Bolivie

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Attaques de chien et épidémie de rage

De nombreuses attaques de chien ont été recensées en Bolivie depuis le début de l’année 2017, la zone la plus touchée étant l’agglomération de La Paz et El Alto. Par ailleurs, de nombreux cas de rage canine ont été détectés, principalement dans les départements de Santa Cruz, de Cochabamba et d’Oruro. Plus d’informations à la rubrique Santé.

Fièvre jaune

A la suite de l’apparition d’un cas récent, les autorités boliviennes recommandent aux voyageurs d’être vaccinés contre la fièvre jaune. Il est par ailleurs conseillé de respecter toutes les précautions d’usage (utilisation de répulsif anti-moustique, port de vêtements couvrants) en particulier dans les zones amazoniennes.

Sécurité

Risques encourus et recommandations générales

• Criminalité

Il est fortement recommandé de

  • Ne pas se déplacer avec des bijoux ou autres objets de valeur, de ne pas manipuler de fortes sommes d’argent en public, de ne pas conserver son argent ni ses papiers dans une poche accessible.
  • En cas de menace contre votre sécurité, d’appeler des policiers ou des passants qui seraient à proximité, ou encore la réception de l’hôtel ou l’ambassade de France (cf. "Contacts utiles").
  • En cas de contrôle de police, il est recommandé de ne présenter que son passeport et de demander aux policiers de contacter immédiatement l’ambassade de France. En effet, de "faux policiers" (des individus qui parviennent à se procurer des uniformes de Police) sont parfois présents dans les lieux touristiques (centres historiques, gares routières, à proximité des hôtels bon marché…) et profitent de l’autorité conférée par l’uniforme pour isoler les passants et leur soutirer de l’argent par divers moyens.

• Transports et circulation routière

  • Il convient d’adopter une attitude prudente sur les routes. Il est préférable d’éviter de circuler la nuit.
  • Il est conseillé d’utiliser exclusivement les services d’un radio-taxi et de ne jamais monter dans un taxi arrêté en pleine rue (risque de « faux taxi »), notamment aux abords des gares routières. Les faux taxis conduisent leurs victimes dans un endroit isolé afin que des complices (parfois de faux policiers), les dépouillent de leurs objets de valeur et de leurs documents de voyage.
  • Les mouvements sociaux fréquents et parfois de longue durée sont susceptibles de bloquer les routes et donc la circulation des personnes, y compris des touristes. Il est recommandé de se tenir informé de la situation et de ne jamais tenter de forcer les barrages.

• Risques naturels

La Bolivie se situe dans une région sismique (régions de Cochabamba et Sucre). De plus, les inondations sont fréquentes pendant la saison des pluies (de décembre à avril) dans la région de l’Amazone (départements de Beni et Pando).

Zones de vigilance

Il convient de signaler à l’ambassade les projets de déplacements et les itinéraires en cas de voyage dans des zones isolées (Salar de Uyuni, Sud Lipez, Sajama, Amazonie) ou dans des régions difficiles d’accès, surtout en saison des pluies (de décembre à avril pour les Yungas, l’Alto Beni, le Beni, etc.).
Il est possible de déposer à l’ambassade des photocopies de passeports et de titres de transport, ce qui s’avère précieux en cas de perte ou de vol.

• Abord du Lac Titicaca

Il est recommandé d’être attentif à l’état des embarcations.

Salar d’Uyuni

Il convient, dans cette région désertique, de se protéger contre la réverbération le jour, et contre le froid la nuit.

Andinisme

Aucun service de secours en montagne n’existe en Bolivie. Dès lors, il est impératif de faire appel à des guides locaux confirmés, y compris pour les alpinistes confirmés.

Il est également recommandé aux alpinistes de vérifier que le contrat d’assurance contienne des dispositions d’assistance au-delà de 5000 mètres.
Une acclimatation d’au moins dix jours est fortement recommandée avant toute ascension.
De grandes variations thermiques peuvent être enregistrées, notamment à La Paz (entre 15 et 22° à l’ombre le jour, beaucoup plus lorsqu’on est exposé au soleil ; 0° ou moins la nuit). En dehors des périodes pluvieuses (de décembre à mai), l’atmosphère est très sèche (40% au moins d’humidité d’avril à septembre).
Dans toute la région altiplanique (3000 mètres d’altitude et plus), il convient de se protéger efficacement contre le soleil (crème solaire protection totale (UVA et UVB), port d’un couvre-chef, de manches longues, de lunettes de soleil filtration montagne, etc.).

