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Dernière mise à jour le: 31 juillet 2014 - Information toujours valide le: 30 août 2014

Sécurité

Conseils généraux de sécurité

Limiter les risques de vols et d’agressions :

  • En cas d’agression, ne pas résister ni poursuivre l’agresseur qui pourrait faire usage d’une arme
  • Ne pas attirer l’attention : éviter les signes extérieurs de richesse (bijoux et montres de valeur, smartphones, ordinateurs ; limiter l’usage de son téléphone portable dans la rue ; ranger son appareil photo dans un sac discret après usage
  • avoir un peu d’argent à portée de main, à remettre sans hésiter en cas d’agression
  • fréquenter les quartiers et les sites les plus sécurisés : éviter de marcher dans des rues désertes (quartiers de bureaux le soir et le week-end ; plages par temps de pluie) ; éviter les favelas ou limiter les visites aux quelques rares favelas sécurisées accompagné d’un guide
  • surveiller en permanence ses effets personnels : dans les transports en commun, au restaurant (garder son sac sur les genoux), dans la rue, à la plage, etc. ; si vous vous faites aborder par un inconnu, soyez prudent : il peut s’agir d’un stratagème pour détourner votre attention pendant qu’un complice agit
  • ne pas transporter tous ses papiers et son argent dans un seul sac et ne sortir qu’avec le strict minimum ; conserver en lieu sûr (dans le coffre de votre chambre d’hôtel par exemple) de l’argent voire votre passeport (ne circuler qu’avec une photocopie si vous restez dans le périmètre de l’hôtel) ;
  • ne pas utiliser les distributeurs de billets laissés sans surveillance ; privilégiez les machines à l’intérieur des centres commerciaux ou des agences bancaires ; composez très discrètement votre code de sécurité. Si vous détectez la moindre anomalie lorsque vous introduisez votre carte, ou un délai anormalement long pour effectuer un retrait, annulez l’opération immédiatement ; ne vous séparez jamais de votre carte bancaire ; vérifiez régulièrement la situation de votre compte sur internet : le clonage des cartes bancaires étrangères est très fréquent.
  • ne pas accepter de verre d’un inconnu ni laisser votre consommation sans surveillance : de la drogue (scopolamine) a pu y être versée ; cette substance (aussi appelée « drogue du violeur ») a pour effet de vous placer sous le contrôle d’un tiers, sans vous faire perdre connaissance, mais sans que vous ayez conscience ni souvenir de vos actes
  • faciliter ses démarches avec le consulat en cas de besoin : photocopier ses documents d’identité et les numériser pour y avoir accès depuis son adresse électronique ; noter les numéros de téléphone d’urgence des consulats, de l’assistance à la carte bancaire, de l’assurance voyage (et du numéro de contrat).

À titre indicatif, le lien ci-après fournit des statistiques officielles de l’ONUDC en matière de criminalité.

Carnaval : Rio de Janeiro et Salvador de Bahia

Pendant la période du Carnaval, d’importantes forces de sécurité sont déployées dans les rues. L’insécurité n’y est proportionnellement pas plus forte que le reste de l’année, mais les fortes concentrations de foules et la présence de touristes en très grand nombre peuvent contribuer à l’augmentation des risques de vols et d’agressions, surtout dans les villes où le Carnaval donne lieu à de grandes manifestations de rue.

Brasilia

(District fédéral, Etats d’Amapa, Acre, Amazonas, Goias, Mato Grosso, Para, Rondonia, Roraima et Tocantins)

Les habitants du District fédéral avaient la certitude de vivre dans une région très sûre du Brésil, la capitale abritant présidence, ministères, grandes administrations et forces de sécurité en nombre. Depuis quelques années, cependant, les quartiers résidentiels ne peuvent plus échapper aux cambriolages et aux vols organisés, parfois accompagnés de rapts brutaux.

En cas d’agression, comme partout ailleurs, tâchez de conserver votre calme.

La plus grande prudence est recommandée dans les villes «satellites » de la capitale, telles Brazlândia, Ceilândia ou Sobradinho.

