • L’accès au Corcovado doit se faire par le train ou par minibus agréé par la municipalité. Il n’est pas prudent de se promener dans la Forêt de Tijuca sans être accompagné d’un guide.
  • Plages : éviter de longer les plages de Flamengo, Botafogo, Copacabana, Ipanema et Leblon lorsqu’elles sont peu fréquentées (la nuit ou la journée en cas de mauvais temps). De nombreuses agressions sont recensées sur la plage de Flamengo et dans le parc qui la borde, même en journée. Respecter les consignes de baignade.
  • Lapa-Santa Teresa : très nombreux vols et agressions, parfois à main armée. Ne pas s’éloigner des rues passantes et animées. S’y rendre et en repartir en taxi. Signalement de vols en haut de l’escalier de Celaron.
  • Stade du Maracanã : privilégier l’accès en métro ou en taxi. Les jours de match, les transports en commun sont rapidement saturés.
  • Centre historique (Centro) : à visiter de préférence en semaine ; éviter les rues désertes : compte tenu de la recrudescence des agressions dans le quartier du Centro, il est vivement déconseillé d’y circuler à pied la nuit, le week-end et les jours fériés. Il est recommandé de rejoindre son hôtel en taxi.
  • Favelas : l’occupation des favelas par des unités de la police militaire n’a pas éradiqué totalement les problèmes de sécurité. Des affrontements violents, avec échanges de tirs, peuvent survenir à tout moment, même dans les favelas réputées calmes (Pavão Pavãozinho, Cantagalo par exemple) ; les visites de favelas doivent se faire avec un guide accrédité. Renseignez-vous avant d’entreprendre une visite.

Déplacements urbains :

Le métro est le moyen de transport public le plus sûr, mais le réseau est limité. Les autobus roulent souvent dangereusement (de nombreux accidents, certains mortels, sont recensés) et des vols y sont parfois commis. Le transport ferroviaire est de mauvaise qualité (nombreux incidents et accidents). Si vous circulez en voiture, préparez votre itinéraire précis à l’avance et ne vous éloignez pas des grands axes. Les piétons ne sont pas respectés par les automobiles, ni par les autobus ; soyez très prudent en traversant la chaussée.

Aux alentours de Rio de Janeiro :

Les villes touristiques de la région de Rio de Janeiro offrent un niveau de sécurité acceptable (Paraty, Buzios, Teresopolis, Petropolis par exemple). Bien que peu éloignées de Rio de Janeiro, les trajets peuvent être longs en fonction de la circulation et de l’état des routes.

São Paulo

Comme dans les autres centres urbains du pays, il est nécessaire d’y observer les conseils généraux de sécurité.

Aucun quartier n’est totalement sûr à São Paulo : de nuit, lorsqu’on circule en voiture, les agressions ont souvent lieu aux feux rouges, commises par des individus dissimulés ou à moto. Avant chaque carrefour, il est recommandé d’observer les lieux et de vérifier dans le rétroviseur l’éventuelle approche de deux-roues suspects.

Dans la journée, une vigilance toute particulière s’impose dans le centre-ville, occupé par de nombreux marginaux, souvent toxicomanes (Praça da Republica, Praça da Sé, Estaçao da Luz, Pinacoteca). De nuit, il convient d’éviter la fréquentation des rues de cette zone. De nombreux “pickpockets” et voleurs à la tire sévissent sur l’avenue Paulista, de jour comme de nuit. La même attention soutenue s’impose sur les plages du littoral pauliste, où il convient de n’emporter avec soi que le strict nécessaire.

Province

En raison de récentes et récurrentes agressions, notamment dans les États du Mato Grosso, de Tocantins et du Para, le tourisme sportif ou écologique doit s’accompagner de prudence et de vigilance. Le camping n’est pas recommandé.

Zones frontalières

Dans les zones frontalières, l’insécurité est liée au narcotrafic et à divers mouvements insurrectionnels. La criminalité, l’orpaillage clandestin et les affrontements parfois violents liés aux conflits fonciers conduisent également à déconseiller l’ensemble de ces zones, sauf raison impérative. Des exactions ne sont pas à exclure, par débordement, sur certaines voies de communication ou agglomérations, dans les États brésiliens limitrophes de l’Amazonas, d’Acre, de Rondônia, du Roraima, ainsi que du Sud du Mato Grosso, de l’Ouest du Para et du Nord de l’Amapa.


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