Amazonie
Il est vivement conseillé de

  • Ne jamais circuler seul.
  • Ne jamais s’éloigner du sentier ou de la piste.
  • Ne jamais se baigner en dehors des endroits reconnus comme sûrs par la population locale (présence de courants, sauriens, serpents, poissons carnivores…)

Entrée / Séjour

Formalités d’entrée

Le visa n’est pas exigé des Français ne séjournant pas plus de 90 jours en Bolivie (par période de 12 mois calendaires) pour raison touristique ou en visite en famille. Les autorités boliviennes demandent que le passeport présenté soit encore valable 6 mois à compter de la date de l’entrée sur le territoire bolivien. Un cachet d’entrée valant autorisation de séjour de 30 jours est apposé sur le passeport à l’arrivée dans le pays. Cette autorisation peut être prolongée gratuitement par tranche de 30 jours, jusqu’à 90 jours maximum de séjour par année calendaire, par les services de l’immigration (cf. les coordonnées des agences de la Migration en Bolivie, site de l’ambassade de France en Bolivie : « Renouveler son visa de tourisme en Bolivie »). Les voyageurs doivent exiger l’apposition de ce cachet dès leur entrée sur le territoire bolivien, même par voie terrestre. En effet, dans le cas contraire, il ne leur serait plus possible de quitter le pays sans avoir fait régulariser leur situation et s’être acquittés d’une amende avoisinant les 20 bolivianos par jour de dépassement.

Un visa spécifique devra être demandé au Consulat de Bolivie compétent pour :

  • Tout séjour inférieur à 90 jours ayant un motif autre que touristique ou familial.
  • Tout séjour de plus de 90 jours, quel que soit le motif (tourisme, études, travail, visite familiale…).

Toute personne qui séjournera en Bolivie sous couvert de l’Ambassade, quel que soit le type de passeport (ordinaire, de service ou diplomatique) doit impérativement demander un visa à l’Ambassade de Bolivie à Paris ou dans le consulat de Bolivie le plus proche.

Réglementation douanière


Liste des substances prohibées et des médicaments autorisés
Certaines substances contrôlées contenues dans des médicaments délivrés en France sont considérées comme des produits stupéfiants en Bolivie. L’entrée et la détention sur le territoire bolivien de ce type de médicaments, y compris pour usage personnel, n’est tolérée que dans de strictes conditions, comprenant notamment une autorisation d’importation du Ministère de la Santé bolivien à présenter en douane.

La liste (en espagnol) des molécules concernées est disponible sur le site de la Direction Générale des substances contrôlées. La détention de ces substances non déclarées et non accompagnées du permis d’importation conduira à la mise en détention immédiate de leur possesseur, qui pourra être condamné à une peine de 8 ans de réclusion minimum.

Il est par ailleurs possible d’entrer en Bolivie avec des médicaments ne comportant pas ces substances contrôlées, mais pour consommation personnelle uniquement. La liste (en espagnol) est disponible sur le site du Ministère de la Santé bolivien. Ces médicaments doivent être déclarés à l’occasion du passage en douane à l’entrée dans le pays et accompagnés de l’original et de la copie d’une ordonnance détaillée correspondant à la durée du voyage. La prescription devra préciser la dénomination commune internationale (DCI ; nom de la molécule) plutôt que le nom commercial du médicament. L’original de la facture d’achat en pharmacie pourra également être réclamé.
Malgré la stricte observation de ces exigences, la douane bolivienne pourra demander au voyageur de laisser les médicaments en dépôt et exiger qu’il effectue des démarches d’importation auprès du Ministère de la Santé bolivien.

Argent

Il est recommandé de déclarer correctement à l’entrée et à la sortie du pays le montant d’argent liquide effectivement détenu sur soi. En cas de vérification douanière, la différence entre la somme déclarée et la somme réelle est taxée à 30%.

NB : A l’occasion de la fête d’Alasita (fin janvier), des imitations de billets (bolivianos, euros et dollars) sont mis en vente. Les autorités américaines considèrent que leur détenteur est passible de lourdes sanctions pénales pour contrefaçon de monnaie.

Franchissement des frontières

Il est formellement déconseillé de traverser, de nuit, les frontières en cas d’absence avérée d’agents de police. En effet, à défaut de tampon d’entrée sur le territoire bolivien apposé sur le passeport, les autorités boliviennes sont en droit d’exiger l’équivalent de 15€ plus une amende journalière de 1€ entre la date présumée d’entrée et la date de sortie effective du territoire pour délit dit d’évasion de frontière.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Il est conseillé de consulter suffisamment longtemps avant la date de départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins.

Il est également nécessaire de contracter en France une assurance couvrant les frais médicaux et ceux de rapatriement sanitaire.