Recife

(Recife-ville, États du Pernambuco, Alagoas, Bahia, Ceara, Maranhao, Paraiba, Piaui, Rio Grande do Norte et Sergipe)

À Salvador et Recife ainsi que dans d’autres agglomérations du nord-est, les autorités locales s’emploient à prendre des mesures contre une insécurité croissante ; cette délinquance prend de nouvelles formes, basées sur l’observation préalable des habitudes de victimes potentielles.

Baignades en mer - attaques de requins :

La recrudescence d’attaques de requins en bord de mer constitue un risque réel en cas de baignade sur les plages urbaines de Recife (Pina, Boa Viagem, Piedade, Candeias = en tout dix kilomètres =), même et surtout en eau peu profonde.

Il convient de respecter strictement les recommandations suivantes :

  • éviter de pratiquer le surf,
  • ne pas se baigner en cas de blessure et, de manière générale, de perte de sang,
  • ne pas nager seul, à marée haute, après la pluie, en eau trouble ou à proximité d’activités de pêche.

Depuis 1990, l’institut médico-légal de l’Etat du Pernambuco a recensé 63 attaques fatales de requins sur les seules plages de la ville de Recife.

Rio de Janeiro

Aucun quartier de Rio de Janeiro n’offre de conditions de sécurité parfaites. Les quartiers de la zone sud (Ipanema, Leblon, Copacabana, Leme, Botafogo, Flamengo, Lagoa, Gavea, Barra da Tijuca) sont les plus sûrs de la ville et bénéficient d’une présence policière plus importante.

Sites touristiques :

  • Le quartier d’Urca et l’accès au Pain de Sucre sont sécurisés.
  • L’accès au Corcovado doit se faire par le train ou par minibus agréé par la municipalité. Il n’est pas prudent de se promener dans la Forêt de Tijuca sans être accompagné d’un guide.
  • Plages : éviter de longer les plages de Flamengo, Botafogo, Copacabana, Ipanema et Leblon lorsqu’elles sont peu fréquentées (la nuit ou la journée en cas de mauvais temps). De nombreuses agressions sont recensées sur la plage de Flamengo et dans le parc qui la borde, même en journée. Respecter les consignes de baignade.
  • Lapa-Santa Teresa : très nombreux vols et agressions, parfois à main armée. Ne pas s’éloigner des rues passantes et animées. S’y rendre et en repartir en taxi. Signalement de vols en haut de l’escalier de Celaron.
  • Stade du Maracanã : privilégier l’accès en métro ou en taxi. Les jours de match, les transports en commun sont rapidement saturés.
  • Centre historique (Centro) : à visiter de préférence en semaine ; éviter les rues désertes : compte tenu de la recrudescence des agressions dans le quartier du Centro, il est vivement déconseillé d’y circuler à pied la nuit, le week-end et les jours fériés. Il est recommandé de rejoindre son hôtel en taxi.
  • Favelas : l’occupation des favelas par des unités de la police militaire n’a pas éradiqué totalement les problèmes de sécurité. Des affrontements violents, avec échanges de tirs, peuvent survenir à tout moment, même dans les favelas réputées calmes (Pavão Pavãozinho, Cantagalo par exemple) ; les visites de favelas doivent se faire avec un guide accrédité. Renseignez-vous avant d’entreprendre une visite.

Déplacements urbains :

Le métro est le moyen de transport public le plus sûr, mais le réseau est limité. Les autobus roulent souvent dangereusement (de nombreux accidents, certains mortels, sont recensés) et des vols y sont parfois commis. Le transport ferroviaire est de mauvaise qualité (nombreux incidents et accidents). Si vous circulez en voiture, préparez votre itinéraire précis à l’avance et ne vous éloignez pas des grands axes. Les piétons ne sont pas respectés par les automobiles, ni par les autobus ; soyez très prudent en traversant la chaussée.

