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Botswana

Botswana

Certification ISO
Dernière mise à jour le: 10 juin 2014 - Information toujours valide le: 26 juillet 2014

Sécurité

Recommandations générales

Alors que le Botswana a longtemps été considéré comme un pays relativement sûr, la criminalité (vols avec violence, cambriolages, etc.) est en augmentation constante depuis quelques années dans les centres urbains, en particulier dans la capitale. L’atmosphère a priori paisible de Gaborone ou Francistown, les deux principales villes, est, à cet égard, trompeuse. Il est recommandé, si possible, de ne pas conserver sur soi d’objets ou de documents de valeur, et, surtout pour les femmes seules, d’éviter de se déplacer à pied, notamment dans les quartiers excentrés et en aucun cas de nuit. Il est également recommandé de faire preuve de la plus grande prudence, la nuit, aux abords des feux rouges.

Transports

Infrastructure routière

Le pays peut être traversé en voiture sous réserve de précautions élémentaires. La conduite est à gauche de la chaussée. La vitesse maximale sur les routes goudronnées est de 120 km/h. Le port de la ceinture est obligatoire à l’avant comme à l’arrière du véhicule. La conduite de nuit hors agglomération est fortement déconseillée (divagation d’animaux domestiques et sauvages, cause fréquente d’accidents, comportements à risque de certains automobilistes, notamment en fin de semaine, ou de conducteurs de « combis »). Les piétons n’hésitent pas non plus à traverser ou à marcher sur les routes, y compris en-dehors des agglomérations, ce qui constitue également une cause d’accidents graves, susceptibles de suites judiciaires. L’assurance automobile est fortement recommandée.

Le réseau routier comprend quelques grands axes, assez bien entretenus, de route goudronnée. Les stations service peuvent être très éloignées les unes des autres. L’essentiel du réseau reste constitué de pistes (« dust roads »), notamment dans les zones touristiques. Il est recommandé d’y circuler en convoi d’au moins deux véhicules 4X4. Attention : la couverture des réseaux de téléphonie mobile est très limitée en dehors des centres urbains. Il est prudent de se munir d’un jerrican d’essence, d’eau et de denrées non sensibles à la chaleur.

Des bus assurent des liaisons quotidiennes entre les principales villes du pays. Les risques de vols ne sont pas exclus et les accidents sont fréquents. Ni les villes secondaires, ni même la capitale ne disposent de réseaux structurés de transport en commun.

Transport aérien

C’est le mode de déplacement le plus fréquent et le plus commode entre les principales agglomérations du pays.

La compagnie nationale Air Botswana satisfait aux normes de sécurité internationales.

Il n’existe pas de liaison directe entre le Botswana et l’Europe. Une escale au moins est nécessaire, soit à Johannesburg, soit à Nairobi.

Entrée / Séjour

Passeport et autorisation de séjour

Le visa n’est pas obligatoire pour les ressortissants français. Le passeport doit être valable au moins six mois après l’entrée au Botswana. Une autorisation de séjour dont la validité ne peut excéder trois mois est délivrée aux postes frontières sans paiement de droits.

La durée de séjour autorisée est à l’entière discrétion de l’agent de l’immigration qui appose le tampon sur le passeport du voyageur. Il convient donc de vérifier que la durée de séjour octroyée est suffisante pour vous permettre d’effectuer votre voyage. Si ce n’est pas le cas, il y a lieu d’expliquer calmement et courtoisement les raisons qui vous poussent à solliciter une durée plus longue (dans la limite de 90 jours / an).

Au-delà de trois mois de séjour, un permis de résidence soumis à la présentation d’un contrat de travail pour soi ou son conjoint est obligatoire.

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade du Botswana à Bruxelles (cf. encart ci-contre « Représentations diplomatiques et consulaires en France »).

Santé

Avant le départ

Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez un contrat auprès d’une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Prévention du paludisme (malaria)

Cette maladie parasitaire est transmise par les piqûres de moustiques et impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…).

Un traitement médicamenteux adapté à chaque individu peut en outre être prescrit. Adressez-vous à votre médecin traitant ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.

Pendant votre séjour, et dans les deux mois qui suivent votre retour, un avis médical doit être pris rapidement en cas de fièvre, pour mettre en œuvre un traitement anti-paludique éventuel dès que possible.

En cas de fièvre durant votre séjour et durant les deux mois qui suivent votre retour, consultez rapidement un médecin qui prescrira éventuellement un traitement antipaludéen. Si vous ne vous rendez pas dans les zones à risques, un traitement préventif n’est pas nécessaire. Cependant, au moindre symptôme, il conviendra de signaler à votre médecin traitant que vous avez voyagé au Botswana.