AVANT LE DÉPART
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et, de manière générale, aux dépenses de santé qui peuvent être très élevées à l’étranger, notamment auprès des établissements privés qui offrent parfois des services plus adaptés, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (opération chirurgicale, hospitalisation ou rapatriement). Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place. Faute de pouvoir justifier d’une couverture sociale, les voyageurs seront exposés au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale.

Recommandations pour la santé
  • Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccination international pour faire une évaluation de son état de santé, analyser les risques sanitaires et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations nécessaires ou recommandées.
  • Les excursions et randonnées en altitude doivent faire l’objet d’un avis médical spécialisé avant le départ. La haute altitude est déconseillée pour les enfants âgés de moins de 7 ans ; des antécédents cardiaques, pulmonaires, neurologiques ou rénaux constituent une contre-indication, tout comme une grossesse.
  • Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et emporter dans ses bagages les médicaments nécessaires ; ne jamais consommer des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçon). Pour plus d’informations, consultez la fiche Infos Pratiques.
Vaccinations
  • La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée (à pratiquer dans un centre agréé).
  • S’assurer d’être à jour dans ses vaccinations habituelles mais aussi liées à toutes les zones géographiques visitées ;
  • Ainsi, la mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée en incluant Rubéole Oreillons et Rougeole chez l’enfant ; La vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • Autres vaccinations conseillées : en fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
RISQUES SANITAIRES
Maladies transmises par les moustiques

. Paludisme
Le paludisme est présent dans les zones rurales en-dessous de 2500 mètres toute l’année et dans le nord du pays (départements de Beni et de Pando, en particulier), mais aussi dans le département de Santa Cruz. Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf ci-après). Pour ce qui est du traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.
Durant le séjour, et durant les deux mois qui suivent le retour en France, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

. Dengue
L’épidémie de dengue reste persistante en Bolivie. L’usage des mesures de prévention (cf. ci-après) reste cependant indispensable pour les personnes souhaitant se rendre dans les provinces amazoniennes.

La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue, mais un vaccin est en cours de développement. La prise en charge est donc avant tout symptomatique et repose sur la prise d’antalgiques à base de paracétamol et le repos. Il faut impérativement éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf ci-après).

. Chikungunya
La transmission du Chikungunya reste active en Bolivie et s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). Le traitement est alors symptomatique. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif ni vaccin. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf ci-après). Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter ce site : Santé publique France.

. Fièvre jaune
Une vigilance accrue est nécessaire compte-tenu de la présence de la fièvre jaune, dans le Nord et l’Est de la Bolivie notamment. La fièvre jaune est causée par un virus, transmis par un moustique. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo grippal à la forme mortelle ; le traitement est alors symptomatique. Il n’existe pas de médicament préventif qui protège contre la fièvre jaune. La prévention repose essentiellement sur la prévention des piqûres d’insectes et sur la vaccination par ailleurs fortement recommandée.
Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques :

. Zika
La Bolivie est touchée par le virus Zika. Cette maladie est transmise par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés.
Les symptômes de la maladie sont généralement modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées) et sont analogues à ceux observés au cours d’autres infections virales telles que la dengue. Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et des complications neurologiques telles que des syndromes de Guillain Barré sont possibles.

Il est notamment recommandé à tous :

  • De respecter les mesures habituelles de prévention des piqûres de moustique (vêtements longs, répulsifs anti-moustiques, climatisation, moustiquaire), nuit et jour ;
  • De consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères rappelle que la décision d’annuler ou de maintenir un voyage à l’étranger appartient au seul voyageur.

En savoir plus :

Rage

La rage est une maladie virale transmissible accidentellement à l’homme par un chien, renard ou chauve-souris atteints du virus par morsure ou léchage d’une muqueuse.
La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge médicale rapide, il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée. Après un contact avec un animal pouvant être enragé, la morsure doit être lavée abondamment à l’eau savonneuse, et une consultation médicale urgente doit apprécier le risque de contamination afin de déterminer l’administration urgente d’un sérum et/ou d’une vaccination contre la rage. Il est donc recommandé de ne pas caresser les animaux, voire de ne pas s’en approcher.
Tout contact avec les nombreux chiens errant dans les villes de Bolivie est à éviter et un protocole de vaccination anti-rabique doit être immédiatement engagé en cas de morsure ou griffure par un chien, chat ou tout autre animal non vacciné (des cas ont été détectés chez des moutons et des lamas).
La vaccination préventive (en préexposition) avant un séjour en zone exposée peut être recommandée et nécessite une consultation et évaluation médicales préalables.