Aux alentours de Rio de Janeiro :

Les villes touristiques de la région de Rio de Janeiro offrent un niveau de sécurité acceptable (Paraty, Buzios, Teresopolis, Petropolis par exemple). Bien que peu éloignées de Rio de Janeiro, les trajets peuvent être longs en fonction de la circulation et de l’état des routes.

São Paulo

Comme dans les autres centres urbains du pays, il est nécessaire d’y observer les conseils généraux de sécurité.

Aucun quartier n’est totalement sûr à São Paulo : de nuit, lorsqu’on circule en voiture, les agressions ont souvent lieu aux feux rouges, commises par des individus dissimulés ou à moto. Avant chaque carrefour, il est recommandé d’observer les lieux et de vérifier dans le rétroviseur l’éventuelle approche de deux-roues suspects.

Dans la journée, une vigilance toute particulière s’impose dans le centre-ville, occupé par de nombreux marginaux, souvent toxicomanes (Praça da Republica, Praça da Sé, Estaçao da Luz, Pinacoteca). De nuit, il convient d’éviter la fréquentation des rues de cette zone. De nombreux “pickpockets” et voleurs à la tire sévissent sur l’avenue Paulista, de jour comme de nuit. La même attention soutenue s’impose sur les plages du littoral pauliste, où il convient de n’emporter avec soi que le strict nécessaire.

Province

En raison de récentes et récurrentes agressions, notamment dans les États du Mato Grosso, de Tocantins et du Para, le tourisme sportif ou écologique doit s’accompagner de prudence et de vigilance. Le camping n’est pas recommandé.

Zones frontalières

Dans les zones frontalières, l’insécurité est liée au narcotrafic et à divers mouvements insurrectionnels. La criminalité, l’orpaillage clandestin et les affrontements parfois violents liés aux conflits fonciers conduisent également à déconseiller l’ensemble de ces zones, sauf raison impérative. Des exactions ne sont pas à exclure, par débordement, sur certaines voies de communication ou agglomérations, dans les États brésiliens limitrophes de l’Amazonas, d’Acre, de Rondônia, du Roraima, ainsi que du Sud du Mato Grosso, de l’Ouest du Para et du Nord de l’Amapa.

Transports

En règle générale
  • Éviter le « racolage » pratiqué par certains taxis ; adressez-vous de préférence aux compagnies officielles dans les aéroports : elles délivrent un bon de réservation à présenter à la sortie de l’aéroport, au représentant de la compagnie. Le double de ce bon précise le numéro d’immatriculation du véhicule, l’heure du départ ainsi que la destination précise. Il est conservé par la compagnie. En ville, recherchez autant que possible les stations de taxis.
  • En voiture, circulez les vitres fermées, surtout dans les embouteillages.
  • Insécurité routière : les routes du Brésil ne sont pas sans danger (imprudences des conducteurs et entretien souvent déficient du réseau) ; ne circulez pas la nuit, ni en période d’intempéries.
  • Longues distances : privilégiez les transports aériens.
  • Si vous êtes victime d’un accident de la circulation : appelez immédiatement la police pour réaliser le constat, sans jamais déplacer votre véhicule.

Certaines zones étant déconseillées sauf raison impérative, les voyageurs sont invités à prendre connaissance de la carte dans l’onglet « Sécurité ».

Infrastructure routière

Le Brésil enregistre en moyenne 42.000 décès par an sur les routes. Ce chiffre doit toutefois être ramené à la mesure de l’immensité du pays (plus de 15 fois la France et population plus de 3 fois supérieure en nombre).

Belem

Le réseau routier est en mauvais état, la conduite indisciplinée et violente. De nombreux accidents en ville sont constatés.

Brasilia

Le réseau routier est correct mais le tronçon Brasilia-Anapolis requiert, même de jour, une attention soutenue. Les conducteurs respectent les signaux. Une grande vigilance doit être observée par temps de pluie car des trous plus ou moins profonds se creusent dans le revêtement, se remplissent d’eau et peuvent occasionner des accidents. L’augmentation constante du nombre de véhicules venant de la périphérie et la regagnant en fin de journée provoque des difficultés croissantes, bien que les autobus circulent aujourd’hui sur les axes qui leur sont réservés.