Sont particulièrement concernées, outre les régions du nord traditionnellement touchées (Ngami, Okavango, Chobe, Boteti), des régions situées plus au sud (Kweneng west, Kgatleng), en particulier pendant l’été austral, en saison des pluies (octobre/novembre à mars).

Répartition des zones à risques :

  • Zone où le paludisme est à l’état endémique : les très touristiques districts du nord, où l’on recense en moyenne 80 % des cas (Ngamiland, Okavango, Chobe, Boteti, Tutume).
  • Zone où les risques de contamination semblent plus réduits : les districts intermédiaires du centre (Serowe, Palapye, Mahalapye, Bobirwa), de l’ouest (Gantsi), et de l’est (Francistown, Selebi-Phikwe).
  • Zone où les risques de contamination semblent faibles : les districts du sud (Gaborone, Lobatse).
Vaccinations
  • En raison d’une forte prévalence et de l’apparition récente d’une nouvelle forme très résistante de la tuberculose, la vaccination antituberculeuse est recommandée, en particulier chez les enfants.
  • La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour tout voyageur en provenance d’un pays où sévit la fièvre jaune à l’état endémique, mais peut être conseillée à tous les voyageurs.
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
  • Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas.

Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales avant le départ.

Hygiène alimentaire

Prévention de la diarrhée du voyageur et du choléra :

L’eau du réseau public est réputée potable dans toutes les grandes villes du Botswana, mais une épidémie de diarrhée infantile sévit de manière endémique et des analyses conduites en 2011 ont mis en évidence des risques de pollution du réseau public de distribution. Il convient en conséquence de s’abstenir de boire l’eau du robinet et de respecter scrupuleusement les mesures d’hygiène habituellement recommandées. Les résidents et les touristes de passage veilleront en particulier à ce que ces mesures soient strictement respectées par les enfants.

Évitez l’ingestion de glaçons, de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés.

Évitez la consommation d’aliments (poisson, viande, volaille, lait) insuffisamment cuits.

Veillez à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas (hygiène très stricte et permanente des mains).

Une attention toute particulière doit être portée à la bonne hydratation des enfants.

Quelques règles simples
  • Évitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • Évitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez.
  • Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto).
  • Ne consommez jamais de médicaments achetés dans la rue.
  • Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin.
Maladies animales transmissible à l’homme

Grippe aviaire : le Botswana reste à ce jour considéré comme non touché par le virus influenza aviaire.

Rapatriements

Il est important de prévoir une assurance. Les rapatriements sont la plupart du temps effectués vers les installations hospitalières très modernes et très diversifiées de Johannesburg, via son aéroport international.

VIH-Sida

Forte prévalence du VIH-Sida ( plus de 25% de la population adulte). Il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

En cas d’exposition accidentelle ou d’agression sexuelle, certaines structures permettent d’effectuer rapidement un dépistage (cf. ci-contre l’onglet "Contacts utiles"), et, normalement, de recevoir des soins.

Infos utiles

Religions et coutumes

80 % de la population est chrétienne.

Le dépassement des cortèges funéraires souvent constitués de nombreuses voitures peut être interprété comme un manque de respect pour le défunt et entraîner une forte réprobation des proches.

Il est interdit de photographier les bâtiments officiels.

Législation locale

L’importation d’armes à feu et de munitions est soumise à une autorisation préalable.

La législation est très stricte en ce qui concerne les stupéfiants :

  • consommation : 8 ans de prison.
  • trafic : 20 à 25 ans de prison.

Les relations homosexuelles sont illégales.

La peine de mort est toujours en vigueur dans le pays. Elle est appliquée.

Divers

Le Setswana est la langue nationale et l’anglais la langue officielle.

La monnaie locale est le pula. L’importation de devises étrangères doit être déclarée. Tous les moyens de paiement sont acceptés (cartes de crédit, chèques de voyages, espèces). Il est possible de changer des devises dans les banques ou de s’approvisionner avec une carte de crédit, en ville, auprès de distributeurs automatiques (gardés par un vigile). Les paiements par carte de crédit sont acceptés par nombre de commerçants. Cependant, les cartes Mastercard ou American Express sont très peu acceptées. Seules les cartes Visa sont acceptées partout dans le pays. En cas de paiement par carte bancaire, un titre d’identité est généralement demandé.

Le Botswana dispose d’un réseau de télécommunications relativement performant en ville (téléphones fixes et portables), mais la plupart des camps (safari lodges) de la moitié nord (Okavango et Chobe) se trouvent hors de la zone de couverture des portables. Les responsables de camp communiquent avec l’extérieur par radio.

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