Recommandations particulières liées à la haute altitude

L’arrivée à La Paz peut s’accompagner des problèmes de santé liés à l’altitude (La Paz est située entre 3300 et 3800 mètres, l’aéroport d’El Alto à 4058 mètres). Le mal des montagnes peut être bénin ou mortel. Le mal des montagnes peut se manifester par des troubles respiratoires (essoufflement) et/ou neurologiques (maux de tête, nausées, vomissements, troubles du sommeil) pouvant survenir au-delà de 3000 mètres d’altitude. A un stade plus avancé, ces manifestations peuvent s’aggraver et parfois conduire au décès.

  • La prévention repose sur une ascension progressive et une adaptation à l’altitude de quelques jours, au repos. Les efforts physiques sont déconseillés les premiers jours, une hydratation régulière est recommandée, les boissons alcoolisées et les repas copieux sont à éviter.
  • Lors des ascensions en altitude, il est recommandé de respecter une ascension lente et de bien s’hydrater. En cas de mal d’altitude, le premier geste à faire (dans la mesure du possible) est d’arrêter l’ascension et de redescendre le plus rapidement possible à une altitude inférieure.
Avertissement : Ayahuasca

L’Ayahuasca, plante hallucinogène inscrite au registre des stupéfiants en France, est utilisée en Amazonie lors de cérémonies chamaniques, le plus souvent pratiquées par des individus peu formés.
L’Ayahuasca comporte différents produits ou substances issus des plantes, et sa composition varie donc grandement selon les groupes ethniques, pour en modifier les effets, selon le contexte dans lequel le breuvage doit être consommé.
Les effets sont rapides après ingestion (30 minutes), se poursuivent durant plusieurs heures et génèrent à la fois des effets psychotropes centraux (hallucinations, des changements de la perception de la réalité et de la conscience, avec des troubles de la mémoire et du jugement, etc..) et des effets périphériques (troubles cardiovasculaires et digestifs notamment). Le principal danger de l’Ayahuasca est lié à la nature et aux propriétés des différentes plantes utilisées mais aussi à l’incertitude sur sa composition exacte.
L’usage de l’Ayahuasca peut donc avoir des conséquences médicales graves voire mortelles notamment pour les personnes présentant des symptômes cardiaques ou sous antidépresseurs. Par ailleurs, les effets psychotropes liés à la consommation de cette plante peuvent être à l’origine d’actes de délinquance graves.

Cette pratique est à proscrire. La maîtrise du processus d’initiation au chamanisme n’est nullement contrôlée et ne peut être garantie sous aucun prétexte. Toutefois, de nombreux guides touristiques ainsi que des centres d’éco-tourisme peu fiables proposent des initiations au chamanisme.

Maladie de Chagas (Trypanosomiase américaine)

La maladie de Chagas est une maladie potentiellement mortelle provoquée par parasite. Les départements les plus touchés sont ceux de Cochabamba, Chuquisaca, Tarija et Santa Cruz. La première phase de la maladie peut associer soit symptômes bénins (fièvre, céphalées, douleurs musculaires, difficultés respiratoire…), soit une lésion cutanée ou violacée des paupières. La phase chronique peut associer des troubles cardiaques et des troubles digestifs.
La transmission de la maladie à l’homme s’effectue par des piqûres de punaise ou par contamination de leurs déjections par les yeux ou la bouche. Il n’existe pas de vaccin contre la maladie de Chagas et la lutte anti vectorielle est la méthode la plus efficace pour prévenir la maladie.

Leishmaniose

La leishmaniose cutanée et cutanéo-muqueuse, transmise par une espèce de petit moustique (Phlébotome), peut être contractée dans les zones tropicales humides (Beni, Alto Beni, Yungas, Pando et Chapare). Cette parasitose est transmise par une mouche de sable ou un moucheron qui pique surtout le soir et la nuit. L’infection se traduit par des lésions cutanées qui peuvent se développer sur le visage, les bras et le corps. Plusieurs formes de la maladie sont connues, uniquement cutanées ou viscérales, pouvant être mortelles.
Le traitement curatif est long et difficile, et il convient de consulter un médecin rapidement après l’apparition d’une ou plusieurs plaies cutanées laissant supposer une infection. La prévention consiste notamment à porter des vêtements couvrants et à appliquer sur la peau des répulsifs anti-moustiques.

Infection par le virus HIV – MST

Concernant les maladies sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

QUELQUES RÈGLES SIMPLES
Fièvre Typhoïde

La fièvre typhoïde est présente en Bolivie et est liée aux salmonelles. Après une phase d’incubation, les symptômes associent notamment une forte fièvre avec diarrhée et troubles neurologiques.
Le diagnostic repose sur une consultation médicale urgente et sur la mise en route d’une antibiothérapie. La prévention repose sur la vaccination qui est recommandée et sur les précautions liées à l’hygiène alimentaire.