Cuiaba

L’état des routes est moyen. Les pistes y sont encore nombreuses. L’approvisionnement en carburant n’y pose pas de problèmes particuliers, excepté dans les régions reculées.

Curitiba

La route jusqu’au littoral est très moyenne.

Florianopolis

La «rodoviaria 401» est très dangereuse. Dans tous les cas, lors d’un accident, si les dégâts ne sont que matériels, un constat est établi. S’il y a des blessés, l’intervention de la police est impérative. Quelles que soient les circonstances, une déposition «boletim de ocorrência» doit être effectuée au commissariat le plus proche dans les 48 heures.

Macapa

Une trentaine de kilomètres asphaltés autour de la ville et une route fédérale de 140 km vers le nord. Pas de liaison routière avec le reste du pays ni avec la Guyane. Conduite indisciplinée aussi bien en ville qu’à l’extérieur.

Manaus

L’état des routes est moyen. La route Manaus/Porto Velho est encore impraticable, mais en cours de réparation. La route Manaus/Boa Vista (RR)/Caracas vient d’être achevée. Elle traverse sur environ 200 km la réserve indienne des Yanomani où il est interdit de s’arrêter. En cas d’accident, il faut exiger un constat et appeler la police militaire: 6426708.

Recife

Les routes sont en mauvais état général. Il est préférable de ne pas circuler la nuit (entre 17h30 et 5h30).

Rio de Janeiro

Les routes principales sont généralement correctes mais peuvent subir des dommages, notamment à la suite d’orages violents. L’état des routes secondaires est très moyen. Le peu de respect des règles élémentaires du code de la route doit inciter à la plus grande prudence. Il est déconseillé de circuler la nuit sur les routes principales et secondaires.

São Paulo

Le réseau autoroutier dans l’État de São Paulo est l’un des meilleurs du Brésil et de plutôt bonne qualité, en particulier les autoroutes sous concession. Le tronçon São Paulo-Curitiba (vers le sud) est toutefois particulièrement dangereux. Le réseau secondaire est de qualité inégale et médiocre dans l’ensemble. Les automobilistes paulistes utilisent rarement le clignotant.

Transport aérien

Pour de longues et moyennes distances, le transport aérien doit être privilégié par rapport au transport terrestre. Il offre des conditions de sécurité satisfaisantes. Les infrastructures aéroportuaires sont parfois inadaptées aux variations des flux de passagers et certains aéroports ne fonctionnent pas en période d’intempéries (Santos Dumont à Rio de Janeiro par exemple).

Sites de référence pour la sécurité aérienne :

Sites d’information gouvernementaux brésiliens pour les usagers du transport aérien :

Entrée / Séjour

Les Français sont dispensés de visa pour tout séjour inférieur à 90 jours. Le passeport doit avoir une validité de six mois au minimum : tout voyageur doit être muni d’un billet de retour ou de sortie du territoire brésilien.

Cas des doubles nationaux (franco-brésiliens)

Les Franco-Brésiliens sont soumis à la loi brésilienne une fois qu’ils se trouvent sur le territoire brésilien. Ils doivent à ce titre entrer et ressortir du territoire muni d’un passeport brésilien. Les mineurs franco-brésiliens doivent être munis d’une autorisation de voyage signée par les parents (ou le représentant légal).

Mineurs

Par précaution, il est recommandé à tous les parents français qui ne voyagent pas avec leurs enfants de signer une autorisation de sortie du territoire (au consulat du Brésil à Paris, ou à la mairie avec légalisation de la signature).

Fièvre jaune

L’entrée au Brésil est désormais soumise à l’obligation de vaccination contre la fièvre jaune pour les voyageurs en provenance des régions ou pays suivants : Guyane française, Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou et Venezuela. L’original du certificat de vaccination est nécessaire.

Animaux de compagnie

Si vous souhaitez vous rendre au Brésil avec un animal de compagnie, son retour sur le territoire de l’Union européenne ne sera possible qu’après un test de titrage sérique de ses anticorps antirabiques. Cette démarche vient s’ajouter à l’obligation de tatouer l’animal ou de l’équiper d’une micro-puce, de le faire vacciner contre la rage et de lui faire établir un certificat ou un passeport sanitaire.

Ce titrage sérique, effectué dans un laboratoire agréé par l’Union européenne, est un prélèvement sanguin permettant de s’assurer de l’efficacité de la vaccination de l’animal contre la rage. Il devra être réalisé au moins trois mois avant l’entrée sur le territoire brésilien sur un animal identifié dont la vaccination est en cours de validité au moment de la prise de sang. Ce délai ne s’applique pas en cas de réintroduction si le titrage a été réalisé avec un résultat favorable avant que l’animal n’ait quitté le territoire de l’Union européenne. Le résultat du titrage sérique restera valide la vie de l’animal durant, sous réserve que la vaccination contre la rage soit toujours en cours de validité.

Il existe deux laboratoires agréés par l’Union européenne au Brésil, tous deux se trouvent à São Paulo :

  • Instituto Pasteur : avenida Paulista, 393 - São Paulo SP / Tél : 55 11 3289 7738 / Fax : 55 11 3289 0831 / pasteur@pasteur.saude.sp.gov.br
  • Laboratorio de zoonoses e doenças transmitidas por vetores : rua Santa Eulalia, 86 Santana - Sao Paulo SP / Tél : 55 11 6224 55 46 / Fax : 55 11 6251 2249 / zoonoses@prefeturia.sp.gov.br

Si vous vous rendez ailleurs sur le territoire brésilien, l’envoi des prélèvements biologiques vers les laboratoires autorisés deviendra plus aléatoire et il est vivement recommandé de procéder à ce titrage sérique dans l’un des quatre laboratoires actuellement agréés en France, avant de voyager avec l’animal : le Laboratoire départemental d’analyses du Pas-de-Calais, à Arras, l’AFSSA Nancy, à Malzeville, le Laboratoire vétérinaire départemental de Launaguet et le Laboratoire départemental de la Sarthe, au Mans.

Pour de plus amples informations, il convient de prendre l’attache de l’Ambassade du Brésil à Paris.

Santé

Les recommandations sanitaires établies par le Haut conseil de la Santé publique à l’occasion de la coupe du monde de football organisée au Brésil du 12 juin au 13 juillet 2014 restent d’actualité et peuvent être utilement consultées: avis simplifié, avis détaillé.

Avant le départ

Il est recommandé de consulter votre médecin. Il est aussi très fortement conseillé de souscrire une assurance de voyage auprès d’une compagnie d’assistance garantissant une couverture médicale et le rapatriement sanitaire. Cette garantie doit pouvoir couvrir la contrevaleur en monnaie locale d’au moins 30.000 euros de dépenses médicales.

Important : si vous bénéficiez d’une assurance voyage associée à un autre contrat (automobile, habitat, carte de crédit ou mutuelle), vérifiez avec soin, avant de partir :

  • la somme-limite du plafond de garantie santé pour l’étranger extra-européen en euros,
  • que vous disposez aussi d’une adresse électronique et/ou de numéros de téléphone de contact fiables avec cette compagnie.
Prévention des maladies transmises par les piqûres d’insectes

Paludisme (malaria) :

Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…). A cela doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France pendant un laps de temps variable suivant le produit utilisé. L’Amazonie, par exemple, est classée en groupe III, ce qui correspond à un risque de multi-résistance du parasite. Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement anti-paludéen éventuel.

Dengue :

Le Ministère fédéral de la santé du Brésil a fait état d’une importante recrudescence de cette maladie au cours de l’année 2013, et signale des cas de dengue dans pratiquement tous les Etats du Brésil, y compris dans plusieurs villes.

La dengue est transmise par plusieurs variétés de moustiques, de jour comme de nuit, mais surtout dans les deux heures suivant le lever du soleil et au moment du couchant.