Pour se préserver des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments et surtout à leur bonne cuisson,
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits ou légumes ou bien les laver (à l’eau saine),
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
  • Éviter les contacts avec des personnes malades ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC ;
  • Il convient d’être très vigilant sur la consommation de porc du fait de la présence de maladies parasitaires comme les trichines ou la cysticercose (toujours s’assurer qu’il s’agit de « porc d’élevage »).
  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire).
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides.
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections.
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage) ; Ne pas caresser les animaux que vous rencontrez.
  • Secouer les habits, draps et sac de couchage pour éviter les piqûres de scorpions ou serpents.
  • Ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Législation locale
  • La législation bolivienne punit de 6 ans d’emprisonnement la détention, la détérioration ou l’exportation de pièces archéologiques. Ces dernières peuvent être vendues par des commerçants peu scrupuleux. Il convient donc de se renseigner auprès de l’ambassade de France ou du musée national d’archéologie de Tiwanaku.
  • La consommation d’alcool est autorisée mais soumise à des restrictions à certaines périodes, notamment pendant le Carnaval.
  • La consommation de stupéfiants est rigoureusement interdite. Les peines de prison vont de 18 mois à 3 ans pour simple usage et de 5 à 15 ans de prison pour trafic.

Les peines encourues en cas d’importation en France peuvent être de 5 ans de prison, quelle que soit la quantité de feuilles importées. Il est recommandé de ne pas voyager avec des sachets d’infusion de coca.

Infrastructure routière

Le réseau routier est peu développé. Les routes asphaltées sont les suivantes :

  • La Paz/Guaqui, La Paz/Desaguadero, La Paz/Copacabana, La Paz/Viacha, La Paz/Oruro, La Paz/Uyuni, La Paz/Cochabamba, La Paz/Arica (Chili) ;
  • Cochacamba/Santa Cruz (en très mauvais état) ;
  • Sucre/Potosi ;
  • Santa Cruz/Montero/San Javier, Santa Cruz/Samaipata ;
  • Yacuiba /Villa Montes/Camiri ;
  • Trinidad/Casarabe ;
  • Oruro/Caihuasi.

L’accès aux autres villes se fait par des pistes. Il est préférable de circuler avec un véhicule 4X4.

La nouvelle route qui relie La Paz à Coroïco (Yungas) ne présente aucun danger particulier. En revanche, les autres routes de la zone des Yungas sont considérées comme très dangereuses. La circulation doit s’y effectuer avec la plus grande prudence.

Il est recommandé de :

  • ne pas de circuler la nuit ;
  • ne pas dépasser les vitesses réglementaires ;
  • prévoir une réserve d’essence suffisante lors de longs déplacements (pas de pompes à essence sur les pistes) ;
  • alerter immédiatement la police en cas d’accident ;
  • souscrire une assurance tous risques.

En cas de déplacement en transport collectif, il est recommandé aux voyageurs d’opter pour les petits véhicules (voitures ou minibus) plutôt que les grands, sur les routes les plus dangereuses.


Transport ferroviaire

Pas de garanties de ponctualité.

Transport aérien

Les compagnies Amaszonas, BoA et Ecojet offrent des conditions de sécurité globalement satisfaisantes, au contraire de TAM (Transporte Aéreo Militar), qui est formellement déconseillée.

Liste noire européenne des compagnies aériennes.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Les autorités boliviennes peuvent délivrer deux types de visas aux voyageurs d’affaires :

  • Visa court séjour de tourisme

Valable pour 30 jours, il est renouvelable deux fois par année calendaire. Le séjour en Bolivie ne peut donc dépasser les 90 jours par année. Il est gratuit et s’obtient à l’arrivée dans le pays ;

  • Visa long séjour destiné aux voyageurs d’affaires ("visa consular multiple")

Valide un an, il permet des entrées et sorties multiples du pays, sans limite de durée de séjour. La demande s’effectue auprès de l’Ambassade de Bolivie à Paris. Ce visa est payant, son coût sera indiqué par la section consulaire au dépôt du dossier.

Données économiques

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche repères économiques Bolivie.

Contacts utiles

  • Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

La Bolivie relève du Service Économique du Pérou :

Service Économique du Pérou
Adresse : Calle Los Nogales 326 San Isidro - Lima, Pérou
Tél : +591 2 278 66 10
Email : lapaz chez dgtresor.gouv.fr

  • CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Annuaire pour la Bolivie

  • FMI

Sites internet :

La Bolivie et le FMI.

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