La dengue se manifeste par un syndrome grippal (fièvre, douleurs musculaires, maux de tête). Des complications hémorragiques sont possibles (la prise d’aspirine est à éviter : préférer d’autres anti-pyrétiques comme le paracétamol).

Des mesures de protection élémentaires s’imposent, telles que l’usage de produits anti-moustiques sur la peau et par imprégnation des vêtements. Il convient de même d’éviter tout séjour à proximité d’eaux stagnantes ou croupies. Les chambres à coucher, lorsque cela est possible, doivent être équipées de diffuseurs électriques de répulsifs. De même, le port de vêtements couvrants et l’utilisation de répulsifs en sprays sont recommandés. A ce jour il n’existe aucun vaccin.

Il importe de consulter un médecin en cas de fièvre durant le séjour ou après le retour en France, en faisant état dans ce dernier cas de votre voyage au Brésil.

La cartographie de la fièvre dengue au Brésil en 2012 et 2013 peut être consultée sur le site www.dengue.org.br.

Vaccinations contre la fièvre jaune :

L’entrée au Brésil est désormais soumise à l’obligation de vaccination contre la fièvre jaune pour les voyageurs en provenance des régions ou pays suivants : Guyane française, Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou et Venezuela. L’original du certificat de vaccination est nécessaire.

Plusieurs cas de fièvre jaune ont été constatés dans l’État de Goias ainsi que dans le district de Brasilia. La vaccination est donc fortement recommandée avant tout déplacement dans ces régions, de même que pour les voyageurs souhaitant se rendre en Amazonie ou dans les États suivants : nord du Brésil, Minas Gerais, Rio de Janeiro, Sao Paulo, Rio Grande do Sul, Parana, Mato Grosso do Sul et État de Sao Paulo.

Autres vaccinations

La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est nécessaire (rappels réguliers). D’autres vaccinations peuvent être conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B. La vaccination contre la rage peut également être prescrite par votre médecin. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Infection virale à Hantavirus

La transmission du virus se fait principalement par inhalation (ou contact avec une plaie) de particules virales originairement contenues dans les déjections des rongeurs. Les symptômes sont semblables à ceux de la grippe (fièvre, douleurs musculaires, maux de tête, …). Il est possible que les personnes contaminées aient contracté l’infection à l’occasion de déplacements dans la campagne entourant Brasilia et ses villes-satellites. Il n’existe pas encore de vaccin contre cette affection.

VIH-Sida

Il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

Hygiène alimentaire

Il est conseillé de ne pas boire l’eau du robinet : préférez les eaux en bouteilles capsulées. A défaut, consommez de l’eau filtrée, bouillie et décontaminée. Évitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Évitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits. Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.

Quelques règles simples
  • Baignades dans les rivières ou lacs peu recommandées.
  • Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Evitez aussi de caresser des animaux.
  • Veillez à votre sécurité sur la route (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
  • Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin, en quantité suffisante pour la durée du voyage et avec l’odonnance du praticien.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Divers
  • En saison sèche, les incendies sont nombreux.
  • La poussière des pistes associée à un degré hygrométrique très bas peut causer des problèmes respiratoires.
  • Les pluies tropicales sont intenses et provoquent des inondations de moyenne ampleur en saison humide.
Précisions sur la législation locale
  • Les peines encourues au Brésil pour trafic de drogue (achat, vente, offre, détention, transport notamment) vont de 3 à 15 ans d’emprisonnement

En l’absence de convention de transfèrement de détenus entre la France et le Brésil, l’intégralité des peines prononcées doit y être purgée. Les conditions de détention ne sont généralement pas satisfaisantes, en raison d’une surpopulation carcérale très marquée.

D’autre part, les étrangers sont systématiquement expulsés du territoire à la fin de leur peine s’ils ont été impliqués dans des affaires liées à la consommation, au transport ou au trafic de produits stupéfiants. Cette expulsion s’accompagne toujours d’une interdiction de séjour minimale de cinq ans.

  • Dans tout le pays, l’outrage à un agent de la force publique est sévèrement puni par la loi.

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